Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 Life is Like a Boat [Libre]

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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Jeu 22 Mai - 20:04

Assis sur son fauteuil en lorgnant sur sa blessure, Ryômen entendit le rire cruel de Sumeragi mais ne réagit pas. Il observait avec curiosité ce que le chat lui avait fait, d’un coup de griffe bien placé, la peau avait été entaillée et le sang coulait le long de sa cheville en laissant de longs sillons vermeils sur sa chaussette nylon jadis immaculée. Ca piquait et ça faisait mal, mais bon, sa magnifique et extraordinairement sensuelle personne survivrait à cet affront digne du châtiment le plus terrible. Il poussa un soupir de beau gosse comme dans les pièces de théâtre et s’effondra à moitié sur le dossier du fauteuil, une main en travers de son front.

"Ah, diantre, comment vais-je faire si je perd mon charme absolument irrésistible ?" Il marqua une pause en entendant les paroles de Ryogi et souffla, agacé par la douleur de la blessure: "T’as eu raison, c’est bon, pas la peine de monter sur tes grands chevaux…"

Aussitôt après, l’adolescente saisit sur la table basse un gros cendrier argenté bien lourd, le genre qui contient plus de plomb que de cendres, et le leva vers sa tête en faisant mine de le lancer à tout moment vers le chat hirsute qui la regardait avec fixité. Le jeune homme voulut esquisser un geste pour l’en empêcher, une deuxième fois, mais finalement il se ravisa; il ne voulait pas se rabaisser à un tel niveau de stupidité, frapper un animal, mais si quelqu’un voulait faire le boulot à sa place...il ne disait pas non…par contre les paroles de Sumeragi le déconcertèrent. Ryômen ricana un peu et la dévisagea.

"Ben voyons…c’est qu’une griffure, t’as cru que ce chat était un garou ou quoi ? Il faut arrêter de regarder des films d’horreur ma pti…sempai."

Rattrapé de justesse, il s’était. On aurait dit une scène de ménage. Le jeune homme s’apprêtait à ajouter autre chose pour répondre aux phrases de Ryogi quand une présence pénétra à son tour dans le Grand Salon, distrayant son attention…totalement. Il en oublia même sa jambe blessée ramenée contre lui même, la laissant tomber au sol en regardant avec un sifflement mental d’admiration la fille qui venait d’entrer dans la pièce. Un…un véritable canon ! C’était elle, la pote de Ryogi ? On aurait dit une gravure prête à être présentée pour un concours Allfanarts. Bien que la maturité qui s’affichait sur son visage de manière explicite ne fasse aucun doute, elle semblait avoir à peu près son âge; mais elle était de petite taille et, comme tout ce qui était petit était mignon (enfin…presque xD Hum ->), ses prunelles anthracites soulignées de deux traits délicats et rosés s’accordaient parfaitement à l’ensemble de son apparence. Ses cheveux, de la même couleur que ceux de Ryômen, étaient coupés courts et se terminaient en un dégradé de couleurs vives qui offraient un contraste saisissant. Sans conteste, elle se mettait en valeur; le galbe plongeant de son décolleté laissait deviner une peau hyaline, lisse et satinée, prolongée par une hanche voluptueuse que moulait une étoffe légère, d’un blanc nacré.
Sa voix, totalement opposée à celle rugueuse et grave de Ryogi, coulait comme de l’eau claire, ponctuée par intermittence du tintement de ses boucles d’oreilles qui se balançaient en rythme dans son sillage. Mais cette voix, si belle soit-elle, ne s’éleva que pour lancer une remarque absolument pas sympathique à Sumeragi.

Ryômen haussa un de ses fins sourcils en signe d’étonnement, même si personne ne le remarqua. Ce n’est pas l’idée qu’il se faisait d’une amitié pourtant…parfois les filles avec qui il sortait se témoignaient entre elles leur affection à coup d’injures; mais là ce n’était pas la même chose, il le sentait clairement, il y avait entre les deux filles un duel complexe, indifférent…glacé…et pourtant acharné.
Il commençait déjà à ébaucher une hypothèse la dessus quand ses hormones, comme toujours, ne lui laissèrent pas le choix, et il regarda la nouvelle venue cligner des yeux, ses longs cils blancs effleurant ses joues dans un mouvement séducteur. Absolument charmant…tout le contraire des propos qu’elle venait de prononcer d’ailleurs. Ce n’était pas la première fois qu’il s’entendait dire qu’il était un couard en une soirée, Ryogi aussi lui en avait fait la remarque et franchement… Alors quoi, il était une lopette si il ne se mettait pas à bondir partout en brandissant des lampes et en vociférant comme une follasse ? Visiblement on avait pas les même critères de jugement, ici à Ryuuketsu, qu’autre part dans le monde.
Mais bon, Ryômen décida d’ignorer la pique lancée par la jeune fille et lui fit un de ses sourires colgates à tomber, l’éclatant feston de ses dents étincelantes s’accordant parfaitement avec la blancheur opaline de ses cheveux -de leurs cheveux.

"C’est bien moi…je te remercie de m’accueillir ici, sempai."

Certes, elle n’était pas bête, elle venait de le prouver clairement, mais à vrai dire Ryômen n’en avait pas grand-chose à faire; les belles, les moches, les crétines, les intello, tout était bon pour finir dans son lit.
Fugu-kun ? Elle voulait dire Sumeragi ? Bon, après tout peu importe. Ryô sourit de plus belle et sortit de sa poche son paquet de cigarettes, le tendant ouvert en direction de la belle inconnue avec une pose charmeuse. Du coin de l’œil, il remarqua à peine le chat fuligineux qui quittait la pièce et se jura d’avoir un compte à régler avec lui.


"Mais bien sûr, sers-toi… Tu peux m’appeler Ryômen. Et moi, comment dois-je te nommer ?" Hé oui, d’habitude au Japon on se présentait d’abord avant de demander son nom à quelqu’un mais étant donné qu’elle connaissait déjà le sien…il se demandait bien comment, d’ailleurs; en voyant son dossier, elle l’avait dit, mais les élèves ne sont pas sensés avoir accès à ce genre d’informations… non ?
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Ven 23 Mai - 15:16

"Ah, diantre, comment vais-je faire si je perd mon charme absolument irrésistible ? T’as eu raison, c’est bon, pas la peine de monter sur tes grands chevaux…"

"Ha ha. Bah tu fera comme tout ces gens qui ressemblent à rien. Quoi, tu boudes? Bouh, mauvais perdant.


Et encore une fois, Ryogi ricana. Elle était décidément trop finaude pour ce manoir, trop prévisible. Elle y était depuis trois ans, et personne ne le connaissait mieux. Personne ne le connaîtrait jamais mieux qu'elle, parmi les élèves. Ses dangers, ces trucs louches, ses petits détails. Elle savait, elle savait, et les autres étaient tous des abrutis cartésiens qui ne savaient rien. Des ignorants. Ryômen lui prouva encore un fois en ricanant à son tour, riant de ses dires sur le chat et ses dommages collatéraux.

"Ben voyons…c’est qu’une griffure, t’as cru que ce chat était un garou ou quoi ? Il faut arrêter de regarder des films d’horreur ma pti…sempai."

Ryômen eut raison de s'interrompre et de se corriger, car la perceptive rédactrice en chef du journal darda dans les yeux clairs du jeune homme son regard charbonneux comme si elle le poignardait à mort. Elle avait ouvert la bouche pour lui lancer une petite pique bien senti, mais s'était stoppée nette, les yeux grands ouverts, ayant la fixité cruelle du chat, avec une expression faciale qui la rendait la plupart du temps flippante pour les autres. Le genre de regard qui disait "je vais t'éventrer" avec une sincérité inquiétante.

Cependant elle n'eut pas le loisir de pousser sa colère plus loin, heureusement pour Ryômen surement. L'apparition d'Esteban laissa Ryogi comme une poupée cassé, comme un ordinateur qui buguait sévèrement, incapable de faire le moindre mouvement, comme une fuite de penser. Il fallait être fou pour ne pas remarquer comme Tsuujiru était belle, et Ryogi y était dangereusement sensible, de plus en plus. Pâle comme un morceau de lune, vêtue de la blancheur la plus saisissante, Esteban était d'une exubérance qui saisissait toujours Ryogi, à son insu, sans qu'elle s'en rende compte. Le cœur de l'adolescente fit un douloureux bon pour cogner dans sa poitrine, si douloureux à vrai dire qu'elle le ressenti clairement, lorsque sa rival ouvrit la bouche pour distiller de sa voix cristalline de vipère mal bouchée des invectives malpolies à son égard. cela dit, Ryogi sourit, pas d'un sourire acide ou méchant, ni agacé. Aucune ironie, que du plaisir, lui donnant une allure plus douce. Elle lui parlait à elle, en premier! C'était Ryogi qui passait en première, et cela lui plu. Il ne lui fallait que cela pour aimer : qu'on la déteste, qu'on cherche à l'humilier intelligemment. Qu'on la regarde, elle en premier. Qu'Esteban la remarque en premier, au dessus de Ryômen dans la hiérarchie d l'intérêt de la belle aux cheveux opalins. Comme elle l'aimait, sa vipère, si profondément, si aveuglément, si désespérément. Si bêtement sans même le comprendre.


"Fugu kun, les cendriers servent communément à recueillir les cendres des petits tubes de papier contenant du tabac ou d'autre substances du même type. Tu sais, les choses que tu appelles "clopes" et que tu fumes comme un sapeur.je sais qu'il est tard pour une petite fille comme toi, mais de là à en oublier des choses aussi triviales.."

"C'est un cendrier, c'est bien Mongolita! Oh et tu sais même ce que sont des cigarettes, ça me tirerais une larme tes progrès tu sais. Casse toi de la lumière, tu fais éclipse la grosse."


Besoin de ça, tellement besoin de ça. De l'agresser de la pire des manières, physiquement aussi en jetant avec une force conséquente le lourd cendrier devant ses pieds, pour la faire bouger. Dans le langage Ryogien, cette phrase voulait surement dire "Salut Esteban", mais elle et la génie de l'informatique étaient des filles compliquées, surement les plus compliquées du manoir. Certains élèves cyniques s'étaient même amusés à les surnommer "Les Déesses du Manoir", tant elle semblaient lointaines et surtout... acharnée à s'en mettre dessus, usant des autres, comme des déesse de l'Olympe disposant des mortels comme de pièces d'échec, sans jamais se rendre compte qu'il avaient eux aussi des sentiments. eux pestes incurables.


"C’est bien moi…je te remercie de m’accueillir ici, sempai.
"

"... connard."
Murmura Ryogi, ouvertement jalouse comme un diable.

Elle l'avait prévu, et pourtant elle ne le supporta pas. Ryômen sourit largement à Esteban toute son attention retenue par cette dernière. Elle allait lui plaire. Elle devait lui plaire. Ce n'était pas juste mais tellement logique. L'esprit haineux de Ryogi était en train de s'emballer sans qu'elle sache pourquoi, et elle quitta le fauteuil d'un mouvement vif, dicté par une colère sans bornes. Vite, prendre le dessus, lui rentrer dans le lard.... de la sueur apparut sur une de ses tempes, coulant significativement le long de sa joues pour goutter de son menton, prise d'une bouffée de chaleur plus ardente que l'enfer, qui la laissa sur place durant quelque secondes. Ses précieuses secondes où elle aurait du se mettre en avant...


"Bienvenue à Ryuuketsu, je vois que tu as fait la rencontre de la pire chose que tu puisses croiser ici. Je veux parler de Fugu-kun bien sur.
Tu m'offres une cigarette Inugami kun?"


"Je t'emmerde Kougou-sama, et bien profond. La pire chose de ce lycée, tu sais ce que c'est, arrêtes d'essayer de te donner un putain de genre. Je t'ai attendu pendant je sais pas combien de temps, je suis sûre que ça te fais jouir de savoir ça, hein?"


Ryogi vit Ryômen répondre favorablement à la demande d'Esteban. Tentative bateau d'approche, c'était... c'était injuste. Elle aussi, elle avait des cigarettes après tout, alors pourquoi lui tout d'un coup? Esteban ne pouvait pas être si prévisible, cela devait encore être un de ses calculs, peut-être pour que la brune sorte de ses gonds, aussi elle devait jouer l'indifférente. Mais ce soir, c'était dur, si dur. Elle l'avait tellement attendu, tellement espéré la voir, avec son excuse bidon de cliente pour elle. Et elle était là... s'intéressant à quelqu'un d'autre. C'était injuste, ça lui faisait mal. Et ça lui plaisait.

"Mais bien sûr, sers-toi… Tu peux m’appeler Ryômen. Et moi, comment dois-je te nommer ?"

"C'est ça Inu-kun, bat encore de la queue et t'aura la panoplie complète du toutou à sa mémère. Putain je vous jure, les hormones de mâle, dès que y'a une fille canon dans le coin, ça s'agite comme une équipe de SoftBall."


Ryogi baissa la tête, son humeur s'assombrissait, et pourtant elle ressentait une terrible gêne, qui commençait à accentuer ses sueurs. Oui, elle venait bien de dire qu'Esteban était une fille canon. C'était surement sa manière de lui dire parfois qu'elle la trouvait belle, dans une phrase sans rapport. Ryogi ne pouvait pas s'en empêcher. Entre des phrases d'agressivité extrêmes, ironie et mauvaise foi était ses seuls moyens de sincérité. L'adolescente infirme soupira bruyamment, et s'assit sur la table basse, le dos et l'œil rond posé sur le bar fermé à clef. Cette clef elle l'avait, mais il y avait trop de monde, trop de témoins potentiels.

Putain, une bonne de Vodka pure bien sèche lui aurait fait du bien. Quelle bande de blaireaux. Ryogi se contenta ensuite de regarder Estban avec son regard sérieux, professionnel, qui disant "je déconnais pas quand je disait que c'était important", car elle avait certainement des informations intéressante pour sa rivale. Ryômen quant à lui, n'obtint que son détachement. Après tout lui-même ne devait surement plus s'intéresser à une chose aussi informe qu'elle, aussi insupportable, préférant la fausse douceur vipérine de la faux-cul d'amour de Ryogi.
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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Jeu 29 Mai - 0:19

La réaction de Ryômen était si prévisible, si "masculine" et primitive.Esteban avait toujours eu pleinement conscience de son effet sur son entourage, de son charme et de son esthétique peu ordinaire qui ajoutait du charme à sa prestance.Mais malgré cela, elle se sentait tellement fière et ravie lorsqu'elle le constatait de ses propres yeux.
Elle avait beau être certaine de la réaction qu'elle engendrait, son égo surdimensionné ne demandait que ça : des compliments et des bouches entrouvertes sur son passage.

Cependant des compliments de la part d'un petit tombeur sans saveur n'avaient pas une valeur suffisante pour lui faire gonfler les chevilles.Il n'était qu'un mâle du type adorateur de la gente féminine, qu'elle soit blonde, brune, petite, grande, tant qu'elle avait un vagin et des glandes mammaires elle devait lui plaire. Ça se lisait sur sa tête étonnée.Enfin, peut être avait-il un tant soit peu de goût pour autant baver à ses pieds.

"C'est un cendrier, c'est bien Mongolita! Oh et tu sais même ce que sont des cigarettes, ça me tirerais une larme tes progrès tu sais. Casse toi de la lumière, tu fais éclipse la grosse."


Esteban n'adressa qu'un bref regard à Ryogi lorsqu'elle lui cracha ses insultes.Elle avait du passer une mauvaise soirée pour être aussi mauvaise.Mauvaise dans ses insultes mais aussi méchamment mauvaise.Elle lui sautait à la gorge et attaquait (mal) sur ce qui risquait le plus d'énerver la mathématicienne : son orgueil.Elle la traitait de mongolienne, elle qui était sans aucun doute l'une des plus brillantes japonaises que cette île aie connu.Ryogi était bien placée pour le savoir, c'était un coup bas plutôt mal placé. mais la traiter de grosse, ça c'était d'un niveau un peu supérieur.Les adolescents auraient pu y voir une insulte grossière du niveau "pipi, caca" mais pour l'albinos c'était une déclaration nette et précise .Ryogi lui disait "Je suis vraiment pas d'humeur, tu me soules tellement que j'en arrive à te traiter de boudin".

Mais la jeune femme ne se laissait pas intimider pour si peu et ne laissa rien transparaitre, ne quittant pas des yeux son interlocuteur.

"C’est bien moi…je te remercie de m’accueillir ici, sempai."

"... connard."


Esteban passa une main dans ses cheveux multicolores, et plissa les yeux, d'intérêt. Il était bien dressé ce garçon, l'appeler sempai comme ça.Peut être que son bulbe était légèrement plus développé qu'elle ne l'avait envisagé au premier abord..quoique si Ryogi était là, elle avait très certainement du le rembarrer et le forcer à la regarder comme une supérieure.

"Pas de quoi, il faut bien que quelqu'un s'en charge.Ici tu ne vas pas rencontrer beaucoup de gens chaleureux, habitues toi à une ambiance plutôt froide. Je te conseillerais même de considérer ma bienvenue comme la seule et la dernière que tu recevras."

Elle lui déclara sa tirade avec un sourire magnifique, pas mignon, juste charmeur et faussement charmé.Si il ne l'écoutait pas, il aurait même pu croire qu'elle lui déclarait un amour infini.


"Je t'emmerde Kougou-sama, et bien profond. La pire chose de ce lycée, tu sais ce que c'est, arrêtes d'essayer de te donner un putain de genre. Je t'ai attendu pendant je sais pas combien de temps, je suis sûre que ça te fais jouir de savoir ça, hein?"


La battante daigna ensuite tourner la tête vers la petite furie qui s'était relevée de son fauteuil, les pieds bien encrés dans le sol, comme prête à attaquer.Elle paraissait vraiment rageuse, et Esteban n'était pas dupe, ce n'étaient ni son texto, ni son hypothétique client et attente qui la mettaient dans cet état.
Elle la fixa avec une prétention palpable, et elles restèrent à se dévisager ainsi comme des chiens de faïence pendant une quelques secondes, qui posèrent un froid glacial dans le grand salon pourtant si chaleureux d'apparence.

L'avait elle réellement attendu impatiemment?Esteban avait du mal à le croire, mais il fallait de toute évidence que la situation nécessite sa présence d'urgence pour que l'handicapée dévoreuse de réputations soit si frustrée.Contrairement à ce que la minuscule brune lui crachait au visage, ce n'était pas le fait de se faire attendre qui lui avait éclairci la soirée.Entre un faux rendez vous au grand salon et la possibilité d'acquérir un livre de la bibliothèque Murazaki, il n'y avait pas eu à hésiter.
Décidément elle se donnait trop de valeur la brunette!

"Mais bien sûr, sers-toi… Tu peux m’appeler Ryômen. Et moi, comment dois-je te nommer ?"


Esteban tendit son bras pour se saisir délicatement de l'un des fins bâtonnets de tabac qu'elle consommait occasionnellement.La tabac était toujours meilleur lorsque ce n'était pas le sien.Lorsqu'on l'avait gagné à quelqu'un d'autre.
Sans ciller, elle plongea la main dans la poche de son pantalon pour prendre son briquet, qu'elle rangea dans le creux de sa petite main, tout en baissant la tête pour placer la cigarette entre ses lèvres.

Elle adorait allumer une cigarette devant un homme (ou même une femme).Si on savait y faire, on pouvait en faire un moyen de séduction dévastateur.La tête ainsi inclinée, ses cheveux avaient glissé de chaque côté de son cou, découvrant une nuque blanche et fine.Ses cils posés sur ses paupières, elle avait presque clos les yeux, et le fait d'être penchée en avant donnait une cambrure séduisante au bas de son dos et à ses hanches.
Tout en allumant sa cigarette, elle prit note consciensieusement et avec un mépris désormais affirmé du comportement de Ryômen.Un véritable mouton, il ferait un parfait sous fifre, une pièce de plus au jeu d'Esteban.
Ryogi ne réalisait pas à quel point elle avait raison lorsqu'elle le traitait de chien.Il ne faisait que ce qu'on lui demandait, sans même demander son reste, ni même chercher à savoir pourquoi.
Il ne lui avait pas demandé comment elle avait su qu'il avait des cigarettes sur lui, et s'était contenté d'accomplir sa tâche sans chercher plus loin, sans même lui présenter son feu.elle lui avait demandé une cigarette, il lui avait tendu le paquet en remuant la queue devant tant d'intérêt porté envers lui.. Même le plus lent des ordinateurs aurait poussé un peu plus l'analyse de la situation.
"C'est ça Inu-kun, bat encore de la queue et t'aura la panoplie complète du toutou à sa mémère. Putain je vous jure, les hormones de mâle, dès que y'a une fille canon dans le coin, ça s'agite comme une équipe de SoftBall."


Esteban entrouvrit les lèvres de surprise, et referma aussitôt la bouche.
Alors là il y avait vraiment quelque chose de louche chez Ryogi.Bon elle était toujours louche et sanguinaire, mais pour qu'elle en soit réduite à la traiter de canon, comme dans un malheureux lapsus révélateur, il c'était passé quelque chose.
C'est avec un délice non feint qu'elle détourna les yeux de Ryômen et se tint bien droite, de toute sa hauteur, face à Ryogi. Un léger sourire se dessinait sur ses lèvres, l'ouverture était trop belle; et son ennemie ainsi haletante, évitant de croiser son regard un bref instant, offrait un spectacle qui oscillait entre le pathétique et le glorieux.

Le client n'était pas Ryômen, mais elle avait quelque chose à lui dire.Et ce n'était pas Rantaplan-kun ici présent qui allait saisir la moindre allusion qu'elles feraient.

"Tu peux m'appeler Tsuujiru Sempai, mais je m'apelle Tsuujiru Esteban."
Dit-elle en souriant à Ryômen, tout en expirant la première bouffée de fumée de sa cigarette.Elle avait l'esprit ailleurs, elle n'en revenait pas que Sumeragi Ryogi l'aie définie comme canon avec une telle spontanéité, une telle franchise!Ryogi était bête et méchante, mordante comme un petit roquet et manipulatrice, mais elle ne savait pas prévoir les tours de jeu au point de complimenter Esteban ouvertement.Elle devait vouloir quelque chose...

"Fugu-kun, je t'écoutes, tu m'as fait traverser tout le manoir et interrompre une entrevue plus qu'intéressante pour venir ici.et bien que ta compagnie soit "charmante" je n'ai pas que ça à faire.Et, Ryômen-kun, c'est un plaisir de faire ta connaissance, mais étant donné l'heure je suis certaine que tu ne voulais pas juste me faire rencontrer ton ami du moment.."
Elle marqua une pause et laissa aller son regard du buffet à yogi deux fois.
"Et si tu as soif bois de l'eau comme tout le monde petit puits à vin sans fond, je ne suis pas d'humeur à noyer mon contentement dans l'ivresse"

"C'est pour m'avoir traitée de grosse, et te remettre à ta place, toi et tes "canon"!"
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Dim 1 Juin - 20:17

En fait, heureusement que cette belle fille était arrivée à temps, car Ryômen s’était cru sur le point de se faire agresser par Ryogi au moment de son lapsus. Elle n’aimait décidément pas qu’on lui rappelle sa taille de naine… Ç’aurait été un mec, il ne se serait pas gêné pour dire ce qu’il pensait, mais Ryô avait pour principe ancré de ne jamais porter la main sur une fille; même si la fille en question ressemblait plus à un zombie qu’à une nana et qu’elle devait sans doute être plus vive que la plupart…
Cependant une chose l’avait vraiment étonnée, quand le canon aux cheveux blancs avait fait irruption dans la pièce, altière et répandant autour d’elle son halo de charisme insaisissable, Ryogi avait semblé… stoppée… bizarrement mécanique… et différente aussi, si l’on prenait en compte le comportement hargneux qu’elle avait eu juste avant et ce, depuis leur rencontre… Que s’était-il passé ? On aurait tout simplement dit qu’elle avait été électrisée, l’espace d’une demi-seconde à peine visible mais dont seul Ryô, à la rigueur, aurait pu s’apercevoir car son réflexe le plus profond de tombeur était de dévorer des yeux toute nouvelles femme se trouvant à sa portée… Même la bombe au décolleté plongeant ne semblait pas s’en être apercevoir, avait-il rêvé ? Bon, il verrait cela plus tard, se dit-il en ne parvenant pas cependant à se défaire d’une sorte de sentiment gênant, comme une de ces sensations vagues vous taraudant quand vous avez oublié quelque chose d’important et que vous ne savez pas quoi...

Il reporta son attention sur la nouvelle venue, entendant dans son dos résonner les paroles piquantes de la petite furie qui venait de lancer une répliquer acerbe à… Kougou-sama ? Pourquoi « sama » ? Y avait-il quiconque que cette fille exacerbée et rebelle respectait ici ? Mongolita… C’était un peu gras et bas, c’était du Ryogi, et maintenant ça confirmait son impression première: elles n’étaient pas amies, loin de là, ou alors elles jouaient très bien la comédie mais elles semblaient plutôt se détester cordialement… Ryô venait tout juste de répondre au canon en face d’elle quand il entendit l’insulte lancée par le zombie et qui lui était directement adressée. A vrai dire il avait failli ne pas l’entendre car ce n’était qu’un murmure mais, manque de chance un moment de silence lui avait permis de tout percevoir…


"Tu peux le dire tout fort, Ryogi-sempai" remarqua t-il d’une voix égale en se retournant brièvement pour la regarder. Mais ce qu’il vit ne fit que décupler le sentiment d’incertitude et d’étrangeté qu’il avait éprouvé quand la nouvelle venue était arrivée: cette fois Ryogi n’était plus bizarre, elle n’était tout simplement plus elle-même ! Campée sur ses pieds, dégorgeant de jalousie et de haine, de complexité incompréhensible et passionnée, elle semblait prête à se jeter sur tout ce qui bougeait dans un accès de rage… Qu’est-ce qui avait bien pu la mettre dans cet état ? Encore plus interloqué et assailli par ce sentiment étrange, qui semblait peu à peu mener à une hypothèse qu’il n’osait même pas formuler mentalement tant elle était improbable, le jeune homme se concentra de nouveau sur la belle lycéenne aux cheveux blancs… et de nouveau il entendit alors la voix cristalline et veloutée de son interlocutrice, cette voix d’Io absolument charmante mais qui se hérissait de crêtes dangereuses comme les épines d’une rose belle mais mortelle… Après avoir ignoré superbement les insultes qu’on lui avait lancé, et qui n’avait, il fallait le dire, aucun fondement, elle lui expliqua que sa bienvenue risquait fort d’être la seule qu’il recevrait.

"C’est fort regrettable… et peut-on savoir ce qui rend les gens si aigris ou froids ?" Un pensionnat sans âmes chaleureuses, ça ne tenait pas debout; mais pour l’instant ce n’était pas sa préoccupation première; un blanc mortel était tombé sur le Grand Salon tandis que les deux nana se lançaient des regards absolument rageurs, rivalisant de mépris… Ryômen ne s’était jamais vraiment senti à sa place dans des querelles de filles, surtout si il était, et c’était le cas dans la plupart du temps, l’objet de ces querelles ; aussi préféra t-il reporter son attention sur la séduisante fille qui venait d’allumer sa cigarette en un geste absolument… charmant… mais carrément venimeux. Elle était très belle, cela ne faisait aucun doute, mais cette beauté cachait quelque chose de vraiment fourbe et désagréable, comme un piège sous-jacent et beaucoup trop hargneux pour ne pas être visible. Au départ, aveuglé par ses taux d’hormones montés en flèche il ne l’avait pas vu, mais avec un peu de recul c’était vraiment clair.
Une vipère, voilà ce qu’elle était, une vipère dissimulée derrière sa magnifique parure d’écailles rutilantes... mais un véritable serpent tout de même, surtout qu’elle affichait maintenant son mépris enlaidissant son visage, sans même plus se donner la peine de le dissimuler. Il en fut considérablement refroidi et un peu agacé; quand donc allait-on dans cet endroit arrêter de le prendre pour un con ? Finalement, peut-être que ça n’irait pas loin entre lui et ce canon. Ryogi elle, quand elle vous détestait, ce qui était le cas, elle le crachait ouvertement, avec sa hargne habituelle, et ça avait au moins le mérite d’être franc! Tandis que là, c’était du caché et du fallacieux, d’un niveau qu’il aurait espéré plus haut de la part d’une telle beauté intelligente. Il aurait bien aimé, cependant, s’en désintéresser, mais s’aperçut que son esprit était en contradiction totale avec son corps, celui-ci bavant devant les formes séduisantes de la magnifique interlocutrice…

Et juste après avoir demandé son nom à la belle, Ryômen entendit de nouveau Ryogi l’invectiver en le traitant de chien. Il eut envie de lui demander si c’était son problème mais de nouveau ce bizarre sentiment afflua en lui avec une force considérable et il se tut, muet de stupéfaction… car cette hypothèse improbable, si hallucinante qu’il n’avait même pas osé la formuler mentalement, et qui se retirait depuis tout à l’heure dans le coin de son esprit, s’imposait soudain dans un éclair de lucidité tant le doute n’était plus permis. C’était si évident ! Comment n’avait-il pas pu s’en rendre compte plus tôt ? Ryogi éprouvait de… envers Esteban… !! Mais oui, absolument évident ! Tout à l’heure, elle avait rougi quand il lui avait demandé si elle était amoureuse de quelqu’un. Et là…oui, elle en présentait tous les symptômes… la jalousie intempestive, les coups de chaleurs, ce soupir si complexe, les même réactions spontanées et exacerbées étaient bien la preuve de sa sensibilité… Elle venait de lui dire qu’elle était un canon, le dire comme on crache quelque chose de dégueulasse et d’adoré avec effort ; dit-on à quelqu’un qu’on déteste qu’il est beau ? C’était si surprenant que même la bombe aux cheveux blancs avait été interloquée; elle avait ouvert la bouche de surprise, n’était-ce qu’une seconde. Ryômen n’en revenait pas. Ainsi, Ryogi… éprouvait… carrément sensationnel, démentiel, hallucinant ! Et tellement mignon ! Peut-être que la concernée n’en avait-elle même pas encore conscience. Encore une fois quiconque qui n’était pas aussi bassement et primitivement adorateur du féminin que Ryômen, soit quiconque de plus intelligent ou subtil que lui, n’aurait pu s’en apercevoir. Après une ou deux secondes de silence, la magnifique fille lui déclina enfin son nom. Cependant il était tellement sidéré et content de sa découverte qu’il ne réussit qu’à sortir un truc un peu bidon.


"Ah… eh bien, enchanté de faire ta connaissance, Tsuujiru-sempai…"
fit-il en hochant la tête d’une voix complètement neutre. En temps normal il serait pratiquement suspendu à ses lèvres pulpeuses mais quelque chose de merveilleux l’en empêchait. En s’inclinant avec un air d’excuse, il déclara: "Je te prie de me pardonner, je t’emprunte Sumeragi-sempai un instant, ça ne durera qu’une seconde."

Et il recula d’un pas, rompant volontairement l’espèce de face à face qui s’était déroulé entre eux depuis l’entrée d’Esteban dans la pièce et que même les insultes de Ryogi n’avait pu briser jusqu’alors. Ryômen fit volte-face et se dirigea vers la furie qui était à présent assise sur une table basse, assez loin de Tsuujiru pour qu’elle ne puisse entendre leur conversation si il parlait à voix basse (ce qu’il fit). Adressant un clin d’œil au petit zombie, et tappant dans son poing comme on fait « yosh » dans les manga, il s’exclama:

"Hey, c’est parti ! Compte sur moi, sempai. Je vais t’aider à concrétiser avec Esteban!" Et avant même qu’elle ai pu réagir, Ryômen, l’esprit désormais allègre et plein de plans qui commençaient tout juste à s’échafauder pour concrétiser son projet, repartit vers Tsuujiru-sempai et lui adressa un sourire, ni forcé ni trop éclatant, juste aimable, un de ces sourires un peu cordial qu’on adresse à quelqu’un qu’on vient de rencontrer…

"Sumeragi-sempai me proposait en fait juste avant que vous n’arriviez d’aller faire une promenade. Comme je suis nouveau ici, cela pourrait me donner l’occasion de visiter les locaux. Qu’en dites vous sempai ?"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Dim 1 Juin - 21:27

Assise sur sa table basse, comme une espèce de petite princesse totalitariste de pacotille, Ryogi ne disait rien, l'humeur plus noire que l'enfer. L'alcool avait quitté ses veines, et son esprit, et plus aucune brume ne la consolait. Les yeux baissés quittèrent bien vite le buffet fermé à clef, pour ne pas montrer sa faiblesse. C'était si drôle de se dire qu'à dix(huit ans à peine, on était déjà une épave, une alcoolique sévère. Mais la boisson l'avait consolé de tellement de chutes, de tellement de souffrance mieux que n'importe quelle mère, quel amour, quelle amitié dont elle ne voulait pas. Tant qu'elle pouvait oublié durant un instant ce qu'elle vivait, ça allait, et elle tiendrait bon.

"Fugu-kun, je t'écoutes, tu m'as fait traverser tout le manoir et interrompre une entrevue plus qu'intéressante pour venir ici. et bien que ta compagnie soit "charmante" je n'ai pas que ça à faire. Et, Ryômen-kun, c'est un plaisir de faire ta connaissance, mais étant donné l'heure je suis certaine que tu ne voulais pas juste me faire rencontrer ton ami du moment."

"Primo, je n'ai pas d'ami. Secondo, tu sais que j'ai toujours des arrière-pensées. J'ai découvert qui sont les deux gamines qui nous persécutent, mais j'ai besoin d'aller chercher une preuve pour être sûre."


Ryogi avait répondu froidement à Esteban, sans même la regarder, lui tournant le dos à elle et Ryômen. En fait ce n'était même pas qu'elle les snobait, mais la jeune fille ne voulait juste pas les regarder. C'en était tellement idiote et affecté que cela aurait même parut drôle. En plus ça donnait réellement à Ryogi envie de rire, si bien qu'elle étouffa un rire d'un vieux rictus que ni le tombeur ni l'albinos ne put voir. Il n'y avait rien de plus drôle que ça, se tourner en ridicule, rien de plus drôle, de plus fendard, de plus amusant.

"Et si tu as soif bois de l'eau comme tout le monde petit puits à vin sans fond, je ne suis pas d'humeur à noyer mon contentement dans l'ivresse."


"Tu n'as aucune preuve de ce que tu avances. Je te pensais plus calculatrice, c'est devenu ton genre de balancer des invectives sans preuves ou tu prêches le faux pour avoir le vrai? Tu ne me fera pas tomber avec des stratégies de chefaillonne de maternelle ma puce. Je suis plus maligne que ça."


Encore une fois, c'était froid et tranchant, et Ryogi se retourna pour regarder Esteban quand elle l'accusa de mentir. De toute façon Tsuujiru était une menteuse née, qui la croirait? Œil pour œil, Ryogi était aussi une de spires pestes de Ryuuketsu, et bien peu la croient en général. Nous voilà bien avancés. Elle trouva cependant dans la phrase de Ryômen un point d'accroche inespéré pour retrouver pied et contenance. Etre méchante était son seul moyen de défense comme d'attaque, mais aussi son seul moyen d'agir socialement.


"Tu peux le dire tout fort, Ryogi-sempai."


"Connard? Bah, c'est affectueux."


Aucun scrupules, aucune gêne ni limites, voilà comment était Sumeragi Ryogi. Elle rit comme une démente lorsque Ryômen demanda ce qui rendaient les gens si amers. Amers? Fous oui! Ils devenaient tous fous, elle en était bien convaincue, première victime des phénomènes étranges du manoir. Cependant, même si elle fut tentée de lui répondre la petite brune n'en fit rien, préférant se retourner et poser ses pieds sur la table basse dans son habituelle position de pseudo-autiste. Il verrait bien ce qui rend tout le monde chtarbé, c'était pas la peine de lui tenir la main. Ryogi retomba dans son étrange apathie de tout à l'heure, ça lui permettait d'occulter tout ces salamalecs idiots et sans intérêts. De toute façon ils étaient tous idiots, vides, et ne savaient que mentir. La franchise blessante de Shizuru lui manquerait, et lui manquerait toujours. Personne ne la remplacerait jamais, rien ne comblerait son absence définitive, rien ne consolerait le manque.

Perdues dans ses sombres pensées, Ryogi perdait également son agressivité et sa réactivité. A tel point qu'elle ne sentit pas Ryômen arriver vers elle, et ne comprit sa phrase qu'après quelques minutes d'attente comme si l'information avait soudainement du mal à monter au cerveau. Ce ne fut que lorsque le jeune homme était loin qu'elle réagit , équarquillant les yeux, manquant de tomber de son trône pour nain. Concrétiser avec qui? Esteban? Concrétiser quoi? Qu'est ce qu'il était en train de s'imaginer, cette gueule gueule? Qu'elle était attirée par Esteban? Oh que non loin de là, elle la haissait plus que tout au contraire. La Fouille-Merde se leva prestement de la table d'un bond, prouvant par là même qu'elle n'était pas du tout plongée dans ses pensées, et attrapa Ryômen par la manche de son haut. Avc sa petite taille, même d'aplomb sur ses jambe, Ryogi avait l'allure d'une petite fille qui tirait la manche de son grand frère pour lui dire qu'il se trompait sur toute la ligne et qu'elle savait certainement mieux que lui ce qu'elle ressentait. Mais la brune ne se rendait même pas compte que le plus lucide de cette pièce c'était bien Inugami Ryômen.


"Hé ho, te fais pas de fausses idées, c'est pas du tout ce que tu crois." Lui répondit-elle avec une voix plus rauque qu'à son habitude.

La voix de Ryogi n'était pas agressive, ce qui lui donna un timbre étrange. Elle parlait sans émotion déformante, simplement naturelle, qui la rendait un peu moins chevrotante et beaucoup plus féminine, bien que toujours celle d'une espèce de fumeuse abusive. Les médecins qui l'avaient soigné après sa tentative de suicide ratée pensaient qu'elle allait perdre sa seconde corde vocale et lui avaient prescrit le port d'un UltraVoice qui lui donnerait une voix robotique, ces appareil radio qu'on place dans le Larynx lorsque ce dernier était endommagé. Mais elle n'en avait pas eu besoin. peut-être la seule fois de sa vie où elle avait eut de la chance à vrai dire.


"Sumeragi-sempai me proposait en fait juste avant que vous n’arriviez d’aller faire une promenade. Comme je suis nouveau ici, cela pourrait me donner l’occasion de visiter les locaux. Qu’en dites vous sempai ?"

"Ouais, une promenade, pour s'éclaircir les esprits et aussi pour aller chercher mes preuves, mais j'ai besoin de vous deux. Et Kougou-sama, je sais que les jumelles t'ont déjà agressée, donc ça va t'intéresser. Ca doit t'intéresser."


Ryogi ne lâcha pas Ryômen, comme pour lui faire comprendre qu'on ne se défile pas avec elle. Mais le sens caché de son geste était aussi de retenir l'attention sur ses dires précédents : il se faisait complètement des idées. Elle n'avait pas envie d'insister sur ce sujet devant Esteban, aussi la brune préféra essayer de faire comprendre cela de manière tacite au tombeur. Ce qu'il était naïf d'interpréter sa relation avec Esteban aussi primairement. Bien sûr qu'elle ne l'aimait pas Tsuujiru-chan. C'était complètement irréaliste.

(HRP : Kougou = "Impératrice".)
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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Sam 7 Juin - 1:57

Tandis qu'elle savourait avec un plaisir moyen la cigarette qu'elle tenait au bout de ses petits doigts de fée, Esteban ne quitta pas des yeux Ryômen. Ses yeux allaient parfois vers Ryogi, pour toujours revenir sur le jeune homme svelte et charmeur. Il semblait très curieux quant au comportement de la rédactrice en chef, ce qui ne durait en général pas très longtemps chez les nouveaux venus.
L'intérêt des naïfs fraîchement débarqués était quasi systématique, ils arrivaient au pensionnat comme des fleurs et se retrouvaient très vite nez à nez avec un pseudo "ectoplasme" ou pire encore : un ancien élève,
et aussitôt, ils se sentaient frais comme des gardons, prêts à investir les lieux et se poser des tas de questions sur le pourquoi du comment des gens qui vivaient sur l'ile. Et puis arrivait la deuxième rencontre, ou l'agression de Ryogi, la lassitude s'installait en même temps que la peur et le doute, et ils rejoignaient les meubles du manoi, les élèves désespérément désemparés aussi manipulables que des pions....
Esteban éprouva de la peine pour l'albinos un bref instant..quel dommage de vouloir jouer avec le feu quand on ne connaissait pas son seuil de tolérance la douleur...
Subitement prise de lassitude et d'excitation en même temps, la jeune femme écrasa rapidement le mégot dans le cendrier que Ryogi avait précédemment envisagé d'utiliser comme arme contre le chat démon, et se tourna vers le charmant garçon.

Amers ? Ce serait un peu trop facile s'ils n'étaient qu'amers Ryômen kun, mais je te laisse le plaisir de faire connaissance avec les lions par toi même..
Elle rit doucement, avec une ironie affirmée, sans aucun faux semblant. Après tout c'était à lui de se débrouiller dans cette jungle, elle n'allait pas lui mâcher le travail, ni lui cacher que Ryuuketsu était plus un asile qu'un pensionnat quand on y réfléchissait..
Ses yeux acier se figèrent dans le regard obsidienne de Fugu-kun lorsque celle ci recommença à lui cracher son dégoût avec un rythme soutenu et régulier. Alors comme ça elle avait trouvé des informations sur les petites jumelles bleues qui s'amusaient à semer le désordre dans le parc et les chambres. D'après la légende elles hanteraient les lieux depuis des lustres..balivernes déclarait la hackeuse et cartésienne Esteban ! Manipulations et choses à cacher hurlait Ryogi la parano ! Chacune dans son coin menait sa petite enquête et plus ou moins ouvertement, se mettaient à jour l'une et l'autre.
Cette petite furie avait elle réellement des informations ? Laquelle des deux mentait le plus ce soir là ? Elles même ne n'auraient pu le dire tant le mensonge et la tricherie était encrés chez elles.
Esteban releva le menton sur un air de défi désapprobateur et sans ciller, lui dit d'un ton tout aussi monocorde que celui de son interlocutrice.

Des informations sans preuve, ça n'a pas d'intérêt ma belle. Je m'attendais à plus constructif que ça de ta part, étant donné la fougue perverse avec laquelle tu t'es astreinte à me faire venir. Je ne suis pas descendue jusqu'ici pour t'entendre faire ta derrick et te suivre je ne sais où à la recherche de la preuve perdue.

La jolie mathématicienne lissa du plat de sa main les pans légers de sa tunique tout en sortant son PALM de la poche arrière de son jean, ou elle pianota des bribes d'informations. Ses yeux allaient et venaient entre l'écran de son précieux ordinateur de poche où elle planifiait ses prochains coups, et le duo plus d'improbable que formaient Ryogi et Ryômen. La réaction de la petite brune face à une telle intimité ne se fit pas attendre, et Esteban étouffa un éclat de rire mauvais, comme lorsqu'une cousine qu'on déteste se fait surprendre en train de voler les bijoux de la grand mère et s'effondre dans la boue en tentant de s'enfuir noblement....

"Sumeragi-sempai me proposait en fait juste avant que vous n’arriviez d’aller faire une promenade. Comme je suis nouveau ici, cela pourrait me donner l’occasion de visiter les locaux. Qu’en dites vous sempai ?"

"Ouais, une promenade, pour s'éclaircir les esprits et aussi pour aller chercher mes preuves, mais j'ai besoin de vous deux. Et Kougou-sama, je sais que les jumelles t'ont déjà agressée, donc ça va t'intéresser. Ca doit t'intéresser."

Esteban dévisagea Ryogi un bref instant en s'attardant sur sa petite mai agrippée à la manche du lycéen, puis posa son poing dans le creux de sa hanche réfléchissant très rapidement, à la manière d'un programme de cryptage. Le codage et les mensonges avec Ryogi ne faisaient que commencer ce soir, mais malgré tout, elles étaient obligées de parfois être franches; mais pas pour l'instant avait elle décidé.
Elle détestait faire quelque chose que voulait Sumeragi la peste, même si elle pouvait en tirer parti, sa fierté et son amour propre en prenaient toujours un coup. Surtout pour aller jouer les apprentis enquêteurs à propos des jumelles de Ryuuketsu, dans elle ne savait quel endroit glauque et propice à l'agression. Elle aurait préféré des informations sur Akio Murazaki... mais les jumelles y étaient liées. Elle devait choisir entre le gain et l'orgueil, ses deux amours...

"Tu as besoin de nous?De moi?Alors tu as réalisé qu'une main gauche pouvait être utile?Et rappelles moi depuis quand mon intelligence est à tes services gratuitement ?!
Devrais je te rappeler que mon intérêt est bien plus complexe et particulier que tu te plais à le crier sur tous les toits, Fugu-kun. C'est vraiment bas de penser pouvoir me mener par le bout du nez juste parce que j'ai expérimentée les salamalecs de ces deux gosses. J'espère que tu t'en rends compte.
Oh Ryômen, c'est très gentil de me vouvoyer, mais tu n'as pas à le faire, j'ai le même âge que toi et je préfères le tutoiement, c'est plus simple et plus intime."


Tout en s'adressant à Ryômen, la lycéenne s'était rapprochée de lui et avait passé son bras sous celui du jeune homme, l'invitant à l'escorter quelque part, se plaçant du côté opposé à Ryogi, toujours désespérément agrippée à la manche du séducteur. Elle offrit un sourire affectueux au garçon, et se pencha en avant pour distinguer le visage émacié de l'adolescente.

"Au fait tu n'as pas payé pour mon dernier service, et j'ai beau te tolérer des retards exceptionnels dans tes règlements, il va falloir y passer, sinon tes jumelles et tes aides, (elle désigna furtivement Ryômen du menton) tu peux les oublier."

Etait-ce du bluff?Ryogi ne le saurait jamais, mais Esteban la savait suffisamment intelligente pour réaliser qu'il suffisait d'un battement de cil à la jeune fille pour priver la rédactrice en chef de l'aide si précieuse dont elle avait besoin et qu'incarnait Ryômen.
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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Lun 9 Juin - 19:06

Sa découverte… sa fabuleuse découverte… halala, quelle histoire…
Ryômen en était encore tout content et l’idée neuve, rutilante, qu’il venait de produire ne cessait à présent de trottiner dans son esprit; il savait qu’elle représentait un choc si important, qu’elle resterait probablement fichée dans un coin de son crâne, omniprésente, sans qu’il parvienne à l’oublier, pour un bon petit bout de temps encore. Depuis tout à l’heure, il entendait les invectives poignantes et hargneuses que se lançaient avec force les deux jeunes femmes à la figure; et quiconque connaissant le point de vue de Ryô aurait décrété qu’il était cinglé, qu’il était tout simplement impossible que cette petite furie de Ryogi puisse éprouver pour la magnifique Tsuujiru, quelque chose de si complexe et d’émouvant que l’amour…
A voir la situation, il lui semblait d’ailleurs de plus en plus qu’elle n’en n’avait pas conscience. Et vas-y que je te balance une pique… (quoi, Ryogi serait alcoolo ? Bouarf, pas étonnant en y réfléchissant…) et que je te répond vertement… le jeune homme restait volontairement et prudemment en dehors de l’affrontement verbal, des fois aussi subtil que grossier; il savait qu’il y avait entre les deux adolescentes une telle rivalité que, si il commettait l’erreur, ne serait-ce qu’une seule fois, de soutenir l’une ou l’autre, il se retrouverait catalogué d’office dans un des partis; or il tenait à sa neutralité, cela lui permettrait de réaliser bien des choses, en outre la promesse qu’il venait de faire à Ryogi… plan qui commençait déjà à s’échafauder dans sa tête, même en prenant en compte les situations les plus farfelues.

Il tendit cependant un peu l’oreille quant Esteban, après avoir impitoyablement écrasé dans le cendrier la cigarette qu’il lui avait offerte (un signe ?…) répondit à sa question, la même qui avait déclenché un rire de dément chez Ryogi… quoi, il avait juste dit « amer »…la situation était-elle si extrême au pensionnat ? Pour l’instant à vrai dire, il n’avait visité que des locaux déserts, tout au plus avait-il croisé quelques personnalités de l’administration; mais si il en croyait les dires des deux adolescentes, beaucoup ici étaient devenus passablement froids… et seules des fortes têtes comme elles conservaient tout leur panache et leur prestance… ma foi, l’idée d’un défi ne faisait pas vraiment peur à Ryômen, mais même avec ça, que le pensionnat soit un château ou une taule ne faisait pas partie de ses priorités, il avait plus urgent à régler. C’est pourquoi il répondit juste d’un hochement de tête à sa toute nouvelle sempai quand elle lui rendit un gentil « démerde toi tout seul ».


"Soit… je te remercie de ton avertissement sempai"

La suite l’intéressa cependant, il fronça les sourcils, intrigué. Les deux gamines qui les persécutaient ? Comment ça ? Se trouvait-il quelqu’un dans ce manoir d’assez courageux, ou d’assez suicidaire, pour aller se risquer à chercher des noises à l’impitoyable furie qu’était Ryogi, et à la reine mafieuse du lycée qu’était Esteban ? Il eut un peu du mal à le croire, cependant le terme persécuter ne déclencha aucune hilarité chez la magnifique jeune femme et il en conclut que c’était la vérité. Consterné, le jeune homme croisa les bras en observant Ryogi qui, de nombreuses secondes après qu’il soit allé la voir, réagit enfin, écarquillant les yeux comme si elle n’en croyait pas ses oreilles. Oui alors, il avait bien vu juste, elle n’avait même pas encore réalisé ses propres sentiments… cela le fit un peu rire, il y avait du pain sur la planche. Quand elle se leva d’un bond, Ryômen cilla, il n’aurait même pas été étonné qu’elle lui foute un pain pour ce qu’il venait de dire, mais la petite zombie se contenta de le saisir par la manche de son haut et de nier sur toute la ligne avec une petite voix bizarre qu’il ne lui connaissait pas.
Intérieurement, Ryô était attendri par sa réaction et mort de rire à la fois; la situation était cocasse, la grande et terrible Ryogi, le redoutable zombie de Ryuuketsu, si venimeuse, avait le plus grand et le plus doux secret de son âme entre les mains d’un bleu, d’un nouvel arrivant, d’un coureur de jupon… heureusement qu’il n’était ni sadique ni malhonnête, car une âme plus malveillante que la sienne se serait empressée de colporter l’information à des sources rivales.
Comme pour lui faire comprendre qu’il se trompait vraiment, elle ne lâchait pas du tout sa manche. Le jeune homme se pencha un peu vers elle et souffla avec un clin d’œil qui en disait long:


"Ne t’inquiètes pas Ryogi-sempai, j’ai absolument tout compris! Fais moi confiance."

Le tombeur se redressa en entendant la voix d’Esteban et l’observa de nouveau; depuis tout à l’heure elle oscillait constamment entre l’ironie franche et la gentillesse, même feinte. Combien de temps cela allait-il continuer avant qu’elle ne lui dise véritablement qu’il n’était qu’un boulet à ses yeux et qu’il n’avait pas plus de valeur qu’un sac de fiente ?

"Oh Ryômen, c'est très gentil de me vouvoyer, mais tu n'as pas à le faire, j'ai le même âge que toi et je préfères le tutoiement, c'est plus simple et plus intime"

"Bien sûr, sempai^^ comme il te fait plaisir." Il prit un sourire charmeur quand Esteban s’approcha de lui, en savourant le contact du bras gracile et fin de l’adolescente, observant sans pouvoir s’en détacher le tombé lisse de ses cheveux, ses prunelles implacables, sa beauté attirante. Bon… première étape du plan: Tsuujiru n’aimait pas du tout Sumeragi, alors il fallait faire en sorte de remédier à ça! Pour commencer, parler de la petite furie en bien, histoire de la faire remonter dans l’estime du canon. Première manœuvre… feinte et attaque. "Oh, s’il te plaît Tsuujiru-sempai, ne refuse pas la proposition de Ryogi-sempai, elle y tenait vraiment beaucoup tu sais ? D’ailleurs, quand elle dit avoir « besoin de toi » elle voulait dire qu’elle apprécierait beaucoup ta compagnie pour cette balade… n’est-ce pas ?" glissa Ryô d’un ton lourd de sous-entendus en jetant un regard insistant de biais à Sumeragi.

"Euh… pardonne mon indiscrétion, mais… quelqu’un vous a agressé, ici ? C’est terrible ! Quand je parlais d’élèves amers j’ignorais qu’ils étaient violents. En plus, qui voudrait s’en prendre à deux magnifiques créatures comme t… vous ?"
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Sumeragi Ryogi
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mar 10 Juin - 2:57

"Tu as besoin de nous?De moi?Alors tu as réalisé qu'une main gauche pouvait être utile?Et rappelles moi depuis quand mon intelligence est à tes services gratuitement ?! Devrais je te rappeler que mon intérêt est bien plus complexe et particulier que tu te plais à le crier sur tous les toits, Fugu-kun. C'est vraiment bas de penser pouvoir me mener par le bout du nez juste parce que j'ai expérimentée les salamalecs de ces deux gosses. J'espère que tu t'en rends compte."

"Gna gna gna. Tu regretteras ce que tu viens de dire de toute façon, si tu refuse de m'aider."


Ryogi n'en dit rien de plus. La situation commençait à lui monter au nez, et ce soir, sa patience était encore plus à bout que d'habitude. Avec ce crétin de beau gosse qui se faisait des films à s'en péter le caleçon, et Esteban qui très logiquement lui tenait tête, elle en avait marre de chez marre. Pour une fois qu'elle ne mentait pas et que c'était important. On aurait dit ce conte musical, "Pierre et le Loup". A force de mitonner, Esteban ne croyait plus Ryogi, tant bine même qu'elle aurait pu la croire un jour. Elle fini par ne plus rien dire, ce qui était chez elle plus inquiétant que lorsqu'elle déversait des flots d'injures, et sa main agrippa le poignets de Ryômen pour le serrer fortement, jusqu'à ce que la jointures de ses phalanges blanchirent, et que de colère, sa main se mit à trembler comme si elle avait le Delerium Tremens. C'était salaud, tous des salauds qui n'écoutaient rien à rien. C'était une question de survie, et Esteban ne l'écoutait pas. Elle jouait avec sa propre vie cette imbécile. Ryogi se dit soudain qu'elle aurait du se taire et laisser Esteban mourir dans son coin, sans l'aider. Ne pas lui laisser de traitement de faveur... elle était finalement comme tout les autres.


"Au fait tu n'as pas payé pour mon dernier service, et j'ai beau te tolérer des retards exceptionnels dans tes règlements, il va falloir y passer, sinon tes jumelles et tes aides, tu peux les oublier."


"... Laisse tomber, moi qui aurait pu te sauver la vie. J'ai plus envie de t'aider. Etouffe toi dans ton ingratitude."


Tout d'un coup, ça n'allait plus. Ryogi glissait à nouveau dans la sombre colère que le manoir lui avait implanté dans le cœur, jalouse comme un diable, l'humeur noir comme l'enfer. Intimes, gnagnagna, bande de sales cons. Baisez-vous sur la moquette. Son cœur était gros comme une patate au barbecue, et au moins aussi douloureusement brulant à ce moment. Si elle avait moins dure, elle se serait mise à pleurer tant cette situation la faisait souffrir, mais elle ne montra rien, élevant à nouveau une voix grave et chevrotantes, qui plus forte que jamais, avait des sonorités robotiques. Elle explosa littéralement :

"Ne t’inquiètes pas Ryogi-sempai, j’ai absolument tout compris! Fais moi confiance."

"Ta gueule face d'huitre tu sais rien de moi, carre toi ta confiance au cul."


Elle lâcha brutalement la manche de Ryômen, ou plutôt tira dessus comme d'un truc gluant dont on veut se débarrasser, faisant craquer le tissu au niveau de l'épaule tant son geste était violent.

"Oh, s’il te plaît Tsuujiru-sempai, ne refuse pas la proposition de Ryogi-sempai, elle y tenait vraiment beaucoup tu sais ? D’ailleurs, quand elle dit avoir « besoin de toi » elle voulait dire qu’elle apprécierait beaucoup ta compagnie pour cette balade… n’est-ce pas ?"

"J'AI BESOIN DE PERSONNE ET ENCORE MOINS DE TSUUJIRU ESTEBAN !!!"


Personne ne pouvait plus arrêter Ryogi quand elle était comme ça, dans cet état de nerfs proche du pétage de câble. Vous savez c'est comme ces gens qui sont parfaitement calmes et un jour descendent une dizaines de personnes dans un supermarché juste parce qu'ils ont été bousculés. La brune en était arrivé à ce point de colère, de frustration, de tristesse. Elle aurait voulu se fouttre en l'air, les fouttre en l'air, tout fouttre en l'air, tout détruire. Crier de tout ce que ses poumons pouvaient libérer d'air, mais sa bouche restait close à cette envie. Sumeragi Ryogi détestait la Terre entière, et savait que cette dernière le lui rendait bien. Elle savait bien que personne ne l'aimait, que personne ne l'aiderait jamais gratuitement dans ce monde pourri de sales bâtards. Elle savait que c'était fouttu d'avance, avant même d'avoir essayer.


"Euh… pardonne mon indiscrétion, mais… quelqu’un vous a agressé, ici ? C’est terrible ! Quand je parlais d’élèves amers j’ignorais qu’ils étaient violents. En plus, qui voudrait s’en prendre à deux magnifiques créatures comme t… vous ?"


"Tu peux dire "toi", sale enfoiré d'hypocrite, je sais que je ressemble à rien! Putain tu me files la gerbe, tape toi une barre de mulet et meurs d'une rupture d'anévrisme parce que ta queue est plus grosse que ta cervelle de moineau!"

C'était fouttu, tout était fouttu. Elle ne les sauverait pas, elle ne se sauverait pas elle-même. C'était trop tard. Aux bords des larmes, Ryogi fonça dans Ryômen pour le pousser contre Esteban, essayant de leur faire perdre l'équilibre autant que de les coller ensembles. Ce que c'était bon de souffrir. Souffrir encore et toujours, le seul sentiment qui la maintenait en vie et qu'on lui offrait jamais. Ce qu'elle haïssait ce monde. Une fois les deux jeunes gens collés, elle prit les jambes à son cou. Fuir sans se retourner pour essayer de ne pas souffrir, même si elle n'avait droit qu'à cela. Fuir et rester seule.


"Et si vous faites des gosses, par acte de charité pour l'humanité... NOYEZ LES !!!"

Ryogi renifla étrangement et partit en courant par la porte du salon, essuyant cette saloperie de poussière dans l'œil. Elle leur en voulait, leur en voulait tellement. Elle avait besoin de leur aide, et se sentait faible. Elle avait voulu, durant quelque seconde, qu'ils la regardent différemment. Mais elle n'était qu'une peste haie du monde entier, un laideron que personne ne regardait. Une naine que personne ne prenait au sérieux. Une suicidaire ratée, à la vie ratée, sans futur. Il ne lui restait plus qu'une chose à faire : aller killer une bouteille d'alcool éthylique qu'elle avait volé dans le bureau d'Inarii Azmaria, l'infirmière, prétextant avoir des maux de tête pour aller la voir.

Rien de tel qu'un bon coma éthylique pour oublier que ceux que vous vouliez aimer vous méprise, et les envoyer en enfer virtuellement alors que vous vomissez votre colère avec des petits bouts de porc ou de légumes sur les beaux draps du manoir. Et si personne ne pouvait l'aider, et bien elle se laisser totalement aller. De toute façon il n'y avait rien d'autre à faire quand on est à ce point perdue dans les ténèbres, si désespérément triste d'être seule, petite et moche. Et puis demain, dans les vapeurs de l'alcool, elle aurait déjà oublié sa souffrance au réveil. Et se sauverait seule.


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Tsuujiru Esteban
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mer 11 Juin - 0:32

"... Laisse tomber, moi qui aurait pu te sauver la vie. J'ai plus envie de t'aider. Etouffe toi dans ton ingratitude."

Esteban pencha la tête sur le côté gauche, mimant l'étonnement avec une prétention palpable.Mais le problème c'est qu'elle était réellement étonnée.Ryogi?Lui sauver la vie?pourquoi?Comment?Avait elle manqué un épisode?Et comment comptait elle lui épargner une mort imminente?En l'emmenant dans le parc à la recherche des gamines qui étaient parvenues à pénétrer dans la chambre d'Esteban alors qu'elle dormait, et lui avaient offert le pire cauchemar de son année?

Il était clair qu'elle avait mangé du monstre ce soir là, mais de là à cracher des menaces pareilles et crier dans le grand salon qu'ils allaient tous mourir sans son aide..et puis depuis quand Ryogi envisageait elle d'aider Esteban?Certes il leur était bien souvent arrivé de collaborer et de ranger un tout petit peu leurs poignards pour mieux préparer la contre attaque.."les ennemis de mes ennemis sont mes amis", ne fonctionnait pas toujours comme adage.Et en l'occurrence lorsqu'il s'agissait de confondre les dirigeants de Ryuuketsu et d'enquêter, leur bête noire à toutes les deux, la coopération pouvait se réveler utile voire plus que productive.
Mais jamais il n'avait été question d'aider, pas comme ça, pas sans échange...
Elle plongea avec une concentration intense dans le regard de Ryogi et y chercha avec attention le détail qui lui manquait pour assembler le puzzle de ce problème nouveau.La colère, la rage, l'agitation, les yeux embrumés..une minute, les yeux embrumés?!

"Oh, s’il te plaît Tsuujiru-sempai, ne refuse pas la proposition de Ryogi-sempai, elle y tenait vraiment beaucoup tu sais ? D’ailleurs, quand elle dit avoir « besoin de toi » elle voulait dire qu’elle apprécierait beaucoup ta compagnie pour cette balade… n’est-ce pas ?"

"J'AI BESOIN DE PERSONNE ET ENCORE MOINS DE TSUUJIRU ESTEBAN !!!"


Les narines d'Esteban se dilatèrent aussitôt, et elle resserra légèrement l'étreinte que son bras exerçait sur celui de Ryomen et fronça les sourcils, ce qui lui donna un air encore plus mature et étrangement candide.On avait l'impression de voir une enfant trop vite devenue adulte qui perçait avec son regard neuf et inquisiteur la coquille des adultes.

"Quoi?!"

Elle dévisagea ensuite Ryogi, dont la réaction de plus en plus violente et excessive semait inexorablement des poussières de doute dans son esprit vicieux et calculateur.Puis se retourna vers Ryômen et lui souffla sur un ton de reproche dur comme la glace

"Tu cherches à réveiller l'eau qui dort?A peine arrivé et déjà prêt à te faire éviscérer comme un idiot?!Qu'est ce que tu lui as dit tout à l'heure pour la mettre en boule comme ça?!"


"Tu peux dire "toi", sale enfoiré d'hypocrite, je sais que je ressemble à rien! Putain tu me files la gerbe, tape toi une barre de mulet et meurs d'une rupture d'anévrisme parce que ta queue est plus grosse que ta cervelle de moineau!"

La jeune femme ne put retenir un très mauvais sourire, satisfaite de l'insulte que la rédactrice en chef venait de lancer au lycéen.Incisif, brutal, haineux, vulgaire, et si bien tourné..;à croire que sa hargne était bien plus forte que celle normalement exprimée par la petite brune envers les autres élèves.Il n'y avait plus de sarcasme dans sa gorge, et son ton relevait plus du désespoir désormais.
En effet, un bref instant, alors qu'elle repoussait le corps d'apollon du jeune homme que Ryogi lui avait jeté en plein visage, Esteban crut apercevoir une larme, ou une goutte coulant le long du nez de la furie qui prenait désormais la fuite.

Elle n'entendit pas le dernier hurlement de Ryogi lorsqu'elle quitta le grand salon.Le sang battait à ses tempes mais comme à son habitude, rien ne transparaissait.
Elle repoussa doucement et gentiment Ryômen en appuyant la paume des mains sur son torse, et releva le menton pour lui faire face;Un instant, elle resta silencieuse, le regard fixé sur le nez fin et aquilin du garçon, écoutant avec attention les pas précipités et maladroits de Ryogi dans l'escalier principal.D'après le vacarme, elle retournait dans sa chambre.C'était prévisible et évident, mais autant s'en assurer...

Qui avait le plus mis en rogne la "fouille merde" de Ryuuketsu.Un néophyte, à première vue de l'éclat qui avait eu lieu, aurait dénoncé Ryômen comme coupable..mais comme dans le Cluedo, le chemin le plus court était rarement le meilleur.L'albinos semblait certes naïf et un peu insistant, mais pas cruel ni manipulateur au point de mettre à bout Ryogi la battante.
Etait-ce elle alors?Néanmoins elle n'avait pas été très menaçante, ni excessivement mauvaise pour un début de soirée.. ce qui signifiait que Ryogi avait vraiment besoin d'Esteban ce soir là, urgement , et pour des raisons plus que sérieuses.Mais même en prenant cela en compte, ça ne tenait pas debout, il manquait un troisième facteur x ...

Elle devait réagir, au delà du calcul évident qui lui prouvait qu'elle devait réagir et aller la chercher, il y avait ce bouillon insupportable dans le creux de son ventre, comme un fœtus d'angoisse qui vint la prendre en traitre.
Elle allait se détester pour ce qu'elle allait faire, mais avait elle le choix?!
Décidément cette sale peste lui pourrirait l'existence jusqu'au bout!Pas moyen de gérer sa propre survie, elle devait en plus veiller à ce que la naine ne se foute pas en l'air inutilement.

Les dents serrées elle siffla un "Putain" rageur et courroucé, désespéré même et attrapa la main de Ryômen en le transperçant du regard.

"Tu comptes pas rester là à te demander ce qu'elle va faire j'espère?Parce que je peux te dresser le tableau mais ça risquerai de choquer ton imaginaire innocent"


Tout en parlant, elle tira sèchement sur le bras du jeune homme et l'entraina en courant vers le hall puis l'étage des chambres d'élèves.

" J'arrive pas à croire ce que je suis en train de faire"

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Inugami Ryômen
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MessageSujet: Re: Life is Like a Boat [Libre]   Mer 11 Juin - 19:52

Bon, là, Ryômen était passé d’un état d’aisance presque total à une sorte de vide à moitié intrigué mais aussi plein de doutes et empreint d’un peu… oui, de tristesse, bizarre… Quelques dizaines de secondes plus tôt il était encore bien mis confortablement dans le Grand Salon, avec Esteban accrochée à son bras droit, et Ryogi désespérément agrippée à sa manche, dans l’espoir que ce contact prolongé lui ferait changer d’avis, le ferait renoncer à la plus belle découverte qu’il avait pu faire ce soir, selon lui. En vérité, il serait volontiers resté toute la soirée comme ça, avec une femelle à chaque bras… Mais elle semblait vraiment en rogne, ce soir, la petite Ryogi; bien que par ce geste elle ne lui aie pas fait bien mal, elle s’était mise à serrer de toutes ses forces son poignet, jusqu’à ce que les jointures de ses mains déjà pâles deviennent encore plus blanches, comme des bouts de mains coupés et maladifs qu’on retrouve dans les films… Et ses propos encore une fois viraient au glauque bien senti, elle s’était mise à dire à Esteban qu’elle aurait pu lui… sauver la vie ? Le jeune homme eut mentalement une sorte de sourire désabusé. Allons bon, que nous sortait-elle encore ? Elle avait décidément vu trop de films d’horreurs, avec des jumelles qui l’agressent, des chats-garous et des élèves en danger de mort dans un pensionnat…

Quoi que… après tout, il l’avait senti lui-même dès son arrivée, il y avait dans ce manoir quelque chose de réellement pas normal… cependant, absorbé ultérieurement par Sumeragi, Ryô avait mise cette sensation de côté et n’y avait plus repensé. Mais maintenant, ça lui revenait, avec plus de force…
Il grimaça un peu sous les insultes que lui lançait la naine mais ne dit rien; il ne se voyait pas se mettre à l’insulter, c’était le meilleur moyen de perdre sa confiance, l’estime d’Esteban aussi peut-être, et il savait que les invectives de la brunette n’étaient fondées sur rien (bah quoi, face d’huître, namého >.< xD). Mais elle explosa littéralement quand il tenta de faire entrer Ryogi dans les bonnes grâces de la magnifique Tsuujiru-sempai. Son cri se répercuta en échos violents sur les murs du vaste Salon et, le visage déformé par la haine, y décelant une parcelle infime mais pourtant bien présente, que malgré tous ses efforts elle ne pouvait cacher, de souffrance… une jalousie maladive…
Par contre il n’avait pas prévu du tout que cette histoire lui retombe dessus, car Esteban resserra aussitôt son emprise sur son bras, comme une serre de rapace et se mit aussitôt à le faire crouler sur les reproches.


"Mais non, je n’ai rien dit qui justifie une telle colère" lança t-il pour se disculper, d’ailleurs il le pensait parfaitement. Sa queue plus grosse que sa cervelle de moineau… bon, ça a la rigueur, c’était (peut-être) justifié… "Ryogi-sempai, calme toi s’il te pl…"

La seconde d’après, il sentit le poids léger de la furie en hargne le pousser contre Esteban; il ne résista pas, tout d’abord parce qu’il n’avait pas anticipé ce coup-là et ensuite parce qu’être collé contre la belle n’était pas une perspective désagréable… La sublime jeune femme se dégagea doucement, posant ses mains fines sur son torse musclé; sans qu’il comprenne vraiment pourquoi, mais il soupçonnait fortement que ses hormones soient derrière tout ça, il éprouva pour elle un irrésistible élan d’attirance… pourtant, il en avait vu, des clichés, qui jouaient tour à tour la fille supérieure et candide; qui s’allumaient une clope en se donnant la classe; ou qui profitaient d’un chahut éventuel pour se rapprocher du partenaire… et d’habitude il préférait l’originalité au classicisme, mais là… Elle était si belle qu’il eut envie de l’embrasser, là, maintenant, oublier à quel point elle était ici une reine de prestance, de beauté et d’intelligence, à quel point elle régnait en vautour affamé sur le manoir et à quel point, lui, il n’était encore qu’un nouveau venu ignorant qui s’était lancé désespérément dans l’ascension impossible des mille marches qui menaient au paradis…

Le juron d’Esteban interrompit brutalement ses pensées et il se tourna vers l’entrée du Grand Salon, entendant encore vaguement le fracas des pas de Ryogi qui montait dans les étages… qu’avait-elle eu, cette fois ? La pauvre, elle semblait tant souffrir, être si tourmentée par ses sentiments aussi divers que variés que le simple fait d’exister semblait une épreuve passablement pénible… Le contact de la main de Tsuujiru-sempai le ramena à la réalité et il fixa son regard acier.


"Rester là ? Je n’en avais pas l’intention, je suis pas comme ça" souffla t-il avec un certain soulagement en voyant qu’Esteban avait décidé de ne pas bouder et de refuser catégoriquement d’aller chercher Ryogi. Si cela c’était produit, il n’aurait pas vraiment su comment réagir, car il aurait du invariablement choisir entre les deux et ce choix aurait forcément eu des conséquences désastreuses… Tandis que les deux êtres s’éloignaient au pas de course vers l’escalier, Ryômen, malgré la situation, eut un petit sourire en entendant les paroles de sa sempai et murmura tout bas:

"Oh, moi j’le crois, j’en étais même certain…"

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