Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens

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Sôma Himatsu
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MessageSujet: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Ven 2 Mai - 12:51

Premier post - Dimanche 8 Avril, 20h00.

Himatsu Sôma venait de revenir au manoir pour la dernière année qu'il devait y passer. Il avait monté rapidement les étages, en passant par les escaliers, histoire de se prouver qu'il tenait la forme, et il se trouvait maintenant dans les corridors, en se dirigeant vers ce qu'il pensait être les chambres des lycéens. Il ne savait pas du tout s'il se verrait attribuer le même coloc' que l'an passé (un espèce de barjo complètement cinglé) accompagné dpes visites impromptues de sa folle de soeur... Il aurait préféré être seul, ou avec une belle fille. (C'est un homme après tout, que voulez-vous...) Mais bon, il ne lui appartenait pas d'en décider, et même si ça avait été le cas, il n'aurait sans doute pas su faire son choix lui-même avec précision. Etant resté bien loin des autres tout au long de l'année précédente, il connaissait mal les gens du manoir, et ça lui avait forgé une espèce de réputation bizarre de garçon dark et mystérieux. Tant qu'on le laissait tranquille après tout... Ça lui allait.

Perdu dans ses réflexions, Himatsu n'avait prêté aucune attention aux couloirs qu'il empruntait, se croyant rôdé au niveau du chemin à suivre pour accéder à sa chambre. Lorsqu'il sortit de sa torpeur, il se rendit compte qu'il ne savait pas où il était. Les lieux n'avaient pour lui rien de familier et il observa attentivement les couloirs déserts un certain temps, avant de rebrousser chemin. Il s'en voulu de n'avoir pas fait plus attention, surtout que ça n'était vraiment pas dans ses habitudes, et pesta contre lui-même en silence. Il reprit rapidement le fil de l'endroit d'où il était venu et, lorsqu'il arriva à proximité de la cage d'escalier, perçut des cris un peu plus bas, vraisemblablement féminins. Le manoir était pourtant très bien insonorisé, d'ailleurs le calme inquiétant qui y régnait était souvent pesant, mais cette fille gueulait vraiment comme une malade. Cette voix n'était pas tout à fait inconnue au jeune homme, qui prit un air blasé...


*Encore l'excitée de service...*

Décidément, il y avait des choses qui ne changeraient pas ici... Bref, il avait retrouvé le couloir principal qu'il connaissait si bien, et fut surpris de voir des chariots à bagages, soigneusement rangés contre le mur qui faisait face aux chambres. Apparemment, toutes les chambres avaient été vidées pendant l'absence de leurs occupants pour un ménage (bien mérité pour certaines piaules), afin d'être redistribuées... Il ôta sa veste d'un geste souple (sa petite course dans les couloirs l'avait un brin échauffé); avant de se mettre en quête de ses affaires.
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Inarii Azmaria
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MessageSujet: Re: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Dim 4 Mai - 17:45

[Premier post rp]

Ombre parmi les ombres, une jeune femme blonde se baladait dans le gigantesque édifice que représentait ce manoir. Une silhouette à vous en glacer le sang, Azmaria et son regard vide, rouge, totalement inexpressif. Et sur son épaule droite, une bestiole, non pas un pigeon sans plume, mais un magnifique faucon s'y tiens, plantant harmonieusement ses serres dans la chair de la jeune femme, laissant dégouliner de la sorte un peu de son liquide vital sur son pull blanc cassé. Rien de grave, quelques gouttes, juste un peu glauque. Bref, dur à croire que cette demoiselle soit infirmière en ces lieux, une fois que les élèves en auront prit connaissance, peut-être auront-ils envie de ne plus être malade, allez savoir pourquoi...

*Je ne me ferais jamais à la taille des lieux...*

Difficile de se retrouver pour la jeune femme avec les yeux de son oiseau. Heureusement, elle avait fini par s'y habituer, et avait passé des heures entières à mémoriser le moindre des pièces siégeant ici bas, histoire de pouvoir arriver rapidement au cas où une personne nécessiterait ses soins. Elle n'avait personne à l'infirmerie ce soir là, autant en profiter pour aller faire un tour. L'orage semblait enfin se calmer, la quiétude revenait enfin s'imposer. Enfin, pas pour longtemps, puis que des voix s'élevèrent de l'étage au dessus d'où se trouvait Azmaria. Elle monta les escaliers d'un pas régulier, cela ne servait à rien de courir, elle n'y allait que par pure curiosité. Tant que ce n'était pas une bagarre, tout était pour le mieux. Elle arriva dans les corridors, et préféra en fin de compte fuir un peu le son de la voix déchainée. Un peu de silence, voila ce dont elle avait besoin, et cela semblait être la même chose pour Azu. Tournant à l’angle d’un couloir, l’oiseau se manifesta en remuant un peu, laissant une sorte de croassement ressortir de sa cage thoracique.

"Mh.. T'as vu quoi?"

Bien qu'elle voyait dans les mêmes yeux que lui, il lui arrivait de déconnecter un peu, se retrouver dans ses propres pensées à cent lieues d'ici. L'aveugle revint à la réalité, puis aperçut un peu plus loin une personne, un jeune homme à première vue. Il n'y avait pas grand monde, voir personne. Elle partait dans cette direction de toute manière, et s'approcha donc de lui, l'observant chercher quelque chose dans un chariot. Cette personne devait certainement être là depuis bien peu de temps, essayant de retrouver possession de ses biens. "Bonsoir." Fit la jeune femme une fois arrivée à sa hauteur, ses yeux fixant un point bien derrière lui. Le faucon le fixait, chose qui se trouvait dérangeante chez certaines personnes non averties au départ. Peut-être qu'il le savait, peut-être pas. Elle ne savait pas vraiment que dire, simplement s'assurer du fait qu'il n'était pas perdu ou autre connerie du genre, son rôle consistait au fait de veiller au bien des élèves occupant cette résidence. "Vous vous y retrouvez, ou bien avez vous besoin d'un coup de main ?" Le vouvoiement était de rigueur chez cette personne, même si la personne était plus jeune qu'elle. Les bras croisés sur sa poitrine, elle le regardait faire, indirectement.
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Sôma Himatsu
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MessageSujet: Re: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Lun 5 Mai - 20:07

Himatsu passait devant les chariots sans se presser, examinant en pensée le contenu possible de chacun. Peut-être l'un de ces bagages contenait-il quelque chose d'intéressant à son propre effet? Il y avait là des valises luxueuses mais d'autres n'était que de simples sacs de sports miteux, comme le sien. Même eux cependant semblaient avoir eu droit à leur petit coup d'éclat, puisque le jeune homme finit par retrouver ses affaires dans un sac bien moins poussiéreux que dans l'état dans lequel il l'avait laissé. Il se trouvait au dernier rayonnage du chariot, tout en bas à droite, soigneusement rangé à une distance tout à fait équivalente des autres... Limite maniaque les Maids. Il reconnu ses katanas, liés avec soin aux poignées, et eut un petit sourire. Il se penchait vers son bien, la main tendue, quand il entendit des pas dans le couloir. Des pas qui se rapprochaient de lui peu à peu.

Il n'était pas trouillard, ni même parano, mais il avait tout de même une certaine conscience de ce qui semblait se tramer ici. Il tira sur le lien des épées d'un coup sec et en défit le noeud. Pour feindre une certaine nonchalance, il s'empara lestement de son sac de l'autre main, l'air tout à fait détendu, bien qu'il fixa intensément le coin où devrait apparaître la personne d'où originaient ces sons. Une ombre se dessina sur le sol du couloir, puis très rapidement, apparut une jeune femme, d'allure plutôt frêle, bien que paraissant un peu trop âge pour être une élève. Les épaules d'Himatsu descendirent d'un cran. Il ne pensait pas devoir être trop inquiété par ce type de rencontres... Cependant, alors qu'elle se rapprochait, il remarqua un oiseau sur son épaule. Pas un petit oiseau genre "le perroquet Coco de la même d'en face", mais un oiseau de proie; un faucon. Le regard noir du volatile semblait attentif au moindre élément de l'environnement. Ses serres étaient à ce point serrées sur l'épaule de sa maîtresse qu'une trace rouge tâchait ses vêtements blancs. Le jeune homme se renfrogna... Tout ça ne présageait rien de bon. On avait l'impression que l'animal avait possession de celle qui aurait dû être sa maîtresse, et non l'inverse.

A mesure qu'elle se rapprochait, Hima était un peu plus tendu, un peu plus crispé. Sa peau était aussi pâle que la sienne, et son regard rouge, intensément vide. Drôle de personnage, mais ici, il fallait être habitué. C'est pourquoi il ne manifesta aucun signe de sa nervosité à son approche. Une fois qu'elle fut près de lui, elle le salua brièvement mais poliment. Apparemment, elle n'était pas animée de mauvaises intentions, mais, sans être paranoïaque, il fallait tout de même rester sur ses gardes... Toujours...


"Vous vous y retrouvez, ou bien avez vous besoin d'un coup de main ?"

Alors que son regard était tout à fait ailleurs, légèrement dévié et sur un point qui semblait fixé derrière lui, ses paroles semblaient montrer qu'elle savait pertinemment ce qu'il était en train de faire. Un quelconque strabisme peut-être? Mais pourquoi cet oiseau avait-il ce côté incroyablement dérangeant? Ses yeux mobiles s'arrêtaient sur chaque détail, et son regard intelligent avait de quoi en effrayer plus d'un. Himatsu répondit de la voix rauque qui était la sienne, sans rien laisser paraître de l'inquiétude qu'il pouvait ressentir. Il décida de rendre sa politesse à cette personne, ayant toujours eu un respect minimum envers ses supérieurs... hiérarchiques tout du moins.

"Hm. Bonsoir. Merci, j'ai trouvé ce que je cherchais."

Il soupesa son sac d'une main pour le lui désigner, sans quitter les yeux de la jeune femme, pensant que c'étaient eux qui trahiraient une tentative quelle qu'elle soit de sa part. Il ne savait pas ce qu'elle fichait ici, ni qui elle était, et cette dernière question avait déjà largement de quoi l'inquiéter. Il détourna ses yeux d'elle un très bref instant pour chercher sa nouvelle chambre des yeux. On lui avait attribué cette année la numéro 1, différente de celle qu'il avait occupé l'année précédente. Peut-être aurait-il aussi changé de colocataire... L'autre timbré ne lui avait pas manqué.
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Inarii Azmaria
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MessageSujet: Re: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Jeu 8 Mai - 0:27

Azmaria observait les moindres faits et gestes du jeune homme au travers des yeux de son précieux volatile. Un sourire s'étira sur son visage inexpressif. Au moins un qui ne semblait pas en difficulté, tant mieux pour elle. Elle était revenue le jour même de quelques vacances, et Himatsu était l'une des premières personnes qu'elle croisait en cette orageuse journée. Personne jusque lors à l'infirmerie, de ce point de vu là la journée avait été relativement calme, rien de tel pour se remettre doucement en situation de travail. "Je vois que vous avez retrouvé vos affaires... C'est bien." Azu remua de manière lente la tête, allant d'une main à l'autre de l'inconnu. Un sac dans l'une, et une chose indéfinissable dans l'autre. Un claquement de langue de la part de la blonde, et le regard du faucon se stoppa net sur les objets assez longs qui l'intriguaient tant. L'oiseau restait immobile, mais ne démontrait aucun signe d'attaque ou encore d'agressivité. Il fixait les armes dissimulées comme si ces dernières fussent des proies. La jeune femme releva un peu son bras tendu, puis désigna de la main la chose de sa curiosité. "Qu'est ce que c'est?" Sa voix frêle, située un peu plus dans les aigus que dans le grave s'éleva dans les airs, porteuse de sa curiosité certaine.

Une autre chose lui traversa l'esprit un très court laps de temps après, elle ne savait pas de qui il s'agissait, cela pouvait pourtant s'avérer bien utile en bien des cas. Et puis elle même ne s'était pas non plus présentée. Apprendre tous les noms grâce à un trombinoscope serait là une bonne affaire, bien que le temps de mémoriser chaque nom et visage risquerait d'être un peu long. "Oh... J'ai oublié de me présenter. Inarii Azmaria, infirmière du manoir et du lycée." Elle se courba légèrement, d'une manière impossible à voir de loin, mais suffisamment pour là où était le jeune homme. L'intention... "Et vous. Vous êtes...?" A vrai dire elle aurait espéré qu'il se présente sans qu'elle n'eut besoin de le demander, mais elle avait vu des cas assez... inquiétant à vrai dire en ces lieux, et préférait prendre ses précautions. C'est vrai, elle n'allait pas lui dire juste avant de partir "et vous vous appelez comment au fait?". De quoi ne plus avoir l'air bien crédible après... Un léger mouvement d'épaule de sa part, et Azu se remit en mouvement, cessant de dévisager complètement Himatsu. Il laissait ses rétines se nourrir de la beauté ainsi que de la grandeur des lieux, jetant de temps en temps un coup d'œil au garçon.

*Je me demande... Qui a hurlé tout à l'heure.*

Des personnes elles ont des heures bien précises pour manger ou autre, et bien l'aveugle elle s'était pour cogiter il fallait croire. Elle demanderait bien, mais ne voulait surtout pas se montrer envahissante, après tout ce jeune homme ne désirait peut-être que le fait de retrouver sa chambre afin d'y retrouver repos après une dure journée de labeur. Az' décida de ne rien dire de plus, préférant aller voir par la suite, ou encore mettre le sujet à plat un peu plus tard.
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Sôma Himatsu
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MessageSujet: Re: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Ven 9 Mai - 1:36

"Je vois que vous avez retrouvé vos affaires... C'est bien."

La voix était toujours aussi calme... Il trouvait ça plutôt inquiétant ce genre de gratifications de la part d'un membre du personnel s'adressant à un jeune adulte. Ce "C'est bien"... On aurait plutôt dit une maîtresse félicitant un enfant. Toujours est-il que la jeune femme qui lui faisait face semblait à moitié ailleurs, un peu dans le vague, ou un peu dans ses pensées. Elle dégageait le même genre d'aura inquiétante que lui... Elle semblait n'être qu'à moitié intéressée par la scène à laquelle elle assistait. La présence de l'oiseau était elle beaucoup plus perceptible. Le regard alerte du faucon se saisissait de chaque petit élément offert à sa vue comme d'un bout de viande posé sur un poing. Il s'arrêta d'ailleurs sur les bagages d'Himatsu. Le sac, puis les katanas... Le sac... Puis un claquement de langue inattendu de la jeune femme, qui fit tout de suite dévier les yeux du jeune homme de l'oiseau à sa maîtresse. Apparemment il lui obéissait au doigt et à l'œil. Il ne parvenait cependant pas à savoir ce qu'elle lui ordonnait, ni le lien réel qui les unissait. Ce sang sur sa chemise... La tâche qui s'élargissait... S'en rendait-elle seulement compte?

"Qu'est ce que c'est?"

Précisément la question qu'il avait crainte. Il aurait pu mentir, ou tenter de se sauver en courant mais il réfléchit posément. Il n'était pas tacitement autorisé à posséder des armes blanches, mais vu les évènements, il avait constaté que c'était une bonne initiative en fin de compte. Et puis après tout, elle se baladait bien avec un oiseau de proie planté sur son épaule! Mais bon, vu l'âge qu'elle semblait avoir (c'est-à-dire, plus celui d'une élève) elle avait sans doute une quelconque dérogation pour ce genre de choses... Mais ces considérations hasardeuses n'eurent le temps de mener le lycéen nulle part puisque, changeant brusquement de sujet, elle se décida à se présenter, et à soulever ainsi malgré elles quelques unes de ses interrogations.

"Oh... J'ai oublié de me présenter. Inarii Azmaria, infirmière du manoir et du lycée. Et vous. Vous êtes...?"

Il voyait un peu mieux maintenant... N'était-il pas ironique que cette infirmière semble avoir des problèmes de vision très certains? ... Bref, comme elle s'était courbée légèrement, Himatsu se courba d'avantage, pour marquer son respect et la saluer à son tour. Le regard du faucon se détacha enfin de lui et du sac contenant les katanas et il put reprendre un peu plus de contenance.

"Sôma Himatsu. Elève de quatrième année."

Il avait décliné son année, sans bien savoir pourquoi. Elle n'avait pas l'air agressive ou animée de mauvaises intentions. La porte de la chambre quatre était tout prêt. Il se doutait que les arrivées avaient dû se succéder après la sienne et était assez curieux de voir les nouvelles têtes, il faut bien le dire. Il fit un ou deux pas en direction de la porte, sans trop s'éloigner de l'infirmière pour ne pas avoir l'air de lui manquer de respect. Posant son sac à terre, il enfonça la clef dans la serrure et la tourna deux fois à l'intérieur. L'ouvrant brièvement, il y jeta quasiment les deux sacs sans faire gaffe à ce qu'il y avait dans la chambre ni à quoi ça ressemblait, le but de l'opération étant de se débarrasser des preuves compromettantes, et qui plus est il aurait tout le temps de s'en rendre compte par la suite des choses.

Il ferma la porte à clef à nouveau et se rapprocha à nouveau de l'infirmière. Devait-il se justifier de ses actions? En tout cas la moindre des choses était de lui indiquer ce qu'il avait l'intention de faire, et sûrement pas de la laisser en plan comme ça. Mais il y avait quand même une question qui lui brûlait les lèvres....


"Je vais probablement descendre manger avant le couvre-feu. Au fait... cet oiseau..."

L'invitation tacite qu'il lui avait faite à descendre avec lui était à peine remarquable, mais présente tout de même, sans quoi il ne lui aurait pas fait part de cette réflexion. Himatsu n'était vraiment pas quelqu'un d'expansif. Concernant la deuxième partie de sa phrase, la question, même non formulée, était tout de même relativement évidente, et il n'était certainement pas le premier à s'interroger à ce sujet.
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Inarii Azmaria
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MessageSujet: Re: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Ven 9 Mai - 11:48

Toujours son sourire aux lèvres bien que devenu un peu narquois, la jeune femme aux yeux couleur sang n’eut pas la réponse qu’elle voulait au départ, mais elle n’oubliait pas. Il en fallait beaucoup pour lui faire oublier quelque chose, toute sa vie elle n’avait pratiquement fait qu’apprendre à cause de sa cécité. Si elle n’était pas capable de faire tout ce qu’une personne normale pouvait effectuer, elle préférait mettre le plus de chose de son coté afin de combler son désavantage certain. Dans tous les cas, le visage du jeune homme était ancré dans sa mémoire, de même que son identité ainsi que son année scolaire qu’il venait tout juste de dévoiler. « Sôma Himatsu hein… Je m’en souviendrais… » Elle devait vraiment paraître étrange, voir même flippante, telle était sa manière d’être au naturel. Son air redevint détendu, il lui avait rendu son salut, chose rare à cette époque pensait-elle. Mais en prononçant ces paroles, elle ne pensait pas à mal, loin de là, elle ne voyait toujours que le coté pratique de la chose. Si un jour il se voyait blessé au point de sombrer dans l’inconscience ou autre, elle saurait immédiatement de qui il s’agirait, ce qui faciliterait de ce fait bien des choses. Elle leva sa main gauche vers son épaule opposée, puis caressa doucement la tête de son oiseau qui la baissant, retrouvant son bec face au sol, et donc elle se retrouva pendant un cour instant sans rien voir, juste un revêtement quelconque. La contact des plumes sur la paume de sa main, elle trouvait cela très agréable, elle était vraiment attaché à cette bestiole qui était devenue bien plus qu’un « objet » d’utilité première à ces yeux, un animal de compagnie comme un autre. Enfin, pas comme le petit yorkshire qui passe son temps sur les genoux de sa vieille maîtresse.

Elle entendit des bruits un peu inhabituels, mais ne changea pas pour autant son activité. Azmaria savait que le brun n’allait pas lui faire de mal ou autre, elle en était presque persuadée. De toute manière elle ne lui avait rien fait, et puis pourquoi les gens iraient attaquer la personne qui leur vient en aide lorsque leur vie s’en retrouve menacée. Un cliquetis, certainement une clé dans une serrure en train de tourner, déverrouillant les moindres inepties de tout un système. La blonde n’avait pas effectué le moindre mouvement, toujours aussi immobile qu’auparavant à l’exception de son bras, et de sa main. De son regard toujours vide sans réaction de la part de ses pupilles elle ne voyait rien, mais elle entendait tout. Deux chocs, pas des personnes qui tombent à même le sol, mais simplement des objets. Les affaires qu’il avait auparavant, certainement. Mais ce bruit était étouffé, elle en déduit rapidement qu’il devait être dans une pièce annexe, ou juste devant la porte en tout cas. De nouveaux bruits comme auparavant, et un brassage d’air, le jeune homme devait certainement être revenu à sa place initiale. Elle relâcha sa main, puis effectua un mouvement à la vue d’Azu, paume de sa main vers lui, puis ses doigts qui se fermèrent brièvement. Presque aussitôt après, il redressa la tête, plongeant son regard noir dans celui de l’élève.


*Il y a quelque chose qui cloche.*

Dans ces pensées elle imaginait le fait qu’il avait tout intérêt de ne pas laisser ses sacs à vue… Et il n’avait pas répondu à la question, parano la miss, et très curieuse en plus de ça. « Vous feriez bien oui, il faut vous nourrir. » Sa voix était détachée, comme si elle se trouvait à cent mille lieues d’ici. Elle n’avait pas vraiment fait attention à ce qu’il venait de dire, comprenant juste le fait qu’il devait partir. Sa curiosité reprenait ses appuis, elle le regard de l’oiseau se posa quelques instants sur les mains vides de l’autre protagoniste. « Je ne vais pas vous importuner beaucoup plus longtemps… Mais vous n’avez pas répondu à ma question… Qu’est ce que c’était que ces choses ? Ne vous inquiétez pas, je fais pas parti des flics ou autre… Je suis juste curieuse, rien de plus… Je ne dénonce pas mes élèves, je les aide au contraire la plupart du temps. Tout peut toujours se régler en douceur sans l’autorité supérieure… » Attendant sa réponse, elle lui fit un léger signe afin de commencer à marcher en direction des escaliers d’un geste lent, de la main encore une fois, puis recula d’un pas en arrière. Puis elle s’immobilisa, attendant sa réaction, mais surtout sa réponse. Il pouvait lui mentir qu’importe, même si elle n’aimait pas ça. Enfin tant qu’elle ne découvrait pas par la suite la vérité. Elle avait certes un aspect dérangeant à première vue, mais il suffisait d’apprendre à la connaître pour savoir que c’était une femme tout à fait sincère, même si cette pensée n’est pas forcément évidente au départ.

Après avoir attendu un peu, et en insistant en cas de non réponse, son envie de savoir reprenant vraiment le dessus, elle se remit en route d’un pas lent (juste dans le cas qu’il ne réponde pas ou quoi, elle insistera un peu pour savoir, pas la peine d’épiloguer là dessus…). Une autre chose lui revint à l’esprit, n’avait elle pas entendu quelqu’un crier en venant toute à l’heure ? Si, il lui semblait bien, et avec un peu de chance il avait également entendu, ou même vu qui sait. Elle poussa un léger soupire, puis ouvrit de nouveau la bouche.
« Je pense que je vais continuer un peu ma ronde, j’ai déjà manger, et je ne vais pas vous priver de votre espace vital. Mais bon, une dernière question, savez-vous qui a crié toute à l’heure, et pourquoi… ? Un peu avant que j’arrive dans cette partie du couloir. » Conscience d’infirmière, c’était assez loin certes, mais il lui fallait s’assurer que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Azmaria comptait bien aller y faire un tour en passant, juste de passage… A moins que quelque chose d’autre lui semble plus intéressante, là… Mais bon, comme pour les sabres, elle avait cette idée en tête, et resterait ensuite à savoir d’où cela provenait. De d’autres couloirs s’était net, même bien plus loin, les échos semblaient passer sans trop de difficulté dans ces grands espaces emplis de vacuité. « Et… D’où ça provenait aussi peut-être… »

*Je me doute bien qu’il n’est pas devin… Mais un heureux hasard après tout…*

(désolée j’ai du me laisser un peu emporter ^^ ;. Le cdi ça inspire faut croire xD)
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Sôma Himatsu
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MessageSujet: Re: 8 Avril, 20h - Corridors côté chambres lycéens   Ven 9 Mai - 13:05

[HJ: Pas de soucis, ça me convient parfaitement. ^_^]

« Sôma Himatsu hein… Je m’en souviendrais… »

Il avait du mal à capter comment interpréter ses paroles. D'un côté il n'était qu'un élève, et n'avait pas à être proche outre-mesure d'un membre du personnel tel que Mlle Inari, mais son étrangeté faisait peut-être d'elle quelqu'un dont on avait envie d'en savoir plus... Himatsu était quelqu'un de très réflexif, capable d'analyses comportementalistes ou psychologiques poussées. Elle n'avait pas l'air mauvaise, mais il n'était pas tout à fait dupe, certaines personnes cachaient très bien leur jeu. Il avait l'impression qu'elle était le genre de personnes à tout enregistrer, un peu robotiquement, comme on classerait des dossiers. Il pouvait se tromper, mais la certaine torpeur dans sa voix traînante était généralement un signe distinctif... Quoique certains imbéciles n'utilisaient ceci que pour se faire remarquer. Mais ça ne semblait pas être son cas; son visage était indubitablement intelligent, et vu la réputation de l'établissement, le jeune homme avait parfaitement conscience que le personnel ici bas était hautement qualifié et compétent. Bien que les compétences de certains employés aient une dimension tout autre que celle qu'on aurait pu leur assigner à la base... En tout cas, il n'était plus inquiété outre mesure par elle. Plus inquiété, ni intéressé. Himatsu était un je-m'en-foutiste en puissance. Elle ne présentait pas d'intérêt pour lui, mais il ne pouvait pas l'ignorer, encore à cause de ce respect qu'il lui devait. Il avait toujours été un minimum respectueux envers ses supérieurs, pour peu que ceux-ci le méritent.

Elle lui souriait avec ce petit sourire étrange, mais il avait à peu près le même les rares fois où il pouvait sourire (sauf quand il partait dans des éclats de démence lubrique). Lui restait tout à fait impassible. Il avait fait ce qu'il avait à faire, mais il se méfiait toujours autant du rapace. C'était maintenant lui qu'il regardait lorsqu'il parlait à l'infirmière, parce qu'il en était maintenant persuadé, c'était lui qui le regardait intensément, et rien d'autre. On aurait dit que ses yeux étaient ceux de sa maîtresse... Alors il voulait qu'elle connaisse la froideur de son regard, ou son indifférence et son flegme. Elle caressait l'oiseau tranquillement, semblant y prendre un plaisir certain... Plaisir de la dominance sur un être plus faible? Très peu pour lui. A d'autres moments, le lycéen eut l'impression que certains de ses gestes étaient tout à fait précis et intentionnels; sûrement que la bestiole était dressée, réglée "aux boutons". Il n'arrivait pas à savoir s'il avait sa vie et sa volonté propre ou s'il n'était qu'une marionnette de l'infirmière.


« Vous feriez bien oui, il faut vous nourrir... Je ne vais pas vous importuner beaucoup plus longtemps… Mais vous n’avez pas répondu à ma question… Qu’est ce que c’était que ces choses ? Ne vous inquiétez pas, je fais pas parti des flics ou autre… Je suis juste curieuse, rien de plus… Je ne dénonce pas mes élèves, je les aide au contraire la plupart du temps. Tout peut toujours se régler en douceur sans l’autorité supérieure… »

Lorsqu'il alla jeter ses affaires dans sa chambre, il n'était pas sûr qu'elle l'aie surveillé de près ou non. En tout cas elle sembla d'abord ignorer l'action puisqu'elle reprit directement sur ses dernières paroles qui mentionnaient le repas qu'il avait dans l'intention de prendre. mais elle ne lâcha pas prise comme il le constata tout de suite après. Avait-elle elle-même un côté oiseau de proie? La suite disait que non, mais on n'est jamais sûrs de rien et le jeune homme n'avait pas spécialement envie de commencer tout de suite à courir des risques. Elle l'invita à descendre les escaliers d'un gest de la main, se reculant poliment. En un ou deux pas, il fut à ses côtés, et commença à se laisser aller d'une marche à l'autre avec flemme. Il tourna néanmoins son visage vers elle, qui s'était immobilisée, comme dans l'attente d'une réponse, pour lui dire, lui rendant ce petit sourire fin, qu'elle avait conservé:

"Vous avez ignoré ma question tout comme j'ai ignoré la vôtre."

Il détourna à nouveau son visage vers les marches qu'ils descendait et rejeta sa veste sur son épaule nonchalamment. Il avait manqué de lui répliquer que ce sac contenait ce qui lui donnerait bientôt du travail si les choses tournaient mal mais il préférait conserver ce genre de réplique si réellement elle devenait trop indiscrète. Il éprouvait une certaine réticence à lui faire part de ce genre de confidence. Autant n'aurait-il pas hésité à lui répondre honnêtement si elle avait été élève, ou moins proche en tout cas de l'administration, autant préférait-il pouvoir conserver ses lames dans la plus grande discrétion tant que ça serait possible.

« Je pense que je vais continuer un peu ma ronde, j’ai déjà mangé, et je ne vais pas vous priver de votre espace vital. Mais bon, une dernière question, savez-vous qui a crié toute à l’heure, et pourquoi… ? Un peu avant que j’arrive dans cette partie du couloir. Et… D’où ça provenait aussi peut-être… »

Pensait-elle qu'il y avait déjà des blessés graves par ici? ...Elle savait où elle était, pas de doute. Mais en fait pour cette fois, il fallait vraiment qu'elle prenne conscience qu'Hime n'était qu'une sempiternelle gueularde écervelée... Enfin peut-être pas écervelée mais en tout cas elle criait sempiternellement pour un oui ou pour un non. Insupportable. Bref, il n'allait pas lui faire part de ses considérations personnelles sur la question. Il lui avait semblé que ça venait de l'étage inférieur, mais la petite avait, sinon le physique, la voix de l'emploi, aussi cela avait-il pu venir de bien plus loin...

"Je pense qu'il s'agissait de Tsukushi-san. Hime Tsukushi, pas l'autre. Ne vous inquiétez pas trop pour elle, elle sait se débrouiller. Me semble que ça venait d'en bas. A moins que ça ne soit l'aile des filles. Désolé de ne pas pouvoir être plus précis"

Il aurait eut envie de dire qu'elle ne valait pas la peine qu'on s'inquiète pour elle mais encore une fois, son avis sur la question n'avait pas à entrer en ligne de compte. En tout cas, lui ne se faisait pas de soucis pour elle. Pas qu'il eut confiance en elle ou quoi, mais simplement, il se fichait éperdument de ce qui pouvait bien lui arriver. A vrai dire, il ne lui était même pas venu à l'esprit de se demander si elle allait bien. L'infirmière avait sans doute une certaine conscience professionnelle qui l'obligeait à se poser ce genre de questions. Elle lui parla de sa "ronde"... Elle semblait vérifier que tout était tranquille, au moins le premier jour... Eh bien qu'à cela ne tienne, il ne voyait pas de raisons de ne pas l'aider, il ne se sentait pas particulièrement cruel aujourd'hui, ou désireux de voir périr ses camarades... Mais ils était maintenant arrivés au bas de l'escalier, dans le grand hall et c'était là que leurs chemins se séparaient si elle faisait effectivement ce qu'elle avait prévu de faire, le laissant aller prendre son repas en compagnie des autres élèves. Il était temps pour lui d'entrer dans l'arène... Il se courba à nouveau devant elle.

"J'espère ne pas vous avoir été trop inutile. Passez une bonne soirée Inarii-sama."

Phrases simples, concises, sans politesse exagérée ou aucun autre sentiment. Himatsu jeta un dernier regard à la blonde, un bref coup d'œil à l'oiseau, puis fit volte-face, avec l'assurance qui lui était coutumière, pour aller en direction du réfectoire.

> Grand hall

[HJ: Hime est aussi présente dans le grand hall, libre à toi de voir ce que tu fais.]
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