Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko

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Choio Kumiko
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MessageSujet: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Jeu 1 Mai - 20:20

Une fois la porte poussée, l'on remarque en premier car c'est sans doute le plus évident que la chambre est de style ancienne avec sa peinture couleur vieux rose pour les murs et prune pour le plafond. En pénétrant dans la pièce, vous marcherez sur un beau parquet en chêne massif teinté noir et vernis. Sur la droite, deux bureaux blanc Louis Philippesont mis l'un à côté de l'autre, appuyés sur le mur pour permettre aux étudiantes de travailler. C'est donc une chambre double. En balayant la pièce de la droite vers la gauche, on peut voir les deux lits en bois lisse et vernis aussi. Le linge de lit est rose clair et assez pale. Ces deux meubles reposent sur un tapis prune rappelant la couleur du plafond, ceci évitant de rayer le parquet si les occupantes éprouvent le besoin de déplacer les lits. Une table de chevet se trouvent entre les deux meubles sur laquelle est posée une lampe original blanche. Le lit le plus à gauchê est placé devant une fenêtre à grand carreaux. La pièce comporte une seconde fenêtre qui permet d'éclairer les bureaux à la lumière naturelle puisque ceux-ci sont placés dans le champs de l'ouverture. Une commode de style régence blanche elle aussi est positionnée sous la fenêtre, juste à côté d'un pouf Louis XV violet clair. Deux coussins sont posés sur ce dernier avec les mêmes couleurs. Des rideaux sont attachés de part et d'autres des fenêtres dans les tons roses anciens mais plus frais. En face des lits et contre le mur se trouvent deux armoires en bois foncé comme la table de chevet et dont les lignes majeures sont aussi strictes que celles de la petite table. Un lustre, dans le même esprits que ceux des années 1930 permet de s'éclairer la nuit. Une plante verte d'intérieur occupe un coin de la pièce. Des cadres qui font presque enfantin décorent le murs.


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Dawn Kouraï

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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Ven 16 Mai - 9:13

Premier post RP

La lourde porte de bois s'ouvrit avec un grincement aussi lent et las que la demoiselle qui venait de tourner la poignée. Kouraï soupira en entrant dans sa chambre. Cela ne faisait qu'une journée qu'elle était à Ryuuketsu et pourtant cela lui semblait être une éternité. Beaucoup de choses c'étaient produites, elle avait fait la connaissance de quelques élèves dont la charmante héritière du Manoir, Nao Murazaki. Elle venait de la laisser seule dans sa chambre après l'avoir "secouru" dans les couloirs. Un malaise cardiaque,non, une maladie qu'elle devait supporter depuis sa naissance. La vie était parfois injuste de rendre des gens aussi malheureux, que ce soit dans leur corps ou dans leur tête. La noble anglaise n'était pas dupe, la jeune fille au teint de porcelaine n'était pas la fille adorée de son père et ne devait qu'être la petite sœur lâchement abandonnée par son frère. Cette solitude était si lisible dans ses yeux que c'en était navrant de la voir ainsi. Pour cette raison, Kouraï c'était dit que, seule pour seule, autant être deux pour porter la solitude.

L'anglosaxonne était à peu près dans la même situation familiale que l'héritière Murazaki, élevée dans une prison dorée où des parents aimant sont inexistant. Mais Kouraï ayant la force physique pour s'en sortir hors de cette vie rangée, la frêle Nao ne pouvant pas en dire autant, barricadée dans son propre intellect surdimensionné, elle restait seule à étudier après les cours. Les livres de physique quantique de plusieurs tomes posés sur son bureau ne pouvant que renforçait l'idée que la pauvre gamine passait plus de temps dans ses cahiers qu'avec des amis. Mais le temps du renouveau était arrivé ! Et c'est une étrangère qui viendrait mettre son grain de sel dans l'histoire !

Mais pour le moment... Le décalage horaire commençait à faire effet sur les paupières de Kouraï. Ses yeux vairons clignotant de temps à autre et quelques bâillements digne des grands félins, lui donnait une mine affreuse. Ayant déjà rangé ses affaires plus tôt dans la soirée, elle décida d'aller s'allonger. Ses muscles se relâchèrent instantanément dés qu'il y eut contact avec le couvre lit. Dans sa pauvre tête pouvait résonner les battements de son cœur, son pouls devait être au moins de 90 bonnes pulsations/ minutes. Etrange car l'athlétique jeune fille ne dépassait jamais les 60 en temps normal. Puis soudain comme un éclair de génie lui traversa l'esprit : L'angoisse. C'était la première fois depuis bien des années qu'elle se retrouvait seule sans personne. D'habitude elle avait ses amis à Londres, les grands "casses" qu'ils réalisés étaient son quotidien, elle était le chef de Gang, elle était la Reine d'Angleterre ! Tout ce qu'elle voulait elle pouvait l'obtenir par la force que ses amis lui donnaient. Mais là.... Elle n'était qu'une vulgaire étudiante parmi tant d'autre, une expatrié de surcroît... Une étrangère qui n'a rien à faire au Japon si ce n'est étudier pour le bon plaisir de ses parents.

La pluie continuait de tomber contre la vitre, cliquetant, formant une mélodie, envoûtante presque. La grande blonde se tourna alors vers la fenêtre (car oui son lit est celui contre la fenêtre) et plongea son regard bi-couleur dans le grand noir de la nuit. Comme la pluie était forte, il n'était pas possible d'avoir une vue distincte de l'environnement mais les montagnes et forêts aux alentours donnait une impression glauque au manoir. Seuls au milieu de nulle part, voilà ce qu'étaient les étudiants à Ryuuketsu... De pauvres gosses envoyés dans un pensionnat dont jamais l'on a entendu parler... Etrange n'est il pas ? Et bien pour Kouraï, pas du tout, de plus il était trop tard pour que ses pensées soient organisées et rationnelles.

Elle s'appuya contre le bord de son lit et admira l'horizon, son cerveau s'étant mis en "veille", elle ne pensait plus, ne réfléchissait plus. La seule chose dont elle se souvenait, c'était que sur la porte de sa chambre, il y avait 2 noms, le sien et celui d'une autre jeune fille, Choio Kumiko. Elle ne l'avait pas encore rencontrée et semblait curieuse de voir avec qui elle partagerait sa chambrée. Elle resta donc là à regarder la nuit à peine éclairée par une lune sans teint doré.. comme celle de Londres lui manquait.... Elle ferma alors les yeux, s'assoupissant sous cet air mélancolique de la pluie qui s'abat contre la glace, de plus si l'on tendait l'oreille, l'on pouvait entendre une autre mélodie, une contre-basse, celle du professeur de Musique dont elle avait hâte de connaître les talents.
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Sam 17 Mai - 4:45

Post d'ambiance :

Une douce mélopée que celle de la pluie battant contre les fenêtres, écoulement qui semble apaiser toute personne propice à profiter des bras de Morphée... Puis, en un instant, une fraction de seconde, le silence. Plus aucun son, plus aucune mélodie, le bruit de l'eau s'écoulant disparaissant. Étrange calme qui semble paralyser la pièce, plus aucun son ne venant perturber la quiétude ambiante qui s'installe, plus aucun son, le néant ... .... ....

Un grattement soudain, un son strident semblant entamer du bois, sonorité dont la provenance semble proche, très proche... des bruits de pas quasi inaudibles, ceux ci semblant provenir de toute directions... des pas... mais en serait ce ? Non, cela semble bien trop étouffé, trop rapide comme jouissant d'une course effrénée. Ceux ci semblant germer à quelques centimètres, se retrouvant en un instant en un recoin de la pièce, un crissement sonore se faisant entendre pour mieux laisser le silence reprendre ses droits.

Puis, le clapotis synonyme que la pluie frappe de nouveau, réapparaissent aussi soudainement qu'elle avait disparue, mais s'était elle seulement interrompue ? Chimère provenant de ton esprit, imagination débordante ou alors....
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Dim 18 Mai - 6:33

La douce pluie commençait à bercer l'anglaise, un délicieux son commun à sa Londres natale lorsque soudain... Plus un bruit. Kouraï se redressa, observant avec attention la fenêtre et le paysage, mais la pluie n'avait cessé de tomber, juste que .... Il était comme impossible de l'entendre maintenant. Se disant qu'il s'agissait de la fatigue, elle commença à secouer la tête tantôt à gauche, tantôt à droite comme si cela allait l'aider à récupérer son audition. Se bouchant le nez et soufflant fortement, elle tenta de soulager ses oreilles, parfois les décalages horaires étaient synonymes de mauvaise entente, cela à cause de la pression endurée lors du voyage. Mais rien à faire, le silence était bien maître.

* Mais qu'est ce que c'est que ça ...*

... Et la réponse ne se fit pas attendre. Un grattement strident commença a résonner dans toute la pièce, ou ne serait ce dans la tête de la blondinette... Un bruit aigüe tellement intense que celui-ci semblait venir d'outre-tombe. Dans ses souvenirs, la dernière fois qu'elle avait entendu pareille sonorité, c'était lors d'un cours de mathématiques avec l'horrible Mlle Simpson, une vieille fille aigrie de plus de 60 ans qui n'avait que pour seul plaisir de terroriser ses élèves. Les résultats étaient probants, aucun d'eux ne connaissaient l'échec, par peur de représailles, les jeunes étudiants travaillaient comme si leurs vies en dépendaient. Dans son incommensurable cruauté, elle faisait descendre lentement ses longs ongles vernis de noir sur le tableau noir de la salle d'étude lorsque l'un des élèves devait résoudre un problème posé. C'était un moyen "ludique" de tester l'état de concentration de ces futures "élites". Bien que Kouraï ait survécu à cette dure épreuve qui dura presque 6 mois, Mlle Simpson devant quitter la Grande Bretagne pour rejoindre les Etats Unis; cette impression de déjà vécu ne fut que désagréable.

Les crissements se faisaient de plus en plus sonores, s'accompagnant de bruits de courses effrénés comme si un enfant turbulent courrait dans tout les sens avec un rire enfantin presqu'aussi machiavélique que ne l'était la terrible professeur de mathématiques.... Les sons, les bruits, les grattements, les crissements venaient de partout et de nulle part à la fois. Ils s'intensifiaient puis semblaient disparaitre pour ne reprendre que de plus belle. Tout était si intense et si insupportable que Kouraï se bouchait les oreilles avec ses paumes de mains, les pressant le plus fort qu'elle le pouvait pour atténuer cette immondice sonore. Mais plus elle serrait ses paumes, et plus le bruit semblait s'intensifier dans son esprit. Son visage s'était crispé, laissant place à une expression qui ne lui sied guère... La peur.... Kouraï n'était pas une froussarde, c'était même ce qu'on pouvait appeler une téméraire, et pourtant ... Rien que le souvenir violent de ce triste épisode de sa vie ajouté à cette ambiance glauque du Manoir ne fit qu'empirer les choses... Elle angoissait sérieusement face à ce phénomène inexpliqué. C'était comme si ce son inspirait la peur... C'était ce bruit qui rappelait à ses pensées des songes douloureux et amers. Ce n'était pas normal, ce n'était à n'y rien comprendre....

Un crissement strident des plus aigües finit par envahir la pièce quand soudainement les bruits étranges disparurent pour de nouveau laisser place à la mélodie apaisante des gouttes de pluie battant contre la fenêtre. La jeune fille qui s'était laissé tomber de "douleur" dans son lit, se redressa et scruta avec attention chaque recoin de sa chambre. Le rapide tour d'horizon ne la rassurait guère mais depuis que cet horrible grattement sur le bois s'était arrêté, elle ressentait en son for intérieur comme une paix retrouvé.... Mais était ce réellement terminé... Elle demeurait toujours sur ses gardes, son regard s'étant raffermi, son visage durci, comme si elle aurait été capable de transpercer quelqu'un de son regard vert et rouge. Elle se tourna, dos contre la tête de son lit, et replia ses jambes pour mieux s'y emmitoufler. On ne voyait plus d'elle que ses yeux vairons et ses cheveux blonds presque blancs, brillants sous la lune. Et dans ce cadre plutôt coquet qu'était la chambre des lycéennes de Ryuuketsu, une ambiance morne et pesante régnait, oppressant le cœur de Kouraï qui semblait ressentir un peu de la douleur que Nao lorsqu'elle venait d'avoir une crise. Son pouls s'accélérait, ses pensées s'embrouillaient .... Quand elle décida de sortir de sa torpeur !


- Aaaah !!! C'est pas des hallucinations qui vont me faire perdre la tête !! Ce n'est que la fatigue, ce n'est que la fatigue !!

Tandis qu'elle songeait à reprendre le dessus sur l'angoisse qui la prenait aux tripes, son corps entier était prit de tremblements. Elle ressentait un froid immense, ayant glacé ses os presque son sang dans ses artères. La pièce s'était elle aussi refroidie, sans doute à cause de la pluie qui continuait à battre sur la vitre, formant cette espèce de buée, brouillard intérieur avec lequel on jouait innocemment. Mais là il n'était pas question de jouer. Kouraï espérait de tout coeur que sa colocataire arrive bientôt.... Qu'elle ne se retrouve plus seule dans cette chambre où le bruit et les pensées disparaissent, comme aspirés vers un trou noir où il est difficile de s'en sortir.
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Lun 19 Mai - 4:41

Post d'ambiance :

L'impression qu'une fenêtre semble subir les assauts d'un vent battant à sa pleine mesure, ces claquements qui paraissent en provenir étant la preuve la plus réelle qui soit... un vent qui pourtant ne parait guère démontrer en cette soirée maussade son impétuosité, n'ayant pas alors la faculté de faire ainsi trembler les battants de cette même fenêtre, et pourtant... La sensation intangible qu'une présence malicieuse semble jouer de ce vitrail dans le seul but de trouver âme à tourmenter. La buée qui semble comme un instant quitter son port d'attachement représenté par ces vitres, celles ci redevenant bien vite de nouveau translucides, pour l'instant d'après sombrer dans une opacité grisâtre qui ne laisse alors plus la possibilité d'entrapercevoir l'extérieur à toute personne qui ressentirait cette envie, cette curiosité à satisfaire. Une buée persistante qui réapparaîtrait bien vite, ne disparaissant qu'éphémèrement si quelque chose viserait à l'annihiler, ne semblant vouloir se dissiper, comme animée par sa propre volonté.

Un crissement angoissant provenant de l'opposé de la pièce, le bruit du bois se mouvant avec langueur, semblant effectuer sa tâche péniblement. Une porte qui s'entrouvre, laissant alors filtrer toute lumière salvatrice provenant des corridors. Lentement l'ouverture atteint son apogée, semblant enfin ralentir, se poser, le calme... plus rien ne bouge, l'immobilité la plus totale. Porte ouverte en son maximum, deux noms qui apparaissent, prenant source sur cette dernière, ceux des occupants des lieux... Dawn... non... Damn... une lettre se retournant petit à petit, tournoyant sur elle même, comme agissant de sa propre volonté, la pleine lumière envahissant la pièce permettant une grande visibilité... Puis un claquement sonore, brusque et inattendu, la porte se fermant alors que la fenêtre quand à elle s'entrouvre en une bourrasque des plus soudaines. Les lumières de la pièce oscillent lentement, s'allumant pour mieux s'éteindre, les ténèbres reprenant vite le dessus, laissant au seul soin de la lune d'éclairer les lieux du mieux qu'elle le peut.

Tout ceci serait il l'effet d'un sommeil qui aurait soudainement pris Kourai, les vilains tours qu'une imagination débordante pourraient créer ou alors... une vérité plus inavouable serait elle en place, prenant source en cette chambre... quoiqu'il en soit, les choses semblent enfin reprendre une ascendance qui tiendrait alors de la plus banale normalité...
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Choio Kumiko
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Mer 25 Juin - 18:55

>> Les corridors

Après avoir longuement arpenté les corridors comme on arpente un labyrinthe dont chaque nouveau chemin ressemble au précédent, la japonaise dépressive c'était enfin retrouver devant la porte de sa chambre. A force de tourner en rond comme ça dans les couloirs, elle arrivait vite à situer sa chambre, lui donnant l'avantage de ne pas avoir à chercher pendant X temps cette fichue porte qui permettait l'entrée à la chambre 05. En fait, c'était déjà la troisième fois que Kumiko passait devant et c'était bien la première fois qu'elle avait décidé de rentrer dans la pièce qui lui servirait de pièce à coucher durant cette année à Ryuuketsu.

La jeune fille posa ses valises au sol et pris la clef qu'elle avait mis avec soin dans sa poche, bien qu'il était plus probable qu'elle perde la clef en la laissant dans son vêtement. Elle regarda l'objet qu'elle tenait entre ses mains comme si elle se devait de réfléchir avant de l'enfoncer dans la serrure et ouvrir enfin la porte. Pourtant, ce n'était pas une grave décision, enfin... c'était bien la première fois qu'elle avait besoin d'une clef pour rentrer dans sa chambre; sans parler que maintenant qu'elle se tenait ici dans le couloir elle y pensait, à la vie en communauté. Sur la porte l'on pouvait lire le noms des deux filles qui partageraient la chambre: à savoir le sien et le nom de Dawn Kourai tout à fait inconnu. Depuis l'accident grave suvenu deux ans plus tôt, c'était bien la première fois qu'elle allait se retrouver seule -dans le sens où il n'y avait personne de son entourage-, avec des parfaits inconnus, dans un lieu nouveau et avec le début d'une autre vie. Peut-être une renaissance qui sait?

La pauvre... elle ne savait que penser. Kumiko était partagée entre la pensée d'être débarassée de toute forme de pitié et de surprotection étouffante, et la pensée d'être rejetée et éloignée de sa famille, de sa défunte soeur, presque abandonnée? C'était difficile de choisir que ressentir.

Toujours debout, elle regarda à sa droite jusqu'au fond du couloir et fit pareillement du côté gauche, vérifiant d'être seule pour le moment. Kumiko s'accroupit alors pour fouiller son bagage le moins encombrant dans lequel se trouvait ses antidépresseurs. Elle savait pourtant très bien qu'ils étaient là, dans sa valise mais c'était par peur de les avoir perdu même si ça aurait été extraordinaire qu'elle puisse les perdre. D'ailleurs c'est ce matin qu'elle avait pris sa dose d'antidépresseurs: 20 mg soit une seule capsule crème et verte. Ausitôt qu'elle eut vérifié la présence de la boite si précieuse pour sa santé, elle referma le bagage et se releva, enfin prête à ouvrir la porte. Si au moins elle eut été fermée...

Avant de rentrer la clef dans la serrure, Kumiko posa sa main sur la poignéeet attendit quelques secondes avant de la tourner légèrement. On pouvait entendre jouer la mécanique qui permettait d'ouvrir la porte. Elle n'était donc pas fermée? Sans doute était-ce dû au fait que la colocataire était déjà présente. Kumiko allait enfin rencontrer cette Kourai dans la nom figurait sur la plaque de la porte. Elle ne tourna pas plus la poignée et la relâcha même pour se laisser le temps de reglisser la clef dans sa poche. Elle remit la main sur la poignée et tourna cette dernière jusqu'à ce qu'elle puisse ouvrir la porte; et c'est avec douveur qu'elle l'ouvrit bien que des grincements se firent entendre. L'élève l'ouvrit au maximum et fit face à deux lits dont l'un se situant devant une fenêtre était déjà occupé par une jeune fille. Elle était recroquevillé sur elle-même, dos au mur. Etait-ce pour se reposer, penser à autre chose ou tout simplement une habitude assez étrange il fallait l'avouer. Etait-ce donc elle la colocataire?


"Bonsoir."

Son ton était plutôt doux pour ne pas dès le début se mettre cette personne sur le dos, mais elle ne savait si l'autre personne l'avait entendue.

"Je suis une occupante de cette chambre."

Elle ve voulait pas questionner la jeune personne emmitouflant son visage dans ses genoux, voulant voir si elle allait d'abord réagir pour que Kumiko ne questionne pas le vide.

[HRP: désolée d'avoir mis tant de temps à venir >.<]
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Dawn Kouraï

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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Mar 1 Juil - 3:45

Le calme, retrouvé depuis peu, fut de très courte durée. Kouraï eu à peine le temps de souffler que de nouveaux évènements non expliqués apparurent. Les fenêtres, tantôt translucides tantôt opaques, rappelaient les soirs d'hiver où l'on soufflaient sur les carreaux pour faire apparaître le film de brouillard, tableau éphémère que les enfants connaissaient bien. C'était une drôle de sensation qui envahissait petit à petit le cœur et le corps de la jeune fille. Un malaise profond qui semblait provenir même de son âme, une lourdeur mais surtout comme si une présence malsaine venait la hanter.

Soudain un bruit étrange, un bruit de bois que l'on écrase, que l'on maltraite, sembla venir de la porte d'entrée. Avec langueur elle s'ouvrit sur le corridor qui éclaira la chambre, devenue sombre bien que la veilleuse à côté de la demoiselle aux yeux vairons ne soit allumée. C'était l'ambiance néfaste et glauque qui entourait la pièce d'un manteau noir, une espèce de voile, une brume qui trompait les sens et la porte .... Cette porte .... Kouraï eut le cœur qui se souleva dans sa poitrine en voyant l'écriteau sur lequel les noms de sa colocataire et le sien était inscrit... Le « w » de son nom se changeait en un « m » qui lui donna des frissons dans le dos .... La peur au ventre, elle enfouit sa tête entre ses genoux pour ne plus voir ces phénomènes étranges se produire.

Il était rare qu'elle ressente la peur, elle avait connue des choses effroyables, avait rencontré la mort, l'avait côtoyé de près, et pourtant .... C'était une sensation nouvelle qu'elle éprouvait, comme si elle allait manquer de souffle dans les secondes qui arrivaient, comme si le sang allait s'arrêter de couler dans ses veines. Cette attaque de l'ombre était bien plus terrible qu'elle touchait directement son psychique. Elle avait l'impression de perdre pied, de se sentir tomber dans un puit sans fond et qu'elle ne pourrait rien faire pour en échapper. Cette noirceur qui envahissait son être la happé, la tenait fermement, l'empêchant de rationaliser.

Puis on frappa à la porte, porte qui comme par miracle s'était refermée sans un bruit. La plaque sur laquelle était gravée les 2 noms était redevenue comme avant. Pas une seule trace de dégradation, pas une vis qui serait tombée, non rien du tout. Juste une jeune fille au regard timide qui s'avança. Avec précaution, elle avait dit qu'elle était la co-locataire de la demoiselle. Donc c'était elle cette Kumiko Choiol. La jeune fille s'approcha doucement comme si les lieux ne lui étaient pas hospitalier, et qu'est ce qu'elle avait raison ! Kouraï, toujours recroquevillée contre ses genoux se dit alors qu'elle devait passer pour une de ces enfants sauvages qui craignent le monde extérieur comme la peste. Ce n'était pas très « Dawn » d'agir ainsi. Elle étira alors ses jambes, les allongeant, les montrant aussi longues et fines qu'elles ne l'étaient. La demoiselle au regard vairon leva les yeux sur sa colocataire en même temps qu'elle s'étirait. Ces visions .... Pourtant si réelles n'étaient elles donc que des rêves ? Elle avait pourtant bien entendu les crissements du bois, la pluie apparaître et disparaître comme par enchantement.... Tout cela ne pouvait pas qu'être le fruit de la fatigue du décalage horaire ni celle de la petite journée quelle avait passé. Cela serait trop simple comme explication ... Comment pourrait-elle justifier cette peur tenace qui la prenait au ventre ? Comment expliquer ces drôles d'apparition ? Elle n'était pas très film d'horreur et ce genre de scénario ne lui serait jamais venu à l'esprit que si on le lui avait soufflé.... Alors comment ce genre d'angoisse pouvait-elle la frapper ?

Toutes ces questions restaient sans réponse mais face au visage pâle et inquiet de sa colocataire, Kouraï feint juste ce qu'il venait de lui arriver même si dans son esprit tout n'était plus que tourmente ... D'ailleurs, elle en tremblait encore.


- Salut. Kouraï Dawn pour te servir, je suis bien ta colocataire, Kumiko-chan. Ca va ?

Aussi transparent que la neige, voilà que la petite poupée de cire retrouvait son rôle préféré. Sans expression aucune, elle fit mine que sa drôle de posture n'était rien d'autre qu'une pose de concentration ou justement de détente. La jeune fille qui partageait sa chambre avait l'air fragile et ce n'était certainement pas en lui parlant de fantôme, revenant ou esprits malins qui allait la rassurer ni la mettre à l'aise. La blondinette préféra taire sa mésaventure du soir en espérant que jamais plus cela ne se reproduise...


[HRP : Et désolée du temps de réponse ô Esprit de Ryuu ^^' et c'est pas grave Kumiko-chan Smile ]
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Dim 13 Juil - 22:21

Elle avait enfin eu le courage de franchir cette porte. C'était un moment qu'elle avait redouté et qui l'avait fait douter d'ailleur. Maintenant qu'elle se tenait là, de nombreuses pensées traversèrent son esprit. Des questions assaillirent son esprit. Kumiko avait l'impression qu'une présence non pas physique mais spirituelle qui s'était penchée au-dessus de son épaule pour mieux venir lui chuchoter à l'oreille ces milles questions. Que feras-tu après? Vas-tu oublier ce qu'il s'est passé? N'es-tu pas en train de fuir ton passé? N'est-ce pas égoïste d'être partie? Des questions qui tournent dans sa tête.

Pendant ce temps la jeune fille était toujours recroquevillée sur son lit et tremblait comme si elle venait tout juste d'échapper à la mort - Kumiko connaissait cette sensation qui fait que vous perdez tout contrôle sur vos gestes-. Pour son jeune âge, cet élève avait déjà traversé beaucoup plus d'épreuves que bien des personnes dans toute leur vie. Mais elle n'avait pas à se vanter de ça, pas à se vanter de son malheur pour attirer la pitié des autres, comme si la présence des autres était devenu le centre de sa vie et son unique raison de vivre. Ô combien de fois Kumiko a révé de rejoindre sa petite soeur Yumihiko dans cet autre monde qu'elle ne connaissait pas.

Enfin, la jeune fille sur le lit près de la fenêtre finit par bouger et s'étirer comme si elle sortait d'une sieste faite dans une position protectrice. Pourtant, elle tremblait. Un cauchemar peut-être?


"Salut. Kouraï Dawn pour te servir, je suis bien ta colocataire, Kumiko-chan. Ca va ?"

Dawn était bien familière avec Kumiko pour une première rencontre. Jamais elle n'aurait penser à appeler quelqu'un par son prénom dès la première ni même tant que cette personne ne lui disait pas de l'appeler par son prénom. Tant pis, elle s'y habituerai. Autre chose frappa l'élève dépressive: c'était la couleur ou plutôt les couleurs des yeux de sa colocataire. En effet, c'était bien la première fois que Kumiko voyait une personne aux yeux vairons. L'élève s'arreta un instant sur ces yeux si spéciaux: l'un était un mélange de vert et de bleu alors que l'autre était tout à fait rouge, rouge sang même. Un regard captivant, magnifique qui s'ouvrait sur la lycéenne aux yeux bleus sombres. Comment est-ce possible d'avoir un tel regard? Des lentilles de contact? En tout cas, son regard était vraiment spécial. Effrayant et attirant à la fois.

"Je vais bien, merci Kouraï-san. Etes-vous une nouvelle élève comme moi?

Non pas que la curiosité la démangeait mais seulement qu'il lui serait plus facile de circuler dans le manoir -en imaginant qu'elle ai une destination précise- si sa colocataire connaissait les lieux. Il ne faut pas croire non plus que si Kouraï-san était une nouvelle, alors Kumiko l'ignorerait. Non, non, il ne fallait pas penser ça d'elle même s'il est vrai que la jeune dépressive était du genre discrète à certains moment. Elle pouvait tout autant être aussi sociable que n'importe quelle autre personne n'ayant pas cette maladie qui la rongeait depuis un sacré bout de temps déjà.

Kumiko n'attendai pas que sa colocataire lui réponde pour prendre ses valises à deux mains et s'approcher de son lit -qu'on lui avait attribué par dépit-. Elle allait pas non plus se plaindre. Un lit est un lit où qu'il soit. Ayant quitté du regard la jeune fille aux cheveux blond, elle se souciait de faire disparaitre les pensées qui restaient là dans son esprit. Arrivée au pied de son lit, elle posa sa valise la plus légère sur le lit et l'autre resta par terre pour le moment. Enfin, la dernière arrivante se tourna vers cette jeune poupée blonde.
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Jeu 24 Juil - 6:35

La nouvelle venue sembla perturbée suite à l'appellation de la blondinette. Qu'avait elle dit de mal ? Elle s'était simplement présentée tout en essayant de mettre à l'aise sa co-locataire qui, il fallait bien l'avouer, avait l'air d'une sacrée timide. Soudain Kouraï se souvint que c'était faire preuve d'une certaine inconvenance que d'appeler quelqu'un par son prénom au Japon. A ce moment là, la noble Anglaise se sentit mal à son tour. Quelle idiote ! Elle entendit en son for intérieur son père lui dire qu'elle avait amorcé un accident diplomatique. Et cela se révéla encore pire que ce qu'elle avait imaginé lorsque Kumiko commença à la vouvoyer....

* Bon sang .... On se croirait à la maison....*

Il était vrai que dans la noblesse, nul ne se tutoyait. Depuis sa plus tendre enfance, elle n'avait jamais connu un autre moyen pour s'adresser à sa famille, que ce soit son père, sa mère, qu'elle n'appréciait pas spécialement, ou son grand père qu'elle adorait, le « vous » était censé être naturel. Des formules de politesse qui vous pourrissent la vie. Kouraï se sentit nostalgique au souvenir de ses amis des rues. Quel bonheur que la véritable camaraderie, presque une fratrie même. La grande blonde se rappela alors qu'elle avait commencé à tisser ce genre d'amitié ici, la plus improbable des amitié et pourtant... Peut être la plus sincère de toute. La jeune Nao, fille du directeur Murazaki, qui était si frêle physiquement mais qui détenait une force intérieure tellement grande qu'elle avait forcé le respect de l'anglaise. Ce petit bout de femme pas plus haut que 3 pommes lui avait prouvé qu'avec de la volonté, tout était possible. Si jeune et pourtant si mûre.... Quelle drôle de réalité peuvent vivre les surdoués. Sa petite soeur de cœur au QI sur-élevé lui paraissait la plus malheureuse des gamines et pourtant... Elle vivait son existence du mieux qu'elle pouvait, ne regrettant rien.

Les divagations psychologiques de la grande blonde furent interrompus par le regard de Kumiko. Fixé sur celui de Kouraï, celle-ci souffla de lassitude. Encore une personne qui se posait des questions sur sa double couleur d'yeux. Une autre personne qui penserait que cette anomalie était due à un effet de style, à une marque d'individualisme sur-exprimé. Kouraï détestait profondément cette « maladie » qu'elle jugeait répugnante surtout quand elle en connu les origines.... Mais d'un autre côté, c'est ce qui faisait d'elle une personne spéciale... Entre l'amour et la haine de soi, un vrai dilemme pour une jeune fille d'à peine 18 ans. En tout cas, ses yeux vairons ne se baissèrent pas car quoi qu'il en soit, ce n'est pas cette part sombre de son existence qui la ferait fléchir face aux autres.


- Tu sais tu peux m'appeler Kouraï tout simplement et arrêter de me vouvoyer, ça me met assez mal à l'aise. T'as le même âge que moi, alors on va pas commencer à se snober, j'ai eu ma dose.

Ce n'est pas qu'elle en voulait à Kumiko de lui parler de la même manière que ses pairs mais c'était se remémorer des mauvais souvenirs que de l'aborder comme ça. Ce n'était pas une fille facile à vivre, elle le savait, donc elle voulait que l'ambiance soit au mieux entre sa co-locataire et elle. Kumiko posa alors sa petite valise sur le lit et commença à la défaire. La grande blonde étira encore une fois ses jambes avant de se lever et se diriger vers sa « coloc' », de prendre sa grande valise et la poser sur le lit également.

- Pour te répondre, oui je suis une nouvelle élève comme toi, je suis arrivée tôt dans la matinée. Je viens d'Angleterre alors bon... Le décalage horaire commence à faire effet. Et toi tu viens d'où Kumiko-chan ?

L'air vraiment intéressé et prête à aider sa nouvelle connaissance dans le déballage de ses affaires, Kouraï avait pourtant le sentiment que les choses étranges qui régnaient à Ryuuketsu n'avaient pas finit de la hanter. Cependant, rationnellement, elle fit comme toutes les jeunes filles de son âge : prendre plaisir à se faire (peut être) une nouvelle amie.
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Choio Kumiko
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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Mer 13 Aoû - 20:46

Pour un première abord, Kumiko s'avait qu'elle avait été un peu distante, peut-être trop au goût de sa colocataire. Etait-ce de la méfiance ou simplement le comportement "normal" d'une fille qui était dans une période noire? L'éducation faisait aussi bien sa part car il faut savoir se montrer polie en toute circonstance. Sa famille n'était pas de la haute société. C'étaient juste des personnes comme les autres mais qui ont enseignés à leurs enfants tout ce qu'il faut savoir pour être bien vu. Alors la jeune fille avait mit son savoir en pratique. Pour l'épisode d'avant, dans les corridors, avec cet élève, c'était sa nature dépressive qui avait pris le dessus et c'est donc pour celà qu'elle s'était mise à lancer des piques à ce pauvre jeune homme perdu et agressif, il faut le dire. Pour ce qui est de maintenant, dans cette chambre 05 qui était celle de Kouraï et Kumiko, aucune vrai tension n'était palpable bien qu'il y avait de la distance entre les élèves.

- Tu sais tu peux m'appeler Kouraï tout simplement et arrêter de me vouvoyer, ça me met assez mal à l'aise. T'as le même âge que moi, alors on va pas commencer à se snober, j'ai eu ma dose.


Au moins cette blonde avait le mérite d'être claire, bien que la dépressive se demandait si vraiment elles avaient le même âge. S'était-elle renseignée avant sur la colocataire? Bien sûr, les chances qu'elles aient le même âge étaient fortes mais de là à l'affirmer... ça pouvait laisser des questions en suspens. Mais la paranoïa n'était pas quand même un effet secondaire du prozac sur Kumiko. Les effets qu'elle ressentait après avoir pris son traitement était juste une perte d'appétit et parfois des maux de têtes -quoique même sans médicaments, elle avait de temps à autres des maux de tête-. En tout cas, si finalement la jeune fille avait été désagréable en vouvoyant Kouraï, ce n'était pas pour la snober, ni lui faire comprendre qu'elle avait besoin qu'on lui foute la paix. Le désagrément n'avait pas été voulu en somme. Alors Kumiko ne fit qu'un hochement de tête sans perdre du regard la grande blonde. Elle n'allait pas s'excuser pour si peu, ni baisser les yeux, ce n'était pas vraiment le genre de Kumiko, bien que si elle avait été lassée de tout, elle l'aurait sans doute fait.

L'élève en proie à la dépression s'était par la suite retourné pour s'occuper de ses affaires: le bagage le plus léger sur le lit et le plus lourd par terre. Durant ces quelques instants où les valises avaient quittés les mains de la porteuse, cette dernière eut enfin l'opportunité de soulager la douleur dans son épaule. La slave qui avait percuté la jeune fille ne s'était pas grandement souciée des conséquences de ses actes et la brunette dû parcourir tout le chemin entre l'entrée et la chambre -sans compter les détours dans les couloirs- à porter des bagages empêchant la douleur dans l'épaule de partir. Poser la pesante valise sur le lit, juste un ultime effort, avait semblé être au-dessus des forces de Kumiko, se résignant à la mettre donc à terre. Elle commença à déballer quelques petits objets.


- Pour te répondre, oui je suis une nouvelle élève comme toi, je suis arrivée tôt dans la matinée. Je viens d'Angleterre alors bon... Le décalage horaire commence à faire effet. Et toi tu viens d'où Kumiko-chan ?

" J'imagine que ça doit être assez difficile à tenir debout alors. En plus il se fait tard. Tu es dans la chambre depuis longtemps? Quant à moi, je viens d'une petit ville, Horokanai, sur l'île d'Hokkaido. "


A la grande surprise de Kumi, Kouraï venait l'aider à défaire les bagages. Seulement, maintenant que Kouraï avait le nez au dessus des affaires de Kumiko, il serait plus difficile de cacher la boite d'antidépresseur. Quoique... si elle laissait les médicaments dans la valise, elle ne les verrait pas. Elle ne voulait pas que sa colocataire puisse voir qu'elle était malade. Celà serait gênant et pourrait changer les rapports, les liens qu'elles pourraient avoir toutes les deux. Le plus dur serait de retrouver la même situation que chez elle avec de la surprotection et l'attribution de ses actes à la maladie qui la ronge. Finalement, on passe pour plus malade qu'on est. Pour le moment, c'était à la grande valise que Kouraï s'intéressait et elle ne contenait que des vêtements avec posé dessus un cahier grand format à pages blanches. Une boite noir aussi était là mais sous les vêtements. La petite valise contenait un téléphone, quelques bouquins, des prospectus et ses médicaments. Presque rien d'étrange finalement...
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Dawn Kouraï

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MessageSujet: Re: Chambre 05: Dawn Kourai & Choio Kumiko   Mar 7 Oct - 5:20

[HRP : Désolée du siiiiiiiiii grand retard Kumiko-chan !!! J'ai fait pas mal de trucs après mes exams dont préparer mon voyage en France ... Donc désolée, mais voilà la réponse tout de même ... Elle vaut ce qu'elle vaut... Encore désolée pour ça, et 3ème désolée je serais absente du 13 octobre au 9 novembre .... Donc pas de RP pour moi durant cette période mais tu peux répondre si tu en as le courage !! J'y répondrai en rentrant ! Voilà !! ]


La japonaise n’avait pas montré de désaccord lorsque Kouraï se pencha sur la lourde valise pour la poser sur le lit alors celle-ci continua sa démarche amicale. Cependant, n’étant pas du genre à fouiller dans les affaires des autres même si sa grande carrière de voleuse était remarquable, elle ne voulait pas faire de vague ici, du moins, pas avec cette pauvre co-locataire qui semblait aussi perdue qu’elle dans ce manoir aux biens étranges pouvoirs … Le blondinette s’affaira donc à ouvrir la valise de Kumiko. Une fois grande ouverte elle se tourna vers la japonaise et lui sourit en signe d’amitié.

- Non, ça va cela ne fait même pas une heure que je suis dans la chambre. Avec un soupir Hé ben dis donc ! On peut dire que tu en as emmené des choses Kumiko-chan !

Après cette tentative d’approchement, certes pas très fructueuse au sens de Kouraï, la noble anglaise laissa tranquille les affaires de Kumiko pour se poster devant son armoire où quelques temps plus tôt elle avait défait sa valise. Regardant alternativement par la fenêtre et son armoire pleine de vêtements, elle se décida à sortir un bas plutôt fin comme on n’en voyait sur les gymnastes et un haut de pyjama noir avec un dragon blanc dessiné qui partait du ventre jusqu’à l’épaule gauche. C’était l’ensemble qu’elle portait le plus souvent même si parfois à Londres les températures étaient peu clémentes… Ce genre de vêtements étaient pratiques de part leur élasticité et leur légèreté. C’est ainsi vêtue que Kouraï s’évadait de son « château doré » pour retrouver ses amis des banlieues. Beaucoup de souvenirs de vols et d’escapades ces quelques morceaux de tissus représentaient.

* Ahlalalala…. Que Londres me manque …. Mais où est donc partie ma liberté …. Enfermée au placard comme dans ce soi-disant « chez – moi » … Je me demande bien ce que la vie à Ryuuketsu pourra m’apporter… *

Sur ces quelques pensées silencieuses, la blondinettes s’étira de tout son long avant de ranger son linge usé dans un panier pour l’emmener le lendemain à la laverie. Elle secoua ses longs cheveux pour se remettre les idées en place puis les recoiffa « sauvagement » à l’aide de ses doigts. Et en les passant l’un après l’autre dans sa chevelure argent… Elle repensa à Taiski… L’Amour de sa vie qu’elle laissait derrière elle dans les ruelles glacées et pluvieuses de la cruelle Londres… Elle l’avait quitté quelques jours plus tôt dans ce triste hangar sombre à peine éclairé par les rayons lunaires. Elle se demanda alors si elle le reverrait un jour… Peut être qu’encore une fois elle arriverait à s’enfuir… Mais traverser l’océan était quand même plus difficile que de parcourir de long et en large l’Angleterre. Elle soupira alors à la pensée qu’elle ne pourrait peut être jamais revoir son aimé… Et son regard se plongea vers l’extérieur, la pluie s’était calmée mais le vent soufflait toujours très fort et emportait bon nombre de feuilles avec lui. Machinalement, Kouraï s’assit tout en fixant la fenêtre et en peignant de ses doigts fins ses longs cheveux d’argent. Elle fut interrompue par le bruit que faisait Kumiko en déballant ses affaires. Elle se retourna simplement et pencha la tête sur le côté.

- Tu veux un peu d’aide peut être ?

La voix de l’anglaise était des plus douces qui soit, cela étant sans doute dû au souvenir de son cher et tendre amour… Le regret et la douleur pouvaient se lire dans ses yeux vairons, comme s’ils étaient devenus transparents à ce moment. Pour une fois qu’on pouvait casser un morceau de la carapace de la jeune fille, il fallait que ce soit dans un endroit inconnue avec une personne qu’elle ne connaissait pas… C’était un peu un comble vu son comportement habituel. Dans la vie courante, cette noble personne n’est qu’un pantin animé par ses parents. La bienséance, les bonnes manières, et tout le protocole … C’était son lot quotidien et avec les années, elle s’en était protégée par des masques qui lui siéent à ravir. Jamais on n’aurait pu se douter que sa vie entière n’était que mascarade et pièces de théâtre. Pour une fois transparaissait dans son regard une pointe d’innocence sincère… S’il était possible de lire dans les cœurs, on aurait peut être même cru que des larmes invisibles coulaient sur ses joues…
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