Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 8 avril - 20h50 - Quelques part...

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Fukuda Yû

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MessageSujet: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Sam 14 Juin - 12:14

[premier post]

Ce manoir était immense et plutôt agréable à regarder…Bien qu’un petit quelque chose semblait gacher un peu cet aspect, un truc bizarre qu’il ne comprenait pas mais qu’il sentait...Enfin, grand, il ne pouvait absolument pas dire le contraire et c’était sans doute la première chose qui l’avait frappé en arrivant ici. Ça et le fait qu’il faisait nuit et qu’il ne savait pas grand-chose de l’endroit où il devait aller – et qu’en plus il ne faisait pas particulièrement beau mais bon, ça ne le dérangeait pas plus que ça.
Merci les petits mots sur lesquels étaient inscrit des gentilles salutations et un numéro de chambre - chambre 6. Mais pour pouvoir y accéder et utiliser la fameuse clé qu’on lui avait remit, il fallait trouver la dite chambre….Et ça n’avait rien d’évident. « L’aile des garçons ». Il avait crut entendre que les chambres à coucher étaient au premier étage…Alors il n’avait pas attendu dehors, ni dans le hall – non, bien sur il pourrait se débrouiller seul (mon œil !) – et avait monter le premier escalier qu’il avait croisé, mais le problème c’est que – il observa l’horloge qui lui faisait fasse et qui signalait les 20h45 – cela faisait une quinzaine de minutes qu’il tournait en rond – l’horloge en question, il l’avait déjà vu…

Le jeune homme s’intima au calme. S’énerver ne servirait à rien, perdre patience non plus…Mais merde quoi ! 15 minutes, un petit quart d’heure et il était déjà paumé ! Sens de l’orientation de merde, va, il devait avoir hérité ça de son père, tien !
Bien, il était allé à droite…il allait aller à gauche. Ce qu’il fit, avançant énergiquement dans les couloirs se ressemblant tous. Il allait avoir du mal ici visiblement…Avec un peu de chance il connaîtra tout le premier étage aujourd’hui et finirait par enregistrer le chemin, mais cela semblait compromit par le fait qu’il ne trouvait toujours pas les dites chambres et que comble, il ne se souvenait pas vraiment d’où il venait là.

Soupire. Il était de mauvaise humeur, déjà depuis qu’il était parti de son « chez lui », pas parce que sa famille lui manquerait ou une connerie du genre mais juste parce que sa petite sœur avait retenue ses larmes…Et il s’était retrouvé mal rien que pour ça, ce qui c’était transformer en honte et finalement en énervement – et le fait que maintenant, en plus, il ne trouvait pas ces foutues chambre dans se dédale de couloirs semblables les uns aux autres…Mais il devrait livrer un plan dans leurs papiers ça aurait été bien plus utile qu’une clé sans porte !

Yû s’arrêta brusquement, remettant sur son épaule son sac en bandoulière noir qui contenait certaine de ses affaires – les plus importantes selon lui… - Sa queue de cheval cessant de battre le rythme vif de sa marche.


« Mais qu’est ce que c’est cet endroit » lâcha t’il entre les dents avec un contrôle tout relatif.

Il venait de retomber sur l’horloge…Elle indiquait 20h50…Et il commençait vraiment à se demander si c’était bel et bien la même horloge que l’autre ou si elles se ressemblaient toutes exprès pour perdre les pauvres nouveaux élèves dans les couloir labyrinthique. Est-ce que ça signifiait qu’il était encore plus paumé qu’il le croyait ?

...

Nouveau soupire qui ne dissimula pas vraiment sa mauvaise humeur. Son visage restait stoïque bien qu’un brin stupéfait mais au fond de lui il bouillait. Tendu comme si il avait en face de lui un adversaire des plus coriace, il foudroya la pauvre horloge du regard comme si cela pouvait changer quelque chose – peut être exploserait elle sous l’intensité de son foudroyant regard marron ?

Mais où était ces chambres …
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Choio Kumiko
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MessageSujet: Re: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Sam 14 Juin - 21:08

>>Le Hall

La balade sans fin: c'est ainsi que l'on pourrait nommé le court passage de sa vie, ce long moment à déambuler dans les corridors. En fait, Kumiko y marchait depuis déjà une bonne demie-heure, tourna au hasard des itinéraires que les corridors porposaient. Toujours elle suivait un couloir et quelques mètres plus loin, rien que quelques minutes après, elle se retrouvait devant deux ou trois autres couloirs. Sans même s'arrêter, sans réfléchir, elle prenait l'une de ces nouvelles possibilités, arrivant plus loin à un "noeud" de couloirs. Il faut dire que les couloirs se ressemblaient tous - mais toutefois, ils étaient bien moins luxueux que l'impressionant hall du manoir-, au point qu'elle était déjà passé plusieurs fois devant la bibliothèque, les douches et les bains, les chambres aussi! A deux reprises l'artiste dépressive passa devant la chambre 05, celle qui lui était attribué. Mais curieusement, Kumiko s'était plantée devant celle-ci, regardant avec insistance le numéro 05 inscrit sur la porte, presque hypnotisée par celui-ci. La première fois, elle avait posée sa main sur la poignée mais ne se décida pas à ouvrir la porte. Elle ne savait même pas si la porte était verrouillée ou non mais il était de toute façon plus logique de penser qu'elle avait été verrouillée sauf si sa colocataire était à l'intérieur.

Bref, elle avait reprit ses valises: fait étonnant quand on savait qu'elle aurait pu se débarasser de l'encombrement et atténuer la douleur qui ne voulait pas quitter son épaule. D'ailleurs, la personne qui lui avait heurté l'épaule et occasionné la souffrance s'était tenu dans le hall mais il y a de celà une demie-heure au moins. Maintenant, la lycéenne ne savait où elle se trouvait - ou du moins Kumiko pouvait écarter l'endroit où elle se trouvait-. Elle continua donc sa promenade dans les corridors qui s'assombrissaient au fur et à mesure que les ténèbres de la nuit montaient en chef en ce début de soirée. L'adolescente était aussi passé devant le dortoirs des lycéens sans trop s'y attarder pour la simple raison qu'il n'y avait aucun intérêt à s'y trouver si l'on était une fille. A l'occasion elle repassa encore devant sa porte mais sans s'arrêter cette fois.

Bizarrement, Kumiko n'avait rencontré aucune personne humaine encore pendant sa ronde. Elle avait juste la sensation d'une oppression qui la suivait, reproduisant à l'identique les pas que la dépressive faisait. Mais ceux-ci ne produisaient aucun son. Alors pourquoi n'avait-elle pas quitté les couloirs si elle sentait cette oppression? Tout simplement que l'esprit de la jeune fille était un peu ailleurs et que même en fuyant, ça ne changerai en rien le fait qu'il faudra qu'elle s'y habitue. Au moins, pendant qu'elle perdait son temps à marcher sans destination encore précise, ses cheveux avaient eu le temps de sécher mais ses vêtements continuaient à lui coller au corps. Dans sa robe noire et avec ses cheveux maintenant plats, elle devait sans doute avoir une allure presque effrayante, sans parler de son regard absent tant il est vrai qu'elle pensait encore et toujours à sa soeur.


« Mais qu’est ce que c’est cet endroit »

De là où elle était, elle entendit comme un chuchotement, venant troubler ses pensées et plus encore le silence qui entourait les lieux. Peut-être avait-elle simplement rêvé? Peut-être était-ce simplement un courant d'air? Pour en avoir le coeur net, elle avança vers là où elle pensait pouvoir trouver la source à ce souffle. Devant elle, s'ouvrit plusieurs couloirs et regardant jusqu'au fond de chacun, Kumiko vit une silhouette, plus haute que la sienne, de peu et de dos. Elle s'approcha de cette forme, en gardant le même silence que celui-ci observé cette dernière demie-heure, non pas qu'elle voulait lui faire peur mais seulement dans la continuité de son comportement. Une longue queue de cheval tombait dans le dos de la personne, sûrement une fille qui cherche sa chambre. Kumiko leva les yeux sur cette horloge, tout comme la personne devant elle. L'artiste était déjà passée devant ce meuble mais ne souvient plus où même les couloirs au départ devant l'horloge. En fait, pendant le temps qu'elle avait passé dans les corridors, elle avait remarqué les meubles, les portes, les plantes, mais jamais les chemins choisis. Au moins, elle pourrait se repérer grâce au mobilier -qui est assez semblable tout de même dans pas mal de couloirs-. On pouvait se demander si un jour on pouvait sortir de ce dédale, surtout quand on a pas le sens de l'orientation. Kumiko elle n'avait pas le sens de l'orientation mais simplement le sens du détail, ce qui peut s'avérer plus utile que l'orientation.

"Bonsoir." Dit-elle d'un ton tout à fait neutre pour ne pas briser la logique de son comportement à ce moment.

Elle attendait maintenant que la personne se retourne pour pouvoir à nouveau lui adresser la parole, sans se tromper sur l'individu.
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Fukuda Yû

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MessageSujet: Re: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Sam 14 Juin - 22:45

Une horloge. Une foutue horloge tout ce qu’il y avait de plus banal pour l’endroit et qui s’harmonisait parfaitement dans le cadre du manoir, de type ancienne en bois à balancier. C’était bien. Une horloge qui donnait l’heure, les aiguilles qui bougeaient parfaitement bien et à allure régulière – tic, tac, tic, tac…- Les secondes s’égrenaient sans se préoccuper plus que ça du jeune homme qui la contemplait avec mauvaise humeur (comme si de toute manière, elle pouvait faire autre chose que donner l’heure…). Il se demandait vraiment si celle-ci était la même que les précédentes…Ou bien la précédente. Il s’embrouillait tout seul maintenant, et puis qu’est ce que cela pouvait lui faire tien de savoir ça ?

Trop retenu par ses pensés au combien futile et inutile – il se re-concentrait à peine sur le chemin qu’il devait prendre pour s’en sortir vivant…Il finirait peut être à errer dans les couloirs comme une âme en peine à la manière des fantômes et autres esprits du même genre auxquels il ne croyait pas le moins du monde d’ailleurs…- le jeune Fukuda n’entendit pas venir une élève derrière lui qui avait elle aussi atterrit devant l’horloge pour on ne sait quel raison. Il ne la remarqua que lorsqu’elle lui adressa la parole. Un bonsoir neutre qui faillit lui coller une crise cardiaque tellement les paroles étaient inattendus par le kendoka. Il n’allait pas pousser un cri et la seule réaction qui put ce voir devait être un frissonnement au niveau de ses épaules tendus.

Avec un calme tout relatif, celui-ci se retourna pour faire face à une jeune fille, sûrement une élève, qui lui avait fait une des pires peurs de sa vie. Il lui lança un regard noir pour avoir réussit à le surprendre de la sorte – pas que le fait d’être vu en train de bloquer devant une horloge le gêne, c’était plutôt le fait qu’il avait été très profondément surpris et que manquer de vigilance n’était pas dans ses habitudes…Il n’aimait pas qu’on le voit dans se qu’il appelait un « moment de faiblesse », d’où l’explication de ce regard foudroyant (vous avez suivit ?).

Après que les battements de son cœur se soient calmés (quelques secondes qui semblait une éternité pour lui), il observa rapidement la demoiselle qui semblait manquer de conviction – ou d’entrain plutôt, mais ça, il ne pouvait pas lui en vouloir…- sinon physiquement, rien à redire, une jeune femme – fille ?- aux cheveux long couleur corbeau, aux yeux de la même teinte – et aussi éteint que cette couleur dirait on…Une fille banale…- pour ce qui s’y intéressait en ce moment…Il voulait juste trouver sa chambre ! Qui portait une valise…Ah…Etait elle dans le même cas que lui, à savoir perdue ? Ou bien errait elle comme une âme en peine ?


« Bonsoir. » Il répondit tout de même à la politesse de la jeune femme parce qu’il était bien élevé, mais n’abandonna pas pour autant un ton qui se voulait sec.

Savoir vivre peut être, politesse sûrement mais ça s’arrêtait au strict minimum vital et dans l’instant, c’était le mieux qu’il pouvait faire. Il avait la rancune tenace le jeune homme et ce malgré le fait qu’elle n’avait pas fait grand-chose mise a part déambuler dans les couloirs – et ne pas faire de bruit…
Et là, ils faisaient quoi ? Ils se regardaient dans le blanc de l’œil jusqu’à ce que mort s’en suive ?
En fait c’était peut être à lui de faire un pas et de demander son chemin à cette élève bien qu’il n’en avait évidement pas l’envie. Sa fierté lui interdisait ce genre de chose qui le rabaissait à coup sur et il préférait continuer de marcher et trouver par un fabuleux miracle la pièce tant espérer plutôt que de demander son chemin à la première personne venue. Que ce soit une fille, un homme, un chat ou un meuble, il n’y avait aucune différence, et quand Yû avait quelque chose dans la tête, il était dure de lui retirer sans en souffrir des conséquences.
Bon que dire pour essayer de tirer des infos sans passer pour un crétin fini…


« Vous êtes nouvelle ici ? » un ton des plus neutre, un vouvoiement dont il avait pris l’habitude…Rien de bien émouvant en somme...

En posant sa question, il désigna d’un mouvement de tête léger la valise que la jeune femme transportait avec elle. D’ailleurs, lui aussi avait toujours son sac sur l’épaule – qui commençait à peser fortement sur celle-ci d’ailleurs – mais qu’il n’abandonna pas pour autant par terre. Il y avait des choses qui lui étaient précieuses dedans…
En tout cas la conversation allait donner avec lui qui ne parlait pas énormément, et son énervement qui pouvait refaire surface à n’importe quel moment. Pour l’instant, il avait repris sa contenance et son masque, son visage aussi neutre que possible. Pas de sourire, ou le même genre de fioriture…
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Choio Kumiko
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MessageSujet: Re: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Dim 15 Juin - 0:03

L'avait-on entendu? Pas entendu? Ou même pas écouté? Un moment plein de question. Déjà, la personne devant elle ne s'était pas retournée quand Kumiko s'était approchée. Peut-être cette personne était-elle concentrée sur cette horloge? Enfin...c'est une horloge comme une autre. Rien que du bois avec des aiguilles qui tournent et qui peuvent vous tourmenter. Ces aiguilles qui vous disent que le temps passe sans se soucier de votre existence. Temps qui vous garde et vous détruit, qui fait de vous rien qu'un objet éphémère. Le son des tic-tac-tic-tac qui vous effraient parfois. Combien de fois l'élève dépressive en fit des cauchemars. Quand vous savez que la vie d'un être cher ne tient qu'à un fil et que paradoxalement, vous ignorez tout de la situation. Alors, dans votre ignorance, le son monotone et perpétuel de ces aiguilles est votre seul repère: tic, tac, tic, tac... . Il est maintenant tellement désagréable d'entendre les notes jouées à longueur de temps pour Kumiko. Mais peu importe.

Enfin l'individu se retourna sans brusquerie, ne donnant aucunement l'air surpris qu'aurai pu avoir quelqu'un qui ne s'attendait pas à entendre une voix derrière elle. Maheureusement -ou peut-être heureusement? -, Les yeux qui se braquèrent sur elle trahissait l'interlocuteur: un regard noir, presque haineux. Alors, elle l'avait vraiment surpris?! Si c'est le cas -et se l'était sans doute-, elle ne voit pas pourquoi elle s'excuserai. De toute façon, elle n'arrivait plus à pardonner quiconque et encore moins les personnes qui étaient aussi dures avec Kumiko tant dans leurs gestes que dans leurs paroles. Il ne faut quand même pas croire qu'elle est rancunière, loin de là. Seulement, les affaires des autres l'importe peu, qu'elle ai tort ou non. Jamais elle ne fera d'efforts pour améliorer une relation. N'est-ce pas le comportement d'une dépressive de laisser aller une situation en s'aggravant, déjà que elle-même se sent à moitié morte à l'intérieur depuis que sa vie s'est assombrie. Elle espère qu'un jour sa vie deviendra plus agréable mais elle ne se fait pas d'illusion.

Pour en revenir à l'élève, celui-ci s'avérait être...un jeune homme. Ou du moins, les traits durs de son visage lui laissait penser qu'il s'agissait bien d'une personne de sexe opposé. Il avait l'air d'avoir à peu près son âge et était donc -logiquement- un élève de Ryuuketsu. Kumiko remarqua aussi le sac en bandoulière noir. Etait-ce donc tout ce qu'il avait? Elle ne s'intéressa pas plus à son physique, non pas qu'elle s'en foutait royalement, mais dans le vue générale qu'elle avait faite, c'était quelqu'un de tout à fait banal et donc il n'y avait rien à dire - sauf peut-être ses cheveux longs-.


« Bonsoir. »

Le jeune homme lui répondit avec un ton sec, appuyant ce qu'elle avait soupçonné: à savoir, la surprise. En fait c'était plus que de la surprise à ce stade là. C'était sans doute l'expression d'une gêne et une façon de dire "je t'en veux". Qu'il lui en veuille alors, celà ne changera rien au comportement de Kumiko. Celà la fit même sourire, mauvaisement cependant, sourire qui semblait plus être un rictus. C'est vrai que celà était fort désagréable d'entendre ce ton sec mais comme elle le savait, ça ne changera rien. Le visage de l'interlocuteur changea aussi, plus douceureux, impassible, neutre.

« Vous êtes nouvelle ici ? »

Il fit un petit geste de la tête pour désigner l'une des valises - ne pouvant pas désigner les deux d'un seul mouvement de tête-. Kumiko ne se donna pas la peine de regarder ce qui valut au jeune homme ce petit effort pour combler le silence qui s'était à nouveau installé après les brèves salutations. Son sourire à elle s'effaça aussi pour mimer celui de l'autre élève. Si on les avait vu, on aurait pu croire voir de froides statues. L'ambiance semblait plombée. Pire encore: pesante et d'une froideur sans égal. Peut-être était-il un peu comme elle? Se serait pour le moins glauque.

"Je suis effectivement nouvelle. Je crois aussi que vous êtes nouveau pour être accroché à cette horloge. Ou même, je dirais que vous êtes nouveau rien que pour m'avoir posé la question. Bien que votre attitude me suggère que ma présence ou mon absence vous importe, je vous dirai que je me balade depuis une bonne demie-heure alors que je sais où est ma chambre ainsi que les chambres des lycéens."

Le ton qu'elle avait à son tour employé était des plus froid et ferme, et sans doute était-ce les plus longues paroles qu'elle ai prononcé depuis son arrivé. De plus, elle n'avait absolument pas l'intention de se montrer ni gentille, ni coopérative, ni compréhensive avec ce jeune homme. Mais celà ne voulait pas dire qu'elle le détestait... . Elle plongea son regard couleur noir mais toujours éteint dans celui du lycéen, le fixant sans avoir l'intention de l'abaisser pour lui faire plaisir.
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Fukuda Yû

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MessageSujet: Re: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Dim 15 Juin - 1:12

Mon dieu, quel effort avait il fait. Une phrase rien qu’une et il avait l’impression d’avoir gravit l’Everest à main nu. En tout cas…l’ambiance générale était on ne peux plus plombée. C’était d’ailleurs quelque chose de relativement impressionnant, et vu de l’extérieur, il ne se demandait même pas comment cela pouvait être vu. Deux élèves qui se rencontrent au hasard des couloirs et qui se tape la discute. Vraisemblablement, dire quelque chose comme ça aurait été très contraire à la situation actuelle, ou relevant de la totale incapacité à analyser une situation.

Il pouvait clairement le dire : ça avait déjà très mal commencé, alors pour que cette histoire s’améliore, il aurait sans doute été utile d’employer les bons services de Marraine la bonne fée ou tout autres êtres possédant des dons dit magique que l’on voyait dans les comtes de fée pour gamine. Mais, on était dans le monde réel pas dans un récit pour gosse, et cela ne se passait rarement comme ça. Dans sa tête, le jeune homme se disait qu’il perdait son temps. Finalement il préférait l’option « je me démerde tout seul comme un grand quitte à mourir de fatigue ou de faim dans les couloirs » plutôt que de demander à cette jeune fille, même de façon détourné où se trouvait les fameuses chambres.

Finalement…Ils devaient avoir l’air bizarre…Peut être qu’ils se ressemblaient – au fond il ne l’espérait tout de même pas – vu de l’extérieur, deux personnes l’une en face de l’autre, une expression neutre sur le visage, totalement indifférente. On dit que la première impression est toujours la meilleur, lui qui jugeait au superflu, à la surface des êtres il savait plus ou moins que ce n’était pas une personne avec qui il s’entendrait – ils étaient déjà, relativement peu à s’accrocher à un asociale tel que lui…- et ça en seulement deux phrases échangées. Et la suite promettait de le conforter dans son idée première…

Elle était nouvelle, cela confirmait son intuition – si on pouvait appeler ainsi sa modeste logique – mais la suite lui plût soudain un peu moi (si on pouvait dire que le début lui ait plut évidement).



Il demandait si elle était une nouvelle élève – ce qui était le cas – mais pourquoi lui balançait elle sa vie ? Est-ce qu’il avait une tête de confident ? Mais il n’en avait absolument rien à faire de savoir ce qu’elle fichait là, de savoir qu’elle, elle avait trouvée sa chambre – garce ! – et de l’avis qu’elle se faisait de lui – le terme accroché à l’horloge, l’accrocha lui, profondément…S’intimer au calme hein ?...

Si il savait où est ce que son cerveau pouvait ce le mettre son calme…

Il foudroya la lycéenne du regard – il le savait que ça n’aidait pas dans se genre de situation son sensei lui avait toujours dit mais il était comme ça, c’était trop ancré en lui…- histoire de la mettre au même rang que l’horloge – sauf que l’horloge, elle, elle ne parlait pas et ne le fixait pas comme ça (mais il ne détourna pas le regard bien sur…)! Par contre elle avait raison sur un point. Sa présence ou son absence lui importait peu, et il s’attendait même à ce qu’elle parte, ce qu’elle ne fit – malheureusement – pas…

Mais malgré son état d’énervement avancé, il ne lui aurait jamais venu à l’idée de faire physiquement du mal à la jeune femme. Il avait quand même une certaine éthique, et puis au kendo on lui avait apprit qu’il était bien mieux de riposter à une attaque plutôt que d’attaquer le premier…Enfin là, ce n’était pas la question…ce n’était qu’un duel de mot comme qui dirait.


« Je ne vois pas en quoi ça me concerne. »
la banquise aurait sans doute été bien plus chaleureuse que son ton, mais pourtant il ne devait pas être bien difficile de remarquer qu’il était en colère.

En colère pour plein de choses…Qui s’ajoutait les unes aux autres et grandissait. Il savait se maîtriser d’habitude. Au moins un minimum, et bien suffisamment pour passer une conversation difficile…Mais là…Pas vraiment. Essayait elle de le narguer ?
Lui non plus n’allait pas se montrer sur son meilleur jour.


« Au moins cette horloge à laquelle j’étais accroché faisait quelque chose d’utile. » neutre, encore, pas d’agressivité (ou si peu, si bien dissimulé)mais la phrase en elle-même voulait tout dire, et était particulièrement perfide. L'horloge donnait l'heure elle au moins, ce qui bien que particulièrement agaçant lorsque l'on se perdait, était tout de même utile en soit.

Le sous entendu était clair. Mais il n’en était pas moins énervé pour autant ce qui se traduisait par une tension particulièrement lourde qui entourait les deux êtres (et lui en particulier), et même si son visage affichait une mine dites neutre, on ne pouvait pas passer à coté des petits détails qui faisait voler en éclat se masque : mâchoire crispée, regard assombrit, sourcil légèrement froncé de contrariété…
Non…Ils ne s’entendraient vraiment pas…


[HRP: je sors ===> Tu as réussis bravo xD]
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Choio Kumiko
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MessageSujet: Re: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Dim 15 Juin - 18:47

Finalement, ce lieu et les personnes qui s'y trouvaient étaient bien différente des personnes qui l'avait cotoyé ces deux dernières années, entre les psychologues et les psychiatres. Mais il n'y avait pas qu'eux. Il y avait ceux qui lui donnaient toute leur compassion, la soutenaient comme si elle avait besoin de cette pitié envahissante. Mais qu'apporte la pitié? Rien, strictement rien! Lorsque l'on se hait, qu'on est dévoré par la culpabilité qui ne peut vous quitter, la pitié ne peut vous guérir. C'est juste de l'égoïsme humain de se sentir rassurer en compatissant pour une personne souffrante. Quand vous le faite, vous vous dite que ça va aider la malheureuse personne mais en fait, vous ne faites que vous sentir soulager de ne pas paraître trop inhumaine. Mais qu'est-ce que l'on peut y faire?

Ici, c'était différent. On ne s'apitoyait pas sur le malheureux passé de Kumiko. Tantôt, une jeune lycéenne la bouscula sans s'excuser. Puis un jeune homme l'avait aidé à porter ses valises puisqu'elle avait mal à l'épaule. Mais jamais il n'y avait eu de la pitié pour elle. C'était enfin une délivrance de voir qu'il n'y avait personne pour réagir comme l'avait fait la famille et l'entourage de la dépressive. Le meilleur moment fut cette rencontre dans les corridors, ce qui peut paraître étrange. Mais c'était enfin si bon de ne plus être assistée, même si le jeune homme faisait le contraire: la rejetait. Ô combien de fois elle avait souhaité de ne plus être surprotégée comme un bébé né trop prématurément. C'est aussi pour celà qu'elle ne le détestait pas.

Le lycéen ne protesta pas devant l'hypothèse qu'il soit lui aussi un lycéen et un nouveau, ce qui lui indiqua qu'elle avait sûrement raison. Mais le mieux fut ce nouveau regard haineux dans ces yeux marrons. Celà ne pouvait dire que deux choses: soit sa réplique l'avait énervé, rien que dans le sens et le ton, soit il était sûrement envieux qu'elle ai trouvé sa chambre mais celà reste des hypothèses. En tout cas, son comportement trahissait le calme qu'il s'efforçait de montrer.


« Je ne vois pas en quoi ça me concerne. »

Enfin, il lui adressa la parole, prenant à son tour un ton froid comme s'il cherchait à faire mieux que la lycéenne. Un comportement de gamin qui veut avoir raison. Il devait vraiment être énervé pour vouloir faire plus qu'elle. Mais le plus amusant, c'était que Kumiko était tout à fait calme. C'était dans son caractère d'être aussi distante avec les personnes, depuis l'accident d'il y a deux ans. Bien sûr, elle peut quand même se montrer sympathique, comme elle l'avait fait avec Gambino Shiro puisque celui-ci s'était montré tout à fait agréable. Il était donc poli de lui répondre avec courtoisie et gentillesse, comme pour le gratifier de son attitude. Mais dans le cas présent, il en était tout autrement.

« Au moins cette horloge à laquelle j’étais accroché faisait quelque chose d’utile. »

Tout en finesse! Remarquable phrase puisque c'était la plus longue qu'il avait construit à l'oral. Une phrase moqueuse qui fit presque rire Kumiko., lui qui la mettait encore plus bas qu'une vulgaire horloge -enfin, quand même bien jolie pour ne pas faire honte au prestige du manoir-. A attendre devant l'heure, on pouvait bien se demander à quoi ça pouvait lui servir, à part à regarder le temps perdu. C'était aussi une affreuse mine qu'il présentait là! Le jeune homme semblait tendu comme une toile de tableau sur son support. Evidemment, sur ce point là, elle ne lui ressemblait pas.

"J'espère donc pour vous qu'il y a une horloge dans votre chambre. Ce serait fort dommage de vous priver de l'utilité d'une telle... merveille. Bien sûr je suis incapable de comprendre en quoi elle vous ai utile hormis si c'est pour regarder votre vie s'écouler en petites secondes. Sur ce, ne voyant guère l'interêt pour moi de partager votre passion pour l'horlogerie, je vous quitte."

Kumiko garda son regard le plus longtemps possible fixé sur les yeux du jeune homme, dont elle ne connaissait pas la nom, le temps de se tourner et reprendre le chemin par lequel elle était venu. Grâce aux meubles, elle trouverai rapidement sa chambre.

>>Chambre 05, aile des filles


Dernière édition par Choio Kumiko le Mer 25 Juin - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 8 avril - 20h50 - Quelques part...   Dim 15 Juin - 20:06

Apathique. Voila un mot qui convenait parfaitement à la jeune femme qui lui faisait face. Aussi neutre que possible, indifférente à la condition de l’autre au moins autant que lui. Ce n’était pourtant pas pour ça qu’il ne l’aimait pas…D’ailleurs, il était rare qu’il pousse assez loin ses fameuses « premières impressions » pour vraiment savoir ce qu’il n’appréciait pas chez quelqu’un. Elle, il la trouvait apathique, aussi éteinte que son regard, et c’était peut être ça qui l’énervait le plus…Cette faculté à ce glisser derrière les gens comme un cobra – mais ça en réalité, c’était plus de sa faute que de celle de la jeune fille mais pour lui…c’était différent -, cette façon de parler, de répliquer…Enfin, elle l’irritait, point finale, il n’avait pas à chercher le pourquoi du comment, ça ne servait absolument à rien. C’était viscérale dira t’on – et il fallait avouer que Yû avait cette aptitude de toujours faire confiance en son ‘instinct’ (si on pouvait appeler ça comme ça, ou donner un nom sur cette aptitude en question…qu’elle soit bonne ou mauvaise d’ailleurs).

Il avait toujours appris, à force d’insultes, à ne pas faire attention aux autres, à leurs mots qui ne l’atteignaient plus de la même façon : il s’énervait, c’était un fait, mais ça n’avait rien à voir avec ses réactions d’avant. Plus jeune il s’enfermait, purement et simplement comme une huître protégeant sa perle et s’oubliant totalement dans le processus, se détruisant en accumulant le tout, lui il essayait de protéger son cœur déjà meurtrie, mais ça ne servait à rien (n’avait servit à rien)…Certes il était indifférent, neutre, un asocial en puissance, mais maintenant, il relâchait un peu la pression qu’il s’infligeait tout seul.
Il continuait à se protéger, mais ce n’était plus perçut de la même manière (ni même fait de la même manière). Quand il en avait marre, il le disait, quand il n’aimait pas quelqu’un, l’autre le savait, comme cette lycéenne qui lui faisait face devait le savoir. Et elle s’en moquait sûrement autant que lui se moquait de ce qu’elle pensait de lui.
C’était sa façon à lui de se dire qu’il n’était pas faible (même si s’énerver pour rien devait être pour le commun des mortels, quelque chose de relativement faible…mais passons), ou peut être celle de cacher ses faiblesses ?

Au moins, il ne pouvait pas dire que cette fille n’avait pas le sens de la répartie – que ce soit voulut ou non, le résultat était le même – et ses paroles avait du mal à ramener le jeune homme à un semblant de calme. Ce n’était vraiment, mais alors, vraiment pas son jour. Il devait passer pour un idiot, mais il s’en fichait éperdument. Son poing se crispa aux dires de la lycéenne et une veine palpita au niveau de son front à la manière manga. Mais il ne rajouta rien, fixa la jeune femme comme elle le faisait si bien – un affrontement œil/œil – et l’observa à peine partir.


« Tsss »

Il tourna sa tête d’un mouvement brusque sur le coté – à l’opposé de l’endroit ou partait la lycéenne – en fermant les yeux, sa queue de cheval suivant le mouvement. Marre, marre, marre, marre…Ce mot se répétait dans sa tête comme un mantra inutile. Voila pourquoi il aimait le kendo ! (oui, il y a un rapport !) Ce genre de situation n’arrivait jamais quand il pratiquait – à croire qu’il avait des tendances skyzofrènes – et il se sentait étrangement serein dans toutes les situations – la plupart diront nous pour pas risquer une exception. C’était aussi pour ça qu’il aimait tellement ce sport – art martial – il lui permettait de se ressourcer, de vivre…

Bref tout ça pour dire que la situation – la sienne – avait empirer à cause de son énervement et qu’il ne lui restait plus qu’à poursuivre son infortuné recherche des chambres des lycéens – et plus particulièrement de sa chambre 6 ! Ce chiffre allait lui porter malheur – en tout cas, c’était bien parti pour !
Avec une bonne dose de patience et de chance, il allait pouvoir trouver celle-ci…

C’est avec peu de conviction et un état d’énervement proche d’un volcan en pleine éruption que le jeune Fukuda se décida à reprendre sa marche, allant – bien évidemment – dans le couloir à l’opposer de celui qu’avait pris son ancienne interlocutrice. Si quelqu’un recroisait sa route, il y avait de grande chance pour que celui-ci ne lui regarde même pas la tête…En espérant qu’il arrive dans sa chambre avant qu’une telle chose se produise…


=> Chambre 6

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8 avril - 20h50 - Quelques part...
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