Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 Over the rain(bow); Dim 08 Avril, 20h~~

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Tsuyosa Heartgreaves

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MessageSujet: Over the rain(bow); Dim 08 Avril, 20h~~   Dim 25 Mai - 13:43

Citation :
En vérité, à moins que nous ne nous décidions à décentraliser et à utiliser la science appliquée, non pas comme une fin en vue de laquelle les êtres humains doivent être réduits à l'état de moyens, mais bien comme le moyen de produire une race d'individus libres, nous n'avons le choix qu'entre deux solutions : ou un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme); ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique rapide en général et de la révolution atomique en particulier, et se développant, sous le besoin du rendement et de la stabilité, pour prendre la forme de la tyrannie-providence de l'Utopie. On paie son argent ou l'on fait son choix.

Aldous Huxle, Préface du meilleur des mondes.

Tsuyosa reposa son livre et regarda autour d'elle. Elle n'avait pas pu continuer sa lecture, pour cause, la pluie avait taché les caractères, qui s'étaient mêlés entre eux dans une anarchie la plus totale. Mais, si l'on passait outre la colère ou la frustration qui pouvait monter dans le ventre à ce moment là, on pouvait aussi s'amuser à voir toute cette encre qui coulait, inlassablement, vers le bas de la page, comme attirée vers le sol. Et le texte structuré devenait soudainement une équation étrange, dépourvue de matière et de rigidité. Le spectacle était d'ailleurs tellement prenant, que la jeune asiatique en oubliait de rentrer. Non pas que la pluie la dérange particulièrement, mais sa santé, plutôt fragile, lui causait des torts trop souvent; aussi devait-elle faire attention à son mode de vie. Mais, comme toujours, ses caractéristiques physiques lui passaient au-dessus de la tête, tellement son mental était absorbé et concentré sur une chose totalement obsolète. Entre autres des caractères noirs sur une page blanche qui fondaient comme soumis aux lois de l'attraction terrestre pour la première fois de leur "vie" . Et pourtant, elle aurait dû. Ses cheveux trempés coulaient sur son visage, chatouillaient son cou, et refroidissait toute sa peau. Aussi ressemblait-elle à un esprit, maigre, figé; ombre vacillante sous les eaux, mais pourtant immobile. Ce qui n'était qu'à moitié faux d'ailleurs. L'adolescente avait toujours tendu à ressembler à tout sauf à un humain. S'il fallait se rapprocher des morts pour qu'on lui fiche la paix, alors elle le faisait.

Mais elle finit par relever le visage. Pourquoi ? Peut-être le bruit de la pluie s'écrasant sur les dalles de pierre chaude, peut-être l'odeur de la nature dans ces moments-là. Ou tout simplement à cause de cette impression d'être observée. Impression qui venait souvent depuis qu'elle était dans le pensionnat. Non pas que ça la gêna, mais elle y trouvait un léger intérêt. Bien sur, Tsuyosa se doutait que son imaginaire s'emballait régulièrement mais c'était tout de même une impression bien tenace, comme un chat qui surgit de la nuit pour y re disparaître en quelques secondes. C'était furtif, c'était discret, et ça allait vite. Très vite. Mais pas autant que sa rencontre avec le sol lorsqu'elle se releva. Maladresse ou autre chose, elle se retrouva le nez dans le gravier en moins de temps qu'il ne le fallait pour dire ... pour ne pas dire grand chose.

Mais elle était si bien, là, au sol, qu'elle y resta, se tournant sur le dos. Elle ferma les yeux et profita de tout ce que la nature pouvait apporter à ses sens. La caresse de la pluie, son odeur, son crépitement. Cette mélodie était accompagnée en main de maître par le bruissement des arbres.

Pourquoi se serait-elle relevée à ce moment là ?
Pourquoi vous, vous vous relevez toujours quand vous tombez à terre ?
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Wells Dosan

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MessageSujet: Re: Over the rain(bow); Dim 08 Avril, 20h~~   Mer 28 Mai - 1:08

Tout juste cinq heures qu’il était au Japon et il en avait déjà par-dessus la tête. L’archipel nippon puait le renfermé. Tous ces niaks, pâles comme des culs, avec leur style pimpant. De grossières contrefaçons occidentales, reproduites encore et encore, jusqu'à l'écoeurement. Des siècles de consanguinité en avait fait des robots de chair parfaitement calibrés et subordonnés au grand ordinateur culturel. En ce sens, Pearl Harbor aurait été le summum de la négation individuelle. L’aberrant sacrifice de soi sur l’hôtel d’une hallucination collective nommée nation, et ce dans le seul but de contrer une force nettement supérieure qui alors ne représente pourtant aucun danger. Même en théorie, c’était dément.
Un atavisme si brutal, si agressif qu’il ne pouvait en aucun cas le supporter sans une prise régulière de stupéfiants.

Respirer l’air vicié de ce foutu pays était encore plus insupportable que lasser ses chaussures le matin. Dosan n’était pas branché sushi, sashimi. Pour tenir le coup jusqu’à demain, il allait devoir boire, et du raide. La bouteille d'Absinthe qu'il serrait dans la paume de sa main allait une fois encore lui sauver la mise. Il devait au plus vite trouver un compagnon de défonce, ou il courrait au devant de graves ennuis.
Comme d’habitude, c’est de la profondeur des limbes que surgissait l’espoir. Une pluie battante, des allées sombres, et là, au milieu de ce décor, un « strange fruit » allongé sur les graviers détrempés du parc. Une vision béatifique de la foncedé surgissant de chaos glauque d’un lieu sans âme.


* Seigneur, je n’en attendais pas tant *

Par sa seule présence, cette jeune fille plongée dans un bad surnaturel, affirmait plus qu’ostensiblement les valeurs fondamentales de la culture psychédélique. Une allégeance inconditionnelle au formidable voyage introspectif qu'apporte une frénésie de drogues. Cette apparition dégageait une étrange aura qui semblait à elle seule perturber l’harmonie (certes précaire) du lieu. Même Dosan, pourtant pas très "trip cosmique", percevait le malaise. Il y avait quelque chose de profondément vivant dans cette scène. Une sorte de pulsation élémentaire émanait de ce corps glabre et semblait nourrir de son essence la terre même. Il venait de mettre le doigt sur quelque chose d'important, ça ne faisait aucun doute. Tout autour, la nature flétrissait sous le regard impassible de son créateur, et elle, elle se trouvait dans le vortex, l'oeil du cyclone. Comme si en concentrant toutes les souillures, elle avait fini par les annuler. Mais cela était-il vraiment sans conséquence ?

Si tous les chemins mènent à Rome, un seul conduit à la vérité. Il devait aller lui poser la question directement. Une approche franche et sans détours était-elle recommandée dans ce genre de cas ? Rien n'était moins sûr. Vingt heures passées, et l'alcool avait déjà, insidueusement, pondu son oeuf dans son esprit qui ne serai bientôt plus qu'une plaie béante, ouverte à toutes les pensées qui daigneraient s'y traîner. Le temps lui manquait. S'il voulait connaitre le pourquoi du comment, il devait agir. Il s'avança donc, sans idée précise sur ce qu'il allait bien pouvoir dire. Les escuses bidons se bousculaient dans sa tête, mais il n'arrivait pas à s'en saisir. Le vide était toujours plus gourmand. C'était une bataille perdue d'avance. Déjà il arrivait devant l'illustre inconnue. Il se laissa tomber mollement à coté d'elle. Devançant sa propre pensée, ses lèvres se mirrent à articuler des mots qu'il découvrait au moment ou il leur donnait vie.


"Ca s'est une soirée à vous dégouter du monde. Devant ce genre de spectacle, comment ne pas se sentir vaincu d'avance ? Enfin, moi j'dit ça, mais j'suis déjà perdu pour la vie. C'est peut-être différent pour toi..."

Il porta la bouteille d'Absinthe à ses lèvres et en avala une gorgée. Tel un feu liquide, il la sentait lui labourrer l'oeusophage. La "fée verte" n'avait décidément pas usurpé sa réputation.

"A quoi tu penses ?"
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Tsuyosa Heartgreaves

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MessageSujet: Re: Over the rain(bow); Dim 08 Avril, 20h~~   Jeu 29 Mai - 13:39

Aux crépitements de la pluie et au chant des arbres d'ajouta le pas et la respiration d'un homme. Il sentait bon. Ou plutôt, elle le ressentait bien. Elle n'avait pas levé les yeux, pas bougé un membre, pas cillé une seconde, et elle éssayait déjà de l'imaginer. Son pas, le bruissement de ses vétements, son odeur de sable et de plage étaient étrangers. Rien à voir avec la démarche discrète et aseptisée des nipons. Une odeur douce-amer, mêlée à celle de l'acool. Même si la bouteille dégageait une odeur concrète plus forte que la sienne, la jeune fille ne se concentrait que et uniquement sur l'humain.

Et elle leva le regard.

De l'or et de l'eau. Perdus quelque part ailleurs. Sûrement pas ici. Et elle, depuis son brouillard occulte, ses sentiments glacés et ses impressions brouillées par une multitude de miroirs différents, le fixait. Il ne venait pas du même monde et pourtant il lui ressemblait déjà tellement. Seuls sous la pluie, anonymes et pourtant reconnus, deux regards vides de sens. Oui, vide de toute signification pour le reste du monde. Sauf eux. Seulement voilà, elle lisait dans l'eau ce qu'elle ne pouvait pas comprendre, comme une enfant de 2 ans se concentre sur les caractères noirs et blancs d'un texte en grec ancien. Pas d'ici, pas de là, mais bien d'ailleurs. Etait-il seulement vivant ? Etait-il une invention de son imaginaire ? Une sorte de double opposé ?

Pourtant, sa voix, elle, perçait bien dans l'air, concrète et grave. La voix de celui qui hurle à la défonce. La voix de celui qui rejoint sa propre réalité grace aux bouteilles et aux aiguilles. Un point en commun, elle aussi aimait les aiguilles, mais pas pour la même raison. Elles étaient ses amies, ses compagnes de torture, d'expériences. Elle experimentait les effets des produits, et lui il s'en enivrait.

Et il parlait, il parlait. A elle? Qu'importait. Elle n'avait pas écouté. Rien, pas un mot. Il s'allongeait près d'elle. Elle ne cherchait même pas à savoir si il lui avait fait une quelconque proposition ou non. Qu'avait-elle à craindre, honnêtement ? Quelques mots, cependant, avaient été capté par l'esprit de la charismatique lady.


" A quoi tu penses ?"

Elle répondit, automatiquement.

" A toi. "
Car telle était la vérité. Elle aurait pu réflechir, veiller à ne pas passer pour une idiote, mais à quoi bon ? Peut-être que le language qu'elle employait ne lui serait pas compréhensible. D'un geste, elle attrapa la bouteille et trempa ses lèvres de liquide. C'était fort. Trop fort pour elle.
Mais une question revenait : était-il humain ? La réponse était à portée de main. L'asiatique se hissa mollement sur ses bras et se laissa retomber sur la poitrine de l'étudiant. Il avait un coeur qui battait au rythme endiablé de la vie.


" Et toi?" Lâcha t-elle sans bouger, toujours à l'écoute de cette musique du corps.
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Wells Dosan

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MessageSujet: Re: Over the rain(bow); Dim 08 Avril, 20h~~   Dim 1 Juin - 0:14

"A toi"

Les mots de la jeune fille lui transpersèrent l'âme. Qu'avait-il bien pu faire, lui, pauvre mortel pour éveiller l'intêret du ciel? Il sentit la divine tête se serrer contre sa poitrine. Elle venait de l'entraîner au coeur de son monde. Un monde où la raison est inutile, obsolète, comme dépassée par une réalité nettement supérieure. Ici, ce n'est pas la vie, c'est autre chose. Un champ électromagnétique dense, palpable, qu'aucun des cinq sens ne suffisait à persevoir. Quand les lois physiques ne suffisent plus à accéder à la conscience, l'homme abandonne, mais l'artiste, lui, a la possibilité d'aller plus loin. Sa perception multispectre lui permettait de transander les grossières réalités accécibles à l'esprit humain. Passer outre l'épais brouillard de l'opinion et du préjugé qui le séparait du monde éthéré. Il allait enfin pouvoir goûter au fruit juteux de la vie, dans toute sa brutallité et sa fraîcheur. La formidable énergie qu'il avait vu plus tot se dégager de cette étrange présence, affluait à présent dans son corps. Il la sentait déferler à travers ses veines, tel un raz de marrée d'allégresse. Il ne faisait désormais plus aucun doute quant à l'identité de la mystérieuse apparition.

Il s'agissait d'une muse, sa Muse, Casioppe. Dosan frémit à cette idée. Nombre d'artistes avaient loué leur Muse encore et encore, leur sacrifiant jour après jour une part d'eux-même, dans un fanatisme aveugle, jusqu'à finir complètement vidé de leur essence. Leur indifférence avait consumé des générations d'auteurs, les relégant au rang d'âme creuses, sans talent, pissant l'encre à volonté, mais demeurant impuissants face à elle-même. Et lui, un branleur notoire, ayant toujours fuit les chimères vampiriques de ses paires, se retrouvait, sans un effort, touché par les doigts d'or de la félicité. La vie l'enlassé dans ses bras et lui n'osait pas dire merci.

Il sentait la fille de Zeus se presser contre son coeur, à l'en faire exploser. Elle était tombée du ciel, pour se retrouver dans ce lieu étrange, si loin de l'Olympe et de ses fastes. Après avoir brisé tant de destins, quel élan de sadisme pouvait bien la pousser, à arracher encore un fois, un mortel à sa douce existance. Fini Adam, fini les jours insouscients dans le jardin de Papa. Il était désormé l'esclave d'une force dont il ne pouvait persevoire que la partie émergé. Mais pourquoi ça ? Pourquoi lui ? Les questions qui se bouscullaient dans son esprit ne trouveraient jamais de réponse à sa portée, il en était bien conscient. A quoi bon savoir ? Le fait qu'elle soit là pour lui, c'était déjà plus que miraculeux. Presser le destin, s'était prendre le risque de l'éffaroucher, de le contrarier et finalement de le perdre. Non, lui il ne serait pas ingrat. Il profiterait de la perfection de ce doux breuvage, jusqu'à sa dernière goute. Le contact ennivrant de ce corps céleste, le regard bienveillant de la Lune et cette pluie bénite qui venait sceller leur union. Tout semblait avoir été préparé planifié depuis des temps immémoriaux, en vu de ce moment précis.


"Et toi?"

En cet instant, la réponse parraîssait plus qu'évidente. Elle éclairait l'âme de Dosan à lui en faire brûler la rétine. Il sentit qu'une part de lui venait de migrer en elle. Une part qu'il allait pouvoir à présent contempler de l'extérieur. Il vivait un zénit rare et intense.

[Edit]

Trop intense. Il commençait à sentir ses muscles se raidir et se convulser. La vérité brute et impitoyable lui apparut soudain. Casioppe n'était pas simplement venue l'enlasser, elle venait récupérer son du. Cette félicité qu'il avait crue si proche lui était en réalite interdite par la chair. Ce don divin n'avait rien d'autre pour contrepartie que son existance même. En y repensant, c'était évident. Le ciel n'allait pas descendre pour lui après tout... Mais il ne se sentait pas prêt à tout arréter. Il n'avait pas encore assez vu pour ne vivre que de ses souvenirs. Le fabuleux soleil qui se tenait devant lui allait lui brûler les ailes s'il continuait à s'en raprocher. Doucement il se dégagea de la douce étreinte. La mort n'avait pas besoin d'un Icare de plus. Il lança un dernier regard à la jeune femme étendue sur le sol, la bouteille d'absinthe à la main. Il n'osa pas la reprendre. C'était la moindre des offrandes pour le courroux qu'il était sur le point de provoquer.


"Pas maintenant."

De ces deux mots tremblants semblaient jaillir tout le panel des émotions humaines. Peur, remords, joie, désespoir, colère, tout se succédait dans la tête du jeune homme qui sentait ses limites atteintes. L'embrasement était plus qu'imminent. C'est donc le coeur lourd qu'il tourna les talons et se mit à courir sans idée aucune sur sa destination. Il irait la ou le vent le pousserait, comme toujours.
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