Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 {Dojo} 8 avril, 20h20 -

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Toboe Ira

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MessageSujet: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Sam 24 Mai - 2:31

Club d'arts martiaux




Le soleil avait définitivement disparu pour la journée, et la lune plus blanche que l'os traçait avec prétention sa silhouette haut dans le ciel.
Il faisait tiède, pas trop chaud, ce qui bien souvent était le cas dans ce pays presque tropical comparé à la belle et montagneuse Italie.La pluie encore timide tombait en gouttes fines et espacées, rafraichissant l'air au niveau des troncs d'arbres et au ras du sol, le clapotis des perles d'eau résonnait en bruits mats, absorbées par la terre moussue du sous bois sur lequel donnait le pavillon du dôjo.

Appuyée contre un des panneaux coulissants du bâtiment, Ira inspirait et expirait lentement, à l'affut du moindre bruit qui lui venait aux oreilles.Elle avait clos ses paupières teintées de bleu cobalt plus profond que la nuit naissante, et attendait patiemment le moment opportun pour aller accomplir la tache qui lui incombait ce soir là.
Ira était magnifique, ainsi courbée contre le bois de la porte, vêtue d'un pantalon large en coton noir,d'un débardeur léger ébène qui moulait parfaitement ses formes,et d'une tunique sans manches de style vietnamien gris perle brodée de bleu céruléen.
sa silhouette se découpait dans les dernières lueurs du jour, mais elle se fondait étrangement dans le décor.Elle ne faisait qu'un avec son domaine, et elle faisait corps avec la nature.

Depuis son arrivée à ryuuketsu, Ira avait toujours préféré se poster à la frontière des cloisons, là où elle pouvait profiter de l'exterieur.Elle poussait les limites que lui avait posé son bien aimé maître.Bien entendu il ne lui avait jamais interdit de se déplacer en exterieur mais il lui avait fait comprendre qu'une surveillante se devait de vivre en interieur la plupart du temps, pour confondre les doutes des élèves les plus fouineurs.
Ainsi, elle vivait dedans, calfeutrée dans le béton et le bois ciré, mais ses sens restaient dehors,avec la terre à laquelle ils appartenaient.


La combattante sentait beaucoup d'agitation ce soir là, et elle avait reçu l'ordre de n'intervenir que si la situation tournait trop mal. Quelle était la définition de "trop", Ira le savait mais cette définition n'était ni objective ni raisonnable pour le commun des mortels, et seuls les surveillants en connaissaient le sens.Seuls les proches de Akio Murazaki savaient quelles étaient les limites ultimes à ne pas dépasser de la part des élèves, au risque de ne jamais refranchir le seuil de sa chambre.
Et puis, il y avait eu ces intruses dans le lycée, l'alarme incendie..pour ça, Toboe attendait avec impatience les directives du chef de la famille Murazaki.
Ces pestes, car elle en était certaine, les intrus étaient des femelles, avaient osé pénétrer dans le lycée et déranger le système de surveillance pour une broutille, une bêtise d'adolescent humain puéril!

Ira rouvrit les yeux, ses pupilles étaient dilatées mais restaient vert émeraude, ses narines contractées, elle respirait avec intensité l'air environnant, il faisait bon, ça sentait bon et mauvais à la fois..trop d'humains, trop de souillures pour qu'elle puisse se sentir chez elle, et puis trop d'odeurs dérangeantes, les "fantômes" comme les appelait le maître, il y en avait partout, comme les mauvaises pensées et l'odeur immonde de l'alcool..ces odeurs pestilentielles brouillaient constamment l'odorat sans faille de la lupine, néanmoins, au fil du temps elle s'était habituée à ces désagréments et parvenait désormais à faire abstraction du dérangement pour se focaliser sur le reste.

Quelqu'un de chaud, de bouillonnant arrivait et elle savait pertinemment de qui il s'agissait.

Elle ne daigna pas bouger d'un pouce, immobile et imperturbable, silencieuse, furtive, cachée malgré elle dans l'obscurité du pavillon.
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Dim 1 Juin - 23:28

-> Les grilles

Il y a avait des jours où il valait mieux rester couché. Car il commençait à se fait tard et Hime était non seulement SDF, tremper jusqu'aux os dans des "vêtements" presque absent, et d'une humeur massacrante. Ca ne changeait pas trop de d'habitude mais ce soir elle avait du jouer la "zen attitude" pour ne pas tabasser aux moins quatre personnes. Ca commençait à faire beaucoup pour cette "pacifiste". C'était donc une journée de merde, mais il faut dire qu'elle ne se rappelait pas qu'elle était sa dernière bonne journée ? Peut être ses virées en moto ... Oui peut être ... Non pas vraiment ... Si elle prenait sa moto pour rouler c'est qu'il lui manquait quelque chose, quelque chose qu'elle essayait d'attraper avec son engin et malheureusement elle ne savait toujours pas de quoi il s'agissait.

Elle n'était pas restée pour voir les réjouissances entre ses deux filles et son frangin. Elle s'en foutait. Qu'ils se butent, qu'ils saignent ou qu'ils se mordent peu lui importait. Néanmoins l'attitude de Kiyoshi la dérangeait. Pourquoi avait il agit ainsi ? Cela ne lui ressemblait pas du tout et même si il était à bout, c'était un peu "défendre" sa soeur ... Pourquoi ? Ca la mettait en rogne et en même temps elle avait une impression dans son ventre. Une impression agréable qui lui nouait les tripes. L'impression que pendant quelques secondes elle avait vraiment eu un frangin ... La merde ! Elle le haïssait ce type ! Elle le haïssait car il était né en même temps qu'elle ! Et elle le haïssait car elle ne lui faisait pas confiance ! Alors ce foutu sentiment de "bien être", elle se le carra où je pense ! Comme si ce con était capable d'agir avec "amour" pour sa soeur !

C'est dans un état de rage et d'incompréhension qu'elle ouvrit le battant du dojo et qu'elle y entra. Il faisait noir, et on discernait mal l'endroit. Mais de toute façon, elle ne risquait pas de se prendre les pieds dans un meuble vu qu'il n'y avait que des tatamis. Elle refit glisser le panneau, histoire d'avoir un peu de chaleur, mais ce lieu n'était guère chauffé, surtout en dehors des cours. Elle fit quelques pas trempant le sol de ses pieds semi-boueux, et de ses cheveux. Elle soupira et elle leva son poignet pour regarder l'heure. Encore quelques heures à tuer avant "son rencard". C'était glauque tous ça ... Mais ce manoir ne l'était il pas ?

Elle finit par lever son visage vers le plafond et elle le regarda laissant ses bras ballants autour de son corps. Elle souriait intérieurement se prenant pour une shinobi des films. Elle aurait bien aimé être dans "Matrix" à ce moment là. Elle aurait fait des super enchaînements ... Mouais la réalité était vraiment tout autre. C'est à peine si quand elle levait sa jambe, elle ne se faisait pas un claquage ... La combat c'était le truc de son frère, pas le sien.

Enfin, au moins ici elle était tranquille ... Finalement la journée n'était peut être pas si merdique ...
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Toboe Ira

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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Lun 16 Juin - 0:19

[HRP]Oh Hime,je suis sincèrement désolée, je n'avais pas vu que tu avais posté!J'ai honte j'ai honte !j'éspère que tu ne m'en voudra spas trop..[/HRP]

Il commençait à faire noir, et la pluie n'arrangeait pas les choses...
Les nuages, paisibles et lents, échafaudaient leur plan de bataille sur la voute du nippon, et avec une rapidité déconcertante, s'étaient installés un nid douillet et oppressant au dessus de l'ile.

Ira avait toujours les yeux fermés, concentrée sur plusieurs choses simultanément, ses sens en éveil, elle réfléchissait à son devoir, écoutait la nature s'épanouir sous les gouttelettes de bruine, sentait l'odeur de l'orage imminent, ressentait sous la plante des pieds, au travers de sa peau les vibrations infimes de la pluie et les craquements des fondations du pavillon, et enfin, visualisait avec une précision effrayante celle qui s'apprêtait à pénétrer dans la dôjo.
Au début de sa vie dans le pensionnat, Ira avait à la fois rejeté et possédé ce lieu, que le maître lui avait confié, et avait qualifié de "son premier territoire acquis".Elle avait hait l'idée qu'on lui "offre" un territoire comme on offrait un mouchoir, un lieu qu'elle n'avait ni choisit ni conquis, et encore moins l'allusion qui allait avec ce cadeau empoisonné: "c'est ton territoire, occupe-t-en correctement sinon la punition sera sévère, occupe-t-en correctement parce que je le veux, et que tu n'iras nulle part ailleurs".
Ces premiers temps, encore très sauvage et peu confiante envers les Murazaki, elle avait dévasté à plusieurs reprises les tatamis et les lambris de la pièce, sans plaisir, simplement par colère et révolte; mais elle avait également jalousement protégé et gardé cet endroit des intrus et des inconnus.Après ces incidents, Akio Murazaki l'avait emmenée dans des espaces plus grands et plus sauvages, et il n'y eu plus jamais de problèmes de la sorte.Chacun avait en quelque sorte posé sa condition, Ira exécuterait son travail avec habileté et loyauté parce que c'était ce que le maître désirait, et le maître lui prouvait que son territoire était bien plus grand que ce qu'elle avait cru.Son territoire c'était l'ile, le manoir, le pensionnat, et peut être un jour plus encore!

Lorsque l'adolescente pénétra dans l'enceinte, mouillant les tatamis comme si de rien n'était,Ira ne cilla pas, et ne bougea pas, tout du moins pas suffisamment pour qu'un œil humain le remarque.Ses yeux émeraude apparurent entre ses paupières entrouvertes, son expression était impassible, froide et neutre.Toute ouïe, elle se dépeignait les faits et gestes de son hôte inattendue tout en lui tournant le dos:
Ses longs cheveux trempés collés au visage, ses pieds nus frôlant la fibre du tatami, sa respiration accélérée, ses narines dilatées, elle sentait la transpiration, le sang fatigué, la colère, la chaleur de sa peau qui avait du tourner à l'écarlate sous le coup de sang peu de temps auparavant, et ce parfum musqué qu'elle avait au plus profond d'elle, cette aura de musc fragile et fort, qu'elle portait malgré elle, qu'elle partageait sans le savoir avec son frère, cette bonne odeur...
Toutefois, sur elle, c'était plus sauvage, moins suave, plus acide et plus fleuri..une dérivation féminine de l'arôme de Tsukushi Kiyoshi.

Alors que la jeune fille contemplait le plafond, la louve, légèrement agacée de la présence d'une intruse aussi tard, se décida à se montrer, tout du moins à se manifester.Elle effectua un quart de tour, ses pieds caressant dans un silence anormal les lattes du parquet, inspira une dernière fois l'air tiède et délicieusement parfumé du monde extérieur pour se concentrer sur Hime.Elle portait l'odeur de beaucoup de gens,mais surtout de deux filles:les deux idiotes qui avaient pénétré l'enceinte du lycée!
Doucement, gracieusement, Ira sourit mystérieusement, dans l'obscurité naissante, la lune se reflétant dans ses prunelles.C'est d'ailleurs ce qu'Hime put voir en premier de l'Okami, deux lueurs alcalines à hauteur d'homme,avant même de distinguer la silhouette humaine de la surveillante.


"On fuit les soucis jeune fille?"

La voix grave et sensuelle d'Ira s'éleva de son ombre comme une injonction, un éclair surprenant, et rebondit sur le plafond, sur le sol, enveloppant littéralement Hime.
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Mar 17 Juin - 17:38

Hime rebaissa son visage devant elle pour regarder la fond de la pièce, enfin du moins essayé de regarder. C'est à ce moment là que son coeur rata un bond. Elle connaissait cette peur viscérale qui s'infiltrait en elle pour exploser. C'était ce qui s'était passé dans le grenier et les promesses sous entendues que lui avait dit l'infirme. Mais là, devant elle, c'était iréel ! Des yeux sans rien autour ! Pire qu'un film d'horreur ! Mais bien vite, Toboe Ira se présenta devant elle. Si Hime était moins farouche, du moins, moins grande gueule qui se la pète, genre j'ai un truc entre les jambes, elle se serait sûrement mise à exploser de rire et elle aurait dit sa frayeur pour en rigoler avec la jeune femme. Mais au contraire, elle serra son poing. Putain c'était vraiment pas sa soirée. La "keupine" de son frère, la nana qu'elle haïssait sans vraiment savoir pourquoi.

Sa femme était magnifique, une beauté d'un autre monde, une femme qui devait inspiré les poétes, une muse sans voix, un maquillage hors du commun, une stature droite digne des plus belles statues. Un gros une nana qu'Hime n'aurait pas aimé de base, mais en prime son frère rentrait en ligne de compte. Elle avait toujours pris d'éviter cette "pétasse". C'était à cause d'elle si son frère n'avait pas été à son chevet quand elle en avait vraiment eu besoin. Plus jamais elle ne referais la même erreur. Elle n'irait plus jamais voir son frère, tous cela à cause d'elle, cette pu**.

Elle serra encore un peu plus le poing, en la regardant comme le roquet qu'elle était, prête à lui sauter dessus et à la rouer de coup. Bien évidement dans sa tête, la scène était parfaite. Elle faisait quelques pas, puis elle se mettait à courir pour finalement lui sauter au cou, l'agrippant avec ses genoux et elle donnait un coup de poing et un autre et un autre, jusqu'à temps que son maquillage devienne rouge sang !

Bien évidemment rien ne se vit sur le visage d'Hime dans cette faible lueur, mais comment pouvait elle savoir qu'elle était en face d'une louve ... Mais elle finit tout de même par répondre aux paroles de la femme.

"Jeune fille ? Tu ... Vous la voyez où votre jeune fille ? Vous vous prenez pour mère ? Alors allons y pour le sermon j'écoute. Ca va être quoi aujourd'hui ? Sortez couvert ?"

Elle lâchait ses mots comme le chien hargneux qu'elle était. Elle n'avait aucune envie de s'en faire une copine et encore moins une amie, mais elle lui devait un minimum de respect, c'est pour cette raison qu'elle utilisait le "vous", mais lui en demandait plus vis à vis d'elle, ce serait trop, beaucoup trop ... Elle lui volait son frère et elle ne le supportait pas. Bien qu'en fait son frère n'est jamais été son frère, mais c'est peut être quand vous perdez une chose que vous vous apercevez de son existence ... Qui sait.

(HRP : No soucy Ira, je suis contente de pouvoir "dialoguer" un peu avec toi ^^)
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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Mar 24 Juin - 23:09

Hime se tendit encore un peu plus lorsqu'elle réalisa la présence de l'Ookami.Rien de bien étonnant pour Ira, elle avait l'habitude de ce genre de réaction de la part des élèves, encore plus de la part des filles.Ira était une louve, une très belle louve même, et si les humains ne ressentaient presque rien avec leurs sens endormis et ridiculement faibles, ils avaient tout de même la faculté de subir un ressenti inconscient qui se traduisait chez les jeunes femmes par une jalousie craintive et désespérée.En d'autres termes, elles voyaient en Ira une menace de perdre leur territoire et leur rang, ainsi qu'un prédateur trop fort pour elles.Ce ressenti s'exprimait chez l'humain par l'agressivité irréfléchie, la peur, ou le dédain...et bien souvent les trois à la fois.

Elle se redressa sans quitter des yeux son hôte, et resta silencieuse, les lèvres serrées et les commissures affaissées.Elle détaillait chaque mouvement de chaque muscle du corps de la lycéenne.Elle était chaude, en sueur, effrayée et sentait de plus en plus la nervosité d'une proie.Son parfum si séduisant se dégagea aussitôt un peu plus..un effet secondaires de l'emballement du corps humain..
Quel dommage pour cette sous espèce de ne pas savoir réguler les impulsions et les influx de leur propre enveloppe.



"Jeune fille ? Tu ... Vous la voyez où votre jeune fille ? Vous vous prenez pour mère ? Alors allons y pour le sermon j'écoute. Ca va être quoi aujourd'hui ? Sortez couvert ?"


Sans ciller, Ira repoussa un peu plus le mur de papier qui servait de cloison sur le côté gauche du pavillon, exposant ainsi l'intérieur du dojo à la lumière si froide et si chaude de la lune, à sa fraicheur impassible et exigeante qui vous traversait d'un seul rayon.L'odeur de l'herbe envahit un peu plus la pièce et le suintement des tuiles couvertes de perles de pluie se fit plus fort,plus présent.
Toujours en silence, la surveillante passa la main dans ses cheveux puis sur sa lèvre inférieure, pressant plus fort en son centre et se rapprocha d'un pas seulement, redressa le menton d'un air supérieur, puis ouvrit vraiment ses yeux, qu'elle avait gardé mis clos.
Hime était jolie..brutale et semblable à un caniche en rut, mais pas dénuée de charme.Un charme sauvage mais dompté par son humanité.

Oui, elle était humaine et elle puait la fumée, l'alcool, la lessive et la poudre!Pourtant Ira daigna abaisser son regard émeraude vers les pieds dénudés de la petite brune.C'était involontaire mais être pieds nus, avoir parcouru le chemin pieds nus, avait marqué Ira.Un côté idiotement sauvage qui valait la peine d'être retenu...

"Je ne suis pas ta mère, et j'en remercie la nature parce que tu n'as pas du être facile à mettre au monde.Et je n'ai pas le temps de clamer des sermons, ma vie est déjà suffisamment sujette aux citations en tout genres."

Le maître avait pour habitude de reprendre Ira lorsqu'elle s'exprimait,bien que ses formulations soient désormais presque parfaites, son sens de la politesse et de la rhétorique étaient très subjectifs.Mais Akio Murazaki n'en tenait plus rigueur désormais, car son homme de main était d'une efficacité terrorisante, et son sarcasme l'attendrissait beaucoup désormais.


"Etonnant que tu daignes te montrer dans mon dojo, toi qui fuies les affrontements physiques.."
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Hyuga Faust

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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Jeu 26 Juin - 20:03

[HRP: désolé d'interrompre les feux d'artifice ^^']

[ => Chapelle ]

Elle l'avait laissé. Laissé pour mort, laissé pour con aussi ! Avec ce petit regard furtif, ce regard qui l'avait littéralement transpersé. Elle avait couru, aussi vite qu'elle le pouvait. Faust l'avait bien vu, il avait regardé toute la scène du coin de son oeil. Oeil qui se faisait de plus en plus humide. Il s'était laissé tomber par terre, sans résistance. Il ne parlait pas, ne remuait pas, il était une statue. Dans sa tête, rien. Si ce n'était l'expression 'gros con débile et stupide qui ne sert a rien' qui tourbillonait incessement dans son esprit. Il mit un certain a l'accepter. Il avait tout fait foirer. Vraiment tout fait foirer. Ca lui était déja arrivé bien sûr de tout faire foirer avec une fille. Mais ca lui était égal, car il ne l'aimait pas vraiment. Ici, il avait l'impression de revivre un déja vu. Ce souvenir remonta a 5 ou 6 années auparavant, a la mort de sa chère mère. Un être qu'il avait aimé de toutes ses forces. Un être qui était parti, et un autre qui s'était retrouvé plongé dans un spleen digne de Baudelaire. Il avait beaucoup pleuré a cette occasion.

Une larme perla au coin de son oeil droit. Puis une autre sur l'oeil gauche. Puis ce fut les chutes du Niagara. Il n'avait pas pleuré depuis 6 ans, et le voila, se relevant, et quittant la chapelle, soudant devenue hostile et étroite. Il se précipita dehors, et erra ainsi, sans la moindre expression sur son visage, les larmes coulant a flot, se mêlant a la pluie qui s'abattait sur lui, comme le fléau d'un étrange démon sur un pauvre mortel. Puis il s'arrêta devant une étrange bâtisse, qui ressemblait a une sorte de dojo. Il frappa un arbre a proximité de toutes ses forces, avec son poing, et la douleur qui s'éveilla en lui fut fatale. Il tomba a genous et cria, comme le lion crie dans la jungle, comme le loup hurle a la lune. Un cri animal, un cri de peine et de chagrin immense. Il n'avait vraiment aimé que deux êtres dans sa vie. Deux êtres qui lui avaient apporté un bonheur incommensurable. Et voila que ce bonheur lui était enlevé, comme on avait enlevé a Adam et Eve leur sanctuaire divin. Il avait goûté au bonheur et on le lui avait retiré. Il leva ses yeux pleins de larmes vers la lune qui l'illuminait d'une blancheur immaculée. Bon sang mais quel dieu pervers s'amusait donc a le torturer de la sorte ?! Décidement, ce n'était vraiment pas un bon jour pour lui. Son coeur été brisé en mille morceaux, éparpillés dans la nature. Son coeur, que Shin-Mu avait tenu au creux de sa main. Il ne lui en voulait pas, il l'aimait toujours et ne pouvait s'en vouloir qu'a lui-même, de prononcer des phrases a l'eau de rose comme je t'aime !

Il resta donc ainsi, une bonne minute, perdu dans ses pensées, dans sa misère. Il en avait marre de cette infame pluie, de ce stupide vent qui le décoiffait sans cesse. Plus rien n'était magique, ni beau. Tout semblait sombre, moche, une beauté repoussante. Il fallait qu'il se change les idées. Il fallait qu'il s'abrite, qu'il trouve n'importe quoi, un flacon d'alcool, un joint, un rail d'héro, du Soma, tout ! N'importe quelle substance pouvant agir sur son processus enzymatique, un produit de toxicomane ! Il n'avait plus envie de sourire. Il croyait même ne plus jamais sourire. Il avait momentanément perdu en lui toute once de bonheur. Il ne restait que cette maudite déprime qui lui serrait le ventre, et le rendait si énervé, si malheureux. Il se leva, regarda son t-shirt, toujours froissé par la main de Shin-Mu, et se dirigea vers le dojo.

Il ouvrit l'un des panneaux coulissant, sans utiliser véritablement de force.


* Et merde, je ne suis pas tout seul...*

Il essuya ses yeux, qui restaient rougis comme deux tomates, par le chagrin et les larmes. A l'intérieur, deux jeune femmes se faisaient face.
Il était trempé et les gouttes d'eaux pendaient a ses longues mèches avant de s'écraser sur le sol avec un petit 'poc'. La plus proche de lui était presque aussi trempée que lui. Ses formes ressortaient dû a ses habits mouillés. A en juger par sa posture, elle avait l'air assez sure d'elle, mais très en colère. Il ne le voyait pas, il le ressentait, chez cette fille, un sorte de haine. Truc d'artiste, dira-t-on... Tout au moins, la dernière qu'il désirait, c'était de se retrouver avec une yankee et de se sauter dessus, comme deux chiens enragés. Eh oui chose étonnante, une partie de Faust exprimait la tristesse, mais l'autre un sentiment qui lui était devenu presque inconnu : la colère.

Cette sensation d'ébullition en lui, ses poings qui se serraient continuellement. Il se surprit lui-même. Depuis quand était-il devenu aussi impulsif et violent ? Pfiou, décidément il lui fallait vraiment une bonne dose de marie jane, il irait certainement mieux après. Il s'imaginait déja, prendre sa guitare et chasser toute cette tristesse, au rythme de ses sérénades. Il se sortit de sa semi-léthargie quotidienne, pour examiner la deuxieme femme.

Il se dégageait d'elle une sorte de plénitude, digne d'un moine shaolin. Elle était droite, et avait une silhouette magnifique, comme si Dieu l'eut personnellement faite avec plus d'attention que le reste des humains, a l'exception de Shin-Mu bien entendu ! Ses yeux émeraude, qui brillaient plus que la lune elle-même, semblaient transpercer tout ce qu'elle regardait. Elle aussi avait une longue chevelure de jais, ce qui ne faisait qu'accentuer ses oeillades perçantes. Une étrange impression d'autorité semblait émaner d'elle. Faust était un peu ébahi. Etait-il en présence d'une manifestation divine ?
Elle avait l'air d'un loup, prêt a bondir sur sa proie. Face a une telle puissance de la nature, une telle assurance, Faust se fit un peu plus petit. Puis il se reprit. Devait-il continuellement se rabaisser par rapport aux autres ? Il en avait assez au fond, de jouer la gentillesse pour se faire écraser. Il se redressa de toute sa hauteur et daigna ouvrir sa bouche, interrompant la discussion.


"Et merde...Cette soirée commence a vraiment me taper sur les nerfs..."
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Tsukushi Hime
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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Lun 30 Juin - 19:29

La pluie continuait de tomber, les secondes de passaient et la louve en face d'elle ne bougeait pas d'un poil. Quelques léger cillement des yeux prouvait qu'elle était bien réel, mais ses yeux ne quittait pas Hime et la yankee se sentait de plus en plus mal et de plus en plus énervé de se sentir ainsi épié, détaillé, reluqué. Ce n'était pas un de ces regards envieux des hommes qui ne pensent qu'avec ... Mais c'était des yeux qui ressemblait à ceux de son frère. Sûr d'elle, détaillant les points forts et les points faibles d'une possible combattante et le coup partirait sûrement alors qu'Hime serait entrain d'expirer. Elle tomberait à la renverse en se demandant ce qui venait de se passer et elle verrait les étoiles pour ensuite tomber inconsciente. C'était à peu près comme ça que cela ça c'était passé la première fois avec son frère. Est ce qu'il l'avait surestimé ou est ce qu'il en avait fait exprès ? Elle n'avait jamais su le fin de mot l'histoire.

La jeune femme finit par ouvrir la porte un peu plus et Hime regarda le rayon de lune qui donnait un sens irréel à la scène rendant encore plus fatal le charme indéniable de la beauté en face d'elle. Si elle avait été un homme nul doute que ... Comme son frère ... Son putain de frère ... Tous ça c'était à cause d'elle ! Elle serra une nouvelle fois son poing et elle serra un peu plus ses dents, elle baissa un peu ses épaules et elle ancra ses pieds un peu plus dans le sol. Elle prit un semblant de pause entre "je vais me jeter sur toi" ou bien "je vais me défendre si tu attaques". Hime était ainsi à ne pas savoir se décidait si oui ou non elle devait faire comme son frère, se laissait aller à ses bas instincts. Si elle franchissait ce cap, deviendrait elle le monstre qu'il était ? A bien y réfléchir l'avait il regarder un jour comme les autres ? Avec cette pointe de tuerie dans les yeux ? Mais bien vite cette pensée partit car la louve finit par parler avec une voix chaude, troublante et omniprésente.

"Je ne suis pas ta mère, et j'en remercie la nature parce que tu n'as pas du être facile à mettre au monde.Et je n'ai pas le temps de clamer des sermons, ma vie est déjà suffisamment sujette aux citations en tout genres."

"Tsss"

Inutile de répondre à ceci ...

"Etonnant que tu daignes te montrer dans mon dojo, toi qui fuies les affrontements physiques.."

"Que ?"

Hime eut un temps d'arrêt et elle regarda Ira droit dans les yeux. Cette femme lui faisait peur, elle savait que son frère n'était pas à sa hauteur et Hime n'était pas à la hauteur de son frère. La différence était donc flagrante, mais comment ? Comment savait elle ?

"Qu'est ce que vous pouvez bien en savoir hein ? Allez venez je vous montre quand vous voulez !"

Hime se releva et elle fit "vient" avec sa main, l'invitant clairement au combat. Mais pour la louve qui sentait et ressentait tout, elle comprendrait bien vite que tous ceci n'était qu'une simple fanfaronnade. Hime n'aimait pas perdre la face, et elle faisait tout pour provoquer, mais c'était juste une grande gueule. Pourtant, elle en avait dans le pantalon et peut être qu'elle pourrait surprendre une fois la louve mais c'était tout ce qu'elle pourrait faire. Hime voulait lui frapper au moins une fois le visage, mais pourtant au fond d'elle, elle se refusait encore à se battre volontairement. Elle repensa au grenier et au fait qu'elle ait voulu tirer sur une jeune fille. Dépasser une limite et après il se passe quoi ?

"Mais pour votre information je suis venue pour ..."

Un nouveau bruit et Hime tourna vivement la tête comme un animal pris au dépourvu. Une garçon venait de faire son entrée, nouveau sûrement car sa tête lui disait rien, et les mecs, elle essayait de les repérer ... Elle voyait assez mal son visage mais il avait l'air d'une chochotte avec sa veste et son écharpe, genre je me la péte. Les secondes continuèrent de passer et il troubla le silence par des mots.

"Et merde...Cette soirée commence a vraiment me taper sur les nerfs..."

Hime sourit intérieurement, c'était ce qu'elle disait elle aussi.

"Alors va voir si on y est, les mecs dans ton genre non rien à foutre ici."

Juger sans connaître ? Mais qu'est ce qu'elle en avait à foutre de ce type ? Rien du tout ! Et en plus c'était pas du tout son genre alors ... Hime finit par se détendre, gueuler sur quelqu'un ça avait toujours cet effet apaisant sur elle. Mais cela durerait l'espace de quelques instants, comme une drogue bien trop éphémère. Elle retourna donc son visage vers Ira et elle resta droite.

"Alors comment je dois vous appeler vous qui semblez si bien me connaître ?"

Son nom, elle le connaissait parfaitement, mais Hime n'arrivait pas à se taire. Elle avait un poids qui trainait depuis trop longtemps et tant pis si elle devrait aller en retenue pour ça.

"Parce ce qu'il faut que je vous dise merci, grâce à vous, j'ai perdu quelque chose que je croyais que je ne ressentirais jamais. Et vous savez quoi ? Et bien toujours grâce à vous je suis sûre de ne plus jamais le ressentir. Alors sincèrement si vous me donner l'occasion de vous donner une bonne raclée, je m'en donnerais à coeur joie !"

Son frère n'était toujours pas là, il devait être encore avec les autres filles, peut être à s'amuser. De toute façon, il ne comprendrait rien à ses paroles. Elle ne savait pas si le corbeau avait passé la commission à son frère qu'elle était passée et plutôt en sang ... Ce fameux soir où elle avait tant eu besoin d'un frère et qu'il avait passé sa soirée avec cette pute qui était en face d'elle ! Hime transformait toujours sa tristesse, ses larmes en colère et cri, elle n'avait toujours pas compris comment ouvrir simplement son coeur. Ce n'était pourtant pas compliqué de dire : "Kyoshi, j'ai besoin de mon frère." C'était ce qu'elle aurait du faire il y a une année, au lieu de cela elle menait encore plus la vie dure à son frère et elle attendait avec impatience le jour où elle pourrait se venger de cette louve ! Bon le seul réel moyen pour elle de se venger se serait de lui mettre une balle dans une jambe ou un bras, pas un vrai combat. Mais bon ce serait déjà cela.
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Hyuga Faust

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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   Jeu 3 Juil - 14:45

La jeune fille a proximité de lui avait tourné la tête instantanément, comme si sa phrase avait brusquement stimulé une partie de son cortex cérébral. Son regard de braise, l'examinait de haut en bas et sur son visage se lisait une sorte de dedain, de dégoût. Quoi encore ? Elle n'avait jamais vu une personne trempée de sa vie ? Elle même était mouillée, et l'eau coulait a flot de sa longue chevelure, sur le tatamis. Faust resta perplexe, mélangé entre la curiosité et la colère. Puis il vit ce sourire. Un sourire muet, impossible a identifier. Evidemment avec une yankee il faut s'attendre a tout. Après tout il en avait déja vu beaucoup des racailles dans son genre, a Londres vers Cambden Market, ou a Bombay, vers ces colonies ravagées par la pauvreté. Ce sourire, pour lui, c'était soit le début d'une provocation, soit une forme de compassion, ce qui était plutôt rare de la part de ces gens a la réputation violente. Puis elle parla, avec cette air de modernité insolente qui se lisait sur son visage, ce visage narquois, emprit aussi de cruauté.

"Alors va voir si on y est, les mecs dans ton genre non rien à foutre ici."

La phrase brûla Faust de l'intérieur, comme cette première gorgée de vodka que vous prenez, et qui en descendant lentement dans votre oesophage, vers votre estomac qui se crispe rien qu'a la sensation d'accueuilir ce vulgaire alcool de pomme de terre a 37°, vous procure cette sensation d'irradier de chaleur, de se mettre en combustion, de brûler sur place. Mais ici, Faust n'allait pas devenir saoûl et se mettre a écrire frénétiquement ou jouer sans fin de sa guitare, ou même a danser le rock tout seul comme un demeuré. Cette chaleur qui l'irradiait, qui se dégageait de lui, lui brouillait la vue, lui cognait la tête, comme un woodpecker, accélérait son rythme cardio-vasculaire. Oui, cette chaleur, il la sentait, elle lui procurait puissance, aveuglément, mais une incroyable sensation de pouvoir. La colère. Vice auquel il faut absolument pas céder. Cette phrase, c'était typiquement le jugement de quelqu'un qui était profondément stupide, au point de juger quelqu'un sur un a priori. Un jugement basé sur une opinion, un jugement de pacotille...

*Saleté de sophiste*

En temps normal, Faust n'aurait pas été affecté du tout par une provocation aussi lamentable que celle-ci. Ce n'était qu'un appel a la bagarre. Il en avait vu d'autres des yankee. Il avait été au poste plusieurs fois, quand il venait de perdre sa mère, pour avoir réduit en bouillie un de ces petits pourceaux qui tentait de l'embêter. Le tout, était de garder son calme, respirer, inspirer, expirer, et d'ignorer. Ignorer c'est comme nier l'existence de quelqu'un. Ne pas voir que cette personne existe, sous forme matérielle. L'effet procuré est jouissif bien sur, le destinataire étant pris d'une furie digne de Poséidon, tapant du pied, cherchant encore plus loin a regagner son existence, que l'on détient maintenant dans la paume de sa main. C'est ce que Faust aurait fait, s'il la colère n'avait pas pris le dessus. Mais ici, notre géant en avait assez. Assez de jouer la carte du silencieux. Assez de prendre tout sur lui-même. Au bout d'un moment, la machine molle explose. Le système ne fonctionne plus. Les valves se cassent une a une. Progressivement, le virus se propage réveillant une a une toutes les douleurs qui avaient été refoulées. Une sorte de mystère remixé de l'inconscient de ce cher Freud.
Après tout, Vian avait raison. Il n'y a seulement deux choses : l'amour, de toutes les façon, avec les jolies filles, et la musique. Tout le reste devrait disparaitre, car le reste est laid.

Quoi ? Etait-il devenu fou ? La colère lui était montée a la tête. Les toxines de "poing dans la figure" et "répliques cinglantes" étaient propagées dans son sang. Allait-il vraiment perdre contrôle de son entité ? Il n'en pouvait plus de toute cette rage, et injustice accumulée. Il fallait bien qu'elle sorte. Et tant pis si cela démarrait une bagarre. Il avait deux poings, mesurait 1m79, et était plutôt résistant, au vu de ses précédentes altercations. Et la beauté divine qui restait de marbre a l'autre bout de la salle, ferait surement quelque chose si elle le voyait en piteux état. Il ouvrit alors un regard différent. Pas ce regard enfantin et rêveur qui admire la beauté. Ce regard qu'il avait cultivé quelques années auparavant, intimidateur et perçant. Ses yeux aux pupilles flamboyantes de haine, fixaient la tête de la yankee, qui avait nonchalamment repris sa conversation pittoresque par ses propos.

C'est pile le moment, ou le singe revint a la charge. Il mordit son cou, puis se posta sur son épaule, un air vicieux sur son visage. Il lui sussura quelques mots a son oreille, les yeux brillant de machiavélisme. Faust avanca, et arrivé au milieu de la lupine et de la yankee, s'avanca vers l'un des murs du dojo, ou il s'assit contre.


"Garde tes sarcasmes pour toi, la yankee. Je suis déja épaté que tu aies pu aligner trois mots sans faute, vu le niveau de ta conversation."

Ca faisait du bien. Son entité était un peu plus apaisée et il faudrait se controler maintenant pour limiter la casse. Certes il était encore en colère, mais il s'attendait déja a la provocation yankéenne. Il l'ignora alors et son regard rougit se tourna vers la louve, toujours de marbre.

"Etes vous un Dieu ?"

[HRP : Désolé d'avoir sauté ton tour Ira :s ]
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MessageSujet: Re: {Dojo} 8 avril, 20h20 -   

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{Dojo} 8 avril, 20h20 -
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