Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime

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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Jeu 1 Mai - 4:49

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Cette chambre est bien particulière, puisqu'elle est numérotée 00, mais pas seulement. Richement décorée, elle ne possède qu'un lit double luxueux, mais la décoration tranche avec toutes les autres chambres. Une petite porte donne sur un minuscule balcon, sur une vue de la forêt, et le lit dispose de lourdes tentures, comme de deux table de chevet. Tout semble fait en double et à l'identique, comme le prouve un tableau représentant deux petites filles en Yukata sombre, semblant dater du siècle dernière, représentant les premières occupantes de la chambre. Un lustre de cristal et un large tapis persan décore la pièce.

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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Ven 2 Mai - 20:25

Le plafond, saloperie de plafond. De putain de plafond qui tournait à lui en donner la nausée. Ryogi avait passé son début de soirée à terminer le prochain tirage de son journal, mais avait du s'arrêter en milieu de course, taraudé d'une espèce de forte fièvre très brève, qui lui avait pourtant tiré des sueurs, la forçant à s'allonger, la rendant sans force. La jeune fille avait passé une bonne heure à se reposer, et la seconde à regarder le plafond sans bouger, sans dire un mot. Une rasade de la bouteille de Whisky volée dans le bar, qu'elle cachait sous son lit, l'avait apaisée. Ryogi avait la combine pour piquer de l'alcool dans le bar sans qu'on la suspecte, ayant ramolli un savon pour faire un moule des clefs. Aller en ville pour acheter un peu de métal mou et faire sa tambouille en traitresse dans un coin du jardin n'avait pas été difficile. Elle était rôdée à ce genre de petits méfaits depuis la fin de l'enfance.

"Putain j'me sens mal..." Maugréa Ryogi en se touchant le front.

Dans un petit quart d'heure ça serait fini. Mais pour le moment, elle n'était qu'une vaste moule couchée sur le grand lit en étoile, pied nue avec un grand Baggy et un T-Shirt dans lequel elle flottait, imprimé d'un charmant "I'm a Terrorist". Le lit était tellement large que son bras tendu n'en touchait même pas le bord... quant à l'autre. Et bien rien, il n'y en avait pas d'autre. La rédactrice en chef du journal du lycée s'octroyait une pause ce soir, elle était d'humeur déprimée, et avait très envie de broyer du noir. De toute façon elle était tranquille dans sa chambre, personne ne l'emmerderait...

"J'vais gerber."

Un pseudo rot lui sortit de ma bouche, alors qu'elle devint toute pâle. En fait, elle avait peut-être un peu trop forcé sur la bouteille ce soir, qu'elle avait vidé d'ailleurs. Cependant Ryogi n'était toujours pas ivre, sa tolérance à l'alcool augmentant cruellement avec le temps. Effet pervers de la consommation régulière. Alcoolique elle? Bien sûr que non, elle n'était pas bourrée tout le temps comme tout ces soudards qui puent de la gueule, ceux qu'elle a pu croisé durant son enfance et qui besognaient sa mère commedes porcs alors qu'ils étaient plein comme des outres... sales cons.

"Boap."

Putain ce que la vie était moche. Cette charmante perspective lui tira un soupir dépressif. Il ne suffisait pas qu'elle s'en sorte pour que s'efface sa douleur. Le monde était si mal ici bas pour la jeune fille en triste harmonie avec alors. Ce soir, l'alcool la rendait triste et molle... sans aucun espoir. De sa main unique, Ryogi caressa sa blessure au cou. Mais cette cicatrice physique n'était rien comparée aux déchirures que subissait son esprit. Ce que c'était chiant d'avoir un début d'alcool triste...
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Ven 2 Mai - 22:51

Boum Boum Boum

... ... ...

*Silence*


... ... ...

Puis finalement Hime entra dans la pièce et elle examina de suite les lieux pour voir une épave sur le lit. Elle ferma la porte, bon gré mal gré et elle continua son inspection de la riche chambre. Elle était vraiment luxueuse, grande, sympathique si on aime ce style. Un tableau qu'elle regarda peu, un plafonnier en verre, bof pas son truc non plus, et un lit ... Un lit ...

"C'EST QUOI CE BORDEL ! UN LIT ! UN LIT ! VOUS ME PRENEZ POUR UNE GOUINNASSE OU QUOI ! RENDEZ MOI MON ANCIIENNE CHAMBRE !!!!!!!"

Hime glissa sur le sol et elle tapa rageusement sur ses valises. Elle n'avait pas la bonne personne sur qui gueulait, mais il était évident que dés demain matin, elle oublierait les cours et elle irait voir l'administration pour qu'on lui rende son ancienne chambre. Non mais ils étaient malades, elle allait pas dormir dans le même lit que l'autre infirme.

Elle finit par se relever pour atteindre le lit et voir la loque humaine dessus. Elle ne savait pas ce qu'elle avait, mais elle l'avait jamais vu dans un état normal de toute façon.

"Oh l'infirme. Dégage du lit. Va te trouver un autre pour pieuter, Sérieux t'as pas l'impression de faire tâche dans c'te piaule ?

....


Oui elle aurait pu dire "Bonjour, je suis enchantée de faire votre connaissance. Je m'appelle Tsukushi Hime, je crois que nous avons déjà passé un an ensemble. Comme c'est dommage de s'apercevoir que nous n'avons jamais fait connaissance avant"


Bon en gros c'est ce qu'elle disait, mais dans son langage ...
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Ven 2 Mai - 23:12

"C'EST QUOI CE BORDEL ! UN LIT ! UN LIT ! VOUS ME PRENEZ POUR UNE GOUINNASSE OU QUOI ! RENDEZ MOI MON ANCIIENNE CHAMBRE !!!!!!!"

"Ta gueule."

Ryogi plissa les yeux, toujours couchée. la voix d'Hime manqua de lui faire exploser les tympans, mais venait de réduire ce qui lui restait de cellules grises à l'état de groupies de Gilbert Montagné, c'est à dire nul. Elle entendit la jeune fille taper dans tout les sens, se plaindre, mais ce ne fut qu'après trois bonnes minutes qu'elle réussit à mettre en branle son corps pour lentement entreprendre de s'assoir sur le lit. L'opération fut ardu, roulant en un premier lieu sur le côté droit pour s'aider de son unique coude pour se redresser sur le séant. Une fois assise, Ryogi s'ébouriffa les cheveux et bailla aux corneilles, dévisageant Hime avec ses yeux cernés et sans éclat.

"Déjà, tu banni gouinnasse de ton vocabulaire ici. Ensuite oui, on appelle ça un lit, bravo. Tu veux un caramel en récompense? Désolé j'en ai pas."

Le petit tyran de Ryuuketsu était encore trop endormie pour se montrer réellement violente, mais sa verve assassine était toujours au rendez-vous. Elle dévisagea Hime et ses valises avec un mélange de dégoût et d'intérêt, surtout pour son dessous de Marcel à vrai dire.

"Ha c'est toi... tu fous quoi dans ma chambre, tu cherches l'asile politique? Tu t'es trompée avec la cave ou la chambre d'un mec? M'enfin..."

Les valises de Hime disaient clairement à Ryogi qu'elle avait une colocataire. En trois ans d'études, elle n'en avait jamais eut, mais avait comme seule qualité de ne pas être territoriale. De toutes façon tout ce qu'elle désirait cacher n'était pas dans cette pièce, à part peut-être sa bouteille vide.


"Oh l'infirme. Dégage du lit. Va te trouver un autre pour pieuter, Sérieux t'as pas l'impression de faire tâche dans c'te piaule ?"

"Ca fait trois ans que c'est ma piaule, glaviot à frange, et je compte pas dormir par terre. Tu serais gentille d'arrêter de gueuler, j'ai mal au crâne. T'as peur que je te touche? Rassure toi, t'es pas mon genre."


Encore une fois Ryogi dévisagea Hime, maius avec un peu plus de conviction car en train de se réveiller. Elle se frotta un peu les yeux de la main, et s'assit au bord du lit, se grattant une jambe avec le pied nu de l'autre.

"Et ouais je suis infirme physiquement, c'est toujours mieux que d'être infirme du cerveau. Je suis une gouinasse aussi, mais je suis pas en chaleur non plus. Agnia."


"Agnia" (merci Yuko) était un tic de langage qu'avait Ryogi quand elle mimait les idiots ou les demeurés. Elle se serait montré peut-être un peu plus Hard si elle avait été en meilleur forme, mais c'était déjà pas mal. La colère ne lui montait pas encore...
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 0:08

Le premier mot fut prononcé si bas, qu'Hime n'y prêta pas attention. Si l'autre voulez se faire attendre il faudrait qu'elle parle un peu plus fort ou bien qu'elle se taise. La deuxième solution étant celle que souhaitait Hime. Mais finalement la chose informe sur le lit commença à bouger, d'une drôle de manière. la manière d'un zombi dans un bon resident evil ! Hime mima sa lente progression de l'état de coucher à assis, ce qui lui valu d'avoir ses cheveux longs devant son visage. Elle souffla dessus pour laisser apparaître un oeil, un nez et une bouche. Style la petite fille dans silent hill à la fin, celle bien glauque pas sympa. La partie était très loin d'être gagné. Pourquoi avait il décidé de la changer de chambre bordel !

Et les premiers mots finirent par sortir de la bouche de l'autre fille. Quand elle lui parla de bannir un mot, la première pensée de Hime fut "Oh non pas encore une". Il n'y avait que des homos pour s'offusquer d'un tel vocabulaire, en règle générale. Mais bon, non, Hime n'aurait pas la poisse jusque là tout de même. Elle ne réagit même pas au caramel. pas encore, pas tout de suite ...

Le "Ha c'est toi" surpris un peu plus Hime. Elle se savait grande gueule, mais elle ne se liait avec personne car elle le voulait. Alors elle avait toujours du mal à penser qu'on puisse la connaître un minimum, son nom, sa silhouette, son visage. Elle savait qu'elle pouvait difficilement passer inaperçu mais elle n'était pas ainsi pour cette raison. Elle ne répondit encore une fois rien pour la provocation. Mais elle inclina sa tête sur son épaule gauche, ses cheveux allant de ce côté cette fois ci. Son nez se mit à se trémousser, peut être un remake de ma sorcière bien aimée !

La nana en face d'elle continuait de lui dire des mots doux et Hime continuait de rester imperturbable. Mais à l'intérieur c'était un volcan. Elle avait envie de lui arracher sa tête, et de lui bouffer sa cervelle à pleine dent. Les dernières paroles résonnaient encore dans la tête de Hime mais elle avait une réponse, elle était bel et bien homo. Chouette quelle éclate ! Elle souffla encore sur ses cheveux pour montrer son visage. Ryogi ressemblait vraiment à un singe par certaines actions qu'elle mimait. Hime lui fit un grand sourire et elle finit par se baisser pour prendre sa première valise et la poser sur une commande.

"Finalement cette chambre me plaît bien. Je vais la squatter, ca va être cool. Bon par contre tu dégageras quand il y aura des mecs hein. T'as peut être pas une vie bien remplie mais c'est pas le cas de tous le monde. ... D'ailleurs comment tu fais pour bien chatouiller tes compagnes avec une seule main ? C'est pas cool ça ma pauvre ..."

Hime prit un air vraiment désolée, remplit de pitié. Elle verserait presque une larme ... Puis elle alla ramassa sa seconde valise, bien lourde et elle avança vers le lit pour la mettre dessus. Sauf qu'au dernier moment c'est directement Ryogi qu'elle visait. Elle tenait fermement sa valise à deux mains et elle s'en servait comme d'un marteau. Mettre deux chiennes enragées dans la même chambre fallait être taré !

"Tu sais quoi l'infirme, tu me gonfles !"

Se prendre une valise pleine ne ferait pas du bien, si cela marchait, mais ce serait sûrement que le début. Et Hime avait une autre doctrine. Ne jamais sous estimez un ennemi, qu'il soit infirme, petit ou femme. Et elle, elle était les trois !
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 0:43

Ryogi n'écouta pas un traitre mot de ce que Hime lui disait, toute occupée à regarder ses pieds, qui semblaient infiniment plus intéressant que cette guenon beuglante. Peut-être était-ce aussi car la journaliste avait du mal à suivre la Yankee, le flot d'information faussé par la prise d'alcool. Ces mimiqus et autres gestes lui passèrent également au dessus, car la fouille-merde était en train de réunir ses derniers neurones en état pour bien lui faire comprendre qui était le chef.

"Finalement cette chambre me plaît bien. Je vais la squatter, ca va être cool. Bon par contre tu dégageras quand il y aura des mecs hein. T'as peut être pas une vie bien remplie mais c'est pas le cas de tous le monde. ... D'ailleurs comment tu fais pour bien chatouiller tes compagnes avec une seule main ? C'est pas cool ça ma pauvre ..."

"Bah tu fais de ton gros derche ce que tu veux, morue. Et si tu veux niquer fait comme tout ceux de ta trempe, va te faire bourrer la boite à caca aux toilettes."


A la question de Hime, Ryogi releva la tête, avec sur son visage blafard un sourire peu engageant. Il y avait quelque chose de mauvais dedans, pas de mesquin, mais de pire. Le sourire de quelqu'un qui aime faire le mal.

"Comment je fais? Je te montrerais ce soir, l'hétero en rut. T'auras peut-être un vrai orgasme pour une fois, pas simulé."

Avant de pouvoir entamer la suite de son discours, un poids énorme écrasa le corps frêle de Ryogi, ciblant sa tête, l'aplatissant sur le lit comme un hérisson qui aurait voulu traversé la route. Elle ne bougea pas d'un pouce, se courbant comme une poupée de chiffon sous l'impact de la valise d'Hime, incapable de se défendre, car elle n'était pas une combattante. Le choc fut si rude que lorsque Hime enleva sa valise, et que Ryogi retrouva ses esprit, allongée sur le lit, la fouille merde releva la tête pour constater qu'elle saignait un peu du nez, avec un air étrangement apathique. Un moment passa, sans que Ryogi ne dise rien, mais son visage passa de la plus profonde apathie à la haine la plus franche, en regardant la Yankee.

Les yeux noirs de Ryogi luisait d'une lueur sourde de haine inqualifiable. ce n'était pas un regard de colère, de mépris, mais bel et bien des yeux qui disait "je vais t'ouvrir le ventre" avec la plus sincère attention. Ryogi se laissa rapidement glisser au bas de son lit, cherchant sous son baggy, près de la cheville. Elle était devenue tellement paranoïaque avec le temps et la perte de son bras qu'elle portait un couteau à la cheville, et savait très bien s'en servir. Elle avait déjà poignardé un type qui avait frappé sa mère durant son enfance, et n'avait jamais éprouvé le moindre remord. Elle le referait si c'était à faire.


"Si tu veux m'insulter, à ta guise, mais t'avises pas de me frapper, sinon je te crèves, maintenant ou dans ton sommeil. Je te conseille de te calmer, si tu veux pas que je fasse de ta belle gueule mon quatre-heure au journal."


L'attitude de Ryogi était typiquement celle d'une racaille qui en avait suffisamment baver pour avoir un tant soit peut les couilles de s'opposer à Hime, qui aurait eut de quoi impressionner, doublée de celle d'une personne qui était tout à fait capable de faire ce qu'elle disait. La fureur brillait dans ses yeux noirs qui à présent n'avaient plus rien d'absent, mais étaient plutôt ceux d'une furie prête à se défendre, comme un animal agressé. Ryogi frappa horizontalement avec son couteau devant le visage d'Hime, juste pour lui gêner la vue, et se racla la gorge, juste assez pour cracher au visage de la Yankee son plus épais et splendide mollard, avant de rire d'un rire sec et mauvais.

"C'est bien ce que je dis t'es une guenon, tu connais que les coups. Typiquement l'attitude d'une gamine qui faisait des misères à ses parents qui lui préféraient son frère, qui passe de mecs en mecs en disant qu'elle est incapable d'amour, mais qui a toujours été toute seule, j'me trompe, morue?"

Un nouveau petit rire mesquin de Ryogi clôtura ses dires, renseignée un minimum sur Hime, et surtout très comportementaliste. Ca servait parfois, bien que dans ce cas-ci ça ne lui éviterait pas les coups. Elle dévisagea Hime avec fureur.


"Frappe-moi si tu veux, j't'en foutrais plein la gueule! Personne me fait plier ici, t'entends? J'ai qu'un bras mais je peux encore te le FOUTRE DANS LA GUEULE!!"

Ryogi resta en face de Hime, en fléchissant un peu les jambes au cas ou. Elle commençait sérieusement à s'échauffer, et l'alcool avait depuis bien longtemps fait tomber ses dernières inhibitions...
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 9:16

"Bah tu fais de ton gros derche ce que tu veux, morue. Et si tu veux niquer fait comme tout ceux de ta trempe, va te faire bourrer la boite à caca aux toilettes."

Hime n'était pas facilement impressionnable ... sauf au grenier. Mais les insultes, les injures et les mots grossiers qui sortaient de la bouche de cette fille c'était vraiment énorme ! Hime n'était qu'une enfant de coeur à côté d'elle. Hime était plus gros mot de tous les jours, mais au moins quatre par pharse. Elle s'était vraiment des mots pour blesser, gratuit.

"Si c'est ton tripe de te faire enculer avec tes jouets c'est pas le mien. Ne fais pas de ton cas une généralité !

Elle la regarda mauvaise. Elle pensait que ce serait facile, que de ne pas répondre éviterais beaucoup de chose, mais il fallait pas trop chercher Hime non plus.

"Comment je fais? Je te montrerais ce soir, l'hétero en rut. T'auras peut-être un vrai orgasme pour une fois, pas simulé."

C'est à ce moment là qu'Hime usa de sa valise. Elle fit l'épave partir en arrière et se retrouver scotcher à son lit. Une valise ne faisait pas hyper mal, mais assez pour commencer les hostilités. Le regard qu'elle lui avait lancé lui montrait clairement qu'elle n'avait jamais rencontré ce genre de teigne et elle en arriva à une conclusion. Les bandes qu'elle avait côtoyé avant, avaient tous une grande gueule, mais aussi un désir de vivre. Elle, elle était déjà morte, sa cicatrice sur son cou le prouvant. Elle n'en avait plus rien à foutre de la vie. Alors elle cherchait les emmerdes peut être pour se dire qu'elle était finalement peut être encore un peu vivante.

"C'est pas parce qu'une bite ne te fais aucun effet que c'est le cas de tous le monde. je te l'ai déjà dit ne fais pas de ton cas une généralité. Si ça te plaît de baiser dans les chiottes c'est ton problème. Moi je trouve ça crade. Mais après tout ça te va bien les chiottes, tu devrais y élire domicile !

Hime sentait sa colère continuait de monter d'un cran. Elle se disait toujours dans un coin de son esprit que c'était pas possible qu'on en les avait pas mis ensemble pour qu'elle s'entretue. Mais finalement peut être que si ... Comment se débarrasser de deux problèmes, sans faire quoi que ce soit ... L'issue était inévitable. Le sang visible sur le nez de Ryogi lui fit plaisir. Ca faisait longtemps qu'elle avait envie de passer ses nerfs et elle n'avait jamais réellement pu. Ici, elle avait une personne avec qui elle allait pouvoir s'en donner à coeur joie. Malheureusement ça risquait de finir à l'hôpital pour toutes les deux. Les yeux de Ryogi captait l'attention d'Hime. Elle connaissait bien ce regard, l'ayant vu de nombreuses fois. Elle lui sourit en retour d'une manière qui voulait dire "Vas y vien je t'attends". Bizarrement, elle commençait à vraiment adoré cette chambre !

"Si tu veux m'insulter, à ta guise, mais t'avises pas de me frapper, sinon je te crèves, maintenant ou dans ton sommeil. Je te conseille de te calmer, si tu veux pas que je fasse de ta belle gueule mon quatre-heure au journal."

"Oh j'ai porté le premier coup alors tu m'en veux de te voler la vedette ? Oh pauvre tite choutte. Si tu veux je te prête ma valise et tu me rends mon coup ? Enfin faudrait déjà que tu puisses la porter avec ton seule et unique bras ... Mais je vois que tu te sers tout de suite de ton journal. T'es incapable de te défendre toute seule sans avoir recours à ta feuille de choux ? Pffff Si tu savais ce que j'en ai à foutre de ma réputation. Parle autant que tu veux de moi, raconte ce que tu veux de moi, cela ne m'atteindras pas. Je ne suis pas ce genre de fille qui fait attention à ce que pense les autres. Bien au contraire !"

Pendant sa tirade Hime n'avait pas prêté attention au fait que Ryogi était reste quelques secondes de trop au sol. Elle eut juste le reflex de bouger un peu sa tête en arrière pour entrapercevoir un éclat d'acier. mais bin vite elle se retrouva avec un truc dégeux sur la gueule. Sur son nez, ses yeux et sa couler vers sa bouche. Le truc bien crade ! Elle passa le dos de sa main dessus pour enlever le plus gros, mais là Hime, elle était vraiment pas contente !!!

"C'est bien ce que je dis t'es une guenon, tu connais que les coups. Typiquement l'attitude d'une gamine qui faisait des misères à ses parents qui lui préféraient son frère, qui passe de mecs en mecs en disant qu'elle est incapable d'amour, mais qui a toujours été toute seule, j'me trompe, morue?"

Hime sourit aux nouvelle provocations de Ryogi, mais celle ci ne l'atteignèrent pas du tout. Hime savait parfaitement qui elle était, elle n'était juste pas d'accord avec le terme gamine, qu'elle aurait pu retourner à cette morveuse en face d'elle. Elle finit par applaudir.

"Ouaouh t'as fait psycho ? Il faut que je m'allonge sur le lit pour que tu me lises mon avenir ? Alors Freud quel avenir me vois tu ? Je vais finir dans un caniveau avec ton couteau dans le coeur c'est ça ? Parce que tu n'auras même pas eu les couilles de le faire pendant que je dormais pas ?

"Frappe-moi si tu veux, j't'en foutrais plein la gueule! Personne me fait plier ici, t'entends? J'ai qu'un bras mais je peux encore te le FOUTRE DANS LA GUEULE!!"

"Ha c'est finalement ça le problème. Je te vole la vedette et tu supportes pas ?"

Hime regardait le couteau. Le combat rapproché n'était pas son fort non plus. Son frère lui avait enseigné les rudiments mais pas contre une arme. Elle ne saurait pas éviter ces coups là. Elle savait encaisser les coups de poings, mais le couteau, là elle ne pourrait pas. Hime finit par se mettre droite et à regarder froidement Ryogi. Il n'y avait plus de sourire, plus de colère. Mais il y avait une réelle menace, une tension palpable dans l'air. Après tout l'infirme avait continué.

"Et si je t'offrais ce dont tu as toujours rêvé ? Car crois moi je ne me laisserais pas faire non plus."

Le ton était presque doux, mais il n'y avait plus hurlements dans la voix d'Hime. Il faut dire qu'elle venait de glisser la main dans son dos et qu'elle touchait un métal qu'elle connaissait bien. Elle finit par le sortir lentement, si Ryogi voulait attaquer c'était maintenant. Mais Hime essaierait d'éviter les coups. Sinon elle sortirait froidement son flingue et elle le tendrait droit vers le visage de Ryogi.

Dans un combat de poule, il n'y a que le coq qui peut apaiser les choses. sauf que le coq Ryogi n'en a rien foutre. Et surtout elles venaient de dépasser ce stade. Si on essayait de les calmer, cela marcherait forcément, mais c'en était finit de leur sommeil. Elle ferait tout pour se buter autrement. Non il fallait que cela se termine ce soir, d'une manière ou d'une autre. Hime repensa à Makkura, et elle ria dans son esprit. Peut être que finalement elle venait d'éliminer une concurrente en la jetant dans la fausse à la lionne. La maid n'était finalement peut être pas si gentille que cela sous ses faux airs kawai ...
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 16:19

"Oh j'ai porté le premier coup alors tu m'en veux de te voler la vedette ? Oh pauvre tite choutte. Si tu veux je te prête ma valise et tu me rends mon coup ? Enfin faudrait déjà que tu puisses la porter avec ton seule et unique bras ... Mais je vois que tu te sers tout de suite de ton journal. T'es incapable de te défendre toute seule sans avoir recours à ta feuille de choux ? Pffff Si tu savais ce que j'en ai à foutre de ma réputation. Parle autant que tu veux de moi, raconte ce que tu veux de moi, cela ne m'atteindras pas. Je ne suis pas ce genre de fille qui fait attention à ce que pense les autres. Bien au contraire !"

Ryogi sourit plus largement, mauvaise, voir vipérine. Pourtant elle ne se rendait même pas compte de cela. Que malgré la dureté de l'affrontement, elle y prenait plaisir.Elle trouva Hime si sotte, si facile à la répartie... finalement il n'y avait bien qu'Esteban qui était un tant soit peu à sa mesure dans ce manoir...

"Laisse donc, les réputations, ça intéresse toujours les autres plus que soi. je me fous aussi de la mienne."

Elle vit Hime sourire à ses nouvelles provocations, montrant d'elle une façade imperturbable. Mais les mouvements de ses yeux trahissait une grande nervosité. La tension était palpable, à couper au couteau. Ryogi sortit sa langue pour lècher rapidement le sang qui coulait sur sa lèvre supérieure, ne voulant pas utiliser sa main armé dans l'optique de se faire désarmer.

"Ouaouh t'as fait psycho ? Il faut que je m'allonge sur le lit pour que tu me lises mon avenir ? Alors Freud quel avenir me vois tu ? Je vais finir dans un caniveau avec ton couteau dans le cœur c'est ça ? Parce que tu n'auras même pas eu les couilles de le faire pendant que je dormais pas ?"

"J'en ai rien à fouttre de ton avenir! Ta gueule!"


Ryogi commençait à vraiment s'échauffer. Depuis son arrivée au manoir, son arrivée au manoir, il y avait trois ans, son caractère avait sensiblement modifié, et pas qu'à cause de sa consommation plus fréquente d'alcool. Elle était persuadée que quelque chose la rendait plus mauvaise qu'avant... avant qu'elle ne perde son bras. L'envie de tuer Hime était puissante, la véritable envie de tuer, de sortir les entrailles, d'ouvrir œsophage pour que cette pute se taise.

"Ha c'est finalement ça le problème. Je te vole la vedette et tu supportes pas ?"

"Prend donc la vedette si tu la veux, grogniasse. Tu viens chez moi, tu cherches à me virer de cette putain de chambre que j'ai depuis trois ans, tu crois que je vais pas me défendre, plier comme les petits cons qui se plisse dans le slibards quand tu hausses la voix? Crois moi, moi non plus je suis pas du genre à me laisser faire. Personne ne m'humilie t'entend, personne. Je plierais jamais devant les gens comme toi, tu peux me tabasser tant que tu veux."


A mesure qu'elle parlait, Ryogi se rapprochait d'Hime en faisant tourner son couteau dans sa main avec une certaine dextérité, ou plutôt habitude. La Yankee se remit droite, ne souriant plus, et Ryogi comprit que ça ne rigolait plus. Elle s'apprêtait à la frapper dans le foie, histoire de la faire bien souffrir avant qu'elle ne crève. Le même coup qu'elle avait porté à ce type qui avait tabassé sa mère quand elle était gosse, un coup vicieux. Car Ryogi était incapable de se battre de visu, elle faisait tout dans le dos. Cependant, quelque chose, comme une épiphanie, arrêta son élan, lui ouvrant de grands yeux lucides, alors que Hime prononça une phrase d'une voix plus posée, tout en pointant sur elle un flingue.

"Et si je t'offrais ce dont tu as toujours rêvé ? Car crois moi je ne me laisserais pas faire non plus."

Ryogi sentit en elle toute sa haine la quitter, et sa raison acérée revenir. C'était ce qu'ils voulaient, elles marchaient dans leur jeu. Elles aillaient toutes les deux s'entretuer, elles, les épines dans le pieds du pensionnat, celles qui peut-être en savaient trop. Deux caractères comme les leurs, ensembles, ce n'était pas une coïncidence. On ne lui avait jamais assigné de colocataire, et voilà qu'aujourd'hui... pour la fouille-merde c'était clair, elle en savait trop et on allait se débarrasser d'elle discrètement.

"Un esprit simple comme le tien ne peut comprendre ce dont je rêve."

Et elle, rêve t'elle encore de quelque chose, dans cette vie qui ne lui apporte rien mais dans laquelle elle s'acharne à survivre pour découvrir la vérité, pour faire vivre sa famille? Il n'y a plus que des cauchemars depuis deux ans. Disant cela d'une voix lasse mais sans plus d'agressivité, Ryogi jeta son couteau au loin, comme si finalement toute cette violence était inutile. Elle passa un moment immobile, légèrement titubante suite au coup qui l'avait assommée, puis posa son index sur son front, juste entre ses deux yeux, en regardant Hime franchement, droit dans ses yeux verts. Ce n'était ni de la résignation ni du défi, mais seulement une manœuvre de la part de la jeune fille pour tenter de faire retrouver sa raison à la Yankee, en la choquant, ou tout du moins en la mettant face à la réalité.


"Juste là, entre les deux yeux, vise bien."

Combien de fois avait t-elle prononcé cette phrase horrible, avec un calme olympien quand, gamine déjà lassée de vivre -de survivre plutôt- à quatorze ans, son frère de deux ans son cadet pointait un flingue qu'il avait volé sur elle, pour la menacer dans un jeu morbide. Ce n'était pas que Ryogi ne voulait pas -plus- mourir, mais elle ne pouvait pas encore, pour sa famille. L'image qui apparut à Hime fut celle d'une gosse fatiguée, vieillie par les soucis, mais plus de la furie agressive qui lui bondissait au visage pour lui cracher dessus.

"On va s'entretuer comme ils le souhaitaient, on entre dans leur jeu. J'en sais trop pour eux, tu a surement vu des trucs que tu n'aurais pas du voir non plus. Hop on se débarrasse de deux boulets. Tu veux leur faire ce plaisir? Tu veux qu'ils gagne en se servant de toi en plus? A quoi je rêve? Le plus au monde? De ne pas mourir... de ne pas mourir avant de les avoir mit au pied du mur, ceux qui veulent qu'on s'entretue toi et moi, ceux qui ont fait disparaitre ta coloc' parce qu'elle en savait trop, ceux qui m'ont prit mon bras."

Ryogi soupira, mais ne retira pas son doigt de son front. Finalement sa vie était bien pourri, et le chant du signe ne l'égayerait pas non plus. Elle ne voulait pas mourir avant d'avoir découvert ce qui se passait ici. Car elle était convaincue qu'il se passait des choses. La perte de son bras lui suffisait comme preuve. Personnes ne parlait de la disparition de la colocataire de Hime comme s'ils 'agissait de quelque chose de grave. C'aurait été comme si la coréenne était partie, mais sans ses affaires. C'était pas normal. Ryogi regarda Hime pour tenter de la convaincre.


"Maintenant tire si tu veux être leur jouet, Tsukushi-kun. Moi crevée, toi en taule, Mars et ça repart, d'autre seront enlevés et blessé, et personne n'enquêtera dessus, personne trouvera ça bizarre. 'Puis on diras quoi de nous?? Juste qu'on était deux pauvres cas à problèmes et que ça devait finir comme ça, que c'est pas une grande perte!"

L'intonation de la voix de Ryogi n'était absolument pas celui d'une suicidaire, mais plutôt d'une survivante s'accrochant bec et ongles à la vie. Elle le voulait parce qu'elle le devait, et savait bien que quelqu'un voulait qu'elle ferme sa gueule sur ce qu'elle avait trouvé concernant les phénomènes étranges du manoir. Hime aussi devait avoir vu des choses, surement... en attendant, la fouille-merde ne bougeait pas, attendant la réaction de la Yankee. Pourvu qu'elle marche dans son sens... ça allait être dur vu les gentillesses qu'elles venaient de se lançer à la tronche, mais bon. Il ne restait que ça. La colère mélangée à l'alcool avait bien faillit lui faire totalement perdre la tête, mais Ryogi avait une volonté de fer. Elle refusait de mourir maintenant, et cela se voyait.
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 17:12

"Laisse donc, les réputations, ça intéresse toujours les autres plus que soi. je me fous aussi de la mienne."

Hime ne comprit pas vraiment cette réplique Elle se doutait que Ryogi se foutait de sa réputation mais elle ne comprit pas pourquoi celle ci lui dit. Elle avait peur de quoi ? Qu'hime sorte de la chambre en beuglant que c'était une gouinasse, inapte à la vie et désireuse de mourir au plus vite défoncer par un jouet ? L'image de la mort de l'infirme fut plutôt comique mais Hie ne répondit rien. Car en fait elle savait pas trop quoi dire et surtout le moment serait bientôt venu d'en passer au main et non plus au long discours.

"J'en ai rien à fouttre de ton avenir! Ta gueule!"

Hime continuait de sourire pour la provoquer, mais ce qui lui plu de ce discours ci c'est qu'elle ne parla pas du coup dans le coeur. Ainsi donc c'était vraiment le genre de nana à poignarder dans le dos ... Super ... Hime se disait que si un jour cette situation se calmait, elle ne dormirait plus jamais sur ses deux oreilles. Il faut dire que malgré le luxe apparent de ce manoir, on avait parfois l'impression d'être comme surveillé. Elle s'était souvent réveillée avec cette impression étrange. Mais elle avait beau regarder par la fenêtre, se lever et l'ouvrir pour vérifier, rien. Les premières nuits après l'histoire du grenier fut les plus dures. Avait l'impression de voir Sakiko partout. Cette nana lui avait vraiment foutu les chocottes et elle s'en voulait encore d'être aussi lâche. Mais cette fille ne perdait rien pour attendre, non vraiment rien !

"Prend donc la vedette si tu la veux, grogniasse. Tu viens chez moi, tu cherches à me virer de cette putain de chambre que j'ai depuis trois ans, tu crois que je vais pas me défendre, plier comme les petits cons qui se plisse dans le slibards quand tu hausses la voix? Crois moi, moi non plus je suis pas du genre à me laisser faire. Personne ne m'humilie t'entend, personne. Je plierais jamais devant les gens comme toi, tu peux me tabasser tant que tu veux."

Hime pencha sa tête sur le côté. Là Ryogi marquait un point. Dans son énervement elle avait effectivement prise d'assaut cette chambre sans se demander comment réagirais cette fille. Mais bon de toute façon Hime n'aurait pas demander la permission et elle n'aurait pas fait de courbettes donc autant dire que c'était finalement la meilleure manière de faire les présentations ! Mais quelque chose dans la voix de Ryogi, dans son comportement et sa manière d'hurler, lui fit se demander si elle n'avait pas déjà souffert quand elle était petite de gens comme elle ? Le souci c'était que tous le monde croyait qu'Hime était une combattante. Une nana qui adorait taper. Alors qu'en faite c'était tout l'inverse. C'était une gueularde. Elle gueulait, gueulait et gueulait encore et toujours. C'était sa manière d'être, gueuler sur les gens. Le problème c'est que même les saintes nitouches, qui sont normalement des timorés, ce mettait elles aussi à lui répondre. Le monde allait vraiment à l'envers.

Elle connaissait la réputation de Ryogi, et elle se doutait qu'avec elle ce ne serait pas facile. Il n'y aurait personne qui gagnerait dans un duel verbal, alors il valait mieux en venir au main de suite pour passer peut être à autre chose ensuite, si elles survivaient ...

"Un esprit simple comme le tien ne peut comprendre ce dont je rêve."

Ryogi s'était arrêtée alors qu'elle maniait avec dextérité son arme. Hime gardait son air neutre et sa voix l'était tout autant. Il n'y avait pas de colère dans sa voix, ni d'amour, juste un ton de conversation.

"Oui je comprends. Toujours a rabaissé les autres. Toujours le mot cassant et blessant. Tu es si supérieure aux autres toi l'infirme. Je comprends. Pardonne mon ignorance ..."

Le temps passa et l'épave ne bougeait plus. Hime l'imita garda son bras bien tendu, ne fléchissant pas et n'abaissant pas sa garde.

"Juste là, entre les deux yeux, vise bien."

Hime la regarda longuement, ne réagissant pas. Hime remarqua que l'attitude de la jeune fille avait changé, elle paraissait différente, comme si quelque chose venait de se passer.

"On va s'entretuer comme ils le souhaitaient, on entre dans leur jeu. J'en sais trop pour eux, tu a surement vu des trucs que tu n'aurais pas du voir non plus. Hop on se débarrasse de deux boulets. Tu veux leur faire ce plaisir? Tu veux qu'ils gagne en se servant de toi en plus? A quoi je rêve? Le plus au monde? De ne pas mourir... de ne pas mourir avant de les avoir mit au pied du mur, ceux qui veulent qu'on s'entretue toi et moi, ceux qui ont fait disparaitre ta coloc' parce qu'elle en savait trop, ceux qui m'ont prit mon bras."


"Maintenant tire si tu veux être leur jouet, Tsukushi-kun. Moi crevée, toi en taule, Mars et ça repart, d'autre seront enlevés et blessé, et personne n'enquêtera dessus, personne trouvera ça bizarre. 'Puis on diras quoi de nous?? Juste qu'on était deux pauvres cas à problèmes et que ça devait finir comme ça, que c'est pas une grande perte!"


Alors finalement Ryogi était arrivée à peu près à la même conclusion qu'Hime. Enfin non Hime n'avait pas poussé plus loin sa réflexion que les mettre ensemble c'était du suicide et c'était réellement ce qu'il se passait. Mais elle retint une information importante : son bras. Ainsi donc il y avait un rapport avec son bras et ici ? Interessant ... Enfin Hime voyait pas trop ce qu'elle avait pu découvrir à part deux folles dans le grenier qui avait utiliser des effets spéciaux du tonnerre. Elle n'y était jamais retournée depuis, et elle n'en avait parlé à personne. Mais ce qui lui avait paru étrange c'était que Sakiko aussi n'avait pas parlé de son flingue caché. Pourquoi ?

Hime resta silencieuse à regarder le doigt qui désigner le front de l'infirme et finalement elle s'avança pour lui mettre effectivement le canon entre les deux yeux, elle le posa sur son front. Le métal froid sur une chair encore en vie ... Du moins pour le moment ...

"Ne crois tu pas que c'est ce que nous sommes "des cas". On ne peut pas nous mettre dans un casier, on ne peut pas nous enfermer dans une cage dorée. Et qu'est ce qui va se passer ensuite ? On va faire amie/amie en dormant chacune avec nos propres armes sous l'oreiller ? Comment je pourrais te faire confiance alors que tu n'as qu'une seule me buter ? Je l'ai lu dans tes yeux. Tu as peut être repris un peu tes esprits ou tu me joues peut être un tour qui sait ? Moi j'ai une manie, mais était elle si méchante que cela ? Il suffisait juste que tu te la fermes et on aurait trouvé un compromis pour cohabiter ... Tu crois pas que j'étais bien dans ma piaule seule ?


Et puis ...


Qui te dis que je ne bosse pas pour eux ?"


Le ton était égal, sans humeur, froid comme l'acier qui était sur le front de Ryogi. Hime pencha la tête et elle lui fit un immense sourire, un sourire kawai et ... Et elle tira !
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 19:58

"Oui je comprends. Toujours a rabaissé les autres. Toujours le mot cassant et blessant. Tu es si supérieure aux autres toi l'infirme. Je comprends. Pardonne mon ignorance ..."

"Pas la peine de te pardonner, chez toi c'est congénital."


Peut-être que Ryogi aurait elle du se taire, ou être moins blessante pour que sa stratégie marche, mais elle continuait à lancer son venin la tête crânement relevée, trop fière pour abandonner, pour baisser la tête la première. Le fait qu'elle soit infirme revenait toujours sur le tapis, comme une insulte voilée, et elle vit à nouveau rouge. Pourtant encore une fois, sa raison reprit le dessus. Ne pas marcher dans leur jeu. Surtout pas. Ne pas laisser à ce moment précis la colère et l'alcool guider sa réflexion déjà difficile.

Lorsque la rédactrice pointa l'entre de ses yeux comme une gamine autiste, Hime la regarda longuement, sans fléchir. Elle avait des couilles Tsukushi, ça elle lui laisserait. C'est alors que la Yankee s'approcha d'elle, posant le canon de l'arme à l'endroit indiqué. La petite brune sentit le métal froid se coller à sa chair, pressant douloureusement contre son front. Sa tête fut soudainement étrangement vide. Totalement vide, et son regard de tut, devenant celui d'un enfant autiste, noir sans reflets, vide de vie. Il n'y avait cependant aucune peur dans ce regard... mais en fait il n'y avait rien tout court. Plus rien du tout. Ryogi attendait. La mort pourrait-elle être au rendez-vous ce soir? Elle qui attendait cette sombre garce dans une robe voilée de noir et sang, la voilà qui la taquinait au bout du canon du flingue d'une simple élève. Ca ne pouvait pas être.


"Ne crois tu pas que c'est ce que nous sommes "des cas". On ne peut pas nous mettre dans un casier, on ne peut pas nous enfermer dans une cage dorée. Et qu'est ce qui va se passer ensuite ? On va faire amie/amie en dormant chacune avec nos propres armes sous l'oreiller ? Comment je pourrais te faire confiance alors que tu n'as qu'une seule me buter ? Je l'ai lu dans tes yeux. Tu as peut être repris un peu tes esprits ou tu me joues peut être un tour qui sait ? Moi j'ai une manie, mais était elle si méchante que cela ? Il suffisait juste que tu te la fermes et on aurait trouvé un compromis pour cohabiter ... Tu crois pas que j'étais bien dans ma piaule seule ? Et puis ... Qui te dis que je ne bosse pas pour eux ?"

"Tu bluffes."


Ultime provocation. Malgré le ton froid et égal de son ancienne-future-colocataire, Ryogi était bien persuadée qu'elle ne le ferait pas. Cependant un choc sur son front lui fit perdre son ébauche de réflexion. Un cliquetis. Clik clik boom. Bang bang. Plus de tête. Le chien percuta l'arme dans un bruit sec, mais Ryogi ne ferma pas les yeux. Si la mort était là, elle voudrait la voir, pour vérifier si elle aurait le visage de Shizuru. Son regard d'enfant autiste se releva, quittant le sol au moment de l'impact, pour regarder Hime. Mais pas de balle. Pas de mort. Pas de Shizuru. Pas de bang bang. Pas de Clik clik boom. Rien. Du bluff. Cependant, durant plusieurs secondes du temps réel, Ryogi était morte. Du moins elle en avait eut l'impression. Elle revint au monde des vivant en regardant Hime, le flingue sur son épaule, la regardant avec un petit air moqueur.

La Yankee susurra quelque chose à Ryogi, qui ne répondit pas. Son cerveau se remit lentement en branle après sa fausse mort, et elle alla fermer la fenêtre, dans un acte totalement... incompréhensible. Elle revint ensuite vers Hime, pour allumer la radio qu'elle avait sur la table près de l'entrée. Un CD d'ACDC tournait, et elle choisit "Highway to Hell", montant le volume raisonnablement. Ryogi était une paranoïaque, peut-être la pire de cet endroit. La plus prudente selon elle. C'est tout.


"Je te l'fais pas dire. Bon au moins, on peux dire qu'on a "tiré un coup" je crois. Je te préviens, c'est pas parce qu'on a des trucs à faire qu'on va se blairer, capish?"

Ryogi recommença avec son tic "simiesque" de se frotter la jambe avec l'autre pied, et finalement s'assit par terre, sans rien dire de plus. Son regard fixait un point derrière Hime. Cette conne lui avait donné bien des émotions il fallait dire.

Et en plus, elle avait soif. Mais pas soif d'eau du coup.
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 21:12

Clic

Un bruit mat, un petit coup sur le front, une pression sur la gâchette, mais aucune balle ne sortit de l'arme. Pas de sang, pas de trou, rien. Mais Hime aurait elle été réellement capable d'aller jusqu'au meurtre ? Si on croyait à sa nouvelle réputation, en plus de celle d'être une Yankee, oui. Car des bruits couraient sur elle, sur le fait qu'elle est supprimée elle même son ancienne coloc pour être tranquille. Et elle ne s'était pas cachée qu'elle était bien plus tranquille depuis qu'elle n'était pas là. Faut dire que So Ba Sing avait été une coloc vraiment déjantée ... Mais pour le moment ce n'était pas le moment de se souvenir de cette pauvre fille.

Hime enleva le doigt de la gâchette et elle posa le canon de son flingue sur son épaule. Ce métal la faisait devenir beaucoup plus tranquille, sereine. Il faut dire que quand l'on tient un objet de mort, cela a de quoi faire réfléchir. Mais au contraire de son frère qui sortait son joujou (son épée voyons !) toutes les cinq secondes pour faire genre, Hime ne sortait pratiquement jamais son arme, car quand elle le faisait, c'était pour tuer ou être tuer ! Ryogi avait eu "l'honneur" de voir cette petite cachotterie. Mais elle ne devait pas vraiment se douter qu'Hime ne bluffait pas. Elle avait juste changé une de ses habitudes. La première balle était maintenant toujours vide car elle ne voulait plus que l'épisode du grenier se reproduise. Elle apprenait avec le temps, même si on avait l'impression qu'elle n'avançait pas dans la vie.

Elle regarda de haut l'infirme avec un sourire mi ironique/mi complice. Il était évident que ce serait une trêve mais de courte durée. Enfin le temps d'éclaircir le mystère. Et ensuite elle reprendrait sûrement où elles en étaient. Mais quelques choses gênaient Hime dans cette conversation. Le manoir était remplit de bruit de couloir, de réputation, d'histoire à dormir debout. Tout le monde avait vu quelque chose et personne n'a rien vu. Mais le fait de se retrouver face à Ryogi qui osait dire tout haut ce que tous le monde pensait tout bas ... Cela rendait les dites choses réelles. Et si jamais le grenier ... Hime secoua la tête et elle prit enfin la parole.

"Bien je crois qu'on va pouvoir commencer à causer sérieusement. Je pense pas qu'ils aient pensé à notre "association" ..."

Si bien sûr, ils avaient du l'imaginer. Mais peut être de l'ordre de 2 ou 3 %. De toute façon les voir toujours vivante l'une et l'autre n'était pas de bon augure pour eux. Mais qui était "eux" ?

Hime avait cru remarquer un changement de comportement pendant "l'affrontement" qu'elles avaient eu. Elle avait eu l'impression de voir Ryogi devenir distante, absente, comme éteinte, attendant sûrement son heure, elle ne savait trop. Elle la regarda aller fermer la fenêtre et Hime haussa un sourcil. Peut être était ce sa manière de revenir au monde des vivants, de réaliser qu'elle n'était pas morte. Que tous ceci avait été effectivement du bluff ... Mais bluff qui sous entendait une vérité. Elle la regarda mettre son cd et monter le volume. Puis elle l'écouta et elle se permit de rire. Oui elles avaient tiré un coup. C'est qu'elle avait de l'humour quand elle le voulait.

"Je pouvais pas dire mieux."

Bien sûr que non ce ne serait pas l'amour fou entre elle et ce ne le serait sûrement jamais. Hime remit son flingue derrière son dos et elle partit vers la porte pour poser son oeil à l'endroit de la serrure. Et elle finit par aller s'asseoir à son tour par terre non sans gueuler vers la porte.

"Putain si tu crois que je vais dormir par terre tu peux rêver. Arrête de faire la sourde oreille avec ta musique de merde !"

Puis elle reprit sur un ton un peu plus posé, assise en position du lotus.

"Je dois avouer que je ne sais pas vraiment si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle de savoir que "eux" existent vraiment. Alors par où commençons nous l'infirme ?"

Ryogi pensait qu'Hime utilisait ce terme d'infirme comme pour la rabaisser, mais ce n'était absolument pas cela. Elle s'en servait juste car c'était le surnom qui lui allait le mieux. Elle ne pouvait s'empêcher de donner des noms à tout le monde. Il y avait le corbeau, le trou du cul (alias son frère) et ainsi de suite ... Si il y avait bien une personne ici qui ne faisait aucun cas de son infirmité c'était bien Hime. Grand, petit, bruns, blonds, à fauteuil roulant ou sans bras, du moment qu'on pouvait le faire chier, c'est que c'était bon.

"On crève de soif dans c'te piaule tout de même."
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 21:56

"Putain si tu crois que je vais dormir par terre tu peux rêver. Arrête de faire la sourde oreille avec ta musique de merde !"

Ryogi regarda Hime s'assoir et continuer à gueuler avec un sourire satisfait. Au moins se comprenaient-elle un minimum sur ce sujet là. Peut-être était-elle au moins aussi parano qu'elle, ou presque, ou peut-être jouait-elle encore. Mais la fouille-merde se sentait trop fatiguée pour faire l'effort de réfléchir durant deux bonnes minutes. Aussi n dit-elle rien pendant ce laps de temps.

"TA GUEULE, c'est MA chambre et j'y fais ce que je veux, pute à frange!"
Cria Ryogi pour suivre le mouvement.

"Je dois avouer que je ne sais pas vraiment si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle de savoir que "eux" existent vraiment. Alors par où commençons nous l'infirme ?"

"On commence par le fait que personne ne semble s'inquiéter que ta coloc' ait disparue comme ça. Le personnel semble ne rien savoir, et 'tet pire, ne rien comprendre, ou pas vouloir, ils font toujours ça quand un truc étrange apparait. Comme l'autre paysanne me paraissait bizarre j'ai enquêté sur elle, je lui ai posé des questions. Et cette conne soutenait mordicus qu'elle était là pour un truc précis, que "l'air était bizarre". Genre, les grandes phrases... Bref. Elle savait un truc, et on la fait disparaitre pour ça. Je me demande si on peux pas trouver des trucs dans ses affaires."


Ryogi se mit à réfléchir, attendant que la salive lui revienne. Jamais elle n'avait discuté de cela avec quelqu'un, et jamais elle n'avait songé d'ailleurs à discuter plus de 20 secondes avec quelqu'un... En dehors de Tsuujiru. Tsuujiru... Elle eut un instant un nouveau regard noir, comme une mauvaise pensée, un souvenir à chasser, quelque chose à cacher, bien au fond d'elle. Quelque chose qu'elle ne pouvait pas comprendre.

"On crève de soif dans c'te piaule tout de même."


"Si tu parles de bibine je refais le plein ce soir, quand les Maids ne seront plus de service... Sinin, j'ai de l'eau. TA GUEULE A LA FIN CONNASSSE! ... Donc, c'est long, y'a pas mal de trucs étranges ici.... enfin ça dépend de ce que tu as vu..."


Implicitement, Ryogi demandait des renseignements à Hime. L'accord était à vis-versa, et Ryogi était la prudence même sur ses informations. Quant à l'histoire de ses petits vols, elle ne craignait pas qu'on la dénonce, car quelqu'un l'avait déjà fait l'année dernière... et elle s'était "arrangée".
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Sam 3 Mai - 22:28

"TA GUEULE, c'est MA chambre et j'y fais ce que je veux, pute à frange!"

C'était bien la première fois que Hime souriait parce qu'on la traitait de pute. Ce qui pouvait paraître déroutant car Hime adorait mais elle adorait sourire aussi. C'était bien sûr rarement un sourire gentil, mais plutôt moqueur, ironique, sournois. En fait c'était quand elle perdait réellement son sourire qu'il fallait s'inquiéter, mais dans ces cas là, cela voulait dire qu'elle touchait son arme et là, c'était vraiment pas le pied !

"On commence par le fait que personne ne semble s'inquiéter que ta coloc' ait disparue comme ça. Le personnel semble ne rien savoir, et 'tet pire, ne rien comprendre, ou pas vouloir, ils font toujours ça quand un truc étrange apparait. Comme l'autre paysanne me paraissait bizarre j'ai enquêté sur elle, je lui ai posé des questions. Et cette conne soutenait mordicus qu'elle était là pour un truc précis, que "l'air était bizarre". Genre, les grandes phrases... Bref. Elle savait un truc, et on la fait disparaitre pour ça. Je me demande si on peux pas trouver des trucs dans ses affaires."

Hime réfléchit à ce cas concret. Il est vrai qu'elle même n'avait même pas pensé à fouiller les affaires de So Ba Sing. Peut être car elle pensait implicitement qu'elle reviendrait, qu'elle repasserait la porte pour la faire chier. Elles avaient finies par trouver un "compromis", ne pas se parler. C'était parfait, un peu chiant, mais moins chiant que de gueuler tout le temps. Fallait des pauses parfois. Oui elle pourrait commencer par là. Pour le moment on ne lui avait pas repris les clés de sa chambre (dites moi si je me trompe), on l'avait juste foutu à la porte. Peut être qu'il s'attendait à ce que Hime rende les clés bien sagement.

"Si tu parles de bibine je refais le plein ce soir, quand les Maids ne seront plus de service... Sinin, j'ai de l'eau. TA GUEULE A LA FIN CONNASSSE! ... Donc, c'est long, y'a pas mal de trucs étranges ici.... enfin ça dépend de ce que tu as vu..."

Hime resourit de nouveau et elle fit non de la tête.

"Un peu trop facile. Pour le moment tu ne me dis rien que je ne connais pas. Si tu veux connaître ce que je sais, il faudra que tu craches aussi une partie de ton histoire.

DE TOUTE FACON DEMAIN JE DEMENAGE"


Ce qui n'était pas faux. Elle irait à l'administration pour changer de chambre sans coloc. Cela ne romprait pas l'engagement implicite qu'elle venait de perdre et Hime doutait de pouvoir changer de chambre, mais elle irait tout de même jusqu'au bout de ses idées. Elle avait l'impression de rentrer dans un cercle très fermé et que demain elle se réveillerait différente. Que demain elle se réveillerait comme une vivante en sursis. Au moindre faux pas c'était la mort assurée ...

"Je l'ai déjà vu parler toute seule, comme si elle s'adressait réellement à quelqu'un. Elle était souvent en méditation aussi, et elle avait de nombreux sachets avec elle, genre talisman. Elle sortait souvent la nuit et elle revenait au petit matin avec une gueule de déterré. Elle semblait fuir quelque chose ou quelqu'un. En tout cas depuis que la première fois où je l'ai vu elle ne m'a jamais paru tranquille."

Ce n'était que l'opinion d'Hime sur So Ba Sing, le peu qu'elle en avait vu. Il faut dire qu'en étant coloc, on voyait certaines choses. De là à réellement les comprendre ou les interpréter c'était différent. Elle fouilla dans sa poche de short en jean et elle posa entre elle une clé. La clé de la chambre 13.
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Dim 4 Mai - 14:32

"Un peu trop facile. Pour le moment tu ne me dis rien que je ne connais pas. Si tu veux connaître ce que je sais, il faudra que tu craches aussi une partie de ton histoire. DE TOUTE FACON DEMAIN JE DEMENAGE!"

Sans qu'elle sache trop pourquoi, Ryogi eut un petit rire de gorge peu amène, comme si elle se moquait d'elle-même et de ce qui lui était arrivée. Visiblement Hime s'y connaissait un minimum en affaires, ça allait être du donnant-donnant. La rédactrice du journal du lycée ne se sentait pas suffisamment en confiance avec la Yankee pour lui parler d'elle, aussi plissa t-elle les yeux en décidant de lui dire une partie en éludant le plus personnel. De toute façon, avec le temps qu'elle avait passé ici et sa tendance naturelle à fouiner, elle avait certainement vu plus de choses que n'importe quel autre élève lambda. Ca serait difficile à résumer. Et le temps leur était déjà compté.

"J'ai vu un tas de trucs. Mais on peut dire que y'a deux ans, un truc énorme m'a arraché le bras, alors que j'étais de sortie dans un jardin. Un espèce de monstre énorme et velu, avec des crocs longs comme des couteaux de cuisine. BAH BON VENT ALORS PETASSE! J l'ai vu, il voulais me bouffer... je sais pas pourquoi il m'a laissé. Surement un avertissement..."

Ryogi eut un moment les yeux perdus dans le vide, retournant dans le passé. Elle se souvint de la frayeur qu'elle avait eut, de cette créature noire et velue qui lui avait sauté dessus pour arracher son bras comme s'il n'avait été que celui d'une poupée en chiffon. Par réflexe, elle porta sa main à son moignon, ayant l'horrible impression d'avoir le poignet qui lui faisait mal... Mais elle n'avait plus de poignet. Saloperie d'impression du "membre fantôme".

"Je l'ai déjà vu parler toute seule, comme si elle s'adressait réellement à quelqu'un. Elle était souvent en méditation aussi, et elle avait de nombreux sachets avec elle, genre talisman. Elle sortait souvent la nuit et elle revenait au petit matin avec une gueule de déterré. Elle semblait fuir quelque chose ou quelqu'un. En tout cas depuis que la première fois où je l'ai vu elle ne m'a jamais paru tranquille."


"Moi elle m'a donné un de ses sachets là, en me disant que ça me protégerait des trucs qui se cachaient ici, au manoir. J'pense bien que cette paysanne était une sorte de sorcière qui voulait nous donner un coup de main... m'enfin à mon avis, elle est plus de ce monde."


Le regard de Ryogi, perçant, ne manqua pas le geste d'Hime vers sa poche. C'était autant à cause de sa curiosité aigüe que de sa paranoïa qui l'était tout autant. Elle ne faisait pas vraiment confiance à la Yankee. Quand elle la vit sortir la clefs de son ancienne chambre, Ryogi sourit, amusée, et eut un petit rire de gorge, de sa voix cassée et monocorde, parce qu'elle n'avait plus qu'une seule corde vocale de valide.

"Tu manques pas de ressources putasse. Ca nous évitera surement d'avoir à courir dans tout les sens pour voler cette clef. Crocheter la serrure aurait été stupide, on aurait vu notre passage. MAINTENANT TU RESTES A DISTANCE OU JE TE MORD."
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Dim 4 Mai - 19:03

"J'ai vu un tas de trucs. Mais on peut dire que y'a deux ans, un truc énorme m'a arraché le bras, alors que j'étais de sortie dans un jardin. Un espèce de monstre énorme et velu, avec des crocs longs comme des couteaux de cuisine. BAH BON VENT ALORS PETASSE! J l'ai vu, il voulais me bouffer... je sais pas pourquoi il m'a laissé. Surement un avertissement..."

Hime ne s'attendait pas du tout à ce genre de révélation ! Elle ne s'attendait déjà pas à ce que Ryogi lui parle de son bras, mais là c'était même pas énorme, c'était tout simplement effrayant ! cela se vit sur le visage d'Hime. Elle passa par différent stade, d'abord l'étonnement, la peur, et l'incrédulité. Le tout finit par se mélanger et à donner une moue sceptique. Mais on voyait bien dans ses yeux, qu'elle voulait plus ne pas y croire, pour ne pas croire cela réelle, plus que pour remettre en cause les paroles de Ryogi. depuis un an qu'elle était là, elle entendait des tas de choses, en avait vécu très peu mais il était indéniable que "EUX" existaient et qu'il y avait de drôle de chose dans ce manoir.

"Pourquoi t'as pas porté plainte ?"

Bah oui raisonnablement c'est la première question qui viens à l'esprit ... Enfin non, peut être parler de la chose aussi. Mais que ferait Ryogi ? Elle lui donnerait une description qui ferait encore plus peur à Hime ? Bof. Plus elle parlait et plus elle se disait qu'elle embarquait dans un truc beaucoup trop gros pour elle. Grande gueule certes, mais trouillarde aussi quelque part. On ne jouait pas avec la mort sans en avoir peur, ou alors c'est qu'on attendait plus rien de cette vie. Hime ne savait pas trop ce qu'elle faisait dans cette vie, ni où elle irait plus tard, mais elle y tenait un minimum tout de même à cette chienne de vie. Hime regarda la jeune fille porter la main à son bras fantôme et elle eut comme un haut de coeur. Pauvre fille, en quelque sorte. Car Hime n'éprouvait pas de pitié pour les gens, c'était les rabaisser à un niveau qu'elle n'aimerait pas qu'on lui fasse. Les insultes gratuites oui, la pitié non.

"Moi elle m'a donné un de ses sachets là, en me disant que ça me protégerait des trucs qui se cachaient ici, au manoir. J'pense bien que cette paysanne était une sorte de sorcière qui voulait nous donner un coup de main... m'enfin à mon avis, elle est plus de ce monde."

Une sorcière ? Une vaudou ? Comme dans les légendes chinoises avec les prêtresses qui lancent les talismans sur les esprits ? Hime se dit qu'effectivement ça collait bien au personnage. mais quand Ryogi déclara qu'elle devait être morte, Hime parut vraiment surprise. Ryogi allait droit au but et cela "affolait" un peu Hime. Bien sûr qu'elle avait trouvé cela étrange la disparition de sa coloc, bien sûr qu'elle avait finie par poser quelques questions, mais jamais elle n'avait osé penser à l'impensable ... Sa mort. Ce serait encore rendre plus crédible et plus réel le danger qu'elles allaient courir toutes les deux ...

"Tu manques pas de ressources putasse. Ca nous évitera sûrement d'avoir à courir dans tout les sens pour voler cette clef. Crocheter la serrure aurait été stupide, on aurait vu notre passage. MAINTENANT TU RESTES A DISTANCE OU JE TE MORD."

Hime était restée silencieuse et elle finit par reprendre la clé et se lever.

"Rendez vous à minuit devant la chambre 13, j'y serais sûrement déjà, alors entre directement. Minuit c'est l'heure du crime après tout."

Elle eut un petit rire, un petit rire forcé. Elle avait du mal à tout encaisser, comme si de rien n'était.

"JE RESTE PAS AVEC UNE PERSONNE AUSSI BARGE QUE TOI !!!"

Elle fit quelques pas vers la porte et elle regarda ses valises. Pour le moment, elles étaient tout aussi bien l) et Hime n'avait rien à cacher. Des fringues, des dessous absolument pas sexy, des livres sur la mécanique, des magazines sur les motos. Bref rien de bien passionnant. Elle déglutit un instant en regardant la porte et tournant le dos à Ryogi. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle allait dire, mais c'était donnant-donnant. Enfin bien sûr, avec certaines cachotteries en prime.

"Un vampire ... J'ai Vu Un Vam Pi Re."

Elle avait détaché les syllabes pour bien les faire pénétrer son esprit. Si jamais elle devenait réellement associé, ce qu'elle ne doutait pas, elle demanderait un jour à Ryogi, quand elles auraient un peu plus confiance l'une en l'autre, d'aller faire un tour au grenier en pleine journée. Mais depuis un an, Sakiko avait du effectivement mettre des semblants d'effets spéciaux. Si c'était le cas, est ce qu'Hime croirait encore à toutes ces histoires ? Peut être que ce n'était que le lieu finalement qui était propice aux histoires de gamines qu'elles étaient.

Elle soupira et elle avança pour tenir la clenche dans sa main.

"Si on reste ensemble, ils risquent de comprendre, laissons encore se poser des questions."

Elle ouvrit la porte en la balançant contre le mur et elle reprit un visage fermé et énervé.

"Putain de Merde de Chier De coloc ! T'es complètement débile ma pauvre ! Qu'on se recroise pas sinon je t'éclate ta tronche contre un miroir !!!"

Elle se retourna vivement vers Ryogi et elle lui fit un joli doigt d'honneur avec un mini clin d'oeil et elle partit vers les escaliers pour se rendre dans le salon. Il resterait 4 heures à tuer, ce serait long, très long ... Surtout qu'il y avait le couvre feu. Elle trouverait bien un truc. Peut être aurait elle du laisser la clé à Ryogi ? Mais non, elle voulait garder cet atout dans sa manche. Elle partit bien sur en laissant la porte ouverte et en beuglant et jurant pleins de jolis noms d'oiseaux à qui voulait bien l'entendre !
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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Lun 5 Mai - 2:06

Le téléphone portable de Ryogi vibra avec force dans sa poche.


Le son du vibreur résonna plusieurs secondes avant qu'elle ne réalise l'origine de la perturbation.
Sur l'écran était inscrit


"NOUVEAU MESSAGE DE :

Kougou Sama (T.E)


Alors Fugu-kun, toujours vivante?
Ne me dis pas que la princesse des gnomes t'as mise au tapis...


PS: J'ai ta commande de capotes parfum calamar que tu me réclamais avec tant d'insistance...
"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Mar 6 Mai - 17:50

"Pourquoi t'as pas porté plainte ?"

"Parce que j'ai pas tout de suite compris ce qui s'était passé. Et porté plainte contre quoi? Je me débrouille toute seule, comme une grande."


Ryogi resta un moment sombre, taciturne, le regard baissé vers le sol. Elle avait parfois cet air étrange et mauvais qui faisait dire à certains pensionnaires qu'elle était parfaitement capable de tuer, si on l'acculait trop, qu'en perdant son bras elle avait perdu une partie de sa raison. C'était vrai... c'était faux...c'était... relatif. Elle hocha simplement la tête silencieusement pour répondre au rendez-vous de Hime, n'ayant pas envie de parler. Ainsi, à minuit, peut-être trouverait-elle quelque chose. Alea Jacta es. Elle releva cependant la tête en entendant Hime se défendre encore une fois, la traitant de barge. Oui, elle était peut-être barge, bel et bien. Totalement barge, mais au moins était-elle en vie encore. C'était déjà pas mal. Ryogi était si sonnée par l'alcool qu'elle ne réagit pas physiquement lorsque Hime lui déclara en syllabes bien détachée qu'elle avait vu un vampire. La fouille-merde avait fini par croire à toutes ces connerie de grand-mères pour faire peurs aux moutards. Après tout, que pouvait être d'autre qu'un monstre la chose qui lui avait arraché le bras? Si on crois aux monstres, on croit au vampire.

"Si on reste ensemble, ils risquent de comprendre, laissons encore se poser des questions."

"Yep. T'inquiète pas je suis putasse, mais je refuse pas un rendez-vous galant. Je serais là à minuit, et promis, t'auras surement un vrai orgasme."


Encore une fois Ryogi provoquait Hime sur la question de la divergence de leurs orientations sexuelle. L'une était une pure hétérosexuelle follement passionnée du genre masculin, l'autre était une lesbienne farouche qui haïssait les hommes. Enfin à vrai dire, Ryogi haïssait le genre humain et de sa colère contre les hommes, héritée de sa petite enfance, ne découlait pas son homosexualité. Mais cette divergence intéressante ne manquerait pas de causer des tensions.

"Putain de Merde de Chier De coloc ! T'es complètement débile ma pauvre ! Qu'on se recroise pas sinon je t'éclate ta tronche contre un miroir !!!"

"C'est ça, dégage!!! Je prierais pour que tu crèves d'une attaque cérébrale en essayant de lire un magazine dans le salon, pauvre salope!"


Ryogi sourit en regardant Hime partir. Il y avait beaucoup de vrai dans leurs "fausses injures". Hime et Ryogi allaient se haïr à coup sûr, et pourtant elles avaient décider de s'allier. "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis", comme on dit si bien... Elle l'écouta beugler tout un chapelet d'injures sans ciller, avant de se lever lentement, comme prise par la fatigue, ou peut-être bien la dépression. La jeune fille resta longuement debout sans rien faire, fixant dans le vague un point indistinct, sans dire mot. Elle fini par se torcher son nez ensanglanté avec son T-Shirt, comme une bonne grosse crado, avant de s'assoir sur son lit. Le CD sauta plusieurs fois à cause de rayures, et on passa à une autre chanson. Ryogi répéta quelques paroles du refrain, comme inconsciemment :

"Send me an angel, send me an angel, right now..."


A ce moment là, qui de Dieu ou du Diable fit vibrer son portable dans sa poche? Elle laissa vibrer un moment, car ce n'était que ne bruit d'un SMS. Cinq bonnes minutes passèrent avant que Ryogi ne consulte le message. "Kougou-sama", celle qu'elle appelait "l'Impératrice de Ryuuketsu" ironiquement, Tsuujiru Esteban, sa rivale, sa pire ennemie, celle qui lui donnait envie de vomir. Et paradoxalement celle dont elle aimait le plus l'irritante présence. La "princesse des gnomes" hein? Elle s'en souviendrait. Esteban avait l'art de savoir la provoquer à distance, ce qui énervait considérablement Ryogi, et ce malgré son extrême fatigue. La jeune fille se redressa du lit, jetant rageusement le téléphone sur ce dernier, avant de se débarrasser de son haut ensanglanté. Elle passa un autre T-Shirt au dessus de son sous pull rayé, un noir un peu plus large, qui paradoxalement la faisait paraitre encore plus petite et maigre, imprimé : "Beware the Bitch".

Esteban ne pourrait pas se cacher aussi facilement. Il lui restait 4 heures à tuer, et elle avait décider de retrouver l'insolente petite plaie pour lui faire sa fête. Car ce soir Ryogi en avait marre, ou plutôt avait envie de se confronter encore à Esteban, car elle aimait tellement cela. Plus plus d'amour que de haine, incapable de se rendre compte de ses sentiment, Ryogi ne calculait même pas qu'en détestant sa rivale à ce point, elle ne faisait que l'aimer d'amour à sa manière, et ses dépends.


"Pov' pute Esteban."


Elle allait lui en faire baver encore une fois. Ryogi vérifia son dispositif près de la porte, parce qu'elle était parano. Elle avait élaboré un truc infaillible pour vérfier qui entrait et sortait de chez elle... La jeune fille sortit dans le couloir, fermant la porte à clef, avant de se diriger vers le salon, portable en main.

> Corridor premier étage.
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Mar 10 Juin - 3:45

>Couloir.

Là elle serait bien, là elle serait à l'abri. Ryogi s'engouffra dans sa chambre comme une tornade, claquant la porte avant de la fermer à double tour. S'enfermer sur sa colère et sa tristesse, encore une fois. Sa gorge était sèche, son unique main tremblait, ses doigts la picotaient, ses yeux la brûlaient. Elle renifla un bon coup pour ravaler la goutte de morve qui coulait de sa narine, et essuya ses yeux chiasseux du revers de sa manche, un peu comme le ferait un gamin. Ce qu'elle haïssait ce monde qui portait en son sein tout ces enfoirés. C'était Sumeragi Ryogi contre le monde entier. La petite teigne resta debout, immobile dans sa grande chambre vide, le regard chamarré d'humidité baissé sur le sol. Elle était et serait à jamais seule, et ne devrait compter sur personne. Ici, personne ne viendrait la voir, la faire chier. Personne ne viendrait la défendre. Personne ne viendrait la sauver. Comme cette nuit où elle avait longuement pleuré, seule dans le noir, couchée dans son sang.

Ce soir-là, elle aurait voulu mourir de l'hémorragie. Oui, mourir, que cette longue souffrance qu'on appelait la vie se termine enfin. Mourir seule le nez dans la boue, c'était toujours plus tolérable que ce qu'elle ressentait présentement et qu'elle ne comprenait pas, cette intolérable douleur qui comprimait sa poitrine rachitique et l'empêchait de respirer, lui donnant le hoquet. L'adolescente se dirigea en rampant sous le lit, étendant son bras pour saisir le goulot d'une bouteille bien cachée. La bouteille était large et lourde, avec un goulot court. Elle le tira de sous sa cachette, grimpant sur le lit d'une manière étrangement enfantine. "Stroh". C'était le nom de son ange gardien. "Stroh 80", son amie de ce soir, qu'elle allait sucer jusqu'au fond du cul de verre. Elle la serrait très fort dans ses bras et lui ferait oublier ce qu'elle venait de faire, la consolerait mieux qu'une mère ou qu'une amante, mieux que Shizuru ou qu'Esteban. Ce spiritueux autrichien populaire à 80% serait ce soir son amie, sa confidente. Stroh 80, mieux que la Vodka, moins bien que l'absinthe. Celle qui l'aimerait sans la juger. La brune se posa à moitié assise-couchée sur son grand lit deux place, la tête calée avec la moitié du dos contre les gros coussins rabattus sur la tête du lit, laissant l'adolescente maigrichonne affalée dessus comme l'épave humaine qu'elle allait bientôt être. Ryogi voulait se torcher à en vomir. Vomir tout ce qui lui faisait mal, extirper de son corps Esteban et ses manières de pauvre idiote dont elle n'avait rien à carrer.

Après avoir retirer le bouchon comme elle put, le dévissant avec peine en coinçant le corps de la bouteille entre ses cuisse, Ryogi ferma les yeux et s'envoya une grosse gorgée du Rhum autrichien dans la gorge, avalant bruyamment. Le feu qui apaiserait son âme ne tarda pas à emplir sa bouche, son œsophage puis son ventre, lui occasionnant de terribles brûlures d'estomac. Une seconde gorgée suivit rapidement, pour être vraiment ivre. Ce n'était pas sa petit dose journalière d'alcool qu'elle voulait, mais une biture qui la rendrait amnésique de ce qui venait de se passer. A la troisième gorgée, toujours pas de petite fée éthanol, salope va. Ca sera bon à la quatrième surement. Même pas. Ryogi, à force de boire, était bien plus résistante à l'alcool, de jour en jour, et il lui en fallait beaucoup pour sombrer dans l'ivresse. Qu'à cela ne tienne, elle but encore deux gorgées d'un coup, avant de se mettre à rire bêtement.


"Mais putain, je veux être bourrée..."


Ryogi ricana encore un peu, puis se tut violemment, regardant ses pieds nus, sa petitesse comparé au grand lit qui ne lui avait jamais convenu. C'était comme dans un rêve, avec la vitesse en plus. Sa tête lui faisait mal, tout comme sa gorge, qui se serrait étrangement, lui laissant une sensation similaire dans sa poitrine rachitique. Les choses se ralentissaient sensiblement, et pourtant, le mal était toujours là. Ryogi était totalement silencieuse, perdue dans ses réflexions.

"Tu m'manques Shizuru... j'te dis viens m'chercher. Viens m'chercher... Salope."


Le cœur au bord des lèvres, et aux bords des larmes, la brune rebut une gorgée de Stroh. Ca avait vraiment uns ale goût de merde mais ça bourrait mieux que tout. Nan, elle allait pas chialer, nan. Encore une gorgée et elle serait plus forte. De toute façon personne ne viendrait la chercher.


"C'soir, bande de C... nhm... c'est l'chant du cygne, j'crois. P'tain j'ai mal au ventre... faut que j'chie... 'flemme.... nhmm nhmm."

La vie de Ryogi était un cauchemar duquel on ne se réveille jamais. Elle espéra cependant sans même s'en rendre compte que Ryômen et Esteban viendraient la tirer de sa misère humaine. Mais c'était impossible. Cette idée la fit rire aux éclats, car il n'y avait rien de plus drôle.
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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Jeu 12 Juin - 1:55

[HRP]Ryogi, au début je voulais entrer directement dans la chambre et inter-réagir avec toi, mais je trouve ça plus réaliste et probable de lutter un peu avec la porte et d'attendre le prochain tour pour m'occuper de ton cas >___<[/HRP]

Esteban et Ryômen avaient grimpé jusqu'au premier étage en escaladant les marches quatre à quatre, sans courir, parce qu'à courir on ne fait qu'attirer l'attention, et les hurlements de Ryogi étaient déjà bien suffisants, mais c'est avec une précipitation non dissimulée qu'ils avaient parcouru le couloir, croisant au gré d'un angle un petit attroupement de nouvelles venues et Kurayami Kubo que la jeune fille connaissait bien.
Arrivés devant la chambre au bout du couloir, siglée d'un fatal double zéro, Esteban ne s'arrêta même pas, lâchant simplement la main chaude et trop grande de l'adolescent, et leva le bras pour appuyer du plat de la main sur le bois épais de la porte, tout en se dirigeant vers la chambre voisine:la chambre 01, sa chambre.
Elle avait effectué cette légère pression sur la porte de sa voisine comme un tic, une habitude, une geste quotidien, répété avec une habitude essentielle au bon déroulement de sa journée.
Il était clair qu'Esteban avait déjà eu à s'introduire dans la chambre de Ryogi contre son gré, et par conséquent à vérifier inutilement si le loquet était verrouillé.
La battante retint un soupir en pénétrant dans son propre domicile après avoir introduit sa clé, songeant à l'attitude de Sumeragi..qu'avait elle donc dans la tête cette sale gosse pour s'enfuir comme ça juste après avoir clamé qu'elle avait le pouvoir de "sauver leurs vies"?Esteban ressentait parfois sans même le réaliser ou se l'avouer, le sentiment d'être la mère de Ryogi, obligée de la calmer par tous les moyens quand celle ci débordait trop.Ce sentiment exaspéré et bouillonnant de déception face au comportement de celle dont elle pensait avoir la charge.
Bien évidemment, la hackeuse tenait à ce que Ryogi aie la vie la plus dure et la plus cruelle qui soit, car elle cultivait pour elle une haine incommensurable et tenait à ce que son ennemie soit à la hauteur de la compétition qui les opposait.Néanmoins elle savait pertinemment que sans Ryogi, elle était affaiblie, et beaucoup plus exposée à une mort ou tout du moins des accidents potentiels.C'était mathématique.Un moins et un autre moins donnaient un plus, l'une contre l'autre elles maintenaient le mal et les menaces à l'écart de leurs bastions respectifs, mais une fois séparées, les talents de l'autre absents, les fissures apparaissaient bien vite sur les murs de leurs tours d'argent.

Tout en pointant vers Ryômen un index menaçant lui ordonnant de se tenir hors de sa chambre, elle fouilla dans un de ses tiroirs, et en tira une clef en cuivre dont l'origine était plus que douteuse, puis ressortit de la pièce après avoir glissé un petit objet pointu dans la poche arrière de son pantalon, fermant consciensieusement la serrure derrière elle.
Elle leva l'objet cuivré et brillant devant elle pour que le jeune homme le détaille un instant.

"Cette clef est à moi, et bien qu'après ce que tu vas voir tu aies l'envie ne serait ce que de la convoiter, retiens toi d'envisager t'en emparer
...
Parce que celui qui me l'a offerte risquerait de vouloir te casser les genoux si tu le fais"

Son visage n'affichait pas une expression particulièrement menaçante, mais assez sérieuse et grave pour passer le message et la mise en garde.
Esteban se retourna et enfonça le précieux passe dans la serrure de la porte de Ryogi sans même s'annoncer "A quoi bon s'annoncer de toute manière?" et tourna deux fois vers la gauche.Un affreux grincement accompagna son mouvement, et le couple entendit la serrure lutter contre la clef de contrebande dans un bruit mécanique peu discret.
"Heureusement qu'elle était en rogne cette conne, parce qu'elle n'a même pa s pris le temps de verouiller correctement sa porte!"Songea-t-elle.
Un bref instant, la mathématicienne envisagea de donner un coup de pied dans le mur de chêne qui la séparait de son hypothétique salut à Ryuuketsu ainsi que des réponses que pouvait avoir Ryogi, puis elle se ravisa et tourna la tête vers Ryômen.

"Pourrais tu donner un coup de main à ma clef magique s'il te plait?J'aurais besoin que ton épaule aille rencontrer la porte.."


En attendant que le garçon s'exécute, elle songea à ce qu'elle était en train de faire avec dépit.Tout en rangeant la clef et en se mordant la lèvre inférieure, son esprit ne cessait de lui répéter

"Tu fais une énorme erreur, ne fais pas ça, pourquoi aller la chercher?Il suffit d'attendre qu'elle dessoule et tout rentrera dans l'ordre!Tu fais une connerie Esteban!"

En réalité, ce n'était qu'une moitié de connerie et elle en avait pleinement conscience.Ce qui lui faisait mal, c'était de sacrifier un fou pour sauver une tour adverse..on avait jamais vu ça en échec!Pourtant c'était le meilleur moyen de parvenir à ses fins.Si Ryogi avait réellement des informations urgentes à transmettre,(qui lui permettraient de lui sauver la vie-parce qu'on ne plaisantait pas avec la vie d'Esteban, jamais!-) ainsi qu'un moyen de confondre les "illusions fantasmagoriques" que le Directeur Murazaki parvenait à distiller dans le manoir, il était hors de question de prendre le risque de la perdre à cause d'une crise d'ego de sa part.L'enjeu avait certainement une valeur suffisante pour mettre au placard un moment sa prétention qui l'aurait poussée à rester campée sur sa position,bien au chaud dans le grand salon.

Et puis ça lui ferait mal de la voir claquer pour une simple crise de colère quand même..trop pitoyable, trop décevant...
Il y avait vraiment trop de bonnes raisons qui la poussaient à ouvrir cette fichue porte, mais aucune n'impliquait l'amitié.Tout du moins l'esprit calculateur de la lycéenne ne le ressentait pas comme celà.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Ven 13 Juin - 23:19

Partagé entre plusieurs sentiments, certains habituels (pour ne pas dire quotidiens) et d’autres assez méconnus, Ryômen avait suivi, ou plutôt avait presque été traîné par Esteban dans les fastes escaliers de l’élégant manoir, observant avec plus de suspicion encore ces glauqueries boisées et rebrodées qui donnaient à Ryuuketsu l’aspect d’une villa à Marrakech… depuis quand des adolescents passaient leur temps à dormir derrière des rideaux de soie, à bouffer dans de la vaisselles en argent massif, et de se vautrer dans des fauteuils damassés ? Bizarre… mais secondaire comme détail, car le plus urgent en cet instant était d’aller chercher la petite furie de Ryogi avant qu’elle ne fasse une belle connerie… Il était arrivé depuis une petite heure dans ce pensionnat et il avait déjà sur les bras une partie de la responsabilité de la détresse du zombie des lieux; cette fois-ci, il avait fait fort. Bon, peut-être y avait-il été sans prendre de pincettes, mais il soupçonnait fortement que la tendance maniaco-dépressive et paranoïaque de Ryogi y soit pour quelque chose! Lui, n’avait fait que suivre ce que lui disait son cœur… et peut-être ses hormones aussi…
Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Ryô s’était retrouvé à marcher d’un pas cadencé dans l’aile des lycéenne, lesquelles étaient d’ailleurs bien présentes… en passant, il adressa un sourire de tombeur à ces demoiselles, remarquant une fille androgyne maigrichonne, très pâle, avec d’étonnants cheveux bleus et un visage époustouflant. Il n’eut pas le temps de s’attarder dessus (de un, il été entraîné par Esteban, de deux il n’aurait pas mieux valu puisqu’on risquait de le virer si on le trouvait là et de 3…c’était dur à se l’avouer mais il s’inquiétait vraiment pour la brunette…) et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, se retrouva devant deux portes côtes à côtes: 00 et 01.
Tsuujiru s’était à peine arrêtée devant la première, se contentant de pousser le battant du plat de la main même si celui-ci ne bougea pas, puis avait introduit sa clé dans la serrure de la deuxième.


"Oh, c’est ta chambre ? Elle est…" il recula un peu devant l’index menaçant, se contentant de rester sur le seuil en observant avec des regards curieux la salle dans laquelle se mouvait avec grâce la belle adolescente. "Elle est exactement conforme à l’idée que je m’en faisait…"

C’était vrai; propre, bien rangée, bien éclairée et dans des teintes claires et légères, dotées d’une délicate couleur cyan cendré à peine esquissée… et un peu impersonnel d’ailleurs, mais il s’imaginait sans peine le pourquoi de la chose; Esteban ne devait pas être le genre de fille à laisser traîner des choses compromettantes sur son lit où son bureau, même si en théorie personne n’avait le droit de pénétrer dans son espace vital et privé!
C’est pourquoi Ryômen resta prudemment sur le seuil en attendant que sa sempai aie terminé son œuvre, car il ne savait pas trop ce qu’elle cherchait ainsi dans les tiroirs… Quand elle en ressortit, il fixa la petite clé en cuivre avec curiosité et eut un soupir en entendant les paroles de la magnifique jeune femme.

"Je vais finir par croire que tu te moques de moi" fit-il en riant presque "je ne suis pas un voleur."

Arf, ce n’était que la demi vérité (oui, en fait il ne connaissait pas vraiment ses limites et il était peut-être prêt à s’introduire discrètement dans une chambre de fille pour un bien qui en valait la chandelle, qui sait) mais autant ne dévoiler ni ses faces cachées ni ses faiblesses, ça faisait tâche dans le CV.
Esteban d’ailleurs semblait au moins autant en rogne que Ryogi, mais elle savait se contrôler et ne le montrait pas… cependant il y avait des signes d’énervement visibles qu’on ne pouvait ignorer. Ryômen se rendit compte pleinement en cet instant que leur relation comportait encore de multiples facettes dont il ignorait tout et dont même les principales concernées ne semblaient pas prendre en considération l’existence. Aller chercher jusque dans sa chambre, ou plus, jusqu’au fond du gouffre de sa détresse la fille qu’on déteste… c’était mignon, ça…


"Elle en a de la chance, la Ryogi…"
souffla t-il dans un murmure presque imperceptible.

En inclinant brièvement la tête pour exprimer son affirmation face à la requête de la belle Tsuujiru, Ryômen se recula pour prendre un peu d’élan, mit son épaule en avant et chargea de toute ses forces dans la porte qui lui opposait un impassible visage havane et lisse.
Le choc eut l’effet escompté, le battant sauta de la serrure dans un bruit énorme, pivota sur tout son angle et alla frapper avec violence le mur de la chambre. Le jeune homme pénétra dans la salle emporté par son élan et s’arrêta presque aussitôt, car il venait de pénétrer dans le sanctuaire de Sumeragi…
Quand il avait commencé à entrevoir la vraie personnalité de la furie, jamais il n’aurait cru avoir cette chance.
Contrairement à Esteban, il ne s’attendait pas du tout à ce genre de pièce. Non, en fait il s’attendait plutôt à un léger foutoir, à des murs tapissés de posters de groupes de rock et autres décorations du même acabit… au lieu de ça il découvrait une pièce spacieuse, avec un somptueux lit aux couleurs neutres et un lustre en cristal…. Bref, un style qui piquait les yeux quand on songeait à l’épave qu’était Ryogi et à comment elle se comportait…
Celle-ci reposait d’ailleurs sur le lit à côté d’une bouteille de Stroh, et il ne lui avait fallu que quelques minutes pour qu’elle soit déjà à moitié en train de se marrer pour un rien avec les yeux qui se barraient en free style… foutez moi la paix… cassez vous de cette piaule… allez baiser plus loin… qu’allait-elle sortir cette fois ? Ou alors elle allait lui coller un pain pour avoir pénétré dans son espace intime…
Ryômen se trouva con, planté là après avoir défoncé la porte, il se redressa et commença d’un air gêné en se grattant l’arrière de la tête:


"Euh Ryogi-sempai… écoute, je suis désolé… On l’est…"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Dim 22 Juin - 19:46

Alors que Ryogi goûtait à une paix relative dans l'ivresse, elle entendit le craquement venant de sa porte, ce qui lui fit ouvrir un œil rond et circonspect. La seconde qui suivit, les gonds claquèrent sèchement, et voilà que la porte s'ouvrit en grand, claquant contre le mur, ce qui lui fit pousser un cri de surprise, bondissant sur le lit en lâchant sa bouteille qui roula par terre alors qu'elle se mit debout sur celui-ci, se prenant les pied dans le drap pour se retrouver couchée sur le ventre avec une rare élégance. Entra Ryômen, comme elle l'avait prévu suivit de... suivi par quelqu'un? Suivi par... Esteban! Mais... elle devait vraiment avoir trop bu. Vraiment trop bu ce soir, voilà que ça lui donnait des hallucinations.

"La Stroh ça défonce trop... j'ai des hallucinations."

Et Ryômen qui était planté là comme le grand con gauche qu'il était, avec son phrasé minable et son allure stupide. Ryogi soupira bruyamment avant de rouler sur le lit, et s'enrouler dans son drap pour tenter de se protéger de leur venue qu'elle voyait comme une invasion. Elle se tourna côté tête du lit, comme un petit asticot arrogant, ayant juste la tête qui sortait du rouleau de printemps qu'elle avait fait avec le drap.


"Euh Ryogi-sempai… écoute, je suis désolé… On l’est…"

"J'm'en fous, tirez-vous. Osef les 'scuses."


Ryogi ronchonnait, la voix un peu hésitante, montrant qu'elle était ivre. Elle s'était vraiment bourré la gueule en quelques minutes, car il ne lui avait même pas fallu le temps qu'Esteban et Ryômen ne montent pour qu'elle soit déjà totalement murgée, et bien. Cela dit, la présence d'Esteban l'énerva plus que tout. Jamais elle ne serait montée la voir normalement, jamais! C'était quoi cet truc pas dans ses habitude? Un piège, très certainement un vil piège! Ryogi ne se laisserait pas prendre.... Esteban se servait de Ryômen pour entrer dans sa chambre!


"Qu'est ce qu'tu viens fouttre ici Kougou-sama? Qu'Ryômen essaye d'me garder à la bonne j'veux bien, ou même monte pour espérer m'troncher... Mais toua, j'vois pas ce que tu fous ici... à moins qu't'essayes encore d'me faire une crasse... vouais une crasse, c'ça. Une crasse... Une crasse là... une belle."


Ryogi fulminait, emballée dans son drap comme maigre bouclier. Ca ne pouvait être que cela pour elle, qu'Esteban soit là pour lui faire un sale coup. Elle poussa un grognement animal avant d'invectiver les deux jeunes gens:

"M'nant, cassez-vous!"
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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Lun 23 Juin - 23:46

"je ne suis pas un voleur."

Esteban eut l'ironie discrète et garda son sourire sceptique pour elle.Les hommes,autant que les femmes, étaient tous des voleurs, elle était bien placée pour le savoir, tout acte était un vol selon le référentiel qu'on choisissait,mais les gens préféraient se donner l'étiquette du bien et se donner des raisons qui bien souvent n'étaient que des prétextes,lorsqu'il s'agissait de franchir la ligne qui démarquait la limite de la propriété d'un autre.

Lorsque Ryômen enfonça l'épaisse porte de la chambre de Ryogi,la jeune fille passa aussitôt devant l'adolescent, déployant son bras gauche devant le torse du jeune homme comme pour délimiter une barrière ou former un bouclier devant lui, quoi qu'il en soit, cela signifiait clairement qu'il n'avait pas intérêt à aller plus loin ou oser ne serait ce que de lever le petit doigt si Esteban ne l'avait pas convié à le faire.
Elle lança un regard dégouté en direction de la petite rédactrice en chef qui se redressa tant bien que mal sur son lit avant de s'effondrer à nouveau sur son matelas, dans un bruit sourd, comme un sac de sable mou et sans vie.Puis laissa son regard glisser furtivement vers la tableau sombre et pourtant romantique qui représentait les deux enfants qui "hantaient" le château. L'une, légèrement en retrait de l'autre, chacune semblant plongées dans une réflexion profonde et mélancolique, leurs prunelles ne quittant jamais vos yeux, ou que vous soyez placé dans la pièce.
Les narines de la hackeuse se dilatèrent légèrement dans une expiration méprisante et silencieuse.Elle soufflait pour exprimer son dédain envers ces personnes, qui un jour avaient vécu, et qui inspiraient désormais des petites malines pour faire des blagues du plus mauvais goût aux pensionnaires.Comment pouvait on seulement avoir peur d’elles, en tant que fantômes ?!Un ectoplasme était la chose la plus ridicule et aberrante qu’elle aie put considérer dans toute sa vie, mais malgré tout, son ennemie partenaire Ryogi y croyait dur comme fer.Peut être était ce là leur principale cause de conflit, leurs visions du problème différaient grandement même si elles se rejoignaient sur le fond : on leur voulait du mal, et on cherchait à les faire taire…

Esteban ignora royalement le comportement et les exclamation avinées de la naine brune, et se concentra sur la petite commode située sous la bibliothèque : chaque élève l’avait dans sa chambre cette commode, un petit meuble semblable à un mini-bar, où l’on pouvait trouver de quoi agrémenter les plateaux repas que les privilégiés se faisaient servir dans leur dortoir.Sucre, thé, poivre, sel,chocolat, et dans le cas de Ryogi , alcool, cigarettes, sachets emballant des produits suspects cachés dans des boites de pilules..
La jeune femme se saisit de la salière et d’un grand verre aux bords épais, ainsi qu’une petite bouteille d’eau tiède qui avait du résider là durant plus d’un an.
Ryômen n’eut pas le temps, ou bien juste l’intelligence, de ne pas terminer une phrase qui impliquait Esteban, et la rédactrice le coupa net, sans véritable force, plus comme un chien vieux et affaibli, las de voir tourner autour de lui des chiots prétendant à son titre.Comment osait elle se murger comme ça alors qu’elle criait à tort et à travers que quelqu’un ou quelque chose était sur le point de les tuer toues les deux ?!

Esteban remplit le verre d’eau à moitié en crachant sa colère dans un grognement retenu, puis versa la totalité de la salière dans le contenant.Le liquide fut vite saturé de chlorure de sodium, au point de former un véritable monticule de poudre blanche au fond du verre à whisky.Sans un mot, sans même prévenir, la battante se dirigée à grandes enjambées décidées vers le lit et le tas informe de draps qui définissait les contours de la silhouette de l’adolescente ivre morte.
"Qu'est ce qu'tu viens fouttre ici Kougou-sama? Qu'Ryômen essaye d'me garder à la bonne j'veux bien, ou même monte pour espérer m'troncher... Mais toua, j'vois pas ce que tu fous ici... à moins qu't'essayes encore d'me faire une crasse... vouais une crasse, c'ça. Une crasse... Une crasse là... une belle."

La mathématicienne leva la main droite vers le menton de Ryogi qu’elle empoigna fermement, avec grâce mais sans aucune délicatesse,entraînant le visage de l’handicapée vers le sien et la forçant à s’asseoir dans son lit.

« Ryômen,tu vas devoir être très réactif, dès que je lâche le verre tu la tires hors du lit d’accord ? »

Son visage ne bougea pas d’un cil, mais ses yeux s’ancrèrent un court instant dans le regard de l’abinos.Des yeux perturbants, sérieux, brutaux presque, mais aussi inquiets.Inquiets pour qui ?Pour elle évidemment !Mais ce n’était pas ce qu’on aurait pu croire en cet instant.

C’est alors que la glaciale manipulatrice rapprocha brutalement le verre des lèvres de Ryogi, lui imposant de boire le contenu avec une force plus que surprenante pour son gabarit.Ryogi n’avait aucune chance d’échapper à la sentence d’Esteban , en effet, Esteban n’avait pas seulement de la force, elle avait également une intelligence démoniaque, et n’hésitait pas à pincer violemment les narines de la brune de ses doigts libres afin de la forcer à ouvrir sa petite bouche de vipère dont émanait des vapeurs d’alcool immonde.Manquant de s’étouffer, et au prix de de nombreux cris et débordements de gorgées, Ryogi avala tant bien que mal le répugnant breuvage que lui avait concocté son amante de l’enfer.Un sourire sans bonheur se dessina sur les lèvres fines et douces de la métis tandis qu’elle lâcha le verre et empoigna la nuque trop maigre de la rédactrice pour la tirer hors du lit, à l’aide de Ryômen.

C’est sans grande surprise ni attente que le résultat se manifesta : Ryogi commença à tressaillir sous le coup de la douleur, les relents d’alcool remontant dangereusement le long de sa gorge pour enfin ressortir.Elle vomit immédiatement, sans retenue, la tête plongée dans la corbeille que Esteban avait indiquée à Ryômen un peu plus tôt.

« Je ne comptes pas te laisser claquer sans bouger le petit doigt, immonde petit déchet de la nature. »


C’était incisif, méprisant et cruel, c’était du Esteban pur et extrême comme seule Ryogi pouvait connaitre.
Esteban calculait plus vite que d’ordinaire en cet instant, et ses pensées se révélaient par conséquent insondables.Que voulait elle vraiment en « sauvant » son ennemie d’un coma éthylique probablement mortel ?Elle seule le savait…peut être…

« Maintenant que tu as recraché jusqu’à ta bile, on va pouvoir ésperer échanger des phrases construites et sobres, sale cruche à vin sans courage. »

Esteban voyait et savait qu’une fois sobre et remise sur pied, Ryogi allait l’agresser jusqu’à lui faire jaillir le cœur de la poitrine, lui cracher sa haine et son malheur au visage sans retenue.Mais ce n’était pas le moment de la laisser s’épancher sur ses gamineries sans intérêt .
Sur ce, elle tira sèchement sur le poignet droit de Ryogi, la redressant sur ses fesses,renversa le reste de la bouteille d’eau sur sa chevelure pour la rincer de son propre vomi, et arma son bras droit derrière son épaule.
La gifle claqua sèchement et résonna longtemps jusque dans les pampilles du lustre suspendu au dessus d’eux.

« Tu me déçois à m’en faire presque pitié.Toi la madone du pensionnat, tu fuis devant un problème, tu t’épanches devant un élève lambda et tu fuis devant MOI. »

Elle recula d’un pas.

« Tu m’as mise au défi de venir te chercher, voilà chose faite.Alors tant que tu as encore tes jambes,ose au moins te lever, même si mon estime minimale envers toi est dorénavant réduite au néant initial.Leve toi et marche.
J’ai pitié de toi, vous me déçevez Sumeragi Ryogi. »


La pire insulte venant de Esteban envers elle.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Mar 24 Juin - 18:55

La réaction ne s’était pas faite attendre, juste après son entrée pour le moins fracassante, Ryomen vit la petite brune se dresser à moitié sur son lit et retomber sur les draps aussi sec, biglant comme si se concentrer sur un point fixe ou réaliser les événements était trop dur. Pas étonnant avec la belle bouteille d’alcool qu’elle venait de laisser tomber et qui trônait maintenant sur le sol comme la promesse d’un avenir heureux, l’œil noir de son goulot tourné vers lui comme pour lui dire de foutre le camp avant de commettre l’irréparable. Sumeragi avait eu la réaction qu’il avait imaginé, et après avoir cru que les deux silhouettes qui venaient de faire irruption dans sa piaule étaient tout simplement des hallucinations, elle se roula dans son drap et leur tourna le dos, exposant la surface lisse et immaculée contrastant avec le noir foisonnant de ses cheveux. Une putain d’épave, en vérité. Même si il aimait découvrir de plus en plus des faces de Ryogi, celle-ci l’attristait. Belle combinaison de talents en fait: Manchotte, philosophe, teigne, paranoïaque et alcoolo à ses heures! Ryômen avait rarement vu une personne aussi aigrie et il avait rarement eu autant envie de l’aider de n’importe quelle manière. Dans le Salon, il avait deviné sans mal qu'elle aimait bien boire, mais pas à ce point là.

"J'm'en fous, tirez-vous. Osef les 'scuses."

"Attends, écoute au moins ce qu’on a à te…"
il fut coupé par le bras d’Esteban qui s’abattit aussitôt devant son torse comme une barrière défensive destinée à protéger Ryogi de son intrusion.

Bah, elle était gonflée tout de même, c’était elle qui lui avait demandé de défoncer la porte après tout… Il ne dit rien cependant et attendit que la belle jeune femme fut entrée plus avant dans la pièce pour faire quelques pas à son tour, observant les murs, le plafond, tous les détails qui pouvaient le renseigner sur la furie propriétaire des lieux. Malgré l’aspect imposant et glauque du tableau, qui représentait les deux jumelles, ses yeux passèrent dessus presque sans s’arrêter et Ryô reporta son attention sur Esteban qui fouillait déjà dans les meubles, y dénichant de l’eau, un verre et du sel.
Il comprit ce qu’elle allait faire au moment même où elle lui demandait de bien tenir la petite brunette et faillit protester; mais d’une part l’impératrice n’allait sûrement pas lui laisser le loisir de discuter ses ordres, de l’autre c’était nécessaire.

"Ok, j’arrive"

Poussant une sorte de soupir résigné, il prêta main forte à Tsuujiru tout en observant du coin de l’œil son regard ourlé de sentiments mêlés de manière inextricable. Il ne savait trop mettre un nom sur tous mais devinait que ça n’avait rien à voir avec l’espèce de fureur haineuse de tout à l’heure. Logique, sinon elle ne se serait jamais donnée la peine d’aller la chercher. Le jeune homme alla prendre sans attendre la corbeille que lui avait désigné Esteban et la plaça soigneusement devant Ryogi puis se redressa, dardant sur la belle hackeuse un regard qui était bien différent de tous ceux qu’il avait pu avoir jusqu’à maintenant. Aucune flatterie, aucune envie, rien qu’un regard inquisiteur. Allons bon… quelques heures à peine qu’il était arrivé à Ryuuketsu… et déjà il avait forcé la porte de la chambre d’une fille, peut-être aurait-il d’ailleurs des ennuis avec l’administration, ce qui l’importait assez peu… déjà il avait rencontré les deux personnages les plus mafieuses du lycée… et déjà il se retrouvait au beau milieu d’un triangle amoureux complexe et agaçant, ignoblement, odieusement borné! Ryogi détestait Esteban, Esteban détestait Ryogi, Ryômen aimait Ryogi et Esteban, Esteban et Ryogi détestaient Ryômen, Ryogi aimait Esteban… et maintenant il découvrait qu’Esteban, elle aussi, n’éprouvait pas que de l’indifférence et du mépris envers la furie! Mais crotte à la fin, allait-il donc falloir que ce soit lui qui se charge de tout, une tâche longue et fastidieuse pour qu’enfin il se retrouve le seul laissé pour compte? Finalement sa clairvoyance unique lui apparaissait plus en ce moment comme un fardeau.

Un horrible bruit de dégueuli lui fit baisser la tête et il regarda Ryogi tout rendre de sa Stroh tant aimée. Le jeune homme fronça cependant les sourcils, de plus en plus en entendant les paroles d’Esteban qui camouflait sa belle tentative de sauvetage honorable sous des remarques acerbes particulièrement incisives. Immonde petit déchet de la nature… sale cruche à vin sans courage… tu fuis devant un problème… et hop, le reste de l’eau sur la tête… et hop, une baffe à s’en faire mal à la main… Là, franchement, c’était exagéré, et il ne faisait aucun doute que Ryogi allait se jeter sur Esteban avec une fureur incontrôlable. La toute dernière phrase, encore plus, allait la briser…
Un peu indigné et prit de pitié, Ryômen se plaça avec une autorité qu’on ne lui connaissait pas entre Esteban et Ryogi, tant pour parler à la belle impératrice que pour empêcher la naine de l’éventrer. Il lança ensuite avec une voix un peu bizarre:


"Merde, sempai, t’es hyper dure avec elle! Laisse lui le temps de souffler! Tout le monde ne peut pas être forte ou courageuse comme toi. Ryogi t’…" OUPS. Gros blanc. Alors là, il avait failli faire une de ces conneries monumentales! Avouer tout sans même y penser et alors, il n’aurait même pas imaginé les conséquences pour le moins désastreuses de son acte! Il serra le poing, enfonçant ses ongles dans ses paumes en s’en voulant intérieurement; il débarquait comme un néophyte pour foutre le bordel dans la vie déjà passablement bordélique de Ryogi, alors autant ne pas en rajouter. Ses joues se teintèrent d’un rose très léger, à peine perceptible, qui disparut au bout d’une seconde et il se reprit dans l’instant sans que son trouble ne se soit vu, et lança: "Elle en a sûrement marre, ça doit être dur pour elle, soit un peu tolérante!"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Mar 1 Juil - 0:31

Ryogi ne comprit rien sur le moment. Aucun acte, aucune paroles. Juste qu'elle avait un peu plus mal que tout à l'heure, mais qu'elle fut complètement impuissante à se défendre, emmailloté dans un linge comme un nourrisson sans force que sa mère avait déjà habituée à l'alcool. Elle ne pouvait soudainement plus respirer par le nez, obligée d'avaler du liquide. Elle avait l'impression de se noyer, et battait des jambes et de son unique bras dans le vide, avant de se sentir trainée du lit. Finalement, un douloureux haut-le-cour la prit, et ce fut sans surprise qu'elle cracha un flot d'humeurs alcooliques. pourtant, cela ne la sauvera pas, bien au contraire. Chaque degrés d'alcool qui sortait de son corps maigre, c'était un peu de souffrance en contrecoup en plus. Plus d'ivresse, plus de sécurité, et elle vida ses entrailles dans une corbeille sans vraiment comprendre ce qui se passait.

« Je ne comptes pas te laisser claquer sans bouger le petit doigt, immonde petit déchet de la nature. Maintenant que tu as recraché jusqu’à ta bile, on va pouvoir espérer échanger des phrases construites et sobres, sale cruche à vin sans courage. »

C'était rude, mais la gifle retentissante qui suivit le fut encore plus. Ce n'était pas la douleur physique qui était gênante, car Ryogi avait vu bien pire, mais elle subissait là la pires des humiliation, la joue rouge de la gifle, le regard fixe sur la fenêtre. Sans courage, sans courage... elle était sans courage? A contrario de se que tout le monde pensait qu'elle allait faire, la petit brune ne s'énerva pas. Son regard fuligineux resta désespérément fixe et éteint, comme si Esteban venait de réellement tuer un truc chez elle, d'éteindre à jamais quelque chose dont elle ne connaîtrait jamais la nature, la grandeur, la profondeur. Elle l'avait attendu, si longtemps. Elle l'avait attendu sans perdre patience, espérant la voir ne serait-ce que quelques secondes.

Ryogi ne s'énerva pas, ne sourit plus. Sa tête pencha étrangement sur le côté, exprimant une terrible tristesse, dont peu l'aurait imaginée capable. Ses yeux étaient totalement éteints, elle ne réagissait même plus. Attendu, elle l'avait tellement attendu, sans s'endormir, sans lâcher l'affaire. Elle avait tenu bon jusque là, elle avait survécue jusque là sans jamais se plaindre ni pleurer, même si elle souffrait. De la peine. Elle avait de la peine, à nouveau. Comme lorsque Shizuru était partie sans lui dire au revoir, sans jamais l'avoir regardée. Son cœur était à ce moment bien plus douloureux que sa joue, mais ça ne menait à rien, elle devait se rattrapper dans sa chute inexorable.

C'était la réalité. On récolte ce qu'on sème. Même pas un au revoir. Elle n'entendit pas les paroles d'Esteban, et à peine celle de Ryômen. Sa tête penchait mais cette fois-ci sur l'autre côté, alors que ses cernes étaient accentuées. Dis lui, dis lui, mais ça ne changera jamais rien. Dis lui tout ce que tu veux. Personne n'y croirait. Personne ne le prendrait en compte. Personne ne s'y intéresserait. Et Ryômen qui la protégeait contre celle qu'elle aimait et qu'elle poussait à bout parce que c'était là le seule moyen de lui montrer qu'elle l'aimait plus que tout. Un hochet la prit au ventre. Des larmes? Non, un rire.

Ryogi rejeta sa tête un arrière et ferma ses yeux qui la picotait, avant que d'éclater d'un rire méchant, seul moyen de protection contre l'horrible désespoir qui était en train de la toucher, maintenant lucide. C'était totalement absurde d'être touchée par la sollicitude d'un mec comme Ryômen, et par la gifle de cette idiote d'Esteban. Elle n'aimait personne, aucune des deux, et n'aimerait jamais personne d'autre que Shizuru. Les morts eux ne vous frappent plus. La brune à l'allure cadavérique cessa pourtant de rire comme une démente pour que son visage se couvre d'une étrange sérénité, souriant avec fatigue, mais sans colère, ni haine, ni même méchanceté. On l'aurait dit enfin libérée de sa douleur, presque bien. Elle ferma les yeux en souriant tristement, regardant la moquette, et les gouttes d'eau tomber de sa tignasse de sale gosse des rue sur le sol, en faisant des gros "ploc ploc". A un tout petit instant, elle sentit quelque chose couler de ses yeux pour faire le même bruit, mais ce fut très bref. Son visage était méconnaissable, on aurait dit une autre fille. Mais surement pas Sumeragi Ryogi.


"Partez vous deux. Partez de ce lycée, pendant qu'il est temps."


Ryogi n'avait pas la force d'essayer de camoufler la gaffe de Ryômen. A cet instant précis, elle ne ressentait plus rien du tout. Tout était fichu pour elle... de toute façon. Et en s'en rendant compte, elle se sentit étrangement apaisée. Complètement vide. Les démons de Ryuuketsu allaient surement avoir raison d'elle si elle ne se reprenait pas rapidement.


"Esteban... tu me redirai que tu es plus forte que moi quand tu aura vu la personne que tu aimes mourir dans tes bras, comme moi je l'ai vécu. Tu me redirais que tu es plus forte que moi quand tu auras perdu un bras, et qu'il te le manque pour retenir la nouvelle personne aimée. D'ici là, tais-toi, tu te couvres de honte. C'est pas ton genre."


Parler de l'absence douloureuse de Shizuru lui était à chaque fois insupportable. C'était ce qui entrainait inévitablement sa chute. Elle avait tout perdu... même son bras pour retenir Esteban, et était maintenant livrée à la pitié de Ryômen.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime   Jeu 3 Juil - 19:31

[HRP: Je suis désolé de griller ton tour Esteban, mais comme tu as peut-être dû le lire dans le topic des absences, je m'en vais demain pour un mois et ceci est mon dernier jour de connexion. Par conséquent je me retire du topic pour ne pas vous bloquer toi et Ryogi, mais je serais ravi de poursuivre à mon retour si vous le désirez^^ en attendant profitez-en bien, que vous soyez belles, fraîches et bronzées quand je reviendrais!]


Ryômen était stupéfait. La petite Sumeragi avait eu exactement la réaction contraire à celle qu’il attendait, et Esteban devait être aussi surprise que lui. Oui, comment n’aurait-elle pas pu s’énerver après ce que venait de lui faire subir la belle hackeuse ? Certes, ça partait d’une bonne intention mais elle y avait été sans ménagements, aucune pincette, avec force remarques acerbes et une gifle retentissante qui, à la grande surprise du tombeur, laissa Ryogi complètement apathique, le regard vide, comme si cette claque l’avait complètement déconnectée. Les paroles de l’Impératrice semblaient l’avoir achevée; et Ryômen, en partageur involontaire du secret terrible de son cœur, comprenait atrocement bien pourquoi. On avait beau être hargneux, impétueux et terrible, aussi fort mentalement que pourrait l’être un guerrier, de voir que l’être aimé se comporte ainsi avec vous est beaucoup plus que terrassant. Impavide, trempée et immobile. Réduite au silence par sa seule volonté, telle était en ce moment Sumeragi Ryogi, la terreur du manoir; et même dans ses yeux éteints, elle paraissait passée en mode souvenir.

Le jeune homme jeta un regard indécis à Esteban, ne sachant trop que faire. Il était terriblement gêné par cette expression de pure tristesse qui se lisait sur la plus inébranlable des filles qu’il avait rencontré Mais de toute façon il n’eut pas à attendre bien longtemps, il sursauta même un peu quand Ryogi partit d’un rire hystérique, basculant la tête en arrière en projetant dans son sillage des gouttelettes d’eau scintillantes. Un rire si mécaniquement, si douloureusement horrible qu’il eut de la peine pour elle. C’est clair qu’elle ne riait pas ainsi par bonheur... Une larme, il crut en voir une, l’espace d’un instant – mais peut-être n’était-ce qu’un reflet.


"Partez vous deux. Partez de ce lycée, pendant qu'il est temps."


Ryô eut un instant de silence. Partir, il aurait dû. Il sentait, même si ce n’était qu’infime, qu’il n’avait pas vraiment sa place ici. Qu’il y avait dans ce manoir des aspects sous-jacents dangereux et qu’il en ressortirait vraiment transformé, si toutefois il en sortait. Oui, il aurait dû écouter les conseils de Ryogi et retourner à sa petite vie de province, le tombeur du quartier, doué en kyudo, stop.
Mais…
Mais quelque chose le retenait. Il avait le sentiment qu’il lui restait encore pleins de choses à voir et à faire ici. Peut-être le Pensionnat Ryuuketsu apprendrait à Esteban la révélation de son amour pour Ryogi. Peut-être sortirait-il celle-ci de la misère dans laquelle elle était. Et peut-être aussi que le Ryuuketsu ferait aimer Ryômen pour la première fois. Il était convaincu que le pensionnat lui apporterait encore bien des choses (même si il en ignorait la nature) et plus que jamais, malgré les dangers dont on l’avait mis en garde, il était déterminé à rester.


"Esteban... tu me redirai que tu es plus forte que moi quand tu aura vu la personne que tu aimes mourir dans tes bras, comme moi je l'ai vécu. Tu me redirais que tu es plus forte que moi quand tu auras perdu un bras, et qu'il te le manque pour retenir la nouvelle personne aimée. D'ici là, tais-toi, tu te couvres de honte. C'est pas ton genre."

Ces paroles lui firent l’effet d’une douche froide. Ryô détourna le regard et regarda fixement Ryogi; elle paraissait en cette instant comme vidée et apaisée. Il avait déjà pris conscience que sa vie avait dû être dure mais cette impression empirait encore à chaque instant. La personne qu’on aime mourant dans vos bras, et maintenant…

"Raaaah, c’est trop bête, merde!" fit-il brusquement, tout haut, rompant le silence en ébouriffant ses cheveux de ses deux mains et s’appuyant ensuite sur un mur en fixant résolument le sol. Mais que c’était nul et mal foutu, cette situation! Ouvrez les yeux, bon sang! Vous vous aimez toutes les deux l’une l’autre et vous vous renvoyez des piques à tour de bras. Il aurait voulu le crier sans concession, histoire que les choses soient claires, mais il savait que ça bouleverserait la situation et qu’elle risquait d’être encore plus dramatique. Pourquoi les aidait-il, au juste? Si son plan de les réunir réussissait, il se retrouverait le seul laissé pour compte. Depuis le début, il l’avait dit. Life is like a Boat… Ryogi qui se faisait gifler par la personne qu’elle aimait… Cette même personne qui partageait ses sentiments mais qui était ignorante même de son propre amour…Il leva lentement la tête et regarda Esteban.

"Ryogi-sempai a raison, Tsuujiru-sempai. Tu es toujours comme ça. Tu crois tout savoir, mais tu ne te connais pas toi-même." Il marqua une pause, puis dit finalement d’un ton neutre "Je vous laisse entre filles."

Au moment où Ryômen amorçait son mouvement pour sortir de la chambre, son regard croisa celui de Ryogi. Oui, il avait pitié d’elle; comment n’aurait-il pas pu avoir pitié quand il voyait un petit bout de femme écorchée vive par une vie de merde, sans même avoir la force de riposter ? Il avait pitié mais surtout il éprouvait pour elle, beaucoup plus que de la pitié, une immense affection. Et ça il ne pouvait rien y faire. Avec un regard pour les deux adolescentes, il sortit de la pièce, un léger soupir s’échappant de ses lèvres.

"Si vous avez besoin de moi, je serais dans ma chambre, c’est la 02. Ryogi, tu as mon numéro." Il lui jeta un dernier coup d’œil avant de disparaître derrière la porte. "Crois-le ou non… je suis désolé."
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Chambre 00 : Sumeragi Ryogi, Tsukushi Hime
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