Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexionGalerie

Partagez | 
 

 (i found out) 8 Avril a 20h20

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hyuga Faust

avatar

Masculin
Nombre de messages : 88
Age : 28
Localisation : Sur un nuage...
Date d'inscription : 14/05/2008

Fiche de perso
Classe: Artiste
PV:
60/60  (60/60)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: (i found out) 8 Avril a 20h20   Lun 2 Juin - 23:19

[ => Le Grand Hall ]


Ainsi il marchait, le regard perdu dans le vide, perdu dans la contemplation du néant qui semblait s'offrir a lui, dans la noirceur de cette soirée ou la pluie semblait s'abattre éternellement sur ce sol, rendu glissant et boueux. Si l'on regardait bien, et l'on ne regardait jamais assez bien, on aurait remarqué cette silhouette s'avancant lentement a travers le rideau de pluie qui recouvrait aujourd'hui cette partie du Japon.
Parce que tout d'abord, sa démarche avait l'air morose, lente, comme si cette être semblait être accablé par quelque chose. Mais surtout parce que cet être avait l'air beau. Une beauté simple, qui effacerait celle des multiples et riches ornements du manoir, trop apprêtées. Parce ses yeux cachent mal la douleur qui le tourmente de l'intérieur, que ses gestes cachent mal son impatience. Et ainsi de suite. Tant de lumières superposées sur un visage, cela le rend obscur. Clairement obscur. Il y a un vide dans son âme, vide qu'on ne pourrait enlever sans mourir aussitôt. On appelle ce vide, le manque, ou le désir. Le désir, dans cette nuit, ou la nature semblait exprimer une toute autre beauté a laquelle on pense. Ce n'était pas la beauté d'un radieux et rayonnant soleil, illuminant un paysage verdoyant et magnifique. C'était plûtot une beauté issue d'un aliage d'éléments, froids, mais resplendissant. Le ciel noirâtre, le vent s'engoufrant dans les feuillages des arbres, se balancant au rythme de la pluie, qui tombait du ciel, comme si celui-ci se dématérialisait petit a petit. Une pensée qui se resserre, l'air qui s'alourdit, un espace qui se resserre, c'est ainsi ce que voyait Faust a travers ses rêveries, qui se perdaient dans ce chaos magnifique.


" C'est vraiment une soirée d'une rare beauté "

Faust s'avancait vers la fontaine. Il avait entrevu quelques minutes plus tôt, deux formes qui semblaient être allongées sur la pelouse. Il avait cru distinguer un jeune homme blond avec une fille étendue sur sa poitrine. En connaissance de cause, Faust savait que le fait de les interrompre, même si le manque de substance semblait s'accentuer, serait très mal vu. Après tout, il détestait lui-même être dérangé avec une Charlotte qu'il avait déniché dans un bar, ou dans la rue. Il avait donc poursuit son chemin, espérant trouver un ou une élève qui pourrait lui offrir son Saint Graal, ne serait-ce que pour une soirée. Il s'assit prestement par terre, a côté de la fontaine, d'ou jaillisait un jet d'eau qui retombait dans une mare. Le vent se leva. Faust n'était qu'en chemise. Et dans la nuit absolue de la réclusion, la bouche et ls yeux ne font plus qu'un organe qui déchiquette l'air de ses dents transparentes. Ainsi Faust claqua des dents. Il se leva et vit son reflet dans l'eau. Il ne sait pas pourquoi, il se met a fredonner l'air de "Little Wing" de Hendrix. Dans l'eau il voit un jeune garcon, a la longue chevelure de jais, qui a son âge, qui regarde mais sans vraiment regarder, d'un regard songeur et égaré. Ils sont deux a présent, le camé et l'artiste.

* J'aurai du prendre un crayon et une feuille. *
Il frissonne et se rassoit par terre, fixant les cieux d'un oeil entrouvert.

" Putain, il fait froid quand meme... "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shin-Mu Ai

avatar

Féminin
Nombre de messages : 156
Age : 27
Localisation : Dehors... ?
Date d'inscription : 11/05/2008

Fiche de perso
Classe: Combattante
PV:
50/50  (50/50)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Jeu 12 Juin - 22:27

=> Réfectoire

Elle avait claqué la porte. Elle était sortie. Elle était de nouveau d’une humeur plus jovial. Le fait d’avoir écrasé cet abricot sur cette pauvre fille, qui au final n’était pas bien méchante, avait fait disparaître ou tout du moins en apparence son air grognon. Mais pour combien de temps encore. Ai n’était pas là depuis très longtemps et pourtant elle n’aimait déjà pas du tout cet endroit, les enfants qui arrivent dans un nouvel endroit comme en colonie de vacances n’aiment pas non plus les lieux tout nouveaux qu’ils fréquentent et puis ils s’habituent. Serait-ce pareil pour notre petite Chinoise ?
Dehors elle entendait le vent qui soufflait et la pluie qui tombait du ciel avec légèreté, l’invitant à sortir la rejoindre comme chantent les sirènes pour attirer les marins. Elle aimait être dehors. Elle aimait sentir le vent qui courrait sur sa peau en bousculant ses cheveux dans tous les sens. Les grandes étaient juste à côté d’elle, elle n’avait qu’à les pousser pour s’éclipser…
Autant dire qu’il ne lui avait fallut que peu de temps avant de se décider. Les gouttes qui dégringolaient sur son visage allaient se nicher un peu plus en aval. Elle ôta adroitement son gilet olive pour le placer au-dessus de sa tête en scrutant l’horizon de ses prunelles ternes. Elle croqua dans l’abricot entamé qu’elle tenait toujours en main et le jus coula dans son cou sans qu’elle ne s’en soucia. Elle n’avait plus envie de réfléchir, d’avoir de manière, d’être civilisée. C’était tellement ennuyant tout ça en même temps.
Ai n’était que peu visible dans le paysage qui se dessinait autour d’elle. Peut être que sa peau pâle et sa robe blanche qui s’humidifiait la rendait un peu plus voyante dans la nuit mais elle était menue notre petite chinoise, qu’on pourrait penser à un esprit qui se baladait en temps de pluie. La note de couleur à sa main et près de sa bouche laissait pourtant un assez gros doute en fait…


Elle s’avança dans le parc. Elle y était venue durant toute l’après-midi et le début de soirée. Ai n’avait finalement passé que très peu de temps à l’intérieur du manoir et le peu d’escale qu’elle y avait fait s’était révélée soit honteuse, soit un peu violente. Dehors par contre, elle n’avait eu aucun pépin à croire que les grands bâtiments muets n’étaient pas fait pour elle.
Au loin elle distingua quelqu’un. Elle le vit se s’asseoir doucement par terre et pour le peu qu’elle l’avait vue debout il lui semblait être un véritable géant par rapport à sa taille de petite naine. Elle l’observa. Il regardait le ciel. Elle fit de même. La pluie ruisselait toujours autant. Qu’est-ce qu’il faisait alors en train de regarder le ciel sous le pluie près à attraper un rhume des plus chiants à guérir, elle savait à quel point les mouchoirs savaient se faire aimer dans ces moments là.

Abricot en main, elle courut à pas léger vers lui sans un bruit. Son gilet olive toujours là pour protéger ses longs cheveux d’être totalement trempées. Elle se plaça juste au-dessus de lui, en plein dans son champ de vision. Le protégeant de la pluie. Elle lui tendit le deuxième abricot qu’elle n’avait pas encore entamé.


« T’as pas peur d’attraper froid comme ça ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hyuga Faust

avatar

Masculin
Nombre de messages : 88
Age : 28
Localisation : Sur un nuage...
Date d'inscription : 14/05/2008

Fiche de perso
Classe: Artiste
PV:
60/60  (60/60)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Ven 20 Juin - 15:50

Il était complètement absorbé. On aurait pu le croire mort, ou pétrifié. Il n'aurait pas bougé d'un pouce. Il s'était complètement adonné a l'environnement, une parfaite symbiose. Et a cet instant précis, il n'était plus seulement Faust. Il était aussi le vent, soufflant et parcourant chaque parcelle du territoire. Il était la pluie, qui s'abattait sur les épaules du monde, tel un mini-apocalypse, symbolisant la peine d'un être céleste qui perché du haut de son nuage, semblait pleurer sur la terre de toutes les larmes de son corps, de son entité. Il était tout, et il n'était rien. Et tout cela, était d'une beauté incommensurable. Ce qui se présentait a l'esprit de Faust était d'une rareté fantastique, capable de séduire même le plus critique des contemplateurs. On lui avait souvent dit qu'il était un idéaliste, un rêveur, que le monde se contrefichait de ses pathétiques visions du monde. Mais il ne le pensait pas. C'était faux, archi faux même. Le monde avait besoin d'êtres comme lui, qui étaient en mesure de retransmettre toute cette esthétique qui se dégageait, qui n'étaient pas soumis aux contraintes de notre époque. Les gens d'aujourd'hui ne se préoccupaient que de leur vie, et avait donc le regard recouvert par une sorte de filtre, qui les empêchaient de distinguer une beauté pareil. Pour Faust, etre un artiste, c'était etre en mesure de voir cette vision des choses et de les retransmettre, cette grace, cette beauté, et cette peur qu'elle inspirait. Il ne manquait plus que la came, et Faust, a la manière de Siddharta Bouddha aurait pu atteindre le nirvana lui aussi.

Mais quelque chose avait pertubé, interrompu l'osmose dans laquelle Faust s'était confortablement logé. Un élément extérieur, qui s'était ajouté a cette scène. Faust s'apercut que les gouttes ne lui tombaient presque voir quasiment plus dessus. Faust ouvrit les yeux. Et s'offrit alors a lui, une rivale de la nature. Une beauté toute autre. Une beauté indispensable. Une beauté feminine. Elle était petite, du moins c'est ce que Faust en déduisait assis par terre. Elle portait un gilet couleur olive sur sa tête, pour se protéger. Devant lui, elle avait l'air d'un ange, venu le délivrer. Son visage était beau, il en ressortait une sorte de gentillesse mélé a une forte personnalité, et une dureté du caractère. Faust se trompait peut etre, mais cela ne faisait que la rendre encore plus belle. Ses grands yeux le fixaient, lui, qui mourrait d'envie de lui dire, comme le bourgeois gentilhomme a sa demoiselle que ses beaux yeux le faisait mourir d'amour. Ses longs cheveux mouillés abritaient quelques gouttes, qui se laissaient glisser et qui retombaient, attirées par la gravité, sur Faust. Il pouvait voir le rythme paisible de sa respiration, qui le berçait agréablement. Elle parlait ! Il aurait pu l'écouter pendant des heures... Elle faisait un geste, elle lui tendait quelque chose , un abricot.



"T'as pas peur d'attraper froid comme ca ?"

"Je n'y avais pas vraiment pensé, a vrai dire... Faut dire que c'est quand meme une très belle soirée."

Il saisit délicatement l'abricot dans sa main, ne voulant pas faire de gestes brusques ou de lui faire malencontreusement mal. Son désir de came se faisait toujours sentir, mais la présence d'une femme, c'était aussi bien. Le vent soufflait, il faisait bouger gracilement ses cheveux. Faust était hypnotisé.

"Et toi, tu n'as pas peur d'avoir froid ?"

Il se releva, lentement, et s'assit sur le rebord de la fontaine. Il gouta l'abricot, qui était sucré et ses papilles gustatives s'en réjouirent. Il releva la tête et la fixa, les yeux dans les yeux.

"Comment tu t'appelle ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shin-Mu Ai

avatar

Féminin
Nombre de messages : 156
Age : 27
Localisation : Dehors... ?
Date d'inscription : 11/05/2008

Fiche de perso
Classe: Combattante
PV:
50/50  (50/50)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Ven 20 Juin - 18:55

Il l'observait avec une intensité perturbante. Comme si elle venait délivrer la princesse, en l'occurrence lui, d'un ennui qui se voulait mortel. Ai trouva même amusant le fait de presque l'envouter par ses paroles. C'était donc ça les gens de ce pays? Personne qui se ressemble et tout le monde qui s'assemble dans un manoir comme celui là? Elle était passée de l'associable, à la brute, à la tapette, à la niaise gentille et maintenant elle avait droit un grand rêveur qu'elle berçait de ses lèvres. Comme c'était attendrissant. La Chine n'était vraiment pas comme ça et pourtant les deux pays partageaient les traits principaux des asiatiques.

Effectivement la soirée était magnifique mais moins qu'en pleine jungle lui sembla t-il. Elle retira son gilet qu'elle gardait comme parapluie. Il commençait déjà à peser son poids et dans peu de temps il serait tellement mouillé que ça ne servirait à rien de le maintenir au-dessus de sa tête. Elle le laissa donc tomber, ne le retenant que d'une main et se mettant à observer le ciel. Elle apporta son abricot à ses lèvres pour encore une fois le déguster. Il avait un tout autre gout sous la pluie, caressé par les gouttes d'eau il était plus prompt à offrir de nouvelles saveur à notre petite chinoise aux yeux noirs.

Le voilà qui bougeait. Il se releva pour s'assoir sur le bord tout en laissant ses lèvres s'entrouvrir une nouvelle fois et laisser sortir une voix timbrée qui ne se voulait pas bruyante. Tant mieux, elle n'aimait pas les hystérique à grosse voix qui prenait plus la tête qu'autre chose.
Ses iris plongèrent sans aucune gêne ou quelques autres idées en tête pour le regarder alors qu'elle finissait de mâcher le fruit juteux.


"Je suis Chinoise, là bas il pleut assez souvent. J'ai l'habitude."


Le regard de ce nouvel inconnu se fixa dans le sien. Elle aurait presque pu en être déstabilisée si elle n'avait pas ce petit orgueil qui lui disait de garder fierté et les pieds sur terre durant n'importe qu'elle situation. Plus doucement, laissant presque le clapotis de la pluie recouvrir ses paroles. "Je ne suis pas du genre très familière alors pour le moment ça sera Shin-Mu."

Elle se sentait légèrement mal à l'aise. Il lui semblait bizarre. Il la regardait avec trop de... d'un quelque chose qu'elle n'identifiait pas et qui était effrayant. Il ne semblait pas méchant. Mais il était assez grand, pas un géant non, juste une vingtaine de centimètres de plus. Lui qui était assit lui arrivait déjà facilement au dessus de l'épaule. Alors imaginez ce que cela donnerait lorsqu'il se lèverait... Elle pourrait monter sur le rebord de la fontaine pour le surpasser à la limite. Elle lui offrit un sourire qui n'en n'était pas vraiment un car caché pas son visage. Et oui, la petite Ai était loin d'être une adorable jeune fille souriant à tout bout de champ et prenant des airs de kawai, ça très peu pour elle.

"Et toi?"

Elle aimait bien ses prunelles. Elles étaient plus claires.

"Je t'aurai bien prêté mon gilet mais tu rentrerais pas dedans, regarde tu as la chair de poule non?", elle pointa du doigt l'avant bras du jeune homme d'un air de rien du tout.

Ai se recula, faisant mine de réfléchir en le regardant. En fait elle ne faisait que le mater en fourrant des idées à droite à gauche sur son passé. Déjà il ne devait pas être un ancien du lycée sinon il l'aurait probablement envoyé paitre avec un regard mauvais. Il devait être un peu plus vieux. Un peu plus blasé. Un peu plus désenchanté. Un peu plus écrasé par la vie. Roh c'est vraiment pas beau ce visage du monde.

Elle s'assit par terre.
Elle leva les yeux au ciel.
Elle referma ses paupières.

Pratique, on ne voyait pas que des larmes coulaient même peu nombreuses alors qu'elle souriait enfin. Les jambes croisées au sol, l'air d'un petit moine qui se laisse bercer par la nature sans faire attention.


"C'est bon de ne pas réfléchir... hein."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hyuga Faust

avatar

Masculin
Nombre de messages : 88
Age : 28
Localisation : Sur un nuage...
Date d'inscription : 14/05/2008

Fiche de perso
Classe: Artiste
PV:
60/60  (60/60)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Ven 20 Juin - 19:55

Elle parlait avec délicatesse, il ne décelait ni violence, ni haine dans ses paroles. Il buvait ses paroles, il ne voulait pas en perdre une goutte. Il éprouvait une sorte d'incroyable vague de bonheur, mêlée a la sympathie qu'il ressentait vis a vis de cette jeune fille, qu'il ne connaissait que depuis quelques minutes. Peut être était-ce parce qu'en réalité, il la trouvait resplendissante sous cette déferlante de la nature, qu'elle était cette beauté qui rayonnait vraiment sous une autre beauté, celle de l'environnement. Si un tableau de la beauté devrait etre fait, il serait sans doute celui la, celui de cette fille qui sous un déluge, semblait rayonner. A sa manière d'être, elle lui rappellait un peu Albe , dans "La femme a venir" de Bobin. Elle continua a lui parler. Elle n'avait donc pas froid, et elle était chinoise. Malgré cela, Faust se sentait dans l'obligation de la protéger, simple reflexe de gentleman, tel qu'il l'avait toujours été. Malheureusement lui n'avait pris aucune veste ou gilet.
Faust fixa ses prunelles. Elles étaient plus sombres que les siennes. Cela renchérissait le mystère qui semblait se dégager de cette fille. A chaque seconde qui passait, il trouvait son interlocuteur de plus en plus beau et aimable. Elle lui donna enfin son nom : Shin-Mu. Il ne prit pas mal le fait qu'elle veuille préserver son identité. Après tout, pourquoi s'ouvrir a un parfait inconnu? Son apparence jouait en sa défaveur, il le savait. Malgré cela, il essayait son maximum pour sembler le plus sympa possible. Il surprit alors un sourire sur le visage, qui était pourtant impassible, de celle qui semblait évoquait en lui une déferlante de sentiments. Faust se surpris alors a frissoner. De plaisir, de bonheur, de froid? Il ne le savait pas. Tout ce qui comptait a présent c'était de continuer a contempler Shin-Mu.


"Ravi de te rencontrer. Moi c'est Faust. Faust Hyuga"

Et tout cela avec un grand sourire. Le sourire de trouver enfin quelqu'un dans ce maudit manoir, qui soit sympatique et qui ne le considère pas comme une sorte d'alien sortit d'on ne sait ou. Elle lui fit remarquer qu'il avait la chair de poule.

"Ne t'inquiètes pas pour moi...J'aime beaucoup la pluie, et je suis résistant. Etant indien, moi aussi j'ai l'habitude qu'il pleuve."

Elle recula, sans doute pour se donner reflexion sur cet énergumène, lui en l'occurence, qu'elle venait de rencontrer. C'est alors qu'elle s'assit par terre, leva les yeux aux ciel et referma ses paupières. Exactement comme lui aimait faire, comme il venait de le faire avant qu'elle arrive. Sous la pluie, il distingua cependant une ou deux larmes sur son beau visage. Il était observateur, mais peut etre que ce n'était qu'une illusion. Elle prononca alors cette phrase.

"C'est bon de ne pas réfléchir...hein."

Il n'en croyait pas ses oreilles. Lui qui pendant dix-huit ans d'existence avait cherché quelqu'un qui ne le trouve pas bête par ses actes, ou bizarre par ses manière, voila qu'il venait de trouver une personne qui appréciait les mêmes choses que lui, les petits plaisirs de la vie, comme celui de fermer les yeux et de se laisser envahir par ce qui nous entoure, que ce soit sous la pluie ou un rayonnant soleil, que l'on soit triste ou heureux. S'adonner au monde, sans réfléchir... C'était son leitmotiv !
Il la surplombait de haut, et elle semblait petite assise par terre. Il voulait ressentir ce qu'elle ressentait. Il voulait partager cette expérience avec elle. Alors avec délicatesse, il se leva, et vint s'assoir a côté d'elle, fermant les yeux aussi, un sourire rêveur se dessinant sur son visage.


"Oui...C'est tout ce qui fait la beauté de la vie...Se vider de ses pensées, qu'elles soient noires de tristesse, ou heureuses. Cesser de réfléchir, et juste se laisser porter par ce qui nous entoure..."

Il était bien a côté d'elle. Il aurait voulu que rien ne change, que toute sa vie se déroule ainsi.

"A quoi tu penses ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shin-Mu Ai

avatar

Féminin
Nombre de messages : 156
Age : 27
Localisation : Dehors... ?
Date d'inscription : 11/05/2008

Fiche de perso
Classe: Combattante
PV:
50/50  (50/50)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Sam 21 Juin - 12:41

Il lui semblait être un bon garçon comme elle rencontrait peu. Au temple il n'y avait pas ce genre de rêveur dont elle-même ne faisait pas parti. Elle ne connaissait que des obsédés du combat, de la discipline et des ordres. Mis à part Bai ce jeune homme devait être sans nul doute un des rares avec qui elle parlait vraiment. C'était tellement rare qu'elle accepte une conversation avec un garçon. Eux qui étaient tous bêtes, sans retenu et totalement dépourvu de ce petit truc que garde les filles dans leur coeur même élevée par le sexe masculin uniquement.
Elle l'entendit se mouvoir. Il venait se mettre à côté d'elle en se plaçant exactement comme elle l'était, elle le savait car Ai venait d'ouvrir un oeil afin de regarder justement où il allait. Cela aurait paru un peu con de parler toute seule sous la pluie, assise par terre.

Si elle avait été un sucre, son corps se serait déjà bien dissout depuis un bon moment. Trempée. De la tête, jusqu'au pied. Ai n'était pas dérangée mais la proximité des vêtements qui collent au corps et ses cheveux qui commencent à peser tout en se collant à sa peau fraîche, cela n'était pas très agréable. Autant sortir d'une piscine totalement mouillée après avoir sauter dans l'eau toute habillée pouvait lui paraitre amusant, autant là elle se sentait mal à l'aise.

Elle avait refermé les yeux tout à l'heure et les rouvrit.
Elle tourna la tête et l'observa.

Il avait l'air d'un enfant comme ça. Un adorable bambin qui profite d'un nouveau jeu reposant mais drôle. Il suivit des yeux ses lèvres qui bougeaient. Ce soir ils étaient sur la même longueur d'onde. La pleine lune peut être?
Les mèches, de sa nouvelle connaissance, désordonnée et collante parcouraient son visage angélique. Il était donc indien, lui aussi venait de loin? De l'autre côté de la mer... Elle eut un de ses gestes tendres qui étaient si rare. Sa main caressa la joue qui se dessinait devant elle tout en repoussant les mèches de chaque côté de sa frimousse.

Ai fut elle-même surprise par autant de gentillesse. Depuis quand était-elle douce avec n'importe qui? Elle se rappela l'abricot écrasé contre la tête de la nouvelle et poussa un murmure soupir de soulagement. C'est bon elle ne devenait pas un bisounours, elle était seulement attendrie.
La chinoise se releva, l'herbe trempée commençait à se transformer en boue.
Elle ne répondit pas à sa question. Ce à quoi elle pensait? Cela ne regardait qu'elle après tout et puis il y avait trop chose. Et ça ne devait pas l'intéresser réellement ce gars, c'était juste une façon de prolonger la conversation.

Elle lui tendit amicalement le bras pour l'aider à se relever.


"Tu viens? Qu'on aille s'abriter un peu quand même."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hyuga Faust

avatar

Masculin
Nombre de messages : 88
Age : 28
Localisation : Sur un nuage...
Date d'inscription : 14/05/2008

Fiche de perso
Classe: Artiste
PV:
60/60  (60/60)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Sam 21 Juin - 14:31

Faust était empli de ce sentiment d'euphorie, sentiment qui est si rare de nos jours. En effet, alors qu'il avait cesser d'avoir tout espoir, après voir rencontré ce petit nerveux dans le manoir, de trouver quelqu'un avec qui il se sente bien, avec qui il pourrait même devenir ami, il venait de trouver en cette jeune et radieuse fille, la manifestion vivante même de ce qu'il cherchait : quelqu'un qui ne se prenait pas la tête, qui ne parlait pas pour rien dire, qui aimait tout bonnement ce qu'il aimait lui.

Cette jeune fille était un monde a elle même, un monde que Faust aimait.
Shin-Mu ne répondit pas a sa question, et Faust comprit qu'il s'était montré un peu indiscret. C'est vrai, si elle ne voulait pas lui dévoiler totalement son identité, il était encore plus bête de lui demander ce qu'elle avait a l'intérieur d'elle-même. Cela lui fit penser un peu au portrait de Dorian Grey. Cette jeune fille, par son existence, était un tableau, mais un de ces tableaux qui a la fois par la dureté a les déchiffrer, vous emplissent d'émoi et d'admiration. Et sous cette pluie, ce déluge, les yeux toujours fermé, savourant chaque instant qui passait, Faust sentit son coeur battre un peu plus vite dans sa poitrine. C'était surtout l'émotion, lui qui avait toujours été peu compris, de la trouver elle. Il ne fallait pas s'y méprendre. Il avait beau être doux et gentil, ce n'était pas une lopette. C'est juste qu'il savait apprécier, et ressentir, ce qui valait la peine d'être ressenti, et ce n'est pas tout les jours que l'on trouvait ces qualités chez quelqu'un ! Par le même refus de répondre, Faust respecta son interlocuteur, qui lui avait en quelque sorte soufflé dans son esprit l'idée qu'il doive lui-même essayer de la comprendre.
Les yeux toujours fermés, Faust était aux anges a côté de cette fille avec qui il se sentait si proche, et pourtant si loin...

Soudain, il sentit quelque chose sur sa joue. Une main, qui le caressait avec tendresse, qui repoussait ses longues mèches ondulées qui s'étaient éparpillées sur son visage. Sa main était douce et agréable, et il eut l'envie de la serrer dans sa main, contre lui. Mais cela aurait été malpoli et mal vu. Alors il se laissa faire, savourant plaisammentce geste qui voulait dire tant. Il ouvrit les yeux, en sentant Shin-Mu bouger. Elle lui tendait son bras pour l'aider a se relever. Se faisant alors le plus léger possible et en s'appuyant discrètement sur le sol, afin qu'elle ne fasse pas trop d'effort, il se releva. Elle lui semblait si petite, mais si précieuse a ses yeux. Elle lui proposait d'aller s'abriter. Il est vrai que ses vetements lui collaient a la peau, et c'était plutot désagréable. Il sourit, imaginant poursuivre la conversation et rester en sa présence encore plus longtemps. Il la regarda. Il se l'était répété plusieurs fois dans sa tête, mais il la trouvait vraiment belle. Ce n'était pas une beauté superficielle, comme la plupart des filles qu'il avait connu. C'était la beauté naturelle, celle de l'être, qui n'a pas besoin de tout ces artifices pour rayonner.


"Je te suis" , avec son éternel sourire de bambin, le sourire d'être enfin heureux, après si longtemps...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shin-Mu Ai

avatar

Féminin
Nombre de messages : 156
Age : 27
Localisation : Dehors... ?
Date d'inscription : 11/05/2008

Fiche de perso
Classe: Combattante
PV:
50/50  (50/50)
XP:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   Sam 21 Juin - 15:47

Il avait saisit sa main par pure politesse mais elle avait bien senti physiquement qu’elle ne l’avait pas aidé du tout à se relever. Il avait peur de la casser ? Elle qui pratiquait les arts martiaux depuis toute petite. Ah oui. Il n’était pas au courant de ce petit détail. De ce fait qu’elle n’était pas fragile pour un sous, son défaut étant peut être de manquer un peu de force mais par rapport à sa taille et son poids plume rien de plus normal en fait. Une fois debout il lui mangeait un peu plus d’une tête et elle devait lever la sienne pour observer son visage. Chose qu’elle ne fit pas. Elle savait exactement à quoi il ressemblait maintenant, pas la peine de le dévisager autant. Elle n’avait pas envie de jouer la carte de la provocation en risquant de le mettre mal à l’aide à force de regards.

Sa petite voix transparente allait presque lui arracher un sourire mais ce ne fut pas le cas. Gardant sa bouche sans gaieté et tristesse.
Shin-Mu attrapa alors vivement la main du jeune homme sans arrière pensé, sans ménagement car après tout il n’était pas vraiment un enfant. Et le tira d’un coup vers l’avant en entamant une course contre la pluie, comme pour la semée sur le chemin. Quand elle était rentrée au manoir elle avait pu observer par l’une des fenêtres qu’une sorte d’église ou quelque chose dans le genre se dressait un peu plus à l’Ouest du manoir. Curieuse elle avait envie d’aller justement vers là bas pour voir si l’édifice qu’elle avait vu était ouvert. Il ferait un bon abris. Et c’était toujours mieux que de rentrer au manoir.

L’ayant tout de même assez entraîné par la main, elle lâcha cette dernière. Et continua à courir à son rythme devant lui pour montrer le chemin, chemin qu’elle ne connaissait pas du tout et qu’elle expérimentait pour la première fois.
Ils devaient passer par la forêt pour cela, elle entra en première. Ai petite comme elle était n’eue pas de mal à se frayer un chemin car les branches des arbres étaient trop hautes pour pouvoir la gêner. Elle tenait ses longs cheveux dans l’une de ses mains car elle avait déjà expérimenté la chose en Chine et qu’ils s’étaient coincés au niveau de l’écorce d’un arbre, elle avait relativement bien eu mal à ce moment. Comme quoi l’expérience forge la prudence autant que le caractère, une fois mais pas deux ça c’était certain maintenant.

La petite chinoise se retourna pour voir si Faust la suivait toujours. Ses prunelles scrutant les bois sombres alors qu’elle ne distinguait pas grand chose. Les feuilles des arbres cachant le peu de lumière qu’offrait la Lune.


« Ça va t’arrive à suivre ? »

Elle ne le voyait pas et laissa sa phrase en suspend dans l’air alors que la pluie mitrallait le sol ambiant. Il y avait de la boue partout, rien de bien glamour mais rien non plus qui puisse la dégouter.


=> Chapelle

[je te laisse poster la suite dans un nouveau topic ici avec comme endroit la chapelle lol. voilà Wink ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: (i found out) 8 Avril a 20h20   

Revenir en haut Aller en bas
 
(i found out) 8 Avril a 20h20
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 7 avril : 204e anniversaire de la mort de Toussaint
» Extreme Rules - 25 avril 2010 (Résultats)
» 21 AVRIL 1971 /21 AVRIL 2010 DISPARUTION D'UN LEADER VISIONNAIRE !
» undi 27 avril 2009 FORCES OCCULTES, FORCES CULTURELLES A 969 mètres d’altitude
» Premier Avril

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat Ryuuketsu V2 :: Manoir Ryuuketsu :: Parc :: Pelouse, fontaines et lac-
Sauter vers: