[HRP : Désolée du siiiiiiiiii grand retard Kumiko-chan !!! J'ai fait pas mal de trucs après mes exams dont préparer mon voyage en France ... Donc désolée, mais voilà la réponse tout de même ... Elle vaut ce qu'elle vaut... Encore désolée pour ça, et 3ème désolée je serais absente du 13 octobre au 9 novembre .... Donc pas de RP pour moi durant cette période mais tu peux répondre si tu en as le courage !! J'y répondrai en rentrant ! Voilà !! ]
La japonaise n’avait pas montré de désaccord lorsque Kouraï se pencha sur la lourde valise pour la poser sur le lit alors celle-ci continua sa démarche amicale. Cependant, n’étant pas du genre à fouiller dans les affaires des autres même si sa grande carrière de voleuse était remarquable, elle ne voulait pas faire de vague ici, du moins, pas avec cette pauvre co-locataire qui semblait aussi perdue qu’elle dans ce manoir aux biens étranges pouvoirs … Le blondinette s’affaira donc à ouvrir la valise de Kumiko. Une fois grande ouverte elle se tourna vers la japonaise et lui sourit en signe d’amitié.
- Non, ça va cela ne fait même pas une heure que je suis dans la chambre. Avec un soupir Hé ben dis donc ! On peut dire que tu en as emmené des choses Kumiko-chan !
Après cette tentative d’approchement, certes pas très fructueuse au sens de Kouraï, la noble anglaise laissa tranquille les affaires de Kumiko pour se poster devant son armoire où quelques temps plus tôt elle avait défait sa valise. Regardant alternativement par la fenêtre et son armoire pleine de vêtements, elle se décida à sortir un bas plutôt fin comme on n’en voyait sur les gymnastes et un haut de pyjama noir avec un dragon blanc dessiné qui partait du ventre jusqu’à l’épaule gauche. C’était l’ensemble qu’elle portait le plus souvent même si parfois à Londres les températures étaient peu clémentes… Ce genre de vêtements étaient pratiques de part leur élasticité et leur légèreté. C’est ainsi vêtue que Kouraï s’évadait de son « château doré » pour retrouver ses amis des banlieues. Beaucoup de souvenirs de vols et d’escapades ces quelques morceaux de tissus représentaient.
* Ahlalalala…. Que Londres me manque …. Mais où est donc partie ma liberté …. Enfermée au placard comme dans ce soi-disant « chez – moi » … Je me demande bien ce que la vie à Ryuuketsu pourra m’apporter… *
Sur ces quelques pensées silencieuses, la blondinettes s’étira de tout son long avant de ranger son linge usé dans un panier pour l’emmener le lendemain à la laverie. Elle secoua ses longs cheveux pour se remettre les idées en place puis les recoiffa « sauvagement » à l’aide de ses doigts. Et en les passant l’un après l’autre dans sa chevelure argent… Elle repensa à Taiski… L’Amour de sa vie qu’elle laissait derrière elle dans les ruelles glacées et pluvieuses de la cruelle Londres… Elle l’avait quitté quelques jours plus tôt dans ce triste hangar sombre à peine éclairé par les rayons lunaires. Elle se demanda alors si elle le reverrait un jour… Peut être qu’encore une fois elle arriverait à s’enfuir… Mais traverser l’océan était quand même plus difficile que de parcourir de long et en large l’Angleterre. Elle soupira alors à la pensée qu’elle ne pourrait peut être jamais revoir son aimé… Et son regard se plongea vers l’extérieur, la pluie s’était calmée mais le vent soufflait toujours très fort et emportait bon nombre de feuilles avec lui. Machinalement, Kouraï s’assit tout en fixant la fenêtre et en peignant de ses doigts fins ses longs cheveux d’argent. Elle fut interrompue par le bruit que faisait Kumiko en déballant ses affaires. Elle se retourna simplement et pencha la tête sur le côté.
- Tu veux un peu d’aide peut être ?
La voix de l’anglaise était des plus douces qui soit, cela étant sans doute dû au souvenir de son cher et tendre amour… Le regret et la douleur pouvaient se lire dans ses yeux vairons, comme s’ils étaient devenus transparents à ce moment. Pour une fois qu’on pouvait casser un morceau de la carapace de la jeune fille, il fallait que ce soit dans un endroit inconnue avec une personne qu’elle ne connaissait pas… C’était un peu un comble vu son comportement habituel. Dans la vie courante, cette noble personne n’est qu’un pantin animé par ses parents. La bienséance, les bonnes manières, et tout le protocole … C’était son lot quotidien et avec les années, elle s’en était protégée par des masques qui lui siéent à ravir. Jamais on n’aurait pu se douter que sa vie entière n’était que mascarade et pièces de théâtre. Pour une fois transparaissait dans son regard une pointe d’innocence sincère… S’il était possible de lire dans les cœurs, on aurait peut être même cru que des larmes invisibles coulaient sur ses joues…
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