Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]

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Vanderbild Edward

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MessageSujet: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Mar 17 Juin - 18:31

Encore un croisement. Le troisième depuis le début de sa poursuite. Il hésita une seconde, puis deux, et continua tout droit au pas de course. Il avait déjà perdu trop de temps. Et ce temps qu'il perdait élargissait toujours plus la distance qui le séparait d'elle.
Edward courait le plus vite possible, espérant vainement pourvoir rattraper celle qu'il cherchait, alors qu'elle l'avait depuis longtemps semé. Le grand blond n'avait même pas pris le temps de refermer sa veste grise qui volait derrière lui, prenant le vent. Il en allait de même pour ses cheveux, mais leur désordre était habituel par contre. La pluie tombait et rendait le trottoir glissant, en plus de le tremper. Mais rien de tout ça n'effleurait l'esprit d'Edward. Tout son être n'était tourné que vers une seule pensée, sa jumelle Elisabeth.

Les jumeaux étaient sortis du manoir pour passer leur après midi en ville, mais il avait suffit qu'Edward tourne le dos quelques instants à sa soeur pour qu'elle lui fausse compagnie. Le blond l'avait poursuivit, elle, petit éclair blond pâle qui se faufilait entre les obstacles sans problèmes. Ed, loin d'être aussi tendre, bousculait sans ménagement tout ce qui pouvait se mettre entre elle et lui. Mais ces chocs répétés avec les passants ne firent que le ralentir. Le petit point clair qu'était sa soeur à plusieurs dizaines de mètres devant lui se fit de plus en plus petit, jusqu'à ce qu'il la perde définitivement de vue à un tournant.

Quelle était la raison de cette fuite? Qu'avait-il dit ou fait qui aurait pu pousser Elisabeth à agir comme elle l'avait fait? Rien à ce qu'il savait. A moins qu'il ne se soit même pas rendu compte de son erreur? Cette pensé le hantait. Ce n'était certes pas la première fois que les deux jumeaux se trouvait séparés, mais pour Edward une séparation avec sa jumelle, qu'elle soit courte ou longue, voulue ou non, avait toujours le même effet. Un besoin irrépressible de la retrouver, comme si lorsqu'elle n'était pas là le monde devenait encore plus terne qu'il l'était déjà pour Ed. Cette simple absence suffisait pour faire radicalement changer les perceptions du jeune homme: les couleurs devenaient moins vives, les odeurs disparaissaient, les sons se faisaient de plus en plus sourds. Et toujours ce malaise en lui, une affreuse sensation de mal-être. Tout cela lui était insupportable.

Quatrième embranchement depuis qu'il l'avait perdu de vue, et toujours aucune trace de son passage. Maintenant, c'était sur, il s'était trompé de chemin. Frustré par son incapacité à lui mettre la main dessus, Edward serra les dents, retenant sans le vouloir le flot de jurons qui lui venaient à l'esprit. Tel une bouilloire où s'amassait la vapeur, Edward commençait à fulminer. Il aurait bien volontiers abattu son poing dans la tête d'un de ces passants qui le dévisageait en voyant son état d'agitation s'il n'avait pas autre chose de bien plus important à faire. Sachant que continuer sa petite poursuite au hasard dans la ville ne le menerait à rien, le grand blond décida d'opter pour la solution la plus intelligente: appeler Elisabeth sur son portable.
Alors qu'il sortait le sien de sa poche pour composer ce numéro connu par coeur, le jumeau jetait autour de lui des regards pleins d'espoirs, comme s'il espérait entendre quelque part dans la la foule la mélodie simple et entrainante qui était la sonnerie de sa soeur. Mais rien. Il y eut une sonnerie, puis une seconde...


*Décroche... Mais décroche merde!*

Ca y est, elle ouvrait son portable. Un gros soupir de soulagement passa les lèvres d'Ed. Il allait pouvoir l'entendre! Lui parler! Découvrir où elle était et aller la chercher! Enfin! Mais elle ne parla pas. Pas de "allô?", pas de "salut". Tout ce que le blond pouvait entendre c'étaient des bruits de verres, du genre ceux qu'on entend sur le comptoir d'un bar. Eli était dans un bar?!

"Eli? Tu es où?"

Mais Eli raccrocha. Ed regarda un instant son portable puis le ferma en le serrant rageusement. Ce genre de jeux elle pouvait le faire avec tout le monde, il s'en fichait, mais il détestait quand elle jouait à ça avec lui.
Le jeune homme lança un nouveau regard autour de lui. Aucun bar dans les environs immédiats. Ce ne fut qu'à cet instant qu'il se rendit compte que leur course les avait entrainé dans les sales quartiers d'Ichiba. La journée, cette zone était quasi déserte, mais à présent que la nuit était presque entièrement tombé et que la lune éclairait les rues, c'était tout un peuple de rebus et de bouseux qui remontait des profondeurs pour prendre possession des rues. Imaginer Elisabeth dans un bar avec ces petites frappes retournait l'estomac d'Edward. Il fallait qu'il la retrouve.

Le grand blond reprit sa course sous la pluie, à la recherche d'un bar susceptible d'abriter sa soeur. On s'écartait à présent sur son passage dés qu'on distinguait son visage, étrange mélange d'angoisse et de colère sourde. Angoisse qui naissait lorsque sa soeur n'était pas prêt de lui. Colère contre cette même soeur qui le faisait souffrir sans pitié, mais aussi pour lui-même qui ne parvenait pas à la garder prêt de lui. Comme une bombe prête à exploser, Ed avançait droit devant lui. Quiconque aurait pu le voir aurait senti quelque chose dans ses tripes qui lui conseillait de s'écarter. "Instinct de survie" qu'on appelait ça.

Cinquième embranchement. Toujours pas d'Eli en vue, toujours pas de bar. Une furieuse envie de détruire le mur à côté de lui traversa Edward, comme si sa soeur pouvait s'y cacher derrière. Alors qu'il allait passer le coin de la rue pour continuer sa recherche, le blond rentra dans quelque chose, à pleine vitesse, lui coupant le souffle. Quelqu'un avait tourné en même temps que lui de l'autre coté du coin. Et ils s'étaient rentré dedans. Là c'était trop. Il fallait que Ed se calme où il ne répondait plus de rien. D'un visage crispé, il dévisagea d'une manière agressive la personne qui lui était rentré dedans. Ca en devenait presque effrayant.


"Merde! Dégage de ma route connard!"


[libre à celui où celle qui a des envies suicidaires. =D]
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MessageSujet: Re: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Sam 21 Juin - 14:19

Sortant du bar elle put observer les deux larves encore au sol. S'approchant du blond elle releva son menton pour voir ses yeux et lui fit un de ses sourires sadiques sans fondement. Il était tellement minable à présent! On dit que la honte ne tue pas... et pourtant à trop vouloir se la péter la fessée fût d'une violence délectable pour elle. Relâchant le menton du gars qui entravait la rue, elle ne prit pas la peine de l'enjamber et se contenta de lui marcher dessus comme s'il s'agissait d'une moquette. Elle l'entendit cracher un juron et du sang en prime sur le trottoir, comme s'il n'y en avait pas assez comme ça tiens.

Arrivé au bout de la rue, elle regarda à droite à gauche. D'où était-elle venue déjà? Ce serait con de croiser Edward en sens inverse pour rentrer au pensionnat, un détour était de mise.

Elisabeth leva les yeux au ciel. Il faisait déjà nuit et la lune brillait son plein. Quel beau spectacle dont elle n'avait que foutre. Les lampadaires n'étaient pas tous allumés en plus ce qui forçait son instinct de survie à accélérer le pas et ne pas trainer en chemin. Car malgré tout la blonde ne tenait pas à se faire égorger, éviscérer ou pire par un tueur aussi taré qu'elle mais à sa façon. Peut être qu'avec un peu de chance elle pourrait le faire flipper avec ses yeux mais il est rare d'avoir un vrai regard avec un étranger.
Elle donnait toujours autant cette impression fantomatique. Un petit spectre qui se faufilait dans la rue, il ne manquait plus qu'un de ces petits rires de petite fille jouant. Le genre de bruit qui glace sur place chacun de vos artères, de vos veines et vous laisse stoppé dans votre allure régulière.

Un bruit de poubelle que l'on bouscule, des pas rapides. Elle ne savait pas d'où cela venait mais Elisabeth se mit à courir à son allure. Attrapant dans ses mains sa robe qui voltigeait trop à son goût et ralentissait légèrement sa course. Cette nuit elle aurait couru beaucoup plus que les autres fois. Il faut dire qu'elle commençait à être forte dans le jeu du cache-cache en ville avec son frère.

Un tournant de rue. Une collision violente. Un juron.

Elle venait de rentrer dans un gars, la tête toujours baissée elle la releva et grimaça en le voyant.


"Et merde!"

Voilà qu'elle avait vraiment pas de chance. Il aurait suffit qu'ils ne soient pas sur le même trottoir pour qu'ils ne se voient pas.
Sans plus chercher à comprendre elle fit demi-tour et reparti dans l'autre sens en courant.
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MessageSujet: Re: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Sam 21 Juin - 23:06

Le visage d'Edward était figé dans un rictus de rage, exprimant parfaitement le feu qui brulait au fond de ses tripes en croissant à chaque minute passée loin de sa jumelle. Et ont était maintenant arrivé au moment de l'explosion, celui où le garçon se vidait de ses mauvais sentiments en les déversant sur les autres, sans douceur aucune. Ce visage était clairement le masque de "celui qui va te pétay la gueule sans remords".
Mais quelqu'un là-haut appuya sur le bouton "annuler" et l'explosion n'eut pas lieu.
Le masque de violence fondit en un instant, le temps de distinguer la personne qu'il avait bousculé et sur qui il avait faillit se lâcher. Il fit place à un visage abasourdi, surpris au moment où il s'y attendait le moins. De la pure et simple stupéfaction. Pris au dépourvu par la rencontre qu'il venait de faire, Edward ne pu articuler qu'un seul mot alors qu'il dévisageait la jeune fille.


"Eli?"

Car c'était bien elle, la soeur jumelle après qui il courait depuis une heure. Lui qui pensait devoir retourner toute la ville pour lui mettre la main dessus! Et bah non la voilà qui arrivait au coin de la rue comme tombée du ciel! Quoi qu'il en soit, cette brusque apparition avait figé l'esprit d'Ed qui restait à la regarder sans en croire ses yeux, comme si elle pouvait être une illusion qui allait se dissiper sous la pluie. Pâle comme elle était, avec ses longs cheveux clairs et sa robe rose, elle paraissait dans ces rues lugubres comme venue d'un autre monde.

Un instant passa... Puis Eli se retourna immédiatement après lui avoir fait la grimace et avoir lâché un juron pour se mettre à courir dans la direction opposée, loin de lui. Edward ne resta qu'une seconde de plus dans sa surprise, puis se lança à sa poursuite. Maintenant que le choc de ce coup de chance inattendu était passé, il n'avait pas l'attention de la laisser lui échapper à nouveau.


"Eli! Attend!"

Et la course reprenait, de la même manière qu'auparavant. Elisabeth qui se faufilait entre les passants. Edward qui lui courait après en bousculant tout sur son passage. La pluie qui tombait, mouillant cheveux et vêtements dans pitié.
L'esprit d'Ed s'était lui aussi remit en marche, et comprenait ce qu'il venait de faire. Il avait bousculé sa soeur! Pire! Il l'avait insulté! Elle, la seule qui comptait vraiment! Même si pour d'autres ses paroles auraient été sans importances, pour lui c'était un drame. Déjà que elle semblait le détester, que se passerait-il si elle s'imaginait que c'était réciproque? Il risquait de la perdre. Quel con!

Comme poussé par cette peur de voir Eli s'éloigner de lui, Edward couru plus vite, comme un possédé. Tous les passants, de plus en plus nombreux dans ce quartier avec l'heure tardive, étaient tout d'abord surpris de voir Eli les dépasser, puis s'écartaient immédiatement lorsqu’ils voyaient le grand blond débouler devant eux. Ceux qui ne réagissaient pas assez vite étaient éjectés sans ménagements sur la chaussée ou contre le mur. De cette manière, Ed parvint à se rapprocher progressivement de sa soeur, jusqu'à la rattraper après quelques minutes de course. Il lui saisit la main et la força à ralentir, sans pour autant lui tirer le bras comme un enragé. Il voulait qu'elle s'arrête, pas qu'elle se fasse mal. Au contact de la main de sa jumelle, le petit coeur d'Ed fut comme réchauffé et un sourire de joie se forma sur ses lèvres. Enfin elle était de nouveau avec lui! Il la touchait!


"Tu sais bien que j'cours plus vite que toi... Où t'étais passée?"

Ed tendit son autre main pour la poser sur l'épaule nue et mouillée d'Eli, l'empêchant ainsi de lui échapper à nouveau et la forçant à ralentir pour s'arrêter définitivement. Maintenant qu'il la tenait, il n'était plus question de la lâcher. Le grand gosse, à peine essoufflé par sa petite course gardait les yeux perdus dans la longue chevelure de sa soeur qui lui tournait le dos. Dans un ultime effort pour l'arrêter, il la força à se retourner grâce à la main sur son épaule, sans vouloir lui faire mal. Voir son visage, ses yeux... Il en avait besoin!
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Vanderbild Elisabeth

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MessageSujet: Re: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Dim 22 Juin - 19:19

Elle avait couru pas mal juste avant, perdant son souffle premier qui lui permettait de ne pas trop ralentir. Elle se faufilait doucement entre les passants en les caressant presque à son passage tellement elle semblait glisser en eux. Ils se faisaient de moins en moins nombreux, la pluie les faisait fuir. Le sol humide n’était pas son allié, si jamais elle se mettait à courir plus vite elle tomberait par terre à coup sûr, ses chaussures n’étant pas faite pour galoper sous la giboulée qui tombait du ciel. Les cheveux trempés par les nombreuses gouttes elle commençait à avoir froid et la tenue qu’elle avait n’était pas là pour lui tenir chaud non plus.

Elisabeth regarda une fois rapidement derrière elle. Il ne lâcherait pas aussi facilement que la dernière fois et puis il courrait tellement plus vite qu’elle. Il serait fâché encore une fois et ils s’engueuleraient probablement. Tout une habitude.
Ses prunelles d’émeraude re-fixèrent devant elle.

La belle blonde faillit trébucher sur le sol et c’est à ce moment qu’elle entendit la respiration allaitant de son jumeau qui arrivait comme un buffle juste derrière elle. Sa main fraîche et si menue dans celle de son frère grande et bouillante. Ils étaient si différent que ça. Elle regarda le sol, marchant encore un peu sous l’averse. Il n’y avait plus personne dans la rue et ils étaient maintenant tout seul, sous l’eau, caché par la nuit. La lune se cachait derrière les bâtiments et les lampadaires n’étaient pas très illuminatifs.
La jumelle sentit une autre de ses mains grandes et chaudes se poser sur son épaule froide. Elle aimait se contact contre sa peau même si elle n’en laissait jamais rien paraître. Elle s’arrêta, n’observant toujours pas le beau blond qui lui avait couru après pendant pas mal de temps. Elle se disait qu’un jour il se lasserait de ce petit jeu et qu’il la laisserait seule. Comme tout le monde, de toute façon Lui il guérirait un jour.

Il l’a fit se retourner. Lorsqu’elle aperçut son visage, ses iris plongèrent dans ceux de son frère. Elisabeth attrapa de ses deux mains le visage de son frère, sa mâchoire carré dans ses paumes elle amena ces lèvres jusqu’aux siennes avec brutalité. C’était tellement rare qu’elle lui offre des baisers comme celui là. Leur nez se frottaient légèrement, leur lèvres se caressaient avec intensité alors que sa langue jouait avidement avec celle de son jumeau. Elle savait pertinemment qu’il en resterait bouche bée et qu’elle y trouverait une opportunité mais le jeu était fini et il avait gagné. Néanmoins, elle se stoppa de manière violente l’embrassade. Tenant entre ses dents le bout de la langue de son jumeau, elle serrait doucement, jusqu’au moment où elle put humer une odeur métallique et un liquide chaud qui entrait dans sa bouche. Elle arrêta de serrer, donna un coup de langue sur celle meurtrie de son frère et la lui rendit.

Eli lâcha la mâchoire de son frère, repensant à leur collision. Il devait s’en vouloir à mort pour lui avoir asséner un juron de la sorte tout en la bousculant. Elle en profiterait. Elle était méchante. Ce n’était pas de sa faute. Et puis elle était cruelle, plus elle lui montrait son amour, le comprenait-il seulement ? Ne restait-il pas près d’elle rien que par esprit fraternel ? Elle en serait plus que meurtrie si c’était le cas.

La belle blonde recula un peu, non pas qu’elle se prépare de nouveau à courir, non. Elle voulait juste observer son jumeau en état de choc comme elle était la seule à pouvoir le mettre. Elle se décida enfin à lui offrir le son de sa voix. Il faut dire qu’elle n’était pas non plus une grande bavarde la jumelle. Elle en profiterait pour l’inquiéter.


« J’étais dans un bar. Tu n’as pas entendu les verres se briser quand j’ai décroché quelques secondes ? Et toi, pourquoi tu me cherchais ? Je suis grande à ce que je sache, ce n’est pas comme si j’étais ta petite sœur. »

Elle insista sur le mot sœur, comme pour lui rappeler ce qu’ils leurs arrivaient de faire et qui n’était vis à vis de tous pas normal. Elle aimait cribler le cœur de son jumeau de piques tranchantes qui étaient tellement agréable pour elle. Un petit sourire sadique se dessina sur ses lèvres avant qu’elle ne finisse par lui mettre une gifle mémorable sur sa joue gauche. Son sourire disparu, elle observait la joue rougit d’Edward et lança tel une vipère.

« Ne me m’injure plus jamais comme tu l’as fait… onii-sama… »
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MessageSujet: Re: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Mar 24 Juin - 1:18

Edward et Elisabeth étaient maintenant seuls, dans une ruelle sombre du sale quartier. Pâles et tout trempés comme ils étaient, on aurait pu les prendre pour des esprits de naufragés, noyés en mers, revenant hanter les vivants. Oui, on aurait pu le croire, si il n'y avait pas eu cette affreuse tension dans l'air qui entourait les deux jumeaux. Individuellement, les jumeaux étaient intimidants. Réunis, ils en devenaient terrifiants par leur simple présence.

La première chose que vit le jumeau lorsqu'enfin il se retrouva face à sa soeur, ce fut ses yeux. Ces yeux vert émeraude qu'ils partageaient, semblables au premier abord, mais reflétant les différents tourments qui étaient propres à chacun des deux jumeaux. Ed se perdit dans le regard brillant de sa soeur, jusqu'à ce que de douces mains froides viennent se poser sur ses joues. Ces mains approchèrent brutalement leurs deux visages jusqu'à ce que leurs bouches entrent en contact. Le jumeau, tout d'abord pris au dépourvu, se laissa ensuite entrainer et guider par sa soeur, cherchant à profiter pleinement de cet éclat si rare d'affection de la part de sa jumelle.
C'était un baiser langoureux, un french kiss pur et dur où se mêlait chaque fragment des jumeaux. Ed fermait les yeux, oubliant la pluie qui tombait, les lumières qui s'allumaient, les bruits de la ville autour d'eux, pour se concentrer uniquement sur son sulfureux baiser avec sa moitié. Il allait l'enlacer plus tendrement qu'en lui serrant l'épaule, lorsqu'il sentit les dents d'Eli se refermer sur les bout de sa langue. L'étau se resserra lentement alors que le visage d'Ed se crispait de douleur. La blonde ne le relâcha que lorsqu'elle l'eut fait saigner.

Eli recula, Ed resta sur place. Il la connaissait assez pour savoir qu'elle n'allait pas s'enfuir de nouveau, du moins pas tout de suite. De toute manière, si elle se remettait à courir, il était prêt à se jeter à sa poursuite. Le grand blond resta là, à l'observer avec une mine de chien battu, découragé. Le gout de sang et le picotement dans sa langue étaient désagréables, mais ce n'étaient pas la cause de ses souffrances. Que signifiait ce baiser pour Elle? Une manière de lui prouver son affection? Un moyen efficace de le garder auprès d'elle? Ou un nouveau supplice parmi d'autres pour le faire souffrir? La réponse à cette question torturait l'esprit d'Edward, surtout qu'il avait peur de ne jamais la connaitre. C'était cette douleur là qui était visible sur le visage du jumeau et qui faisait briller ses yeux posés sur sa jumelle.

La voilà qui ouvre la bouche à nouveau, pour lui faire écouter sa voix cette fois. Agressive, sans pitié, comme toujours. Elle se moque de lui, et ses remarques vont tout droit lui entailler le coeur. Comment lui expliquer sans se rendre ridicule qu'il ne peut qu'être au plus mal loin d'elle? Elle se moquerait encore de lui, et ça il ne pourrait pas le supporter... Alors, plutôt que de dire une parole maladroite devant elle, il se tait. Il se contente de la regarder avec un affreux mélange de colère et de douleur.
Eli lui sourit, semblant se délecter de l'effet qu'elle avait provoqué chez son jumeau, puis la main ne la belle blonde fendit l'air en un instant, assénant une de ses gifles surprise à son frère. Le choc fut violent et décala la tête d'Ed sur le côté. Personne d'autre n'aurait osé lui faire ça. Personne d'autre ne s'en serait sortit indemne après lui avoir fait subir ça. Mais seulement voilà, pour Edward, Elisabeth était bien plus important que n'importe qui d'autre sur cette putain de planète de merde. Il ne pouvait pas répliquer, il ne voulait pas répliquer. De toute manière il s'était toujours laissé faire par sa soeur, il n'allait pas changer brusquement aujourd'hui. Car pour eux, aujourd'hui était un jour comme les autres. Rien d'inhabituel. Ed porta le bout de ses doigts à sa joue qui le picotait, aspira une partie du sang qui se répandait dans sa bouche, et tenta de s'expliquer. Qu'elle sache tout au moins... Pour qu'elle ne s'imagine rien.


"Je suis désolé. Je savais pas que c'était toi... Précisément parce que je te croyais dans un bar."

La gifle, mêlée à la pluie, mêlée à sa tentative pour s'expliquer, remit en marche l'esprit d'Edward. Il ignora les toutes petites sensations qu'il sentait au niveau de sa joue et regarda Eli. Ses longs cheveux seraient bientôt entièrement trempés... C'était déjà le cas de sa robe... Ed la trouvait belle ainsi observée, droite et insensible aux éléments autour d'elle. Mais elle allait attraper la creve comme ça, déjà qu'elle était de nature maladive. Sans réfléchir plus, Ed enleva sa veste et la fit tourner pour la poser sur le dos de sa jumelle, posée sur les épaules.

"... On rentre? Ou on attend la fin de la pluie dans ton bar?"

Ca y est. Edward avait reprit une partie de son assurance perdue. Il avait insister sur les "on" pour bien faire comprendre à Eli qu'elle ne parviendrai plus à se débarrasser de lui aussi facilement que tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Mer 25 Juin - 17:50

La relation qu’entretenaient les jumeaux aurait pu être qualifié de sadomasochiste, oui car loin devant l’inceste dont ils faisaient tout deux preuves, il s’avérait qu’ils se faisaient du mal et en donnait plus qu’ils ne se donnaient du bon. Avec une Elisabeth aussi immorale et un Edward docile comme un agneau à ses côtés, il ne pouvait en être autrement. Et ce baiser langoureux qu’elle lui avait offert n’était qu’une preuve de plus. La jumelle menait la barque de leur amour différent et incompréhensible aux yeux des autres, son frère était la pour veiller à ce qu’elle ne tombe pas à l’eau, sa sœur, son âme-sœur.

La bouille minée et désolée d’Edward étaient pathétique, quiconque l’aurait vu n’aurait eu dans l’idée que de l’enlacer afin de le vider du chagrin qui le rongeait. Mais Elisabeth n’était pas comme ça, elle laissait le regard de son jumeau se noyer plus profondément dans le sien. Il était à elle, il n’appartenait qu’à elle seule.
Pourtant, bien profondément dans sa poitrine son cœur hurlait une peine incommensurable qu’elle ne pourrait jamais lui montrer, elle s’en voulait de toute ces choses affreuses et viles qu’elle lui faisait subir. Oh, oui, bien caché, derrière une volonté psychique débridée et trop forte, se trouvait une certaine sensibilité dont elle n’avait même pas idée à elle seule. Il était le seul avec qui elle soit aussi violente, méchante, cynique. Etait-ce parce qu’il était tout autant le seul qu’elle aime vraiment ? Toutes ces marques malsaines ne montraient-elles pas une passion pour lui ?
Elisabeth ne savait pas qu’elle l’aimait. Son cœur lui le savait et son esprit déformait les marques d’affection en marques de haine. C’était cruelle.

La pluie continuait se s’affoler autour d’eux, se déversant dans leur cheveux blonds. Leur offrant une mine tragique de deux amoureux. Le décor se prêtait parfaitement à la scène qui se jouait.

Il retira sa veste de ses épaules. Elle regardait la joue rougit qui contrastait avec la pâleur de lait de sa peau. Avait-il mal ? Elle détourna ses prunelles, observant ses propres épaules sur lesquelles il avait tendrement déposé son veston, par peur qu’elle ne prenne froid. Il était toujours inquiet pour elle. Elle n’était jamais inquiète pour personne, ni pour elle-même. S’inquiéter c’était faire preuve de faiblesse. Et elle n’était pas faible.
Néanmoins notre belle blonde serra contre elle le tissus. Il sentait bon, il était chaud. C’était agréable. Elle ne le regardait plus, son regard vagabondait comme une enfant boudeuse vers la chaussée voisine.


« Donc tu ne m’as pas reconnu. Tant pis. Oublie. »

Elle enfonçait un peu d’avantage le couteau dans la plaie qu’elle avait ouverte. Elisabeth savait très bien que n’importe qui, courrant sous la pluie, inquiet et pressé ne l’aurait pas reconnu en se cognant à elle à la tournante d’une rue. C’est juste qu’elle faisait semblant de ne pas vouloir comprendre, reniant les excuses tristes de son jumeau, n’écoutant que sa conscience qui lui disait de pointer du doigt des choses douloureuses. Dire à Edward qu’il ne la reconnaissait pas c’était comme lui dire qu’il ne la connaissait pas assez pour justement la reconnaître. C’était sûrement douloureux pour lui.

« J’ai envie de rentrer au manoir. »

Elle n’avait pas utilisé le –on contrairement à lui, elle ne pouvait pas, elle ne pensait pas aux autres après tout. Pourtant, elle glissa sa main gauche dans la droite de son jumeau, enlaçant ses longs doigts de siens et se colla à son bras. Elle ne pouvait pas non plus refouler tout ce qu’elle éprouvait, elle ne pourrait pas le supporter psychiquement car elle n’avait que lui. Il était le seul à qui elle pouvait offrir un once de douceur dans de rare et petit moment. Elle articula faiblement en regardant le sol qu’elle avait froid et qu’elle était fatiguée.
Elle se serra d’avantage à son bras comme pour un câlin puis relâche finalement son jumeau. Elle s’éloigna d’un pas, elle avança un peu et retourna son fascié angélique sans un sourire. Juste attendant tranquillement qu’il avance, pas loin, près d’elle.
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Vanderbild Edward

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MessageSujet: Re: 20h50 - Percussion et Répercussions [libre]   Jeu 26 Juin - 22:16

Qu'elle semblait inoffensive sous la pluie! Ainsi mouillée, pelotonnée dans la veste qu'Edward venait de lui offrir, Elisabeth aurait pu ressembler à une jeune fille tout ce qu'il y avait de plus attendrissant. Oui, c'est surement ce qu'étaient en train de penser les quelques personnes éparpillées dans la grande rue, qui ne faisaient qu'entre apercevoir les jumeaux, trop pressés de se mettre à l'abri des eaux pour plus s'intéresser à la tragédie perpétuelle des deux blonds qui recommençait chaque jour, toujours de la même manière... Il fallait être l'un des deux jumeau pour comprendre qu'ils jouaient chacun leur rôle. Elle celui du maitre, Lui celui du chien qu'on nourrit tout juste assez pour s'assurer sa fidélité. Bien loin de l'image de la belle blonde trempée et attendrissante aidé par le grand beau jeune homme...

Ed le savait. Il se savait soumis et incapable de s'élever contre sa soeur, en grand dépendant qu'il était. Et une part de lui se révoltait contre cela, désirant une part de liberté qui lui était inaccessible. Pourtant il ne réagissait pas. Depuis longtemps elle l'avait maté, anéantissant dans l'oeuf ses quelques espoirs de s'élever sur un pied d'égalité avec elle. Il en était donc réduit à se contenter des rares traces d'affections qu'Eli daignait lui donner, en se torturant l'esprit pour savoir si elle les lui donnait sincèrement, ou juste pour le garder auprès d'elle et s'en servir comme souffre-douleur. Même maintenant, alors qu'elle détournait son regard ailleurs comme pour le relâcher de l'emprise qu'elle exerçait sur lui, les picotements chauds qu'il sentait sur sa joue étaient là pour lui rappeler qui était le dominé et qui était le dominant. Comme on marque du bétail... Sauf que les coups et blessures d'Elisabeth disparaissaient avec le temps, et qu'elle devait constamment les renouveler pour lui aposer sa marque.

Qu'est-ce qui le retenait auprès d'elle s'il souffrait autant demanderez-vous? Un lien.
Un lien fort qui les a unis dés la naissance et qui n'a cessé de se développer avec le temps. Un lien si fort qu'il permet au jumeau de calmer ses tourments. Un lien qui exclu tout autre qu'eux deux dans son monde. Leur lien à eux, unique.

Mais cette réponse n'a pas encore germé dans l'esprit d'Edward qui ne voit que peine et souffrance devant lui. Elisabeth lui reproche de ne pas avoir fait l'impossible. Il aurait donc du avoir une vision au rayon X pour la voir arriver à travers le mur et éviter de la heurter? Ed il voulait bien, mais mère nature n'était pas aussi clémente que ça. De toute manière, il était inutile d'argumenter avec Eli. Elle avait toujours le dernier mot. Donc le grand blond se tut et détourna à son tour le regard d'un air blessé, dans la direction inverse à celle de sa jumelle. Mais il ne put rester longtemps à lui tourner le dos, surtout lorsqu'elle lui fit la surprise d'entrecroiser ses fins doigts avec les siens, avec une douceur que lui seul lui connaissait. Ed tenta de croiser son regard, mais dans ces moments elle ne le regardait jamais, elle, comme pour cacher quelque chose. Pourtant lire l'amour dans les yeux de sa jumelle lui ferait tellement de bien! C'était inestimable pour lui, autant qu'inimaginable...


"Oui, on rentre..."

Ed ne parvint pas à faire se croiser leurs yeux émeraudes, mais cette brève étreinte suffit à remplir ce terrible vide qui le ravageait constamment. Son affection était sur le point de déborder lorsqu'elle lui parle tout doucement, mais à peine avait-il commencé à serrer la paume de sa jumelle contre la sienne qu'elle lui échappa, commençant à avancer en lui tournant le dos. Et lorsque Eli s'arrêta pour l'observer, à quelques pas, c'était un visage vide d'émotion qu'elle lui montrait. La vision était effrayante, comment pouvait-on un instant être si doux, et la seconde suivante montrer une indifférence complete? Edward n'avait pas la réponse, et pensait ne l'avoir jamais. Il se contentait de la suivre, car là était l'essentiel pour lui.
Il s'avança pour se retrouver à sa hauteur, lui aussi adoptait un air détaché, mais faux bien sur. Juste là pour cacher sa souffrance. Il la regarde, et ils repartent d'un même pas vers le manoir, leur terrain de jeu.


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