Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 Life is Like a Boat [Libre]

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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 5 Mai - 23:23

D’une démarche chaloupée, regardant à peine où il allait puisqu’il avait entre ses mains un bout de papier immaculé qu’il lisait et son portable collé à l’oreille, Ryômen s’avançait, une lourde sacoche sur le dos, traînant à grand peine de ses deux mains occupées son énorme valise d’où un bout de caleçon noir dépassait de la partie mal fermée. Le billet qu’il avait à la main, trop poli pour être honnête, n’était autre que le bulletin qu’on lui avait remis pour l’attribution de sa chambre, et depuis il errait un peu au hasard des couloirs, pas perdu pour autant, mais profitant de sa petite promenade pour visiter son tout nouvel établissement.
Le téléphone portable illuminé d’une douce lueur bleuâtre par le rétro-éclairage commençait à lui donner chaud à l’oreille. La conversation s’éternisait et il n’avait pas que ça à faire; en outre il regardait d’un œil intéressé les décorations du couloir et ne prêtait que très peu d’attention à une de ses ex qui venait encore une fois de l’appeler; heureusement qu’il était parti recommencer sa vie ici, à des centaines de kilomètres, sinon elle ne l’aurait plus lâché.


"Oui, Sayoko, moi aussi…mais oui, bien sur que je penses à toi…Evidement, ma puce…"

Très vite, il avait remarqué que les bâtiments de Ruuketsu dégorgeaient d’un luxe ostentatoire, presque déconvenant et beaucoup trop poli pour être honnête; il y avait un détail qui clochait, un rien glauque, ou du moins pour Ryô qui n’était guère habitué à une tel démonstration de richesse. Heureusement le corridor dans lequel il avançait était décoré avec plus de sobriété que le Grand Salon qu’il avait vu au rez-de-chaussée, ou encore le Hall immense et fastueux. Il consulta encore une fois le papier dans sa main; chambre, combien déjà ? numéro 2…et le billet spécifiait aussi qu’il disposait d’un ordinateur portable, ce qui était un signe de luxe non négligeable; dommage qu’il n’y ai pas en fait de connexion Internet…

"Bon je dois te laisser…Oui il y a une meuf de l’administration qui me colle aux basques…euh non pas une fille mon amour, un mec, un mec du personnel…mais oui moi aussi je t’aime."

Ryô referma le clapet de son portable d’un geste sec, presque agacé. Voilà pourquoi la fidélité ne l’intéressait pas; trop de contraintes, trop d’obligations…alors que la polygamie, c’était la liberté ! En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis, prétendent d’aucun; et puis il était encore jeune, il fallait profiter de la vie, voir de nouveaux horizons et faire de nouvelles expériences! Le jeune homme s’en réjouissait d’avance. Il avait déjà croisé quelques nanas canons en traversant le Hall et ne comptait pas s’arrêter là; dès le lendemain il reprendrait son exploration des lieux, espérant rencontrer une belle fille, exploration qui risquait fortement de se terminer du côté de chez les lycéennes…Parfois quand elles étaient entre elles, elles laissaient traîner leurs soutifs et leurs strings un peu n’importe où, et les chambres de ces demoiselles devaient être terriblement existantes à voir.
Ryôment atteignit enfin sa chambre; il prit sa clé avec grande difficulté en fouillant au fin fond de sa valise (c’était pas quelqu’un de très ordonné de nature) et déverrouilla la porte, puis entra. A ce moment son portable sonna une nouvelle fois, répandant une musique rock.


"Ouais ?…Kazumi ? Mais non mon cœur, je suis pas avec une autre…c’est la vérité, je te jure ! Mais non, c’est pas comme la fois où je t’ai trompée avec Kyoko…je t’aime mon ange, je pense à toi tout les soirs, je souffre trop d’être séparé de toi…"

Et blablabla…Ryômen raccrocha vite fait, posa sa valise dans un coin de la chambre (il la déballerait plus tard, visiblement il était seul dedans) confortablement meublée et ressortit en verrouillant la porte. Il déambula ensuite quelques minutes dans les corridors, cherchant un endroit où se poser un peu car traîner sa valise dans tout le pensionnant l’avait essoufflé. Enfin, la bibliothèque le rebutant un peu puisqu’il n’était pas spécialement porté sur le boulot, il décida de redescendre au rez-de-chaussée et, une fois arrivé dans le Grand Salon, se laissa tomber sur un des canapés, se vautrant de tout son long. Son portable sonna derechef et il répondit à Motoko, calant le cellulaire sur son épaule tout en allumant une cigarette pour en tirer une longue bouffée.
La fumée s’éleva en volutes opaques, dessinant une chorégraphie indolente et hypnotique.
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mar 6 Mai - 18:27

>Corridor de l'aile des filles, premier étage.

Life is like a boat. Ryô et Ryo sont dans un bateau et... Hum bref.

Ryogi descendit le grand escalier du Hall sans hâte, bien qu'elle cherchait quelqu'un. Sa démarche indolente, son unique main dans la poche de son Baggy trop grand, et le bruits de ses pieds nus sur le marbre froid aidait à lui donner une allure de Zombi, additionné à son apparence négligée et son air apathique, bien, que ses yeux semblent colériques. Elle portait un sous pull rayé, laissant sa manche droite vide voler librement dans l'air, et au dessus un T-Shirt trop grand imprimé "Beware the Bitch". Son immense cicatrice au cou n'aiderait pas à lui trouver quelque chose de bandant.

La jeune fille au visage cerné arriva dans le salon, bien étonnée d'y trouver quelqu'un, et un peu ennuyer. Faisait chier celui-là, à squatter dans le salon quand elle voulait y voler, pardon "prendre" quelque chose. Enfin c'était les aléas de la vie. Hormis ce type, dont le visage lui était parfaitement inconnu, il n'y avait personne. Esteban n'était pas là non plus. Ryogi réprima un soupir plein de langueur, roulant des yeux, avant d'aller se caler dans un des grands fauteuils du salon. Après tout ce n'était pas dans l'ordre naturel des choses que ce soit elle qui cherche cette pauvre conne d'Esteban. Ou alors c'était peut-être juste la percepective de lui coller après quiu la dérangeait.

Toujours est-il que le pauvre Ryômen n'eut pas de chance, au lieu de pêcher une sirène, il se retrouvait avec un thon, qui ne lui dit pas bonsoir, avec une mine sombre, comme une furie qui se contenait, sa seule main posée sur ses genoux, qu'elle avait ramené près de son buste plat, parce qu'elle s'était assise en posant ses pieds sur le fauteuil. Son regard de charbon regarda un instant le nouveau, ou plutôt le toisa de haut en bas. Il fumait, et c'était interdit en intérieur. Mais Ryogi se fichait des règlements. C'est juste qu'elle n'avait pas grillé une sèche depuis hier soir. Elle sortit donc une cigarette de son étui, en utilisant sa bouche pour palier au manque de son bras gauche, puis harangua Ryômen.


"Hey, la belle gueule, fais passer ton feu."

Aucune politesse, aucune présentation. Ryogi était comme cela, en bonne misanthrope. Elle voulait juste du feu, pas tailler la bavette. Elle ne regarda même pas Ryômen, toute occuper à tapr d'une seule main et le plus vite possible un SMS, avant de refermer le clapet de son portable dernier cri, la clope déjà aux bouts des lèvres.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mar 6 Mai - 19:14

Aaaah, la liberté ! Quoi de mieux, de plus relaxant que de se prélasser de tout son long sur le sofa rembourré et hyper confortable, clope au bec, portable à l’oreille, admiratrice vociférante à l’autre bout du fil ? Du plat de la main, Ryômen dispersait la fumée de sa cigarette en de petits mouvements secs, faisant prendre aux volutes des formes sophistiquées, des arabesques, des circonvolutions hyalines. Il n’avait pas lu le règlement interne du pensionnant mais se doutait bien qu’il était interdit de fumer dans les locaux; cependant ce détail ne semblait pas le gêner outre-mesure. Il venait tout juste d’arriver ici; au pire, que risquait-il ? D’être appréhendé verbalement ? Le jeune homme retira ses chaussures sans s’aider de ses mains et s’allongea complètement sur le canapé, les doigts de pied en éventail, observant le plafond tandis qu’il tentait avec difficulté et souvent vainement d’en placer une dans le déluge de reproches de Motoko. Apparemment elle avait découvert qu’il l’avait trompée avec Yuka, mais heureusement il avait quitté sa ville natale pour Ruuketsu avant de subir les contrecoups de sa colère.

"Ecoute, mon cœur, je suis vraiment désolé, je sais plus ce que je faisait…mais oui…bien sûr que je t’aime encore…"

Un mouvement à l’entrée de la salle capta son attention et Ryô se redressa légèrement pour voir qui était entré. Il crut tout d’abord que c’était un zombie et ouvrit des yeux écarquillés; dans tout ce manoir vaste et richement décoré qui faisait penser à une demeure de vampires, il ne manquait plus qu’un détail glauque comme celui-ci pour parachever la mascarade. Allons, ce devait être une farce ! Oui, évidemment, se dit Ryômen soulagé, en regardant de plus près on s’apercevait que le zombie était en fait un jeune garçon…brrrr, avec un bras coupé, des pieds nus et une magnifique cicatrice auréolant son cou vierge et blafard…à croire qu’il avait laissé traîner derrière lui un bout de son déguisement lugubre de zombie…
Les yeux du jeune homme s’écarquillèrent encore plus, donnant à sa belle gueule un air de parfait crétin, quand il se rendit compte que le mec/zombie était en réalité…une fille ! Pas très soignée, renfrognée au possible, plus sombre qu’un mort vivant, mais une fille tout de même. N’écoutant même plus ce que disait Motoko, Ryô s’empressa de faire disparaître cet air ahuri de son visage et la détailla, intrigué. Où était passée la poitrine plantureuse des belles blondes, le décolleté pigeonnant, la mini dévoilant des cuisses graciles ? A la place, la nouvelle arrivante portait un T-shirt informe sur un haut rayé, et un baggy trop grand pour elle dont l’entrejambe lui arrivait presque aux genoux. En fait, il n’avait guère l’habitude de voir des filles comme ça.

L’inconnue se dirigea directement vers un fauteuil et s’y assit, les genoux repliés, lui réclamant sans même tourner la tête du feu pour allumer la clope qu’elle tenait au bec. Absorbée par son sms, elle n’avait pas vu l’air carrément intrigué de Ryômen. Les hurlements de Motoko, qui avait entendu la voix d’une fille dans le combiné, reprenaient de plus belle, l’accusant de la tromper une nouvelle fois.


"Mais non mon chou…Oui je t’aime…non c’était rien, personne…Rhoo puis zut" grogna t-il agacé en fermant le clapet de son portable d’un coup sec, rompant la conversation téléphonique. Ryô se remit debout, soulevant sa parfaite silhouette vêtue d’un T-shirt kaki et d’un jean délavé, fit quelques pas et s’assit dans le fauteuil juste à côté de la fille et lui tendant son briquet rose, offert quelques mois auparavant par Sakura. "Tiens, sers-toi copieusement."

Pendant qu’elle s’exécutait, le jeune homme risqua un regard franc dans sa direction. Les yeux fuligineux de l’inconnue, dissimulés sous un tas de mèches noires pas coiffées, se voyaient à peine. Il ne savait pas trop comment l’aborder en fait, ce genre de meuf n’avait sûrement pas du tout l’habitude de se faire draguer et il arrivait que, pour leur Première Fois, les filles deviennent rouges comme des pivoines et s’enfuit en courant (comme dans les mangas xD). Tiens, ça serait marrant pour cette petite de tester sa réaction; jouer avec les vierges étaient aussi une de ses occupations préférées…en outre vu sa taille elle ne devait pas avoir guère plus de 15 ans. Et puis c’étaient devenu un réflexe chez lui: dès qu’il voyait une fille, belle ou moche, jeune ou vieille, il ne pouvait s’empêcher de la courtiser. Ryô ouvrit la bouche pour lui parler, mais son regard d’outre-tombe, ourlé de cils charbonneux qui contrastaient avec son teint opalin presque maladif, lui donnait l’air incisif et pas vraiment commode. Si il se montrait familier dès le départ elle risquait fort de lui envoyer son poing dans le nez…Allons bon, il fallait juste y allait doucement, il en avait maté des plus coriaces.

"Hé ma jolie, je suis nouveau ici, tu me fais visiter ? Comment tu t’appelles?"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mar 6 Mai - 22:18

Ryogi écrivait son SMS à Esteban, mais son habitude d'écouter partout était bien là, et elle sourit de manière moqueuse en écoutant le nouveau se dépêtrer d'un appel téléphonique de femelle glapisseuse. L'air agacé de Ryômen lui paru marrant, encore plus dans cette situation qui semblait le déranger.

"C'est toujours comme ça les femelles, faut que ça fasse chier et que ça parle fort."


Ryogi pensait ce qu'elle disait, car elle n'était absolument pas féministe, contrairement à ce que pensaient les gens simplets en essayant de déduire cela de son homosexualité ou de son air renfrogné. Non simplement, Ryogi n'aimait pas les gens. Tout les gens, avec une rancœur personnelle contre les mecs, c'était tout. Les nanas aussi, ce n'étaient que des perruches à qui on apprenait quelques tours. Le type finit par terminer sa conversation en refermant son téléphone, puis se mit debout pour s'assoir sur le fauteuil à côté du sien, lui donnant son briquet... rose. Un briquet de gonzesse au moins. Ou peut-être qu'il était de la jaquette.

"Tiens, sers-toi copieusement."

"Copieusement? J'ai pas besoin d'un chalumeau non plus pour allumer une clope."


Elle prit le briquet sans regarder Ryômen, et s'alluma sa vieille clope tordue qui semblait avoir fait la guerre civile, avant que de lui retendre, mais sans le regarder. Encore une fois, sa propre anatomie antérieure lui parut plus intéressante que le visage de quelqu'un. Elle fixait ses propres pieds, non pas par timidité, car cela se voyait qu'elle ne devait pas être quelqu'un de réservé, mais par désintérêt.

"Hé ma jolie, je suis nouveau ici, tu me fais visiter ? Comment tu t’appelles?"


Ha bin non, il ne devait pas être de la jaquette. Vu le "ma jolie" qui ne plu pas du tout à Ryogi, si bien qu'elle fronça les sourcils et tourna son regard d'encre vers lui, comme un reproche, comme si elle le collait contre le mur pour le cribler de balle imaginaire. Soit ce mec était en manque et ne regardait pas la tronche des filles qu'ils levait, soit... il avait des goûts de merde. Ryogi était tout sauf belle, et elle le savait. Elle s'offusquait du moindre compliment, frappant pour retourner dans sa tanière, vraiment vipérine sous toutes ses coutures. La jeune fille tira sur sa clope sans rien répondre à Ryômen, et cela durant deux trois minutes. Que c'était bon ce silence après les cris de la princesse des gnomes... une fois sa clope entamée à moitié, et pas avant, Ryogi daigna bien ouvrir la bouche, parlant d'une voix monocorde et bizarre, car en effet elle ne disposait que d'une seule corde vocale de valide.

"T'as de la merde dans les yeux ou t'es en manque pour me parler comme ça? Sumeragi. Et je suis pas une agence de tourisme, j'attends quelqu'un."

Elle ne lui donna que son nom de famille, même pas son prénom. On s'appelait rarement par son prénom ici, si ce n'est jamais. Et la seule personne qui aurait pu appeler Ryogi par son prénom, car elle était proche, l'appelait Fugu-kun, du nom du poisson empoisonné particulièrement laid. Ryogi était loin des minettes superficielles ou des jouvencelles timides que connaissait Ryômen. Ce n'était pas non plus une fille qui jouait aux dures. C'était une véritable écorchée, farouche, méchante, blessante avec les autres par seul plaisir de nuire. Elle continua à tirer sur sa clope sans plus rien dire, sans pour autant s'en aller. Ignorer les gens parfois les met dans un pire état que de simplement partir comme un cœur. En outre elle devait rester ici pour attendre l'autre idiote, et ne comptait pas être celle qui partirait en première... parce que Ryuuketsu était "son territoire", en tant qu'élève la plus âgée, et la plus ancienne.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mar 6 Mai - 23:25

Ryômen venait juste de refermer le clapet de son téléphone portable que l’inconnue, assise en solitaire dans le fauteuil, parla, dévoilant une voix inhabituellement grave pour une adolescente de cet âge même en pleine mue, et dont la tonalité monocorde et étrange lui donnait un curieux style oratoire, que le jeune homme d’ailleurs ne jugea pas du tout désagréable. Ah, elle savait donc plaisanter…constatation stupide bien sûr, mais le contraire ne l’aurait même pas étonné, vu l’attitude passablement lugubre que cette fille semblait porter en permanence sur le dos, comme une cape de protection, une magnifique et ténébreuse parure d’incompris…Et encore, c’était de l’humour presque noir, d’un beau gris délayé et cracra. Ses propos amusèrent Ryô, et la bouche aux lèvres pâles de celui-ci se fendit d’un sourire éclatant, qui rendait son visage encore plus charmant à regarder. Il fit une moue faussement sceptique qui aurait fait craquer n’importe quelle fille et répondit en toute franchise:

"C’est vrai que parfois elles sont bien agaçantes…mais il ne faut pas exagérer, elles ont aussi des bons côtés. Il y en a qui sont super mignonnes…"

Il avait dit cela avec un regard en biais pour la jeune inconnue, puis lui avait passé son briquet. Les femmes, pensait-il, avaient sans doute tout du sexe décoratif; elles n’avaient parfois rien à dire, mais le disait avec particularité, et souvent avec charme. Peut-être étaient-elles tout simplement le plus grand bijou du monde. Très philosophique ça…Tout ça pour dire que Ryô, même si soit dit sans l’offenser, il en avait connu des plus belles que cette fille, était un peu intriguée par celle-ci, son image mystérieuse et complètement déroutante. Il n’avait jamais connu ça, et elle prenait peu à peu dans son esprit de tombeur l’image d’un nouveau défi qu’il ne pouvait se permettre d’ignorer: sa réputation était en jeu ! Et puis une fille était une fille, il fallait les traiter avec respect, les draguer doucement, faire naître en elles des sensations de plaisir extrême, puis s’envoyer en l’air, les jeter et recommencer avec une autre. Elles adoraient ça.

"Copieusement? J'ai pas besoin d'un chalumeau non plus pour allumer une clope."

En entendant ces paroles, Ryômen eut un grand rire franc, dévoilant l’éclatant feston de ses dents blanches et parfaitement régulières, ses longues mèches opalines dansant dans son mouvement quand il rejeta légèrement la tête en arrière pour rire. Ses joues se fendirent de deux adorables fossettes qui auraient fait fondre sur le champ la plupart des filles. C’était bien agréable d’avoir des groupies, peut-être que celle-ci n’allait pas tarder à rejoindre le lot.


"Haha…j’aime bien ton humour, petite^^ Tu me plais !"

Un sourire en coin, il observa l’adolescente s’emparer de son briquet rose et allumer sa cigarette pas en très bon état. Peut-être tout à l’heure, si elle en voudrait une autre, lui en proposerait-il une des siennes; c’était un bon moyen d’engager la conversation, cela leur faisait au moins un point en commun.
La fille cependant, après lui avoir rendu son bien et entendu sa proposition, tourna vers lui un regard de reproche si cendreux qu’il recula instinctivement la tête de quelques centimètres, cillant par réflexe. Ouah, elle avait du charisme cette petite! C’était de plus en plus intéressant. Quand Ryô était attiré par quelqu’un, il observait toutes les facettes de sa personnalité, sans exception; cependant si à ce moment là il avait su que la jeune fille était lesbienne, cela l’aurait sans doute considérablement refroidi.
Visiblement le compliment ne lui avait pas plu…Zut, approche ratée. Bon, pas la peine de se décourager pour si peu, autant tenter autre chose. Quand une botte ne marche pas…replis sur soi-même, puis feinte. D’ailleurs l’adolescente semblait déjà regretter ses paroles, elle regardait fixement devant elle et ne disait plus rien. Ryômen eut un sourire de triomphe. Voilà, le charme était en train d’opérer…elle était maintenant si intimidée par lui qu’elle n’osait même plus le regarder ni prendre la parole.


"T'as de la merde dans les yeux ou t'es en manque pour me parler comme ça? Sumeragi. Et je suis pas une agence de tourisme, j'attends quelqu'un."


"Haaaaa ok" fit-il comme la révélation d’un prestidigitateur, en appuyant un coude sur ses genoux dans une pose de beau gosse. "De l’auto-dérision…c’est pas très joli pour une nana dis moi…Mais si c’est ce que tu penses, saches que ce n’est pas du tout mon avis^^ Chaque fille a sa particularité, et toi aussi. Tu ne veux pas essayer un débardeur ou un petit short ? Je suis sûre que tu serais superbe" gloussa t-il en se penchant un peu plus vers elle. Aller, passage à la vitesse supérieure ! Moteur, action. "Oh, je suis désolé Sume-chan, ce n’est pas grave si tu attends quelqu’un…peut-être une autre fois alors ? On pourra se promener tous les deux. Moi c’est Inugami Ryômen, mais tu peux m’appeler Ryô, tout le monde m’appelle comme ça. Tiens, si tu veux je te donne mon numéro, on pourra s’appeler. "
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mer 7 Mai - 4:59

Si Ryogi prenait une allure fermée, voir autiste, elle ne l'était pas du tout en réalité. Sa grande intelligence, sa capacité au comportementalisme lui faisaient décortiquer les moindres gestes, attitudes et dires de Ryômen, pour voir plus clair en lui. C'était un petit jeu dans lequel elle était passée maîtresse avec le temps, considérant les réactions des gens comme de simples stimuli/réflexes conditionnés. Ryômen sembla particulièrement naïf, ou docile à son mode d'analyse. En même temps il ne fallait pas être psychologue pour voir qu'il semblait aimer plaire, séduire, et devait être, de par ses attitudes et la douceur mielleuses de ses dires, son assurance ainsi que son insolence visant à briser la distance, un homme à femmes. Ryogi le regarda un instant. Il avait un visage lisse à l'ovale parfait, et une bouche qui semblait inviter les filles qui y seraient sensibles au baiser et à l'abandon. Cependant, pour Ryogi, qui avait d'autres goûts, il lui apparut juste fade et lisse, comme une statue parfaite. Un sourire sur commande, des attitudes surement maintes fois éprouvées.

"C’est vrai que parfois elles sont bien agaçantes…mais il ne faut pas exagérer, elles ont aussi des bons côtés. Il y en a qui sont super mignonnes…"

Ryogi réfléchi un moment. Des filles super mignonnes... l'image d'Esteban s'imposa à son esprit sans qu'elle puisse rien y faire. Cette petite peste était pour elle la plus belle fille de Ryuuketsu, avec ses yeux luisant d'incisive intelligence, son sourire si faux, ses petits tics si agaçants. Si faux, si beau. Peut-être que surement elle était belle physiquement, mais elle était vipérine, et Ryogi n'aimait rien de mieux que cela. En fait, pour Ryogi, Esteban était simplement la seule fille qu'elle trouvait belle ici, la seule qui méritait ce qualificatif. Peut-être qu'elle lui plaisait, qu'elle en était amoureuse, que c'était une évidence... mais une évidence invisible à ses yeux d'aveugle qui ne veut pas voir. Un instant la brune sembla perdue dans une étrange réflexion, occultant la présence de Ryômen, et même que sa clope se consumait aux bout de ses lèvres fines et sombres. Ryogi plissa les yeux de colère. Putain pourquoi pensait-elle à elle maintenant? Cependant, elle avait bien compris avec le regard de biais que le jeune homme parlait d'elle. C'est pas beau de mentir, surtout à la plus douée des menteuse du manoir.

"Je connais la chanson. Y'a pas de mensonge trop étrange que la femme ne croie, s'il est à sa louange."

Net et incisif, comme toujours. Rien de plus qu'une balle de match dans sa gueule d'amour. Ryogi savait bien une chose : Un menteur doué commence souvent par vous sortir un truc que vous ne goberez jamais. Et bien sur, en restant réaliste, personne ne pourrait la trouver mignonne à son avis. Elle était négligée, maigre, petite, diminuée. Elle n'avait jamais été mignonne, et ne le serait surement jamais, et bon nombre d'élèves la connaissant auraient hurlé en entendant un garçon dire cela de Sumeragi Ryogi, la fille la plus haïe du pensionnat. Et Ryogi aimait cette réputation, qu'elle entretenait du mieux qu'elle pouvait.

"Haha…j’aime bien ton humour, petite. Tu me plais !"

"Haha. Moi j'aime pas ton assurance tu vois. Dans un mois j'aurais dix-neuf ans, t'avise pas de m'apeller petite, gamin."


Ryogi détestait qu'on l'infantilise. Elle avait grandi sans jamais avoir été une enfant, s'occupant de ses frères alors qu'elle-même était encore très jeune. Aussi, elle n'était plus une gosse; elle ne l'avait jamais été. Et ce n'était pas son mètre quarante-quatre qui l'empêchait d'être dangereuse. Ce mec là avait trop d'assurance pour ne pas lui déplaire, et Ryogi conçu dans sa tête un plan pour lui nuire : il faudrait toucher son ego, ou peut-être sa réputation. A mûrir, comme idée. En attendant, elle aurait peut-être besoin de lui pour quelque chose. Ryômen ne savait pas dans quoi il allait s'embarquer. Car Ryogi ne se montrait jamais disponible pour rin. Car oui là, en jouant la renfermée, elle jouait la disponible, la fille qui se la joue sauvage, juste pour récolter deux trois trucs et s'assurer d'autres. N'empêche que c'était dur de se retenir de lui foutre un coup de tatane dans l'estomac, à ce grand con souriant.

"De l’auto-dérision…c’est pas très joli pour une nana dis moi… Mais si c’est ce que tu penses, saches que ce n’est pas du tout mon avis. Chaque fille a sa particularité, et toi aussi. Tu ne veux pas essayer un débardeur ou un petit short ? Je suis sûre que tu serais superbe"


Ryogi se retourna vers Ryômen et lui sourit franchement. mais le sourire de Ryogi n'avait jamais rien d'engageant ni même de sympathique. C'était un sourire mauvais, en coin. Le sourire de quelqu'un de n"faste mais intelligent. En gros? Elle se foutait de sa gueule là.

"Toujours moins moche qu'un mensonge de petit dragueur de collège. En débardeur et short, mais t'es glauque toi mon pote, tu te tapes un délire sexuel sur les trucs crades ou quelque chose dans le genre? Regarde moi une seconde et utilise la chose grise et molle entre tes deux oreilles qui te sert de cerveau : regarde ma tronche de déterré, ça t'excites? T'es pas normal alors."

Ryogi retrouva sa verve légendaire et assassine, son côté serpent qui mord au talon pour retourner sous terre en attendant le prochain coup venimeux. Il cherchais quoi? A la déstabiliser? Hoo non petit père, on ne déstabilise pas Sumeragi Ryogi! La façon dont il s'adressa à elle, si familière, l'agaça franchement, et cela se vit à son visage, qui devint de plus en plus lugubre.

"Oh, je suis désolé Sume-chan, ce n’est pas grave si tu attends quelqu’un…peut-être une autre fois alors ? On pourra se promener tous les deux. Moi c’est Inugami Ryômen, mais tu peux m’appeler Ryô, tout le monde m’appelle comme ça. Tiens, si tu veux je te donne mon numéro, on pourra s’appeler."

"Sumeragi-Sempai, respecte l'étiquette ici. Files ton numéro, je t'apellerai."


Joignant le geste à la parole, Ryogi sortit de sa poche son éternel carnet de notes à spirales. Un critérium était coincé dans celle-ci, et il y dépassait un nombres incalculable de feuilles volantes et autres post-it. Elle posa le carnet sur une de ses cuisses qu'elle déplia avec habitude, avant de tourner les pages. Ryogi avait l'habitude de prendre ses notes en écriture spéculaire, soit d'écrire à l'envers, par pure paranoïa. Elle écrivait toujours comme ça, la chose étant devenue plus facile après un long entrainement. "Inugami Ryômen" ne dérôgea pas à la règle, devenant "Nemôyr Imaguni". Elle s'amusa intérieurement de l'espoir que la notation de son numéro allait procurer au jeune homme. Et ce n'était pas fini.

"Se promener? Ouais pourquoi pas, ça tombe bien, j'allais sortir avec une amie. A moins que ça te déranges et que tu préférais qu'on soit juste tout les deux, belle gueule?"

Le ton de Ryogi n'avait rien d'aimable : c'était un ton de défi, moqueur, mettant Ryômen sur le banc de l'échec et de la peur. Elle allait avoir besoin d'un garçon ce soir surement, autant utiliser celui qui passait sous la main. En outre, c'était amusant de voir comment il allait réagir à son "ouverture" alors qu'avant elle se montrait totalement autiste. pour autant, Ryogi ne se montrait pas séduite, ni même intéressée. Les hommes comme lui devait aimer les défis : elle l'appâterait avec ça. Pas trop le choix, de toute façon une fois Esteban dans le salon, il s'intéresserait à elle et Ryogi aurait la paix. ce type-là devait se désintéresser de ses conquêtes oud éfis assez vite selon elle. Rien dans le froc en somme. Par réflexe, la petite tyran se caressa la cicatrice, tic qu'elle avait souvent quand elle se sentait en position de force. Tic qu'elle savait révelateur. Tic quelle faisait ici exprès de montrer.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mer 7 Mai - 22:59

Décidément, il allait de surprise en surprise ! Depuis qu’il avait rencontré cette espèce de petite zombie extrêmement bizarre, Ryômen enchaînait déconvenues et découvertes, et ce n’était pas pour lui déplaire. Cela changeait tellement de d’habitude ! De ces filles pudibondes ou sardoniques qui le vilipendaient sans cesse; de celles qui rougissaient au moindre compliment parce qu’elles ne s’étaient jamais faites draguées et qui refusaient toutes avances trop directes; de celles encore qui se ramenaient toujours en mini-short et top brillant avec le gros slogan « suçe-moi » étalé sur leur opulente poitrine…Cette nana là était spéciale. Ce n’était pas une beauté, il fallait pas se voiler la face; plate, usée, cheveux hirsutes et tête blafarde, sa tenue négligée lui enlevant une bonne partie de ses attraits…Le jeune homme essaya de se la représenter coiffée, maquillée, habillée d’une robe moulante noire, avec des ballerines et un petit sac à main. Cette vision fugitive était si improbable, et elle s’imposa à lui avec tant de force qu’il en ricana tout seul, avant de répondre à ce qu’avait dit Sumeragi.

"Quoi, tu préférerais que je te critique et que je t’accable de reproches peut-être ?" fit-il d’un ton amusé.

Alors elle croyait qu’il mentait ?…Bon, c’est vrai, Ryô était un tantinet baratineur, mais rien de bien catastrophique. En outre, entendre l’adolescente sortir une phrase très philosophique l’avait de nouveau galvanisé; il était sûr que, derrière son apparence cadavérique et sa tête de déterrée, elle cachait de nouvelles faces bien plus intéressantes. Et il était prêt à repartir à l’assaut, à en apprendre chaque fois un peu plus sur sa mystérieuse interlocutrice…
…Qui d’ailleurs, le stupéfia et stoppa net son élan d’enthousiasme quand il entendit la suite de ses propos. Quoi ? Dix-neuf ans ? Vraiment dix-neuf ans ? Comme la fois précédente, ses yeux s’écarquillèrent, et un air ahuri se peignit sur son beau visage tandis qu’il observait avec fixité, mais sans les voir vraiment, les yeux insondables et fuligineux de la fille, baissés vers ses pieds, ourlé de cils charbonneux. Comment était-ce possible ? Elle en faisait à peine 15. Il avait connu des nanas petites pour leur âge mais là, c’était carrément une naine ! Voilà qui ajoutait encore à l’aspect mystérieux de cette fille. Se grattant le menton d’un air perplexe, il dit:


"Oh…sorry…tu, euh…" Ne fais pas ton âge, oui, il avait failli le dire, mais vu comment elle avait réagi quand il l’avait nommée « petite », il ne valait mieux pas s’aventurer sur un terrain trop dangereux. C’est pourquoi il se rattrapa d’une pirouette, en profitant pour glaner une information de plus: "C’est quand, ton anniversaire ? Je te le fêterai promis ^^ !"

Ryômen ébaucha un sourire, mais à ce même moment Sumeragi se tourna vers lui et darda ses immuables prunelles sur son visage, le tout agrémenté d’un sourire presque carnassier qui n’avait rien de rassurant. L’air jovial du jeune homme s’évanouit aussitôt et il la contempla, mi-inquiet mi-intrigué par ce qu’elle allait dire. Il prit un air faussement offusqué et s’exclama avec un geste de la main, théâtral:

"Petit dragueur de collège ? Ah, là tu te trompes de catégorie ma jolie ! Moi, je suis un romantique."

Il marqua une pause, le temps de se remémorer les paroles de son interlocutrice. Bon, l’idée du petit short avait l’air de la rebuter un peu; normal après tout, elle avait peut-être de la cellulite sur son petit cul blanc. Alors une jupe mi-longue ? Un pantacourt ? Visiblement elle le prenait pour un taré, d’où le «t’es pas normal alors». Bah elle était gonflée xD Si lui n’était pas normal, il n’osait même pas imaginer le qualificatif qui conviendrait le mieux pour définir Sumeragi! Enfin, dans un sens, elle n’avait pas entièrement tort. Ryômen se cala plus confortablement sur son coussin purpurin et observa un instant le plafond, songeur.
Oui, il n’était pas normal, peut-être était-ce vrai après tout ? Son comportement n’était pas celui qu’il avait d’habitude. En règle générale, son seul objectif sur le long terme était de s’envoyer en l’air avec la nana du moment; mais là, la perspective de se retrouver au lit avec Sumeragi semblait si…impossible, que ça en devenait comique. Par conséquent, si il ne pouvait coucher avec elle, pourquoi insistait-il ? Peut-être que c’était dans sa nature, tout simplement.


"Tu as sans doute raison, sempai" admit-il avec un certain fatalisme.

Vu la tournure qu’avaient pris les événements, il s’attendait à essuyer un revers de plus mais, contre tout attente, la jeune fille après l’avoir rabroué lui demanda du plus gentiment dont elle était capable sur numéro de téléphone. Le visage de Ryô s’éclaira et il le dicta à l’adolescente, jetant par curiosité un coup d’œil par dessus son épaule dans le carnet où elle l’avait consigné…Ses sourcils d’un noir d’encre se froncèrent, dessinant un éclair au dessus de ses yeux. Allons donc, qu’était-ce encore que cette écriture étrange ? Le jeune homme n’avait jamais rien vu de tel; déjà elle n’utilisait pas les kanji, privilégiant une calligraphie à l’occidentale, et traçait les mots complètement à l’envers, les rendant imprononçables. Encore une curiosité digne de Sumeragi, comme il en découvrait de minute en minute…Son nom même n’avait pas fait exception à la règle et s’étalait là, comme un exercice de diction à la sonorité saugrenue.
S’ensuivit ce qu’il voulait entendre, même si il avait presque perdu espoir: une invitation ! La fille lui proposait d’aller se promener avec une amie, et même juste en couple si il le voulait. Voilà, là enfin elle se montrait sans doute un peu réceptive ! Donner son numéro n’avait été qu’un pas en avant, déclencheur d’une marche entière. Satisfait, Ryômen n’avait rien vu de l’air machiavélique fiché dans son sourire; elle lui avait tendu une piège et il sauta dedans les deux pieds joints.


"Oooh avec plaisir ! ^^ Je serais ravi qu’on aille se promener avec ton amie." En fait il était très curieux de savoir quel était le type de personne qu’elle fréquentait…sûrement semblable. "Puis comme ça je pourrais un peu voir le Manoir. Tu ne trouves pas qu’il est un peu…sordide ? Je sais qu’il est très beau et tout mais c’est bizarre, ça me fait cet impression." Comme si on cachait des trucs pas net dans les sous-sols, derrière cette façade beaucoup trop polie pour être honnête…
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Jeu 8 Mai - 23:51

"Quoi, tu préférerais que je te critique et que je t’accable de reproches peut-être ?"

"J'aime bien ça."
Répondit Ryogi du tac-au-tac.

La jeune fille avait répondu cela autant pour tenter de décontenancer son interlocuteur que pour le provoquer. En outre, elle se savait méchante comme une teigne, haïe de presque l'intégralité du lycée pour le fait qu'elle balançait la vie privée des pensionnaire dans sa feuille de chou sans aucun scrupules, s'en servant comme d'une arme de défense ou de vengeance. Grâce à son journal, elle était crainte, détestée, et certainement se croyait-elle intouchable. Mais la vérité était que la plupart des élèves avait peur d'elle, de son pouvoir, et cela plaisait à la petite brune, qui préférait être crainte qu'aimée. Habitude. Ryogi rit en voyant Ryômen se gratter le menton, et l'imita de son seul bras. Lorsqu'il lui demanda sa date d'anniversaire, elle chercha un moment. Elle ne savait que le fait que c'était au mois de Mai sur le coup, car elle n'avait jamais fêter cela ou trouver ça important. En outre, sa famille n'avait ni le temps ni l'argent de le faire.


"Le 9 Mai."

C'était peut-être cela ou pas. Elle avait oublié. Ce n'était pas important. Lorsque Ryômen parut moins sémillant et que son sourire Colgate commençait enfin à se tirer sa sa sale petite gueule de minet, Ryogi rit plus franchement. Il était amusant en fait, ce grand singe, avec ses mimiques thêatrales, ses faux airs, et ses dents blanches parfaitement alignées dans sa bouche qui ne devait connaître que mensonge et flatterie. Ryogi détestait les dragueurs, elle les excéderait, elle les vomissait chaleureusement.

"Petit dragueur de collège ? Ah, là tu te trompes de catégorie ma jolie ! Moi, je suis un romantique."

"Un romantique, après l'amour il déprime... Les femmes, avec les romantiques c'est pendant qu'elles dépriment. En plus le romantisme fiévreux c'est comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur."


En bonne écorchée vive, Ryogi détestait le sentimentalisme, qu'elle considérait comme de la mièvre sensiblerie, comme une marque de faiblesse et de niaiserie. L'amour lui était inconnue : ce sentiment n'avait jamais eut de place dans sa vie, une vie d'enfant qui connaissait les rapport hommes-femmes par le biais du métier de sa mère, à savoir prostituée. Ses clients n'étaient pas amoureux, encore moins romantiques : ils voulaient juste se vider. pour elle, un homme et une femme copulaient, enrobant cet acte de faux semblants appeler sentiments. Juste un réflexe primaire de la nature sous une couche de crasse de mensonge obscène. Elle nota le numéro du Tombeur à l'envers également, sans même hésiter dans l'écriture : son geste dénotait d'une grande habitude de l'écriture spéculaire.


"Oooh avec plaisir! Je serais ravi qu’on aille se promener avec ton amie. Puis comme ça je pourrais un peu voir le Manoir. Tu ne trouves pas qu’il est un peu… sordide ? Je sais qu’il est très beau et tout mais c’est bizarre, ça me fait cet impression."


"Bien, ça me satisfait alors. T'inquiète, on s'y fait. Le tout est d'avoir le sommeil lourd la nuit...et de ne pas trop se poser de question."


Ryogi sourit comme pour essayer de le faire flipper. Restait un petit détail, mais de taille. Une fois que le poisson a mordu à l'hameçon, il faut le ferrer, ce qui fut fait avec son numéro de téléphone. Maintenant il restait à le maintenir encore quelques secondes sur la lignes pour s'assurer de sa force, rien de plus. Pas le ramener sur le rivage, ça n'avait aucun intérêt. Juste jauger sa force. Parmi les manipulateurs de Ryuuketsu, elle se débrouillait pas mal, selon elle. Autant passer à l'étape supérieure. Pauvre cloche de type.


"Ryogi, tu peux m'appeler Ryogi-Sempai, ça sera plus simple. Mais pas Ryo, j'aime pas ça."

Encore une fois, le ton de la voix de la jeune fille était venimeux et autoritaire. Elle fini sa cigarette d'une bouffée, en tirant dessus comme une malade, toussant un peu. Sa gorge lui faisait toujours un peu mal, depuis l'obtention de sa cicatrice. Elle se la frotta par réflexe, avant de regarder à nouveau ses pieds.... Que faisait cette conne d'Esteban? Jamais là quand il fallait. Son plan serait infaillible, et elle ferait d'une pierre deux coups :

Ryômen verrait la belle Esteban, et il arrêtera instantanément de la draguer, elle qui ressemblait à un mouton passé à la moissonneuse batteuse. Elle aurait la paix, Esteban se ferait chier avec lui, et probablement que Ryogi, dans son sens de la haine qu'elle lui vouait, souffrirait de voir un garçon la draguer. Rien n'est mieux que cela pour se dégoûter d'une fille et la haïr encore plus. Esteban ferait sa perruche, sa fille séductrice, et Ryogi en souffrirait, et la détesterait encore plus. Et l'aimerait encore plus surement, mais ça elle n'était pas capable de le comprendre. En tout cas dans son cerveau paranoïaque et prompte à la planification, tout était déjà parfaitement défini.


"La fille qui va venir est très belle, je pense que tu me foutras la paix une fois que tu l'auras vu."'
Dit Ryogi à Ryômen, toujours sur le même ton carnassier du défi.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Ven 9 Mai - 23:13

"J'aime bien ça."

La réponse de Sumeragi avait surpris Ryômen, comme tous les propos que la jeune fille avait prononcé depuis leur rencontre, d’ailleurs. Il trouva cela bizarre, normalement personne n’aimait se voir sans cesse affubler de reproches, mais cette adolescente n’était pour le moins pas normale…Plus les minutes s’écoulaient, plus le jeune homme ne pouvait s’empêcher de supposer que l’apparente froideur et la belle parure de méchanceté de son interlocutrice n’était qu’une façade; une solide couche protectrice, cela ne pouvait en être autrement, elle ne pouvait pas être sans cœur tout de même…Le genre de fille qui se la joue indépendante, mais qui souffre si on ne lui tient pas la main sur un chemin déjà tout tracé…Enfin, ce n’était qu’une hypothèse; mais les trucs de psychologue, ce n’était pas vraiment le dada de Ryô qui préféra répondre à sa manière. Lentement mais avec un air très sérieux sur le visage, il se penchant légèrement vers Sumeragi et lui souffla avec une classe irréprochable:

"De moi, tu n’en recevras jamais aucun."

Et c’était vrai; le jeune homme, en adorateur du corps et de l’âme féminins qui se respecte, ne blasphémait jamais, ou sinon très rarement quand il était dans un état d’énervement poussé, sur l’objet de ses désirs, le sexe opposé, magnifique et rutilant quel que soit son représentant. Brillant…le rire de Sumeragi l’était. Ryômen sursauta presque quand il l’entendit, car il ne s’attendait pas du tout à ce que quelque chose d’aussi naturel et plaisant à voir qu’un rire sorte de la bouche de cette fille, ce qui lui donnait une sorte de contraste dynamique pas du tout désagréable. En outre, même si il l’avait su, il supposait qu’elle aurait sans doute attendu de nombreux jours, le temps de le connaître plus avant, pour pouvoir lui dévoiler le secret de son hilarité. Il trouva son expression amusante et sourit à son tour, tandis qu’elle cherchait visiblement à se remémorer sa date d’anniversaire, dans un de ses longs silences dont elle avait le secret (d’ailleurs, il avait remarqué qu’elle répondait soit du tac au tac, soit en réfléchissant longuement, mais jamais entre les deux). En fait, elle ne devait pas avoir l’habitude qu’on lui fête son anniversaire; Ryô trouvait ça dommage, que ses amies ne pensent pas à elle, ou bien qu’elle n’aie pas d’amis tout simplement. Le jeune homme pensa qu’elle pourrait même avoir des groupies si son caractère de harpie ne lui conférait pas le statut d’une sorte de relique inaccessible et légendaire.

"Ok, je le note"
déclara t-il en sortant son portable de sa poche. Il déplia le clapet, dévoilant un modèle noir dont le PVC brillait sous les lampes, et pianota dans le bloc note électronique pour se remémorer la date, bien qu’il ne fit aucun doute qu’il s’en rappellerait. Subrepticement, il prit une photo de Sumeragi regardant ses pieds et la mit en fond d’écran. "Tu veux quoi, comme cadeau ?" demanda t-il distraitement, parce qu’il ne voulait pas que son interlocutrice sache ce qu’il venait de faire…elle lui collerait sûrement son poing dans la figure, c’était une photo volée et, outre le caractère illégal de la chose, il se doutait bien évidemment que sa sempai n’apprécierait pas ce genre d’initiative.

"Un romantique, après l'amour il déprime... Les femmes, avec les romantiques c'est pendant qu'elles dépriment. En plus le romantisme fiévreux c'est comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur."

Ryômen réfléchit un instant à ces paroles, se tentant d’imaginer ce que les filles avec qui il était sorti avaient ressenti durant cette période. Avaient-elles déprimé ? Peut-être, oui, quand il les avaient laissé tomber. En fait, il n’en savait rien et en bon dragueur qui se respecte, n’avait pas vraiment envie outre mesure de se prendre la tête avec ça. Elles avaient sûrement dû aussi avoir mal au cœur, mais lui n’en ressentait qu’une sorte d’adrénaline passagère, comme si il quittait la petite ville de campagne sans intérêt dans laquelle il avait toujours vécu pour aller s’installer à Tokyo; c’était comme un nouveau départ, peut-être s’en lasserait-il vite, mais il y avait des millions de villes et autant de villages, qui jaillissaient de partout en source inépuisables…la liberté.
Bah en parlant de filles…le jeune homme jeta un coup d’œil en coin à Sumeragi, pris soudain d’un gros doute. Et si elle refusait ses avances…parce qu’elle était lesbienne ? Ca expliquerait pas mal de choses. Perplexe et un peu rageur, il songea qu’il allait avoir beaucoup plus de mal à atteindre son objectif que d’habitude. Durant sa vie de conquêtes, il avait eu deux lesbiennes: la première, il avait réussi à la faire changer de bord et l’avait jetée au bout d’une semaine parce qu’elle était un plan foireux au lit, la deuxième, elle avait cassé toute seule pour aller se remettre avec une nana. Deux beaux échecs en somme, cela n’annonçait rien de bon.

"Bien, ça me satisfait alors. T'inquiète, on s'y fait. Le tout est d'avoir le sommeil lourd la nuit...et de ne pas trop se poser de question."

"Quoi, tu veux dire que…" Ryô essayait de prendre un air sérieux, mais intérieurement il jubilait. Il avait donc eu raison ! Ou alors Sumeragi se foutait complètement de sa gueule en ce moment même, ce qui n’aurait rien eu d’étonnant. Il décida tout de même d’essayer de glaner un peu d’informations supplémentaires, car le sourire façon très « les dents de la mer » avait produit l’effet escompté. "Tu sais quelque chose ?"

Quand il entendit le prénom de son interlocutrice, le jeune homme eut un sourire discret. Ryogi…il se le répéta deux ou trois fois dans la tête, car il avait une sonorité vaguement familière; peut-être était-il sorti avec une Ryogi dans le temps? En tout cas, il trouvait que cela lui allait parfaitement, accentuant son côté sauvage. Absorbé dans ses considérations, il ne se doutait pas le moins du monde de la mise en œuvre d’une mécanique compliquée qui se tramait derrière son dos depuis que Sumeragi était arrivée dans le Grand Salon. En fait il était même impatient de voir arriver son amie, histoire de se faire une idée de qui pouvait bien être les camarades de sa sempai…mais ce qu’il entendit ensuite le refroidit complètement.
Pas le début de la phrase, non; qu’elle soit très belle ne faisait que chauffer ses hormones. Mais le reste…Ah bon, ainsi il l’emmerdait…Depuis le début, Ryô pensait que les immenses silences de la jeune fille n’étaient que le fruit d’une gêne, ou encore d’une réflexion, mais pas parce qu’elle le faisait chier; en outre il avait peu l’habitude de se faire éconduire si brutalement, et même si son enthousiasme reviendrait sans doute au grand galop dans quelques minutes, comme cela se produisait invariablement, il était à présent tout raplapla.


"Ah bon…très bien…"
marmonna t-il en croisant les jambes et en fixant résolument le bout de ses chaussures. Stratagème pour voir sa réaction, ou boudait-il véritablement ? A ce stade de la conversation, il ne le savait même pas lui-même, et cela l’inquiéta un peu.
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Sam 10 Mai - 4:07

Lorsqu'elle sentit que Ryômen se penchait légèrement sur elle, Ryogi eut le réflexe presque animal de déplacer son corps en arrière, pour ne pas qu'il soit trop prêt d'elle. Elle n'aimait pas la proximité des gens, et plus particulièrement celle des hommes à vrai dire. Cependant, c'est tout ce qu'elle fit. Il n'y eut pas de cris, pas de hurlements. Juste un déplacement silencieux, sans que l'expression de son visage ne bouge, un simple geste de défense instinctif.

"De moi, tu n’en recevras jamais aucun."


"Bah je te demandais pas de m'en faire."


Elle avait à nouveau parlé du tac-au-tac, sans avoir réellement besoin de mûrir ce qu'elle pensait. La méchanceté coulait toute seule dans sa bouche, cela devait être un don de naissance. La jeune fille sentit qu'on la prenait en n photo, mais son corps ne bougea pas, uniquement son regard d'ébène qui scruta alors le photographe petit en flagrant délit, à nouveau comme un reproche muet. Elle poussa un soupir affecté, avant de se pencher en avant, sortant de la poche de son baggy, celle près des fesses, la forçant à presque se lever et à poser ses pieds sur le sol, pour en sortir son portable. C'était un truc qui dénotait totalement avec son apparence, moderne et très sophistiqué, du genre dernier cri coûtant les yeux de la tête, pouvant faire des heures de vidéos avec une qualité HDVD. Elle poussa la partie qui cachait les boutons, et fit une rapide photo de Ryômen, avec une certaine habilité. Elle semblait très à l'aise avec un portable, aussi bien à cause de la rapidité avec laquelle elle avait écrit d'un seul pouce que de l'aisance et la rapidité avec laquelle elle prenait des photos. Mais après tout, Ryogi était une future journaliste, alors ce n'était pas si étonnant... Une fois cela fait, elle rangea son téléphone aussi vite qu'elle l'avait sortit. Pourquoi faire une photo de Ryômen, puisqu'elle avait en horreur ce genre de belle petite gueule d'amour? Pourtant de raisons, difficiles à expliquer sans spéculer. Premièrement cela lui ferait sans doute "plaisir", et le mettrait peut-être encore plus en confiance.


"Tu veux quoi, comme cadeau ?"

"J'suis pas matérialiste. De toute façon ce que je veux personne pourra me l'offrir."


Encore une fois Ryogi ne se gêna pas pour se laisser aller à sa plus franche hilarité, même si cette dernière ne semblait pas engageante. Elle n'avait jamais rien désiré, et ne désirerait jamais rien de matériel. L'argent avait cela d'important dans sa vie qu'elle devait faire vivre sa famille à Tokyo, mais c'était tout. La petite brune n'avait aucun désir matérialiste, et à bien y réfléchir, aucun réels désirs tout court, mis à par celui de s'en sortir. Et si elle désirait présentement quelque chose, cela restait une chimère inaccessible, juste pour être sûre de ne jamais changer de vie. Ryogi n'aimait pas tant le changement que cela, en fait.

"Tu sais quelque chose ?"


"Je ne sais pas "quelque chose", mais je sais tout ici. Mais je ne m'en rappelle pas toujours... ça dépend.. si j'y gagne."

Voilà ce qu'elle aimait, cette attention quasi-religieuse. Car oui Sumeragi Ryogi était certainement une des élèves, si ce n'est l'élève qui en savait le plus sur ce manoir, sur son personnel, mais surtout sur ses pensionnaire. Elle passait tant de temps à chercher les histoires de tout le monde qu'elle était devenue une véritable Paparazzi, ce qui avait contribué à renforcer sa curiosité naturel et son goût pour les ragots... pas toujours véridiques. Un moment, elle regarda Ryômen avec non pas insistance, mais simple fixité, sans rien dire, encore une fois. Sa voix subissait une notable perte de vigueur suite à sa dernière pique. Il se dégonflait déjà, ou était-il simplement désarçonné? Ryogi misa sur la seconde alternative, pourtant elle éclata soudain d'un rire le plus franc qu'elle put, pour une fois réellement amusée plus que moqueuse. Il était marrant ce nigaud, à se sentir tout petit à certain moment. Là pour le coup elle en jubilait, et décida de ne pas s'arrêter en si bonne route.

"T'es sûr que tu connais les femmes mon vieux? Une femme qui te dis ça, normalement, c'est une preuve de jalousie, ou qu'elle attend que tu lui prête attention du genre "ma copine est mieux que moi, mais regarde moi toujours hein". 'Tain mais t'as encore du boulot sur ce que veulent les femmes, Inugami-kun. Ouep, y'a du Taff, m'enfin bon ça doit suffire pour emballer les pétasses sans cervelle je pense"


Ryogi attaquait Ryômen sur son terrain : connaître les femmes. Ces pestes étaient si souvent complètement incompréhensibles, voulant tout et le contraire de tout, parlant en sous-entendus, disant juste l'inverse de ce qu'elle pensaient. De vraies vipères en somme. Bien sûr, Ryogi n'était pas jalouse, et ne s'intéressait pas au Tombeur, mais la phrase pouvait le laisser croire. C'est beau les sous-entendus. M'enfin en même temps, à choisir entre elle et Esteban, l'apprentie Pararazzi ne se leurrait pas trop : elle était suffisamment sensible au charme d'Esteban pour savoir qu'elle en avait énormément. Elle soupira à nouveau, avant d'entamer une longue période de silence, juste pour le gêner. Esteban se faisait désirer, comme d'habitude. Ryogi était persuadée que cette peste le faisait exprès, et cela l'énerva, chose qui se vit sur son visage qui s'assombrit soudain. D'une pichenette, elle lança son mégot éteint dans le cendrier sur la table basse en face d'elle, mais toujours aucune parole ne sortit de sa bouche.

"Je tiens le journal du lycée. Tout m'intéresse, normal que j'en sache plus que les autres. Sur pas mal de trucs, sur les gens, le personnel, sur les lieux. Boap. 055-016-099, si tu veux un renseignement."

Typiquement Tsundere (fille à mauvais caractère qui dit la plupart du temps l'inverse de ce qu'elle pense). Typiquement Ryogi. Typiquement féminin, que de donner son numéro comme ça l'air de rien dans une phrase sans rapport, comme si on y touchait pas. Elle savait bien que cela fera surement encore plus plaisir à Inugami, mais elle-même ne se mouillait pas trop : la plupart des lycéens avait ce numéro, et ce n'était pas celui de son portable personnel, mais de son second, qu'elle utilisait pour "le travail". Ryogi avait en tout trois portables, un quatrième au cas ou, six appareils photos et deux caméscopes. Comment avait-elle fait? De simples "cadeaux" histoire d'acheter son silence... que de toute façon elle n'avait pas retenu. Elle savait comment obtenir ce qu'elle désirait. Toujours... enfin la plupart du temps. De toute façon, Ryogi était persuadée que Ryômen finirait par arrêter de la coller, dès qu'il croisera un autre être de sexe féminin. C'est comme ça les mecs, ça a la mémoire sélective. C'était pas plus mal. Mais une question lui trottait en tête. Un truc très con en fait.

"Dis moi, c'est quoi tes deux personnalités célèbres et ta chanson préférées?"

C'était juste un test pour vérifier si ce qu'elle pensait était exact. La jeune fille se releva d'un bond, leste, trahissant une fausse apathie de façade. Elle scruta un instant la pièce de son regard noir, la mine désintéressée. Esteban pouvait aller au Diable... encore que ce pauvre hère n'en voudrait très certainement pas. Elle regarda ses pieds nus, un très long moment, avant de se tourner vers Ryômen, pour lui dire, avec une voix autoritaire :


"Bon, on va là bas tout seuls, suis moi."

Là bas oui, mais où donc? Ryogi sourit. Elle savait. Elle ne lui répondrait et ne bougerait que s'il lui demandait où ils allaient. Pour le moment elle resta sans bouger à attendre qu'il la suive. Romantique hein? La vision du romantisme de Ryogi était bien différente de celle de Ryômen, mais elle en avait une certaine vision. Du classicisme diront-nous, pas du romantisme à mémère. Du vrai romantisme comme le définissent les poètes et écrivains de l'époque, comme elle se plaisait à penser. Elle lui en montrerait un bout.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Sam 10 Mai - 19:52

"Bah je te demandais pas de m'en faire."

Ryômen entendit ces paroles mais ne dit rien, se contentant de fixer la pointe de ses baskets noires, faisant bouger son pied dans le vide par intermittence. Qu’elle était paradoxale, la petite! Vraiment différente des autres, et il ne savait plus trop quoi ressentir vis-à-vis de ça. Une telle fille aurait de par son caractère sans doute déjà lassé la plupart des garçons, mais lui aussi était hors normes, et il tentait vaillament de se projeter dans le futur, essayant de visualiser quelle serait alors sa relation avec Ryogi. Plus les minutes passaient et plus il semblait évident qu’il ne finirait pas au lit avec elle; peut-être s’en tiendraient-ils à une relation « amicale », si on pouvait l’appeler ainsi…mais Ryômen n’était encore jamais parvenu à rester au stade de la simple amitié avec une fille, il lui en fallait toujours plus, et les nanas passaient les unes après les autres du statut d’amie à celui de petite amie, puis d’ex. Et c’était comme ça tout le temps, invariablement.
Un mouvement à sa droite accompagné d’un bruit de tissu froissé attira son attention et il tourna légèrement la tête, observant du coin de l’œil Sumeragi sortir son portable dernier cri, avec un regard lourd chargé de reproches, qui dessinaient des étincelles dans les lueurs étales de ses yeux sombres. Il cilla, comprenant qu’elle avait tout vu pour la photo, et eut à peine le temps de prendre une pose de play-boy avant que l’adolescente ne capture son image dans sa boite magique.


"Je suis désolé, j’aurais du te demander la permission" souffla t-il en se dandinant un peu sur sa chaise, mal à l’aise. "Mais tu étais tellement chou en regardant tes pieds… non, non" reprit-il juste après d’un air un peu fâché "ne me dis pas que je me moque de toi, que je suis barge ou je ne sais pas quoi. Pourquoi t’as tant de mal à croire en la sincérité des gens, Ryogi sempai ?" Et il ajouta à voix un peu plus basse: "les gens normaux, ils sont mesquins et déloyaux, mais je crois pas être parfaitement normal."

Le jeune homme détailla son appareil avec curiosité: le nec plus ultra de la technologie, au design épuré et à l’ergonomie super moderne, offrait un contraste saisissant avec l’apparence déguenillée de Ryogi. A côté le propre portable à clapet de Ryômen, qu’il avait depuis près de deux ans maintenant, faisait pâle figure, mais après tout celui-ci s’en fichait un peu, du moment que ça marchait…
Se redressant un peu, il écouta la jeune fille lui déclarer qu’elle n’était pas vraiment matérialiste…et que ce qu’elle désirait vraiment semblait au delà du monde bassement matériel pour lequel elle semblait avoir un mépris sans limite, en particulier à cause du fait qu’elle était obligée de vivre en plein dedans et bon gré mal gré…Ryô, songeur, se demanda ce qu’elle pouvait bien vouloir ardemment. Etre reconnue, crainte et respectée ? Non, pas de soucis de ce côté là, elle avait bâti sa réputation à coup de pierres et de poignards dans le dos et son château de Reine des Zombies n’était pas près de s’écrouler. Alors un autre bras gauche peut-être ? Si c’était le cas elle avait raison, Ryômen allait avoir beaucoup de mal à lui offrir car son argent de poche de lycée n’était pas assez conséquent pour payer une chirurgie esthétique (si toutefois c’était possible).


"Ah, mais je ne parlais pas forcément d’un cadeau matériel…" glissa t-il avec une voix épaissie par les sous-entendus.

Son oreille se fit plus attentive, car Sumeragi venait encore une fois de lui mettre l’eau à la bouche; elle l’avait déclaré elle-même, elle savait tout. Il y avait donc bien quelque chose qui clochait avec ce Manoir, son intuition avait été bonne. Mais sa têtue et mystérieuse d’interlocutrice ne semblait pas disposée à lui céder tous les renseignement sans en tirer un bon prix…évidemment, rien n’était gratuit, ça il aurait du s’en douter. Ryô prit subrepticement une pose avantageuse; il était près à lui offrir son corps si c’était cela qu’elle désirait, comme ça, il ferait d’une pierre deux coups.

"Si je les connais ? Evidement que je connais les femmes…mais ne me fait pas croire que TOI tu aurais dis ça par jalousie sempai, tu n’es pas comme ça. Du moins je ne pense pas. Et, oui, normalement ça suffit amplement, mais c’est parce qu’elles savent faire preuve d’un peu de tolérance de temps en temps."

Arf, d’un côté elle avait raison: Ryômen avait toujours compris tous les désirs des femmes, mais presque uniquement sur le plan sexuel et corporel; cependant dans une relation, les messages codés tels que « regarde moi pour que ma copine soit jalouse », ou autres choses du même acabit, entraînaient toujours chez lui la plus grande confusion. Et c’est pour ça qu’il ne gardait jamais bien longtemps la même amante; à chaque fois que la situation devenait trop controversée il préférait en changer, c’était bien plus simple.
Un lourd silence s’installa, dispensée par une Ryogi immobile mais dont le visage s’était assombrie. Au moment où elle jetait négligemment son mégot dans un cendrier proche, le jeune homme se rappela soudain un truc qu’il avait zappé. Inugami-kun ? Bon, la distance entre eux n’était pas près d’être comblée à cette vitesse là !


"Beuh" fit-il d’un ton boudeur "appelle moi Ryômen, s’il te plaît…" En l’entendant parler de nouveau, un beau sourire qui, cette fois n’avait rien de mièvre, s’étira sur son visage. "Tu tiens le journal du lycée ? Ooh c’est cool^^ Tu veux faire journaliste plus tard ?" demanda t-il en sortant son portable pour noter le numéro de Ryogi précieusement recueilli au sein de sa colchée. Depuis tout à l’heure, il se demandait à l’occasion quelle activité de club avait bien pu correspondre à l’adolescente; pas de sport, évidemment, mais pas non plus des trucs du genre cérémonie du thé…en revanche, journaliste, il trouvait que cela la mettait en valeur, il ne savait pas trop pourquoi. Ah, elle était donc à l’affût du moindre scoop…cela expliquait entre autres pourquoi elle se trimballait avec un portable dernier cri et un calepin hiéroglyphé.

"Dis moi, c'est quoi tes deux personnalités célèbres et ta chanson préférées?"


"Heu…je vois pas le rapport mais bon…"
Ryômen fixa le plafond, songeur, réfléchissant à sa réponse, tandis que sa sempai installait une fois encore un de ces silences aussi lourds qu’un gâteau anglais dont elle avait le secret. "Ma chanson préférée, je n’en ai pas vraiment, j’en ai plutôt plusieurs…Mais mes personnalités célèbres, sans hésiter, Mika Nakashima et une Européenne, Eva Longoria…elles sont trop canons…"

Soudainement Ryogi se leva, le prenant par surprise et décrétant que finalement ils feraient leur balade en tête à tête. Ryô se leva à son tour; il était obligé de regarder sans cesse en bas tant la différence de taille entre eux deux était grande. Un peu intrigué mais résolu de toute façon à la suivre il demanda, étonné:

"Où ça, « là-bas » ? Tu veux me montrer ta chambre c’est ça ? xD Mais ton amie n’est pas encore là, t’es sûre que ça va ?" Ouais, « life is like a boat » en fin de compte…
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Dim 11 Mai - 1:29

"Je suis désolé, j’aurais du te demander la permission. Mais tu étais tellement chou en regardant tes pieds… non, non. Ne me dis pas que je me moque de toi, que je suis barge ou je ne sais pas quoi. Pourquoi t’as tant de mal à croire en la sincérité des gens, Ryogi sempai ? Les gens normaux, ils sont mesquins et déloyaux, mais je crois pas être parfaitement normal."

Encore une fois, Ryogi ne répondit pas immédiatement à Ryômen, se contentant de vérifier qu'elle avait bien coller sa photo sur son numéro de téléphone. Prudente et précautionneuse qu'elle était. Cependant, elle fut surprise du peu de superficialité des questions du jeune homme, pour le moment. Pourquoi lui demandait-il cela? C'était une chose qu'on ne lui avait jamais posé, ou peut-être qu'elle n'avait jamais laisser le temps aux pauvres hères qu'elle croisaient pour la poser. La sincérité? Foutaise, ça n'existe que relativement, quand on en a besoin. Pour survivre dans cette vie hostile, il fallait être sournois, ne faire confiance à personne. Ne jamais croire à la sincérité, la bonté, l'honnêteté, c'était ne pas être du côté des victimes. Comment lui expliquer cela, fallait-il vraiment se fatiguer à c point là? Ryogi n'avait jamais fait confiance à personne, et cela n'arrivera certainement jamais. Avoir confiance, c'est être faible. Autant qu'il sache tout de suite où elle en était, puisqu'à son humble avis il allait lui être très utile.


"La sincérité est la forme la plus parfaite de l'illusion. Quand celle-ci est morte, il ne reste que la lucidité. Il n'y a pas de pire abus que la sincérité. Personne ne l'est réellement, et celui qui pense l'être sans arrière-pensées est un nigaud à utiliser. Si dans ton monde ça existe, pas dans le mien. Ha "les gens normaux", quel beau terme... si relatif."

Sous ses dehors débraillés et apathique, Ryogi était une fille spirituelle, mais qui mettait souvent son intelligence à mauvais profit, ayant certaine idées reçues sur la vie, à cause de son passé. Son air mauvais s'épaissit en parlant; elle haïssait ceux qui utilisaient la sincérité pour couvrir des mensonges ou pire, une attitude inconvenante à son goût du genre "je fais ce que je veux, je suis honnête". La véritable sincérité, bien heureusement, n'existait pas dans son monde. Elle ressentit très bien le double-sens de la phrase de Ryômen, mais se demanda si une réponse était réellement nécessaire. Il lui sembla qu'elle lui parlait trop. Aussi la brunette au teint blafard se contenta de hausser les épaules dans une attitude m'enfoutiste. Regardant un instant la pose avantageuse que prenait le lycéen, elle ne put s'empêcher de réprimer un rire un peu maussade. Rien de matériel mon petit gars, même pas un service de corps... corps qui pour la plupart des filles serait celui d'un Apollon, mais qui pour Ryogi n'avait pas plus de grâce que les faïences du salon. La déco' quoi, vous voyez le genre.

"Si je les connais ? Evidement que je connais les femmes…mais ne me fait pas croire que TOI tu aurais dis ça par jalousie sempai, tu n’es pas comme ça. Du moins je ne pense pas. Et, oui, normalement ça suffit amplement, mais c’est parce qu’elles savent faire preuve d’un peu de tolérance de temps en temps."

*Rien de tel qu'une femme pour en connaitre une autre, gamin.*
Pensa Ryogi en cillant un peu.

Elle avait eut envie de lui dire, mais c'est là la phrase typique de la lesbienne revancharde et compétitive. Cela dit Ryogi approuvait ce concept : rien de ce qui était féminin ne lui était étranger. Mais après tout qu'importe, dans ce domaine elle n'avait pas plus de connaissances de ces amours mortes, ainsi que sa propre sexualité : inexistante depuis toujours. Aujourd'hui s'en profilent de nouveaux, mais cette fois-ci des amours infirmes. Rien de bien intéressant, juste une porte à ne jamais ouvrir, pour ne pas tomber dans le piège. IL pensait qu'elle n'était pas jalouse. Pas vis-à-vis de lui en objet d'affection ça c'était sûr. Mais elle pourrait être jalouse DE lui. Ryogi était une personne possessive, et horriblement jalouse, envieuse. Elle serait surement jalouse de Ryômen, mais il marquait un point avec son affirmation. Il n'était finalement pas aussi bête qu'elle ne l'avait imaginé. La fouille-merde eut un drôle de clignement d'œil quand Ryômen lui demanda si elle voulait être journaliste. Drôle de question, qui méritait un peu de sarcasmes.

"Je me projette pas dans l'avenir. Pour le moment je veux juste vivre."

"Survivre" aurait été plus approprié. Mais ses divagations n'avaient pas de place pour le moment, puisqu'elle écoutait avec une drôle d'attention les dires de Ryômen sur un sujet qui paraissait parfaitement anodins. Mais cela dit révélateur sur la manière de juger, d'avoir des préférences. Ryogi nota les informations que lui révéla le jeune homme dans sa tête, pensant elle-même à ses célébrités préférés. Ce n'était pas vraiment le même domaine, mais après tout, il apparaissait clairement que Ryômen et Ryogi étaient le jour et la nuit. Eva Longoria contre Jean Moulin et Che Guevara, pas vraiment les même influences, mais ce n'était pas un moins ni un plus, c'était juste différents. Peut-être n'était-ce qu'un sentiment, mais la brune avait l'impression que Ryômen lachait lentement le morceau...

"Où ça, « là-bas » ? Tu veux me montrer ta chambre c’est ça? Mais ton amie n’est pas encore là, t’es sûre que ça va ?"


Ryogi eut un sourire sarcastique à l'écoute de la première phrase, et décida de rester un moment en place, juste pour en finir avec une interrogation.

"Et si c'était le cas? Peut-être que je veux juste tirer ma crampe et c'est tout, non? Je suis sûre que t'arrive même pas à concevoir de coucher avec moi. Ma copine adore me poser des lapins, en bonne pute, c'est rien. Nous les femelles, on adore se faire attendre et désirer."

Elle regarda un instant vers la fenêtre. C'était vraiment sournois ça. "Ma copine"... elle adorait utiliser ce terme pour Esteban en fin de compte, même si ce n'était absolument pas son amie. Mais le "ma" marquait sa possessivité sur cette personne qu'elle n'aurait certainement jamais. "Sa" Esteban. Celle qu'elle aurait voulu avoir.

"T'es pas sensé être un romantique? On va "là où dorment ceux qui s'aiment", comme on dit. Ha, on dirais un truc de Paul Eluard ça."

Rien de plus romantique que cela. Il allait adoooooooooooorer. Le petit sourire que Ryogi eut en disant cela sembla être plus taquin qu'à l'accoutumée, et elle toisa d'en bas le grand jeune homme, de toute sa taille minuscule.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Dim 11 Mai - 20:17

"La sincérité est la forme la plus parfaite de l'illusion. Quand celle-ci est morte, il ne reste que la lucidité. Il n'y a pas de pire abus que la sincérité. Personne ne l'est réellement, et celui qui pense l'être sans arrière-pensées est un nigaud à utiliser. Si dans ton monde ça existe, pas dans le mien."

Un nigaud ? Bon, alors c’était tout ce qu’il représentait à ses yeux actuellement ? Crotte…Une personne à utiliser, à la limite ça d’accord, mais un crétin…si il voulait finir dans le même lit que la demoiselle, c’était pas gagné, à moins qu’elle aime coucher avec les nigauds. Mais, foi de Ryômen tout têtu qu’il était, cela ne se passerait pas ainsi: il allait lui montrer à quel point ses charmes pouvaient être redoutables !
En fait, ces paroles ne l’avaient guère étonné; au contraire elles n’avaient fait que renforcer les hypothèses qui se bousculaient dans son esprit depuis sa rencontre avec Ryogi. Ne pas croire à ce point en la sincérité, et l’exprimer aussi crûment, et avec autant de fermeté, c’était le signe flagrant d’une rouillée de la vie, de quelqu’un qui a perdu la joie de vivre depuis longtemps, qui a été trahie maintes fois et qui avait six fois plus d’ennemis que d’amis, quand c’était pas sept. Une écorchée vive en somme…voilà pourquoi elle était si froide et distante.
Bon, si il en croyait ses dires, la sincérité n’existait pas; cela signifiait que depuis tout à l’heure elle n’était pas sincère, et elle lui mentait ? Donc quand elle prétendait être ne pas attirée par lui, c’était faux ? Donc…sa drague portait ses fruits ? Un peu confus, il décida d’abandonner avec un haussement d’épaules, il verrait bien.


"Si tu le dis…"

J’te prouverais, Ryogi-chan, j’te prouverais que tu as tort…ça prendra longtemps à mon avis, mais bon, du temps je n’en ai pas tellement, un an à vrai dire, après tu partiras…
A ce moment son téléphone portable sonna, et Ryômen l’éleva devant son visage pour voir le nom et la photo de celle qui l’appelait. Akiko, encore une de ses ex…poussant un léger soupir, il laissa l’appareil sonner et le rangea dans sa poche; elle l’appelait pile au moment où le jeune homme avait fini son discours sur les femmes, ce qui ponctuait ses dires d’une certaine note de relativité. A vrai dire il ne comptait plus les nanas qu’il avait déçu et qui l’appelaient sans cesse pour réclamer vengeance. Alors que lui n’était pas du tout près à leur donner satisfaction; une fois qu’il avait cassé avec une meuf, il se remettait très rarement avec elle, ou sinon des mois après. Peut-être Sumeragi s’intéresserait-elle à lui avant des mois ? Mais comme il l’avait pensé auparavant, ils ne leur restaient plus qu’un an à purger. Ryô tenta de se la représenter à sa sortie du lycée: aurait-elle changé ? Peut-être aurait-elle enfin trouvé ce qu’elle désirait si ardemment et que soit disant personne ne pouvait lui offrir…


"Ryogi-sempai, tu aimes quelqu’un non ?" demanda t-il, comprenant soudain.

Rien n’était pire que d’éprouver de l’amour pour quelqu’un qui ne vous aimait pas en retour. Mais il n’eut pas le temps de pousser plus loin ses interrogations car Sumeragi s’était levée, répondant à sa question concernant son métier futur. Pour l’instant donc, le journalisme ne semblait pas être une perspective d’avenir…Ryômen lui, la voyait bien dans différents domaines: chanteuse dans un groupe de rock par exemple, avec sa voix curieusement grave qui lui donnait un style oratoire extrêmement particulier, ou mieux encore, actrice pour un film d’horreur, elle remplirait à merveille le rôle bien glauque du zombie en décomposition qui venait foutre la trouille aux blondes plantureuses en plein milieu d’une rando dans un château hanté.
Ah ben en parlant d’acteur…Il avait remarqué que Ryogi avait écouté très attentivement ses réponses; le sujet « personnalités célèbres » était assez large pour ne pas englober que des politiciens ou des écrivains, aussi avait-il tout de suite pensé aux canons du moments, des filles aussi belles que mièvres ou cruches mais qui par leurs plastiques de nymphe faisaient pâlir d’envie n’importe quel mec se trouvant à proximité. Hé oui, Ryômen était plus « pratique » que philosophe; s’il il avait fallu choisir sa personnalité préférée parmi l’un d’eux ç’aurait été, à la rigueur, un mystérieux roi polygame…

Sumeragi s’était éloigné de quelques pas et il la suivait à présent, se demandant en fait où elle voulait aller. Par les grandes fenêtres du salon, il remarqua qu’une nuit lamée de lueurs blafardes et couronnée d’une lune opalescente se levait, et il se demanda si sortir du Manoir après le coucher du soleil était autorisé. En fait il se fichait un peu des interdictions, et cela semblait aussi être le cas pour Ryogi, mais il avait cru tout d’abord qu’elle voulait l’emmener quelque part dehors, avec son mystérieux « là-bas ». Cependant l’adolescente le détrompa vite, en annonçant quelque chose qui de sa part, lui aurait fait sortir les yeux de la tête si il ne l’avait pas entendu aussi souvent de la bouche d’autres…Ah bon, elle s’était finalement décidée à céder à ses charmes magnifiques et irréprochables ? Ah, voilà qui arrangeait ses affaires ! Même si elle ne semblait avoir aucune pitié pour sa copine; à croire qu’elle avait prévu une partouze avant que son amie ne décommande. Enfin, il ne connaissait pas Sumeragi en profondeur mais ça devait faire un paquet de temps qu’elle n’était pas allée camper dans la crevasse.


"Si j’arrive à…bah évidemment que j’arrive à le concevoir ! Tu me prends pour qui, là, tu me provoque ? xD" fit-il d’un ton amusé. "Aller, viens, tu seras pas déçue sempai, après ça tu seras accro!" En avant l’aventure, pensa t-il en s’élançant et posant discrètement une main sur la taille de Ryogi…main qui y parvint après s’être enfoncée dans un mètre de T-shirts amples.
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 12 Mai - 6:26

Ryogi réfléchissait, réfléchissait encore. La machine infernale de rouages complexes qu'était son cerveau échafaudait un plan qui ne pouvait marcher que si Ryômen la suivait; Que c'était contrariant que de dépendre de quelqu'un, mais il lui fallait quelqu'un de plus fort qu'elle, et peut-être en cas de soucis, d'un bouc à envoyer dans le désert, portant sur lui toutes ses iniquités, comprenez un bouc-émissaire. Elle n'entendit même pas la sonnerie du téléphone du jeune homme, tant elle était absorbée dans son inextricable réflexion. Mais quelque chose la tira de sa rêverie torpide.

"Ryogi-sempai, tu aimes quelqu’un non ?"


Gros blanc.

L'espace d'un instant, l'air de la pièce fut soudain étouffant, lourd et épais à couper au couteau pour la jeune fille, qui resta figée comme une statue de sel aux yeux grands ouvert. Pour une fois qu'elle les ouvraient en grands, l'on pouvait remarquer que les yeux de Ryogi n'avaient pas de démarcation entre l'iris et la pupille, ressemblant à deux billes d'Onyx parfaitement mates, sans le moindre reflet. la pauvre fille sembla avoir comme qui dirait un bug. Aimer? Elle? Elle aimait quelqu'un. Une silhouette féminine en effet, mais duelle, sorte d'horrible femme à deux têtes, à la fois représentation hiératique de la mort, en la personne de Shizuru, et fièvre haineuse de la vie, sous les traits d'Esteban. Nulle autre n'avait autant envie d'elles que Ryogi. de vivre et de mourir, tout les deux à la fois. De se suicider cent fois par jour pour fuir la renaissance de ses sentiments humains, de sa simple faiblesse.

Chose particulièrement inhabituelle, Ryogi rougit, le regard choqué puis hagard se posant sur le cendrier sur la table basse, pour ne pas regarder son interlocuteur. Cependant cet épanchement involontaire disparu aussi vite qu'il était apparu, et la petite fouille-merde retrouva vite son air renfermé et sombre, bien qu'un sourire se dessina sur ses lèvres fines, comme pour retrouver consistance. Vite, un truc méchant et bien senti à dire, vite, se défendre, feinter et riposter.


"Ouais, tout les soirs me tripatouille en me regardant dans le miroir."

Ironie, mordante. De toutes les dispositions de l'esprit, l'ironie est la moins intelligente, mais la plus efficace, la plus blessante, la plus protectrice. L'ironie est la seule forme se rapprochant de la sincérité que s permettait la jeune fille, histoire de balancer ses vérités toutes crues dans la gueules des gens sans se fatiguer à être polie. C'était à la fois sa lance et son bouclier. Et jamais, au grand Dieu jamais, personne n'arriverait à égratigner son bouclier de sarcasme. Ryômen avait cependant soulever une question qui semblait hanter la demoiselle et bien évidemment, elle ne trouva que le fait d'être caustique pour fuir les démons de son passé et de son présent, cette monstrueuse femme bicéphale.

Elle avait relâché un instant son attention sur le Playboy des bacs à sables, et visiblement ce dernier profita de sa faiblesse pour poser une de ses mains sur sa taille. Une taille maigre, visiblement signe d'un appétit plus que pauvre. Ryogi flottait effectivement sans peine dans ses vêtements qui étaient certainement deux tailles au dessus. Par réflexe, tout son petit corps se raidit significativement, se redressant de toute sa taille. Ses yeux s'écarquillèrent encore une fois, mais pas de surprise, plutôt de colère... ou plutôt de fureur, de haine. Les muscles de son seul bras tressaillirent par réflexe, et elle ramena sa main vers elle, serrant le bras en se faisant sinistrement craquer les phalanges. On ne rigolait pas. Personne ne la touchait, personne. Et surtout posa un homme.


"Dégage ça ou je te bute."
Dit Ryogi d'une voix robotique, horriblement sérieuse.

Personne ne la touchait, personne. Elle ne le voulait pas. Personne n'en avait le droit. C'était... ça l'écœurait profondément. Ryogi ne supportait en effet pas le contact physique, et encore moins celui des hommes, et en plus s'il était fait avec spontanéité, comme si elle était juste une chose, un tas de bidoche à prendre ou à trimballer sans son consentement. Pour qui se prenait-il lui, petit con au sourire Colgate, pour oser poser sa main sur elle? Ryogi ne le regarda pas, son ton était suffisemment éloquent. Elle ne chercha même pas à se dégager. C'était à lui de dégager "CA". Cette chose. Cette main. Ce bout de bidoche qui était entré en contact avec son corps.


"Si j’arrive à…bah évidemment que j’arrive à le concevoir ! Tu me prends pour qui, là, tu me provoque? Aller, viens, tu seras pas déçue sempai, après ça tu seras accro!"

"Ha ha... Ha. Je fais que ça depuis que je t'ai adressé la parole. Accro? Non j'penses pas tu vois. Pas du tout même. On va attendre encore deux trois minutes... Histoire de voir... si elle viens."

Ce que ça la faisait chier d'avoir à attendre Esteban, réellement. Ca lui donnait un sentiment d'infériorité, et la petite peste en serait surement ravie, mais Ryogi n'en montra rien. Elle avait besoin d'Esteban... pour le boulot, bien sûr. Quoi d'autre?

"Nhhh nhhmm." Marmona Ryogi dans sa barbe, contrite.
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 12 Mai - 12:46

Murr observait la scène depuis de dessous d'un fauteuil Louis XVIII directement importé de France et se délectait du spectacle.

Quoi de plus pitoyable et plus riciculement amusant que les êtres humains? Rites amoureux lents, complexes et pourtant nuls sur le plan graphique du terme, que du blabla et pratiquement aucune garanti de réussite. De plus, la tête de Ryogi était particulièrement impayable. de quoi satisfaire l'ignoble matou qui connaissait bien cette incontournable pensionnaire du manoir...Très bien même....Miowr... La narguer serait du plus bel effet et, qui plus est, le mignon qui la collait comme la mouche sur la merde l'intéressait au plus au point. Murr aimait les gens suffisant et trop sûr d'eux.

Aussitôt pensé, aussitôt fait. Monseigneur chat sortit de sa cachette, s'étirant comme l'aurait fait n'importe quel autre minet au sortir d'une longue sieste, et se dirigea non chalement vers la porte qui menait au hall. Là, il s'arrêta du côté où devrait passer en toute bonne logique le séducteur de poubelle et se mit à se pourlècher les griffes tout en lançant à la Yankee un regard de mépris supérieur, savourant sa posture compromettante, et de défis complice. Elle savait très bien ce qu'il était capable de faire et ne désirait qu'une chose, qu'elle lui ammène...juste assez près...

L'ignoble ronronnement commença à sortir de sa gorge alors que ses yeux formait déjà les fentes d'un plaisir anticipé.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 12 Mai - 20:46

Ryogi-sempai, tu aimes quelqu’un, non…

En lui posant cette question, même si l’affirmative s’avérait véridique, Ryômen s’attendait à ce que sa petite compagne du moment lui ricane au nez, sorte une vacherie, ou un truc dans le genre, une de ces phrases bien salées dont elle avait le secret et le merveilleux talent, et qui vous font passer invariablement pour un crétin des alpes…et c’est ce qui se produisit, sa drôle de voix grave modulant un sarcasme qui rompit le silence, le même qui avait été si éprouvant pour elle, pour son cœur pris soudain au dépourvu, mais qui n’avait été pour le jeune homme qu’un blanc comme il y en avait depuis le début de la conversation…enfin, à ceci près que, si son regard n’avait pas glissé de biais, à ce moment précis, vers le visage de l’adolescente, il n’aurait pas remarqué l’inimaginable, l’étrange, l’extraordinaire phénomène qui s’y était déroulé.
Elle avait…rougi !
Eberlué, Ryô ouvrit grand la bouche, un air béta étalé sur sa belle face, mais heureusement Ryogi ne le vit pas, elle avait déjà tourné la tête de l’autre côté. Très rapidement, si bien qu’il ne l’avait vue qu’une demi-seconde, mais il l’avait vue quand même: la délicate et si impromptue teinte rosée qui envahissait ses joues, dégradée dans l’opalin de son teint, comme un pétale posé là sur un épiderme en satin, donnant du baume à ces yeux noirs et moirés, lui rendant, oui, sans aucun doute…une belle part d’humanité…

Une telle révélation le cloua sur place, et il ne remarqua même pas le silence gêné de la jeune fille qui suivit. Le contraste était tellement fort…N’était-elle pas plus belle, plus fantastiquement naturelle ainsi ? Donc, il avait visé en plein dans le mille…Elle aimait quelqu’un…son cœur si froid et si lointain, si écorché, qui refusait de s’ouvrir au monde, déjà mort à l’éternité, battait pourtant des pulsions arythmiques dont bat un cœur quand il vit et souffre pour quelqu’un…
Et ce n’était pas lui…
Il en conçut une certaine déception, de même que paradoxalement il avait jubilé en la voyant rougir, comme si il avait atteint enfin son objectif, la connaître en profondeur…Et la voir en cette instant si mignonne, si vulnérable, avec sa tentative dérisoire de se protéger derrière sa phrase ironique…ne t’en fait pas ma poule, sur moi tes sarcasmes ne marchent pas, je ne t’ai pas rencontré depuis longtemps mais j’ai déjà appris à encaisser…t’inquiètes, avec moi ton secret est bien gardé…je le dirais pas, promis.


"Ah…"
fit-il en simple réponse, mais un sourire attendri se peignit sur son visage.

Heureusement qu’elle ne l’avait pas vu à ce moment là, sinon elle lui aurait sûrement sorti un truc du genre « c’est quoi cet air crétin sur ta face »…
Par contre, la situation changea du tout au tout quand, se préparant à quitter la pièce, Ryômen avait posé sa main sur la taille basse et fine de Ryogi. Vu la proposition implicite qu’elle lui avait faite juste avant, il s’attendait à un gloussement, ou à un silence au pire si on prenait en compte le fait qu’elle était timide…mais alors sûrement pas à cette agressivité, ce mépris débordant qui sortit de sa bouche comme un flot de vipères…ni à cette main grêle qui s’agrippa à son bras avec une telle force qu’elle fit blanchir ses phalanges déjà blafardes…
Ryô rompit aussitôt le contact, reculant d’un pas sous l’aura malsaine qui s’était dégagée d’un coup du corps de sa sempai. Il la regarda, mi-effrayé, mi-déconcerté. Allons bon, qu’était-ce donc encore ? Elle se la jouait vieillotte, genre « on me touche pas avant la nuit de noce » ? J’te signale ma chérie que tu viens de me brancher, alors je me demande comment on va s’y prendre pour se défoncer la charnière sans se toucher…


"Ok, pas la peine de t’énerver…"
fit-il d’un air perplexe en se grattant le menton.

"Ha ha... Ha. Je fais que ça depuis que je t'ai adressé la parole. Accro? Non j'penses pas tu vois. Pas du tout même. On va attendre encore deux trois minutes... Histoire de voir... si elle viens."

Bon, elle lui proposait un plan pour la soirée puis finalement elle disait que ça l’intéressait pas…encore son truc chelou de la sincérité déguisée, ou bien… ? Il avait beau en savoir de plus en plus sur elle il ne la comprenait pas du tout. Alors elle était gentille, ou méchante ? Inexpérimentée ou foncièrement mauvaise ? En tout cas ça avait l’air de singulièrement l’emmerder que sa pote soit aussi longue à venir. Pour Ryômen, peut-être que ce n’était pas plus mal après tout, ça faisait durer le suspens, il espérait bien se retrouver avec un canon en vue quand elle pénétrerait dans la salle…
Il en était là dans ses considérations quand il remarqua le félin posté près de la porte. Tout d’abord, il crut que c’était un vieux tapis informe roulé en boule qui s’effilochait, mais il s’aperçut que c’était tout simplement un chat, un gros animal couvert d’une fourrure hirsute et plus noire que les cheveux de Ryogi. Il s’en dégageait une férocité peu amène. Ses yeux vert d’eau faisaient penser aux globes crayeux d’un serpent et, en fait, à côté de l’adolescente il parachevait son rôle prédisposé d’actrice dans un film d’horreur.


"Beurk" s’exclama t-il, ravi de pouvoir changer de sujet "c’est quoi ce chat ? Il est carrément effrayant… on dirait, tu sais, un machin sauvage qui vit dans le Nord…"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 12 Mai - 22:17

"Ok, pas la peine de t’énerver…"

Ryogi ne dit rien, Ryômen la lâchant assez rapidement. Elle fit deux trois pas par réflexe, juste pour être sûre qu'il ne s'approcherait plus, à la manière d'un animal farouche. On ne la domptait pas, on ne l'apprivoisait même pas. Ryômen n'était pas au bout de ses peines avec une originale pareille... Mais la brune avait trop souffert. Elle avait vu sa mère se courber pour gagner quelque yens, acceptant des choses dégradantes que la gamine se représentait en entendant les gémissements au travers du mur de sa chambre. Elle se souvenait aussi de lui. De la gueule défoncée de sa vieille, et du poing qui lui atterri dans la tronche, lui brisant le nez alors qu'elle avait à peine dix ans, alors qu'elle tentait de le faire cesser de frapper sa mère. Et de Shizuru. Et de Shizuru avec son visage méconnaissable, sans presque plus de dent dans la bouche, le nez enfoncé, les yeux transformés en sorte de trucs qui rappelait des vieux Umebochi (Prunes séchées). Tout cela de la main des hommes. Ils détruisaient tout ce qu'ils touchaient.

Ryogi n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit, car elle LE vit. Ce truc, cette chose. Ce chat, ce truc satanique. Par réflexe, elle glissa sur le côté, comme un animal aux aguets, les jambes fléchies. Elle savait plus ou moins ce que faisait cette saloperie. Ce qu'elle pourrait lui faire. Ce qu'elle lui avait fait. Ryogi en avait encore les marques sur son corps. Il lui sembla que l'horrible créature savourait sa faiblesse, sa position d'infériorité dans laquelle l'avait cloué quelque seconde Ryômen. Ce chat la provoquait, mais quelque part en elle, la jeune fille eut un autre sentiment.

Il voulait qu'elle lui livre Ryômen, comme un défi. Une vengeance, sa vengeance. Ryogi était aveuglée par sa colère, mauvaise, sournoise, prenant simple plaisir à nuire, parce que ça soulageait. Oui, elle douta. Ryômen donné à cette chose, si bien à contempler. Une petit vengeance mesquine car il l'avait mise en position de faiblesse. La fouille-merde eut l'envie de voir le beau visage du jeune homme tordu de peur, suppliant. Elle voulait le voir chialer comme une gonzesse, en position d'infériorité. Le dominer par l'intermédiaire du chat maléfique. Ce chat connaissait les penchants destructeurs, les pulsions de mort de l'adolescente intoxiquée par le climat du pensionnat. Il savait qu'elle était mauvaise, et qu'elle n'avait plus que quelques pas à faire pour sombrer dans l'abîme.

Mais ils avait aussi qu'elle était un danger, et que sa haine était incontrôlable, rebelle à toute proposition d'alliance. Ryogi était un esprit noir, mais insoumis. Sa volonté de ne pas sombrer reprit le dessus. Jamais, non jamais elle ne voulait passer de "leur côtés". Passer dans le camp de ceux qu'elle combattait. Ryogi toisa le chat avec un regard halluciné de paranoïaque sévère. Entité satanique. "Je vais te pourrir", disait ce regard.


"C’est quoi ce chat ? Il est carrément effrayant… on dirait, tu sais, un machin sauvage qui vit dans le Nord…"


"Saloperie. Ecarte-toi de ce machin... que je le bute."


Ryogi saisit la lampe halogène près de la table passe par la hampe, la débranchant d'un coup sec. Ce chat n'était pas normal et elle le savait très bien. Elle savait également qu'elle n'était pas sa cible "physique" première, mais qu'il cherchait son appui. Et non, il n l'aurait pas, dommage connard de chat! Elle allait l'écrabouiller et pourquoi pas l'électrocuter. Après tout ça avait juste l'air d'un chat, même si la jeune fille se doutait que c'était peut-être plus. Elle ne le faisait pas pour sauver Ryômen, bien que son geste étrange de protéger quelqu'un alors qu'elle ne le faisait jamais pourrait prêter à confusion. Elle le faisait pour elle, parce que c'était une insoumise et qu'elle allait niquer la gueule de cette chose poilue.

"Alors sale connard, on viens se faire les griffes? Tu veux que je te change en tapis?"
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Murr
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 12 Mai - 22:46

"C’est quoi ce chat ? Il est carrément effrayant… on dirait, tu sais, un machin sauvage qui vit dans le Nord…"

"Saloperie. Ecarte-toi de ce machin... que je le bute."

Aïe, si l'idiot prouvait sa culture générale d'une phrase à sa hauteur, Ryogi devint un danger potentiel, tant pour son objectif que pour son intégrité physique. Le chat arrêta net sa lèchouille consciencieuse et lui rendit son regard assassin.

Il était certainement possible de profiter de cette situation, quelqu'en soit le tournant, le plus dur étant de se protèger de la folie de l'énergumène manchot et de sa lampe...

"Alors sale connard, on viens se faire les griffes? Tu veux que je te change en tapis?"

Ni une, ni deux, avant même que la naine ait pu terminer sa phrase, Murr bondit lestement entre les jambes du bellâtre en poussant de gentils miaulements mielleux qui lui coûtèrent un peu d'orgueil, mais cela avait un côté provoque et faux cul terriblement jouissif pour le terrible félidé. Caresses-moi, du con, aurait pu penser le chat, et on verra si elle est prête à te décalquer ton joli minoit pour m'avoir.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mer 14 Mai - 22:46

Très légèrement vexé mais surtout déconcerté, Ryômen vit Sumeragi s’éloigner de lui de quelques pas, comme si elle avait peur qu’il réitère sa tentative de la toucher. En fait il n’y avait pas le moindre risque, après une telle réaction le jeune homme préféra garder prudemment ses mains dans ses poches, car il était persuadé que si il récidivait il aurait droit à son genoux dans les parties ou son poing dans la face, au choix. C’était une des rares fois où une fille refusait ses avances avec une telle vivacité; puis il ne comprenait plus rien, un coup elle le branchait, l’autre fois elle larguait un gros blanc criant explicitement qu’elle était amoureuse de quelqu’un d’autre, et maintenant elle se ravisait…Evidement, il ne pouvait en aucun cas deviner le passé pour le moins traumatisant qu’elle avait vécu, et même si ça avait été le cas, il ne l’aurait probablement pas compris, lui qui vivait dans un comportement diamétralement opposé à ce genre d’individu…à présent il voyait déjà son beau et singulier projet de coucher avec elle cette nuit tomber à l’eau et sifflota un air de rock en ne disant plus rien pendant une dizaine de secondes, préférant se concentrer sur le grand chat près de la porte.

Celui-ci semblait presque errant, il n’avait absolument rien d’un chat de salon, avec sa fourrure en bataille et sa face agressive…Posté là, avec son regard alcalin, il avait l’air singulièrement mauvais, et il observait Ryogi avec une fixité inquiétante, qui fit déglutir le jeune homme. Décidément, ce manoir avait tout de glauque; même l’animal ne semblait pas être un de ces ventres à pattes stupides. Pour la première fois depuis qu’il était arrivé ici il prit réellement conscience qu’il en savait extrêmement peu, que quelque chose se tramait invariablement dans les recoins les moins reluisants de l’école et que pour l’instant, il était en danger.
Un peu égaré dans ses pensées, Ryômen sursauta presque quand Sumeragi adopta une posture défensive, jambes légèrement pliées comme pour pouvoir bondir lestement en cas d’attaque. Il fixa l’embrasure de la porte, un peu inquiet pour sa santé mentale; il n’y avait absolument personne, ici…juste le chat, mais celui-ci ne faisait pas mine d’attaquer.


"Saloperie. Ecarte-toi de ce machin... que je le bute."


Le jeune homme fronça les sourcils; il avait cru tout d’abord que l’insulte lui était destinée, mais comprit que ce n’était pas le cas quand Ryogi s’empara avec hargne d’une lampe sur une table basse du Salon et en brandit le pilier comme un gourdin, le regard assassin, la posture sexy et sauvage, prête à en découdre. Encore plus déconcerté, Ryô voulut esquisser un geste pour la retenir, ne comprenant absolument pas pourquoi elle voulait attenter à la vie de ce pauvre chat qui, somme toute, n’avait rien demandé à personne…

"Hé, mais arrête ! Qu’est-ce que tu fais, il ne t’a rien fait ce chat…"

Ses paroles ne parurent pas avoir beaucoup d’impact, car aussitôt après Sumeragi, frémissante, lança au félin une phrase de provocation qui, outre le fait de le laisser impassible, eut pour seul effet de le faire se précipiter entre ses jambes pour s’y frotter avec un miaulement presque adorable malgré son apparence effrayante. Au contact de la fourrure noire, lustrée et soyeuse, le jeune homme eut un grand frisson, et après quelques secondes observa sa sempai qui tenait toujours la hampe de la lampe en la serrant à s’en faire blanchir les jointures. Ryô lui jeta un regard perplexe, à vrai dire il ne comprenait plus rien, maintenant elle se mettait à causer avec un chat comme si celui-ci était responsable de ses malheurs. Bon, admettons qu’il lui ai un jour déchiré un de ses strings, ce n’était quand même pas une raison pour le tabasser à coups de lampe… De plus la partie était un peu inégale, même si le félin avait des griffes acérées les animaux avaient généralement peur des humains vociférants, surtout armés…Et s’acharner sur un chat, c’était si bassement bestial et immature…C’est pourquoi Ryômen dressa devant lui une main apaisante à l’intention de Ryogi, lui faisant signe de se calmer. Il n’avait pas non plus envie qu’elle se jette sur lui pour frapper le félin.

"Tu vois, il est même gentil…" et regardant l’animal près de ses jambes, il ajouta en se mettant hors de portée de lui, agitant sa main devant son visage: "Heu, écoute le chat, tu es mignon mais je suis allergique aux poils, alors toi et moi ça va pas le faire…"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Jeu 15 Mai - 3:12

"Hé, mais arrête ! Qu’est-ce que tu fais, il ne t’a rien fait ce chat…"

Ryogi serra si fort les dents à ce moment qu'elle sentit un goût de sang dans sa bouche. Ce chat, il lui avait pourri ces nuits, elle en était sûre. Cette chose l'avait griffée à plusieurs reprise, et ce qu'elle vécu par la suite ne fut pas très agréable. Certains blessures de ce sac à merde sur coussinets s'étaient rouvertes et avaient saignés, lui occasionnant une forte douleur qui lui avait parfois fait perdre les pédales. Oui, oui. Il lui avait fait du mal. Plus que cela. Elle le tenait responsable de tant de choses, sans preuves. La jeune fille avait conscience que Ryômen allait la prendre pour une folle, qu'il ne lui ferait pas confiance. La confiance n'existe pas.

Le jeune homme aux cheveux clairs fit un geste d'apaisement vers elle. Ryogi réfléchit à toute allure, sa priorité restant l'infecte boule de poil. Elle le savait extrêmement intelligent et fourbe; il faisait le chat-chat à sa mémère dans le seul but de la faire passer pour une folle, et de mieux approcher sa victime. Ryogi poussa un long soupir, comme si toute sa tension s'évacuait, et reposa calmement l'halogène en reprenant un air de petit enfant autiste, plantée sur place comme un piquet avec un air atone, limite blasé. Elle l'avait mit en garde cet imbécile, mais peut-être que le meilleur moyen pour qu'il la croit serait qu'il subisse ce qu'elle a subi à cause du chat. peut-être, peut-être. fallait-il pour autant courber l'échine devant le seigneur matou? Ce n'était pas le genre de la petite furie aux yeux de charbon, et tendit qu'elle se retirait, un pas en arrière, elle fixa l'animal avec un sourire complice, comme si elle avait décider de se ranger de son côté et de le laisser faire.


"Tu vois, il est même gentil…"

Encore une fois, Ryogi ne dit rien, horriblement blasée. Pour seule action, elle mis son unique main dans la poche. Si elle lui annonçait que la bestiole puante allait le griffer, cette dernière ne le ferait pas, juste pour la faire passer pour une conne. Aussi devint-elle silencieuse comme une tombe. Mais malgré son attitude apathique, ses muscles restaient crispés sous ses amples vêtements, ce qui avait l'avantage de cacher une certaine envie de bondir. Avec un animal, il fallait être animal. S'il sentait que vous étiez sur vos gardes, il n'attaquerait pas. Elle remarqua cependant que Ryômen ne laissait pas le chat s'approcher, et en conçu un sourire narquois. Ce n'était pas encore tout à fait réglé.


"Heu, écoute le chat, tu es mignon mais je suis allergique aux poils, alors toi et moi ça va pas le faire…"


"Mignon? Il ressemble à la chatte d'une vieille prostituée, et je pari qu'il a autant de maladies. Je l'aime pas c'est tout. Je suis pas la seule."


Simple petite provoque à l'encontre de l'orgueilleux félin. S'il la connaissait, elle le connaissait rien qu'un petit peu. Pour cette raison, Ryogi regagna lentement son fauteuil, le dos arrondi par la fatigue et l'alcool qu'elle avait absorbé il y a avait quelques heures, bien qu'elle avait dessaoulé. Elle remit ses pieds sur le fauteuil, posant son unique main sur un genou, regardant non pas devant elle ou ses pieds, mais Ryômen, avant de sa caler mieux, le dos tout contre le dossier. Elle se mit à chantonner quelque chose, comme si elle se désintéressait du chat. Pourtant elle était prête à le shooter au moindre mouvement agressif, avec le gros cendrier en verre qui trainait sur la table.

"It's just a jump to the left... and then a step to the right, with your hands on your hips... you bring your knees in tight... But it's the pelvic thrust that really drives you insane..."

Ryogi marmonnait un petit truc pour se détendre. Un chanson d'un vieux film des années 70, le Rocky Horror Picture Show. C'était si étrange dans ce manoir qu'elle était prête à tout imaginer, autant un chat diabolique qu'une bande de fantômes revanchards. Cette endroit était si spécial qu'elle n'aurait même pas été étonnée de voir débarquer le docteur Frank-N-Futher du dit film. Finalement, Ryômen devrait certainement faire l'expérience de cette étrangeté avant qu'elle puisse en faire quoi que ce soit...

Mais ce n'était pas une défaite, loin de là, et son regard de biais au matou qui faisait sa pupute miaulante le prouvait bien. Ce n'était que partie remise, et elle avait un autre tour dans sa manche rayée.
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Murr
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Jeu 15 Mai - 18:54

"Hé, mais arrête ! Qu’est-ce que tu fais, il ne t’a rien fait ce chat…Tu vois, il est même gentil…"

Hé, hé! La naïveté humaine était si touchante parfois, Murr en intensifia ses caresses en lançant de vif ronrons, Ryogi passait vraiment pour la folle qu'elle était, quoi qu'elle en pense.

La victoire facile fut malheureusement de courte durée, le jeune étudiant s'éloignant en effet de l'étrange félin, un point pour la fouille merde...

"Heu, écoute le chat, tu es mignon mais je suis allergique aux poils, alors toi et moi ça va pas le faire…"

C'était gentillet, plein de bon sentiment et d'égard pour Murr, mais la seule chose que le chat remarqua vraiment, c'était cette main mise si facilement à portée de griffe...

"Mignon? Il ressemble à la chatte d'une vieille prostituée, et je pari qu'il a autant de maladies. Je l'aime pas c'est tout. Je suis pas la seule."

Murr tourna le regard vers Ryogi, il était tenté de lui souffler dessus, mais il devait se retenir... A sa grande surprise, celle-ci avait laissé tomber, adoptant une posture lasse, ce qui déçut profondément l'animal. De la voir ainsi, elle, la colporteuse des pires ragots de Ryuuketsu, s'affaler dans un fauteuil pour le regarder faire sa besogne, comme si elle était brisé, c'en était presque triste... Et inquiétant... Murr en aurait bien profiter pour la griffer, tant qu'elle baissait sa garde, mais un cavalier qui pousse trop sa monture la tue.

Au lieu de ça, il s'approcha de la main, sautilla en penchant la tête pour s'y faire caresser et alla directement aux chevilles de Ryômen pour se faire les griffes sur une de ses chaussettes. Pas la peine de passer pour un monstre, mais pas la peine non plus de perdre plus de temps. Il le griffa alors innocement jusqu'au sang dès le premier contact, le dos arcqué, les pattes tendues et le ronronnement gentils et intense. Ca n'avait pas de style, aucune saveur et il ne pris pas son pied comme avec la petite des couloirs mais tant pis, la baisse de régime de Ryogi lui avait finalement gâché l'instant. Plus il y pensait, plus il lui en voulait, mais il fallait impérativement qu'il se retienne s'il ne voulait pas passer, aux yeux du jeune homme, pour la sale bête qu'il était réellement.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Jeu 15 Mai - 23:14

C’est avec un certain soulagement que Ryômen s’aperçut que ses paroles avec effet tranquillisant incorporé avaient porté leurs fruits, et que Ryogi avait progressivement cessé de ressembler à une folle furieuse échevelée armée d’une lampe. Avec un mélange d’appréhension et d’il ne savait quoi qui ressemblait fortement à de l’étonnement, il la regarda desserrer peu à peu sa prise sur l’halogène tandis qu’un long soupir sortit de sa bouche et, comme si elle n’avait jamais existé, la Sumeragi sanguinaire et prête à défendre chèrement sa vie disparut en un clin d’œil, cédant le pas à cette apparence apathique et déguenillée que la jeune fille avait eu depuis le début de la conversation. Et voilà, il avait encore découvert une de ses faces ! Pas cette colère froide, destructrice et bornée, dont elle avait fait preuve quand il lui avait pris la hanche par exemple; non, c’était quelque chose de différent, comme une haine ancestrale encrée dans les tripes et parce qu’elle y avait ses racines, ses profondes et inénarrables racines qui la rattachait à des préceptes clairs et on ne peut plus précis: lui faire la peau, point barre.
Enfin pour l’heure, ses envies de vendetta sanglante semblaient l’avoir quittée d’un coup et Ryô en fut bizarrement soulagé, il n’avait pas envie de voir se terminer le tout en bain de sang.


"Mignon? Il ressemble à la chatte d'une vieille prostituée, et je pari qu'il a autant de maladies. Je l'aime pas c'est tout. Je suis pas la seule."

"D’accord, c’est vrai qu’il a l’air un peu déplumé et pas du tout commode…mais c’est pas une raison pour vouloir en faire une chapka. Tu sais les chats ont pas un cerveau plus gros que le poing, il ne comprendra pas que t’essayes de lui exprimer ton ressentiment."


N’est-ce pas, gentil minou, en train de te vautrer à mes pieds comme une vieille serpillière ? On aurait dit un pauvre martyr qui implorait son protecteur pour échapper à la piñata…C’était peut-être un peu le cas, si ça se trouve Ryogi lui avait fait peur et il était venu naturellement se réfugier près de l’être le plus sublime et charismatique de cette pièce…(xD). Par contre il semblait avoir étrangement compris les paroles de l’adolescente, et avait dardé sur elle un regard ourlé de méchanceté quand elle l’avait insulté…
Lorsque Sumeragi regagna son fauteuil, le dos voûté, ses sens aux aguets que Ryô ne soupçonnaient pas lui donnant l’air encore plus cireux que d’habitude, il la regarda quelques secondes, repensant à tout ce qui s’était dit lors de leur conversation. L’apparition du chat avait constitué une diversion efficace, comme le serait sûrement aussi l’arrivée de la pote à Ryogi, mais le jeune homme n’avait oublié aucun détail. Cependant de la voir comme ça, l’air blasé, à marmonner quelques paroles d’une chanson en anglais dont il ne comprenait pas un traître mot, il demanda:


"Hé, sempai, t’as l’air vraiment claqué…Tu es sûre que se balader ce soir c’est une bonne id…"

Ryômen n’eut pas le temps d’en dire plus, le chat hirsute qui ronronnait fort entre ses jambes dégaina ses griffes comme un katana et lui en flanqua un coup sur la cheville, déchirant sa chaussette dont le tissu blanc se teinta aussitôt d’une magnifique couleur écarlate qui s’élargissait…tandis que le félin ronronnait tout autant, sans avoir varié sa sonorité d’un poil. Pendant une seconde le jeune homme ne sentit rien puis la douleur se répandit en lui et il poussa un cri de surprise et de souffrance, bondissant par réflexe en ramenant sa jambe contre lui pour regarder l’entaille profonde que l’animal avait faite.

"Aaaah la saloperie !" s’exclama t-il d’une voix qui résonna dans le Grand Salon. "Il m’a griffé, l’ordure! Casse toi, saleté, ou tu vas te prendre mon pied au cul !"

Pestant et jurant, Ryô regagna à cloche pied le fauteuil à côté de celui où Ryogi était assise et s’y laissa tomber, soufflant un peu, montrant à sa sempai la blessure toute fraîchement ouverte avec colère.

"T’avais raison, ce chat est un enfoiré."

Calme toi, ce n’est qu’un chat, c’est stupide, tu ne vas pas t’abaisser à frapper un animal…Quoi que…y a parfois des moment où on succombe à l’instinct bestial en nous et qu’on savoure le plaisir de faire des choses immatures…et jouissives.
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 19 Mai - 1:38

"D’accord, c’est vrai qu’il a l’air un peu déplumé et pas du tout commode…mais c’est pas une raison pour vouloir en faire une chapka. Tu sais les chats ont pas un cerveau plus gros que le poing, il ne comprendra pas que t’essayes de lui exprimer ton ressentiment."

"Ouais... Ouais. C'est comme pas mal d'humains. Comme les autruches, un seul de leurs yeux est large plus gros que leur cerveau."


Ryogi n'avait plus envie de faire d'effort, du moins en apparence. Car en effet, la jeune fille n'économisait sciemment, et tout son corps adoptait le style unique du ressort tendu à l'extrême, attendant le moment de se détendre, et de faire de la demoiselle un diable sortant de sa boite. A cause de l'intense contraction qu'elle peinait à rendre aussi invisible qu'elle le pouvait, Ryogi sentait que ses muscles devenaient de plus en plus douloureux. Comme la lugubre adolescente l'avait imaginé, le fourbe félin fit son affaire avec de miteux ronronnements de chat-chat à sa mémère. Sale con hypocrite, tu peux pas attaquer direct les gens et basta? Cependant, au fond d'elle-même, Ryogi était sûre d'avoir l'avantage. Oh certes, elle avait perdu une bataille, mais pas la guerre, et trouvait là un parfait avantage. Tout cela lui servirait tellement. Lorsqu'elle entendit Ryômen vociférer contre le chat, elle sut qu'elle avait touché au but, et éclata d'un rire méchant, non comme un sale gosse qui se moque, mais bel et bien celui d'un adulte qui s'amuse du malheur d'autrui. "Baka, t'avais qu'à m'écouter". Lorsque le séduisant jeune homme sautilla vers elle comme un grand mutilé de guerre, Ryogi n'esquissa aucun mouvement pour bouger; elle resterait sur son siège comme une Reine de Coeur miniature et Ryômen devrait s'incliner face à sa supériorité tacite. Elle avait raison, il s'était trompé. C'était un idiot, elle savait. Il n'était rien ici... Elle... elle était la reine, bien convaincue de cela. Une sorte de "Femelle Alpha" en somme.

"Il m’a griffé, l’ordure! Casse toi, saleté, ou tu vas te prendre mon pied au cul ! T’avais raison, ce chat est un enfoiré."


"J'ai toujours raison. Pov' chou, on va devoir t'amputer comme moi maintenant."


Ryogi avait dit cela autant pour lui foutre la frousse que pour se moquer de son attitude de "lopette". Elle, elle avait perdu un bras. C'était jouissif de le voir comme ça pousser des glapissements, lui donner raison. L'adolescente se congratula mentalement d'avoir encore une fois raison. Ryômen dormira mal ce soir, très mal.Elle regarda le chat, tout en saisissant dans son unique main frêle le gros cendrier sur la table basse, avec un sourire qui ne cachait rien de ses intentions. Pourquoi jouer encore?

"Tu va très mal dormir, Inugami-kun. Et ta blessure pourrait se rouvrir étrangement. Ha le chat, ça te fais chier que je lui dise ça? Oh pardon, j'oubliais que ton cerveau était trop petit pour traiter toutes ces informations. Dégage, puisque tu as ce que tu veux maintenant."


Ryogi arma son bras en direction du chat, comme pour protéger Ryômen d'un nouvel assaut. En réalité elle se protégeait uniquement elle-même, et ne rabattait jamais ses pieds pour rien sur les fauteuils, habitude prise dès la première année : comme elle marchait la plupart du temps pieds nus, elle avait prit l'habitude que le chat lui les griffes insidieusement au passage. Elle était prudente maintenant, puisque paranoïaque. Ryogi regarda la moquette ambulante avec dans le regard, toujours cette ferme détermination à lui nuire, à en faire une descente de lit.

"T'inquiètes pas Inugami "Chan", Sumeragi "Kun" va te sauver des griffes d'une pauvre carpette en mal d'hémoglobine. Tu peux t'accrocher à moi en faisant des petits cris d'oiseaux si tu veux, ça m'excite. Oh, écoute moi ça, on dirait une vraie Butch qui cause!"


La petite brune eut un rire de gorge amer, mais sincèrement amusé. D'une manière ouvertement moqueuse de son attitude, Ryogi avait inversé les Chan et Kun. Pour elle, la dure, l'attitude de Ryômen était indigne de celle d'un homme. Et en même temps, la jeune fille se moquait d'elle-même, d'un comportement masculin de "beauf" qu'on lui prêtait souvent, sous le terme si obscur de "Butch". Souvent obscur pour les hétérosexuels, "Butch" défini les lesbiennes à l'allure et aux manières masculines. On lui avait parfois fait la réflexion, mais Ryogi n'était pas le genre de fille à coller à une catégorie, et elle se moquait de cette dénomination, en jouant limite parfois.

"La tragédie de l'homme c'est que quand il peut faire quelque chose, il finit toujours par le faire. Et tu le sais, sale bête. Casse toi maintenant." Dit-elle au chat, levant le cendrier avec un air de conquérante.
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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mar 20 Mai - 23:11

<< Appartements de Murazaki Nao, deuxième étage

Esteban avait parcouru le long et obscur couloir du deuxième étage calmement, lentement, d'une démarche assurée, comme à son habitude.Elle avait emprunté l'escalier principal, à cette heure c'était plus agréable et elle risquait moins de croiser un soi disant ectoplasme dans ce genre de passage plus aéré et lumineux.Et puis, étant donné l'heure et les effluves de nourriture qui envahissaient le manoir, le réfectoire devait très certainement être pris d'assaut par les élèves,le reste de la bâtisse se retrouvait par conséquent étonnamment vide.Comme creux.Ce n'était pas un manoir comme les autres, ni même un pensionnat comme les autres, on n'y entendait pas le murmure habituel et propre aux campus fréquentés par la jeunesse nippone.
Pas de cris, de rires, ni même de bruits de pas ou de porte qui claque.Mais ce silence assourdissant, uniquement perturbé par les mélodies que le professeur de musique daignait parfois faire partager aux lycéens.
C'était cette absence d'activité et d'effervescence qui bien souvent plongeait les nouveaux venus dans un scepticisme dérouté, et leur prenait par la suite toute leur "joie de vivre naïve et adolescente".Ils devenaient alors peureux, paranoïaques, traumatisés par cette ambiance à laquelle ils ne parvenaient pas à trouver ce qui ne collait pas.

Esteban méprisait cette faiblesse immonde et se délectait en même temps de ce manque de sens commun.

Pauvres brebis égarées....

En arrivant enfin en bas du grand escalier principal, elle entendit ce qu'elle attendait: des cris courroucés, des vulgarités perçantes et cette bien voix trop grave pour être agréable à l'oreille.Par réflexe, ses paupières se refermèrent à demi, les commissures de ses lèvres se contractant en un sourire mauvais.Après l'entrevue avec Nao Murazaki, un peu de détente avec l'handicapée royale du pensionnat, rien de mieux.
Esteban savait bien que ses joutes orales avec Ryogi n'étaient jamais sans risque et pouvaient parfois tourner au pugilat ou prendre des tournures très violentes, mais le jeu en valait la chandelle!
Esteban s'amusait autant qu'elle haïssait ces entrevues avec la rédactrice en chef.Ce qu'elle ne pouvait renier, c'était que Ryogi était la seule personne qui avait suffisamment de neurones, de tripes et de langage à la fois.Et par conséquent, l'une des rares personne à qui Esteban adressait la parole en s'attendant à quelque chose d'utile, intéréssant ou valable en retour.

Elle sortit de sa poche son téléphone cellulaire comme on dégaine une arme de mort, serrant le précieux objet dans le creux de sa paume, calé dans le pli de son poignet.la jeune femme se dirigea en ondulant, comme un félin assuré, vers le grand salon.Elle souffla par les narines et poussa la grande porte qui donnait sur la pièce.

Sans aucune surprise, elle découvrit une scène qui méritait une photo, chose qu'elle fit aussitôt, rapidement, avec une vivacité décondertante.Ryogi Sumeragi, en conflit intense avec la sale bête du manoir, le sus nommé "Sale chat crasseux de Ryuuketsu".

La minuscule furie menaçait l'animal vicieux d'un cendrier, son unique bras dressé au dessus de sa petite tête.Echevelée, haletante, habillée comme une junkee un peu trop gueuse au gout d'Esteban.
Le séduisant jeune homme qui l'accompagnait offrait un tableau presque burlesque.Ça ressemblait à du Labiche, un auteur de vaudevilles français assez connu en Europe, qu'Esteban avait découvert au collège.Un bel homme, séducteur et d'apparence bien élevée, collé malgré lui à une fille de mauvaise famille qui fait les poches aux bourgeois...un peu trop grotesque pour réellement être comique.D'autant plus que le dandy perdit aussitôt toute crédibilité aux yeux de la jeune femme, se dandinant comme une folle, criant à qui voulait l'entendre ( et entre Ryogi et Esteban, autant dire qu'il criait dans le vide) qu'il souffrait de sa pauvre blessure au doigt..

Très viril..

"Il m’a griffé, l’ordure! Casse toi, saleté, ou tu vas te prendre mon pied au cul ! T’avais raison, ce chat est un enfoiré."

"T'inquiètes pas Inugami "Chan", Sumeragi "Kun" va te sauver des griffes d'une pauvre carpette en mal d'hémoglobine. Tu peux t'accrocher à moi en faisant des petits cris d'oiseaux si tu veux, ça m'excite. Oh, écoute moi ça, on dirait une vraie Butch qui cause!"

La mathématicienne redressa un sourcil.Elle était d'assez bonne humeur, mais pas au point d'entrer dans le jeu de Ryogi, elle savait ce que cette peste voudrait voir: elle voulait voir Esteban roucouler pour l'albinos.Le calcul avait été rapidement fait : ce jeune homme Inugami Ryômen d'après ses fichiers, était un nouveau venu, et ses allures de jeune premier ne trompaient pas l'expérimentée et gracieuse lycéenne.Pas un client potentiel pour le moment, à garder à l'œil néanmoins.Cependant, un outil de choix, qui pourrait peut être même remplacer Kazu kun.
Si la hackeuse ne comptait pas faire plaisir à la naine brune, elle allait pourtant jouer de ses attributs.Un plus et un moins.Ryogi fulminerait autant qu'elle serait réjouie de croire Esteban prévisible.

Ainsi,c'est avec une expression diaboliquement angélique qu'elle s'approcha du duo en prenant un soin non dissimulé à contourner l'insupportable félin.

"Fugu kun, les cendriers servent communément à receuillir les cendres des petits tubes de papier contenant du tabac ou d'autre ssubstances du même type.Tu sais, les choses que tu appelles "clopes" et que tu fumes comme un sapeur.je sais qu'il est tard pour une petite fille comme toi, mais de là à en oublier des choses aussi triviales.."


Sa voix était calme, posée et douce.Un inconnu aurait presque pu y voir une attention maternelle.Il fallait dire que la pique était grasse, grossière, une mise en bouche assez basse...
Esteban souriait doucement, ses beaux yeux gris acier dévisageant Ryômen, elle semblait le déshabiller de haut en bas, avec un intérêt feint mais plus que crédible.Son regard glissa sur Ryogi, pour retourner sur le lycéen.

La jeune femme cligna des yeux, ses longs cils blancs caressant par la même occasion ses joues tatouées de rose-Ce rose qui faisait croire au tombeur qu'elle rougissait facilement- et plongea son regard sérieux et mature dans le sien pendant un bref instant.
Il fallait être aveugle pour ne pas distinguer le contraste entre Esteban et Ryogi.

Ce soir là, elle portait une tunique de style empire, au manches courtes et larges.Le décolleté carré ne laissait rien voir d'autre que la peau lisse et douce de sa gorge, mais suggérait beaucoup.La toile de coton vert clair, légère comme un soufflé était maintenue sous sa poitrine par un lacet marron glacé, et retombait jusqu'à ses hanches sans effleurer ses formes.
Elle portait sous cette robe un pantalon blanc qui s'accordait parfaitement avec sa chevelure.La jolie métisse avait enfilé des ballerines en cuir sable, et elle portait comme toujours de longues boucles d'oreilles qui tintaient à chacun de ses mouvements.Si Ryogi s'annonçait par ses injures, Esteban, elle, s'annonçait par ce son cristallin.

Les deux madones du manoir réunies, comme le jour et la nuit, antithétiques et pourtant réunies par leurs caractères aussi noir et malsain l'une que l'autre .

"Inugami Ryômen? La photographie de ton dossier ne te fais pas honneur.
Toutefois, ta témérité n'est pas à classer dans tes qualités.
Bienvenue à Ryuuketsu, je vois que tu as fait la rencontre de la pire chose que tu puisses croiser ici."


Elle annonçait la couleur.Une allusion à sa couardise, pour exprimer le mépris évident qu'elle avait pour lui.Une phrase pour démontrer l'intelligence d'Esteban: annoncer qu'elle n'était pas QUE jolie.
Elle baissa les yeux vers le caht, pour en réalité désigner Ryogi davec une attitude nonchalante.

"Je veux parler de Fugu-kun bien sur.
Tu m'offres une cigarette Inugami kun?"
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mer 21 Mai - 17:30

"Il m’a griffé, l’ordure! Casse toi, saleté, ou tu vas te prendre mon pied au cul ! T’avais raison, ce chat est un enfoiré."

Allons donc, une si petite griffure, douillet va! Bien qu'à la réflexion, Murr s'était malgrès tout laissé emporté par sa rancoeur envers Ryogi... Bah, beau gosse clopinait en geignant et il pouvait pourlècher les précieuses goutellettes rouges qui perlaient sur ses griffes...

"Tu va très mal dormir, Inugami-kun. Et ta blessure pourrait se rouvrir étrangement. Ha le chat, ça te fais chier que je lui dise ça? Oh pardon, j'oubliais que ton cerveau était trop petit pour traiter toutes ces informations. Dégage, puisque tu as ce que tu veux maintenant."

Bla, bla, bla semblait faire les yeux de satisfaction feinte du chat qui continuait son bras de fer avec l'estropiée. L'animal empliefia son ronronnement quand Ryogi passa vraiment à l'attaque, après un petit speech bien réducteur comme elle seule en avait le secret, brandissant le lourd cendrier sur lequel elle avait, il en était sûr maintenant, jetté depuis longtemps son dévolu.

"La tragédie de l'homme c'est que quand il peut faire quelque chose, il finit toujours par le faire. Et tu le sais, sale bête. Casse toi maintenant."

Ses yeux se plissèrent en deux fentes de défi. Il était tenté. Oh, oui, il était tenté d'éviter le projectile et de lui entamer la plante de ses précieux petons. C'était risqué, mais il détestait qu'on lui dise quoi faire...

C'est sur cette ridicule scène de duel qu'Esteban choisit de faire son entrée:

"Fugu kun, les cendriers servent communément à receuillir les cendres des petits tubes de papier contenant du tabac ou d'autre ssubstances du même type.Tu sais, les choses que tu appelles "clopes" et que tu fumes comme un sapeur.je sais qu'il est tard pour une petite fille comme toi, mais de là à en oublier des choses aussi triviales.."

Le miteux matou fut soudainement soulager de cette aide inoppinée qui sauvait in-extrémiste sa sortie. Il se leva, s'étira en savourant les paroles de l'élève imbus d'elle même et se dirigeat tranquillement vers la sortie, en direction du hall.

"Bienvenue à Ryuuketsu, je vois que tu as fait la rencontre de la pire chose que tu puisses croiser ici. Je veux parler de Fugu-kun bien sur.
Tu m'offres une cigarette Inugami kun?"


Ces dernières paroles lui firent chaud à son petit coeur de félin et c'est presque en sautillant qu'il quita le grand salon.

Vers le Hall
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