Pensionnat Ryuuketsu V2

Un pensionnat horrifique dans le Japon contemporain
 
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 [Chapelle] 8 Avril

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Hyuga Faust

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MessageSujet: [Chapelle] 8 Avril   Sam 21 Juin - 18:00

[ => Pelouse, fontaine et lac. ]

Elle l'avait saisi par la main, et ils avaient couru ensemble, sous le déchainement de tous les éléments, que ce soit la pluie, le vent, ou cette terre boueuse, ou ses converses s'enlisaient. Une scène d'un pur romantique, telle que Faust avait toujours en voulu vivre. Certes, il y aurait pu avoir mieux. Mais il ne demandait rien d'autre. Il était heureux, tel qu'il l'était. Sa nouvelle amie l'emmenait, le contact de sa main était agréable. Sa main était plus petite que la sienne, mais il sentait la force qui se dégageait de la petite main de Shin-Mu. Son visage était rivé vers l'avant, et les gouttes s'écrasaient dans ses cheveux noirs, qui se balançaient joliment de la droite vers la gauche, suivant son rythme. En regardant ses cheveux mouillés, Faust trouva qu'ils ressemblaient beaucoup a cette image de constellations que Victor Hugo avait utilisé dans l'un de ses poèmes. Shin-Mu lui évoquait toute sa littérature. Tous les beaux passages qu'il avait lu, se retrouvaient tous sous une seule personne. Emu, Faust continuait de sourire béatement.
Puis afin de courir plus librement, elle lacha sa main, et s'engouffra dans la forêt. S'y infiltrant aussi, Faust eut la mauvaise surprise de voir qu'il se prenait constamment des branches et autres en plein dans la figure. Il se protégeait de ses mains, et tentait au mieux de suivre sa nouvelle amie. Elle l'appela pour savoir si il arrivait a garder la cadence.


"T'inquiètes je suis toujours là !"

Ils continuèrent ainsi, illuminés par la lune, au travers de tous les obstacles. Elle se déplacait avec une agilité peu commune, et Faust se dit que décidemment, le plus il restait avec elle et le plus il était impressionné par cette fille. Enfin, Shin-Mu s'arrêta devant ce qui semblait être une chapelle. La chapelle était petite, mais elle avait l'air accueillante. Il s'en dégageait une atmosphère de paix et de plénitude, qui appaisait. Devant lui, il vit Shin-Mu. Elle l'attendait. C'était une vision qu'il retiendrait toute sa vie. Elle était radieuse, ses cheveux mouillés retombaient en cascade sur ses épaules, sa tête était bien haute, sous la lumière étincellante de la lune. Elle avait l'air d'un ange. Faust s'arrêta pour garder cette image gravée dans sa mémoire. Puis, ne voulant pas qu'elle s'impatiente, il s'avanca vers elle. Il ouvrit la porte de la chapelle, une lourde porte en bois, mais qu'il n'eut aucun mal a ouvrir. Il jeta un rapide coup d'oeil a l'intérieur pour voir s'il n'y avait aucun danger potentiel, et en tenant la porte, et fidèle a son leitmotiv du gentleman, il s'écarta pour laisser rentrer Shin-Mu.

"Après toi, Shin-Mu."
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Shin-Mu Ai

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Sam 21 Juin - 18:36

Il sorti des bois trop sombres. Il s'arrêta, la contempla, elle fit de même. La petite chinoise se retourna finalement vers la chapelle qui se trouvait dans son dos. Elle était beaucoup plus grande que ce qu'est c'était imaginée et elle était d'une magnificence toute particulière pour Ai. En chine elle ne connait que les Temples qui ont leur propre beauté mais maintenant qu'elle les connait par coeur elle ne s'extasie plus devant les magnifiques bâtiments qui l'ont hébergé durant toute sa jeunesse. Cette Chapelle c'était quelque chose de nouveau, un édifice tout neuf qu'elle découvrait avec des yeux pétillants et curieux.

Faust passa devant elle et ouvrit la porte sans problème. Elle le regarda, un brin jalouse car elle aurait eu du mal à la pousser, elle en était sûre...
Puis ses prunelles fixèrent une nouvelle fois la petite église avant regarder l'intérieur. Elle souriait vraiment comme une enfant qui rentre pour la première fois dans la cabane qu'elle a construit depuis plusieurs semaines.

Elle passa le pas de la porte en regardant le plafond, sa main droite se posant au passage sur le torse de Faust comme si elle avait le vertige et qu'elle devait se cramponner au mur. Les Temples en Chine n'avait pas de plafond aussi haut! Elle s'émerveillait toute seule de ce spectacle.
Avançant d'avantage dans l'église vers le fond qui était noir. La lumière ne passant que très peu à travers les vitraux.


"J'adore..."


Elle se retourna vers le jeune homme un grand sourire aux lèvres. Un sourire qui disparut presque aussitôt. Comme si c'était le moment de s'extasier comme une niaise devant une chapelle. Elle prit ses cheveux entre ses mains et se mit à la tordre. L'eau déferlant alors de sa crinière d'ébène jusqu'au sol. Elle fit de même avec son gilet et hésita avec sa robe avant de se dire que ce gars n'était pas l'était ses camarades de shaolin quan et qu'il verrait une invitation dans ce déshabillement, comme n'importe qu'elle gars en soi.
Ai retira même ses ballerines et se posa sur l'une des tables en bois, s'y allongeant. Elle plia les jambes, posa ses mains sur son ventre et regarda le plafond où il y avait un autre vitrail.


"Je sèche perso."
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Hyuga Faust

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Sam 21 Juin - 18:59

Le visage de Shin-Mu changea. Elle souriait, et son sourire brillait de mille feux. Elle passa devant lui, s'appuyant a son torse, comme si elle avait eu un vertige. Il avait alors redoublé de prudence, près a la rattraper si elle tombait. Elle avait alors pénétré dans la chapelle, et il en fit de même.

Il fut envahi par cette même admiration qu'il ressentait a chaque fois qu'il s'aventurait dans l'un de ces lieux de prière et de recueillement. Respectueusement, il garda le silence, et leva sa tête. Il reconnut ces arches que l'on trouve dans n'importe quelle chapelle, devant lui était disposées plusieurs rangées de bancs, même si ils ne serviraient pas vraiment. Les temples en Inde avaient leur beauté, plus simple, mais plus profonde et religieuse. Ici, ce qui époustouflait, c'était surtout l'architecture soignée au plus au point, les statues sans aucun défaut quelconque. Dire que de simples humains avaient réalisé cela... Faust se sentit tout petit, en tant que musicien et écrivain, a côté de ces gens qui réalisaient a copier ce que la nature même avait créé, et a la perfection. Quel style ! Et quel talent surtout ! Nos artistes font bien tâche a côté d'eux !

Et a tout cela se mêlait une autre oeuvre d'art, celle de Shin-Mu, qui quel que soit de lieu, semblait renchérir la beauté de ce qui l'entourait. Il l'entendu dire qu'elle aussi aimait beaucoup cet endroit. Elle avait raison, il avait vraiment de quoi rester la bouche ouverte. Elle prit ses cheveux torsadés par l'humidité et la course qu'elle avait faite et les serra fort, enlevant toute l'eau qui s'y était installée. Elle fit de même avec le gilet olive. Puis elle s'installa sur une table en bois, ayant enlevé ses ballerine, avec la ferme intention de sécher. Elle s'y allongea. Faust la contempla encore, puis il se rendit compte qu'elle devait vraiment le trouver bizarre, a constamment l'observer. Il rougit, se murmurant intérieurement qu'il se devait d'arrêter, mais c'était contre son gré. Il ne savait pas, mais cette jeune fille le déstabilisait. Il se sentait hypnotisé, comme un moustique par la lumière.

Il soupira un bon coup, puis alla s'installer sur l'un des bancs, situé juste a côté de la table en bois ou se trouvait Shin-Mu. Il se mit a l'aise, allongeant ses longues jambes, et passa une main dans ses cheveux mouillés. Il étira son bras vers Shin-Mu et y écarta une mèche rebelle qui lui retombait sur son visage angéliquement magnifique.


"C'est sympa ici..."

Tout en regardant autour de lui, tel un gosse émerveillé, il se remit a sourire.
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Shin-Mu Ai

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Sam 21 Juin - 19:30

Lorsque la main du jeune homme frôla son visage, elle tourna aussitôt son visage vers lui. Ses prunelles noires l'observant. Elle se mit alors sur le ventre, menton dans la main, l'air vaguement intéressée. Ai crevait d'envie de lui poser une question. Ses jambes se balançaient d'avant en arrière tandis qu'elle se tâtait quand à poser ou non sa question. Elle arrêta de fixer la masse de cheveux noirs qui était à côté d'elle et regarda par le vitrail où l'on ne voyait presque rien du monde extérieur. Peut être un ou deux arbres dont les branches étaient ballotées par le vent.
Non la seule chose qui se faisait vraiment entendre c'était la pluie. Dans ce petit bâtiment au plafond haut tout résonnait avec plus d'intensité et le bruit de la pluie contre le toit était dominant. Ils étaient tout les deux muets et ce silence lui était oppressant contrairement à ceux qu'elle connaissait ou plutôt avait connu durant les entrainements.

Elle fit semblant de se détacher de sa propre question en gardant les yeux fixés sur le vitrail bleu. Lui tournant d'ailleurs presque la tête. Il ne pouvait voir que le bout de son nez, son oeil étant caché par ses cheveux comme fait exprès. Elle n'aimait pas jouer les curieuses mais pourtant elle avait envie de l'entendre parler. Le bruit de la pluie était sympathique mais seulement lorsqu'elle est seule dans son lit à chercher le sommeil. Elle se mit à bouger les lèvres et... non finalement ne posa pas sa question.

Elle regarda rapidement dans sa direction, comme il était assit et s'il commençait à somnoler. A première vue ce n'était pas le cas. Elle descendit alors de sa table pour aller s'assoir par terre à côté de lui, l'ayant maintenant juste devant son nez. Assise sur ses pieds, à la chinoise en fait. Elle posa sa tête sur le ventre de Faust et ferma les yeux doucement.


"Pourquoi tu étais dehors comme ça sous la pluie avec cet air de déprimé?"

Bah voilà finalement elle l'avait posé sa question. Elle avait été cash. Elle se releva la mine encore fraîche et loin d'être fatiguée. Ai se servi du banc en face de celui de Faust pour s'assoir correctement.

"C'est de la curiosité alors si tu ne veux pas répondre c'est normal."


Elle se pencha en arrière, posant ses mains derrières elle sur le banc. Elle croisa ses pieds en dessous et regarda de nouveau le plafond. Shin-Mu était loin d'être pressée de rentrer au manoir pour retrouver un lit qui ne lui était pas familier. Avec un simple futon elle aurait été tout aussi bien qu'avec ce gros matelas rembourré qui elle s'en doutait allait lui donner mal au dos. Elle tourna la tête sur le côté, mattant la bouille de Faust.
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Hyuga Faust

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Dim 22 Juin - 13:35

Elle le regardait a présent, d'un regard d'une vive intensité. Ses prunelles noires avaient plongées dans les siennes, a la quête de réponses ou de songe. Faust se vit dans ces prunelles, et il ne voulait pas détourner son regard. Puis Shin-Mu se mit das une position plus confortable, et continua a observer la petite immensité qu'était la chapelle. Il ne voyait plus son visage, caché par sa longue chevelure. Il inspira un grand coup et lui aussi s'assit plus confortablement sur son banc, s'enfonceant un peu plus.

Il n'avait pas du tout sommeil, il aurait plus rester éternellement comme cela, avec elle. La pluie se faisait toujours entendre, s'abattant sur le toit de la petite chapelle, les berçant dans une symphonie sans fin. Il se rappelait de sa dix-huitième année, lors de son excursion en Inde, lors de la mousson, ou les saris multicolores se noyaient dans une tornade de couleurs, mêlée a la pluie. Tout un art, qui se révélait lors de ces évènements. Il eut un vague mouvement de tête, se rappellant comment ce retour aux origines, avait été un bienfait dans son être, lui avait permis de savoir qui il était vraiment.

Cependant, il voulait en savoir plus sur cette jeune fille. Il avait tellement de question a lui poser. Elles tourbillonaient toutes dans son esprit, lui criant de lui ouvrir son coeur, tapant son cerveau pour que celui-ci crache le morceau, l'incitant a prononcer l'imprononçable. Mais il se controlait, se forçait a respecter l'intimité de Shin-Mu. Il en apprendrait plus avec le temps. Mais toujours est il que le silence devenait oppressant. En fait, il voulait entendre la douce voix de son interlocuteur, il voulait parler. Parler c'est être vivant, entendre parler c'est recevoir cette preuve d'existence. Il se sentirait plus vivant si il disait quelque chose. Plus heureux, si il lui parlait a elle, avec qui il semblait vraiment être sur la même longueur d'onde. Il se montrait plus attentioné qu'avec d'autre filles qui n'avaient pas ce charme, dont la petite chinoise disposait.

Il sentit un contact sur son ventre. Elle venait de se lever et avait posé sa tête sur lui. Par reflexe, il caressa lentement ses cheveux, si doux au toucher. Elle avait fermé les yeux. Elle lui demanda pourquoi il était resté dehors sous la pluie. N'ayant rien a perdre, et se sentant plus proche d'elle qu'il ne l'avait été avec n'importe qui, il lui répondit.


"Pour tout te dire, a peine posé les pieds ici, je ne m'y sentait pas a l'aise. Tout avait l'air froid et hostile. Il n'y avait personne dans les parages. Je n'ai rencontré qu'un petit, qui s'est montré assez antipathique. J'ai donc été assez déprimé, de me dire que ce qui m'attendait ici, ressemblait tout les jours a ce que j'avais vécu avant de te recontrer. Le manoir me paraissait terne et ennuyeux. J'ai donc été dehors, dans l'espoir de trouver quelqu'un, ou quelque chose, qui puisse me rendre heureux... Et on dirait que je l'ai trouvé."

Voila. Il savait qu'elle le prendrait peut être pour un abruti. Mais il avait dit ce qu'il avait sur le coeur. Shin-Mu était maintenant en face de lui. Il la regarda longuement, admirant la beauté de son visage aux traits joliments dessiné, par une main de maître.

"Et toi, pourquoi es tu sortie sous la pluie ?"

Tout cela en se redressant un peu, se perdant dans la contemplation de la jeune fille, qu'il commencait vraiment a bien aimer.
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Shin-Mu Ai

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Dim 22 Juin - 20:08

Le regard de la petite chinoise se faisait plus tendre. Alors voilà, elle était réellement tombée sur un romantique de la classe des loveurs mais pas dragueur. D’un côté elle avait de la chance mais de l’autre elle aurait tout autant aimé qu’il soit aussi passionné qu’elle pour les arts martiaux. Elle aurait aimé pouvoir expérimenter ses prises par rapport aux siennes, après tout se battre était quelque chose de fortement jouissif pour la jeune fille. Et on ne refuse pas ses pulsions, or elle aimerait vraiment voir qu’elle genre de réflexe il pouvait posséder. Elle se mit juste au-dessus de sa tête, de toute sa hauteur. Ses cheveux encadrant son visage et glissant jusqu’à celui de Faust sans aucun problème.

« Tu m’as l’air d’un gentil petit romantique très cher Faust. »


Ses deux mains étaient de chaque côté du visage du jeune homme et ses prunelles sondaient les iris marrons qui se présentaient face à elle.
Et puis finalement elle sorti, sur un ton des plus neutres comme si elle lui disait qu’elle avait mangé une pomme.


« J’ai écrasé un abricot dans les cheveux d’une fille pour ne pas lui foutre de pain dans sa gueule et je suis venue me calmer dehors. Non pas que je sois impulsive, c’est juste que je n’aime pas qu’on me demande si je vais bien quand on me connaît pas. Comme si ça l’intéressait vraiment cette pétasse.
Excuse moi de mon vocabulaire. Mais bon je ne vais pas mâcher mes mots pour te plaire. Ça serait te montrer une image de gentille fille alors que ce n’est pas le cas. »


Eh beh ! C’était du Ai tout craché de sortir tout ça en une phrase au-dessus du visage d’un gars qui semblait doux comme agneau. Elle était presque certaine qu’il allait changer du tout au tout et qu’il l’apprécierait beaucoup moins d’un seul coup. L’incandescence des ses yeux était visible, comme elle s’était remémorer son énervement passé elle était de nouveau un peu chaude, son tempérament de j’aime me taper avec les gens refaisant surfasse. Shin-Mu était vraiment très spéciale comme jeune fille.
Enfin bon de toute façon elle se trouvait bien gentille avec ce jeune homme depuis qu’elle l’avait rencontrer. De la pitié ? Pas à ce qu’elle sache. Elle avait juste eu envie de lui parler ou peut être de faire une BA, soit une bonne action, après avoir fait pleurer une pauvre fille qui était nouvelle et qu’elle avait humilié dans le réfectoire devant tout le monde sans aucune gêne. Elle pinça le bout du nez de Faust avant de se relever et d’aller s’installer sur un banc beaucoup plus loin, à califourchon dessus. Elle était encore mouillée et ses cheveux collaient sans son dos.


« Tu dois me trouver beaucoup moins sympathique d’un coup, n’est ce pas Faust ? »

Elle avait pris un petit ton provoquant et presque moqueur. Si ça c’était pas être lunatique… A croire qu’elle venait de changer de personnalité d’un seul coup. Non ce n’était pas ça, elle était juste de nouveau existée comme une puce, la pluie n’ayant pas ralenti ses ardeurs. Ses mains posées devant elle, elle s’appuyait dessus et balançaient ses jambes de chaque côté du banc en fixant le jeune Indien.
Elle rendre quelqu’un heureux ? Elle n’y croyait pas et ne voulait pas tomber dans le piège, un piège qu’un certain Bai lui avait tendu. Son corps se réchauffait tout seul, c’est fou ce que les souvenirs pouvaient être vivant parfois. Ses ongles s’enfoncèrent dans le bois du vieux banc.
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Hyuga Faust

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Dim 22 Juin - 22:01

Il scruta son visage, a la recherche de sa réaction. Comme il l'avait prévu, il avait tout gâché. Elle devait vraiment le prendre pour un gros débile de première. D'ailleurs, son regard son fit plus tendre, mais sa phrase le blessa, comme une flèche qui transpersa sa poitrine. Un gentil petit romantique. Voila ce qu'il était. Voila ce qu'elle pensait de lui. Une gentil petit romantique. Devait-il le prendre bien, mal ? Tout ce qui lui traversait l'esprit, c'était ca. Un gentil petit romantique, c'était tout ce qu'il avait été, tout ce qu'il était et tout ce qu'il serait. Bougre d'âne, petit con. Tu ne peux donc pas t'empêcher de tout faire foirer, toi qui trouve enfin ton bonheur...En colère contre lui-même, il baissa les yeux, et serra les rebords du banc si fort, que ses paumes en devinrent blanches.

Elle prit son visage entre ses main. Il s'efforça de ne pas montrer ce qu'il pensait. Elle le fixa droit dans les yeux. Il regarda longuement ces deux pupilles noires et sombres, ce regard de killer, ces yeux revolver. Ses doux cheveux lui caressait le visage. Tout le paradoxe, fut le petit monologue qu'elle prononca par la suite. Un aliage de violence, de haine, destiné a le sortir de sa rêverie. Peut-être lui donner une autre image d'elle-même. Se dévoiler encore plus. Etait-ce une invitation ? Elle racontait tout cela, comme si il s'agissait de la chose la plus banale au monde. Peut-être voulait-elle qu'il s'en aille, qu'il prenne peur. Sauf que ce n'était pas du tout le cas. Loin de là, Faust était sous le charme. Pourquoi croyez vous que l'on aime les orages? Non seulement ils sont beau et nous émeuvent, mais ils nous font peur et nous fascinent. Voila. Faust trouvait non seulement Shin-Mu très belle, comme le jour, mais elle le fascinait. Autant par sa manière d'être, que par ses différentes facettes qui se dévoila petit a petit.

Que se cachait-il derrière tout cela? Que devait-il en penser? Que devait-il dire ? Elle lui pinca le bout du nez, pas violemment, juste comme ca. Elle alla s'asseoir plus loin, néanmoins lui faisant toujours face. Surement pour le laisser méditer, sur ce qu'elle venait de dire. Elle ajouta même qu'il devait la trouver moins sympatique. Elle se trompait. Et complètement en plus. Tout cela, ca ne faisait que renforcer cette admiration qu'il éprouvait a son égard, cette beauté qui ressortait. Il n'aimait pas les filles trop niaises, trop simple de caractère. Ici se présentait un véritable défi. Pas un défi de dragueur, un défi plus profond. Celui de découvrir véritablement celle qui semblait tant l'obnibuler. Celle qui semblait tant le rendre heureux. Cela cachait surement quelque chose. On n'éprouva pas tant de haine pour rien. Il s'était surement passé quelque chose, dans son enfance, qui l'avait blessé. Une histoire qu'elle préfèrait oublier. Tout comme lui préfèrait oublier certaines parties de son enfance. Cette haine soudaine, il ne la prenait pas mal. C'était un appel, un appel a poursuivre la conversation. Une invitation. Cette flamboyance, cela le faisait sentir tout bizarre. Il aimait. Il aimait aussi cette partie de Shin-Mu.

Elle le fixait encore. Encore une fois, il regarda longuement dans ses yeux, y cherchant quelque chose. Il se perdit quelques secondes dans la contemplation de celle qui l'épatait tant.


"Non..."

"Non je ne te trouve pas moins sympatique. Bien au contraire. Chacun a sa personnalité. Je trouve la tienne passionnante."

Il se leva, s'étira un bon coup, et sentit tout ses muscles dorsaux se contracter. Un frisson lui parcoura l'échine, et lui arracha un sourire. Il s'avanca un peu vers Shin-Mu.

"Je veux être ton ami. Ca parait con je le sais, mais je me sens proche de toi. Ce n'est peut etre pas réciproque. Mais je trouve enfin quelqu'un avec qui je m'entend bien."

Il s'assit face a elle. Il la fixe du regard, sans ciller. Il sourit.

"Qu'en dis tu?"
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Shin-Mu Ai

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Dim 22 Juin - 22:45

Son visage ne put nier l’étonnement face à ce non qu’il lui servait. Il n’avait pas changé d’avis. Ai se mit à douter d’elle-même, touchant son visage de ses mots pour y déceler une quelconque marque de ce qu’elle craignait. Oui elle avait les traits tirés, oui elle était choquée et abasourdie. Il l’a trouvait passionnante. Elle ne comprenait pas comme il pouvait la trouver passionnante. Elle qui n’était qu’une petite chinoise isolée de ses parents pour aller vivre avec des inconnus, tous ça parce que papa ne voulait pas d’une fille en premier lieu. Il ne trouvait donc pas qu’elle était un vilain petit canard détestable. Elle fit en sorte de perdre cette expression de surprise qu’elle arborait sûrement pour la première fois de sa vie.

Elle avait fait exprès de s’éloigner comme pour prévoir sa réaction qui était la suivante dans sa tête « qu’elle s’éloigne de lui car il la trouvait détestable » mais non il se leva. Ce géant qu’elle avait tiré des hauts se rapprocha d’elle. La tête levée, les yeux humides elle l’observant s’approchant. Il l’inquiétait maintenant, elle le comparait à un tigre qui s’approche de sa proie. Il était trop près non ? Il lui donnait le vertige à être si grand. Il l’énervait à ne pas la fuir. Il l’énervait aussi pour ce qui se produisait à l’instant. Elle ne se sentait pas normal. Ai avait l’impression qu’il s’emparait de quelque chose sans qu’elle ne puisse rechigner de lui offrir et il lui sembla que ce petit quelque chose était de la sympathie mêlée à de la reconnaissance. Mais pourquoi lui était-elle reconnaissante ? Parce qu’il ne fuyait pas comme un pleutre ? Parce qu’il ne l’insultait pas ? Parce qu’il ne cherchait pas la baston ? Peut être que oui, même sûrement que oui.

Il s’assit face à elle. Shin-Mu ne bougea pas, ses bras tremblaient légèrement sans qu’elle ne le veuille mais elle pouvait les sentir. Elle avait même la chair de poule et un frisson se baladait de haut en bas dans son dos à chaque fois qu’elle pouvait sentir son odeur.

Il voulait être son ami. Elle n’avait jamais eu de vrai ami, juste peut être un mais ce n’était pas sûr. Alors ça signifiait quoi vraiment être ami ? C’était se parler comme ils le faisaient sans rien attendre de plus. Sûrement un truc dans le genre. Elle se pencha en avant, l’observant par le bas et remit droite sans le quitter des yeux. Une façon à elle de l’étudier sous toutes ses coutures.

Un sourire et voilà elle était finie. Elle s’approcha de lui, posa son front contre le sien qui était déjà brûlant. Sa main caressa la joue de Faust encore une fois et elle lui offrit un charmant sourire en réponse au sien. Elle l’aimait bien lui.
Puis fermant les yeux, elle se colla à lui pour le prendre dans ses bras qui semblaient si petits en enlaçant les épaules du jeune homme. Cette carrure impressionnante qui se laissait câliner doucement par une Ai toute retournée.


« Pourquoi pas. »


Elle avait les yeux encore fermés et le serrait de toute ses forces. Cela lui paraissait surnaturel d’être si proche physiquement de quelqu’un et encore plus psychiquement. Il devait être unique lui ou alors bon acteur. Tant pis si elle se plantait du tout au tout. Elle le relâche, rouvrit ses yeux et reposa son front contre le sien en souriant encore. Pas un sourire de star, non juste un sourire discret qui ne montre pas des dents brillantes à souhait. Juste ses petites lèvres étirée légèrement comme peu de fois. C’était la première fois qu’elle offrait avec autant d’envie un câlin, c’était bizarre, c’était chaleureux.
Elle referma les yeux, appuyant toujours son front contre celui de Faust et se laissant bercer par sa respiration sans faille. C’était tellement tendre, doux. Du nouveau.
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Hyuga Faust

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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Lun 23 Juin - 14:51

Il lut l'etonnemement sur le visage de Shin-Mu. C'était un étonnement sans borne, comme si le ciel lui était tombé sur la tête. Faust eut peur. Et si elle refusait? Et si elle ne voulait plus jamais lui adresser la parole? Il était surement allé trop loin. Il s'en voulait. Quel con, mais quel con !
Mais a sa grande surprise, elle ne disait rien. Elle restait muette, comme une carpe. Alors qu'il s'approchait d'elle, il avait vu son expression émue, ses yeux humides de tristesse. Il avait alors ressenti le besoin de la serrer fort contre lui. Cependant, assit, il avait réussi a maitriser ses pulsions.
Il l'observait, sincère dans son discours, se préparant a la réponse qui serait soit fatale, soit son euphorie. Il la regardait, cette fille, qui par sa parole maitrisait son destin, qui par ses actes pourrait le rendre le plus heureux des hommes ou le plus infortuné, qui par sa présence le rendait esclave et pourtant si heureux et libre. Elle était son Saint Graal, il était son Galahad.

Il remarqua que la jeune chinoise tremblottait. Ses bras était pris de petits tremblements, tels de petites décharges électriques. Qu'est ce que cela voulait donc dire? Allait-elle lui asséner un mawashigeri en plein dans la figure? L'insulter de sale dragueur, de petit con? Il ne le croyait pas. Il croyait en elle, au plus profond de lui-même. Il savait qu'elle lui était maintenant essentielle. Sans elle il se sentirait privé d'énergie, de volonté, de vie. Il savait qu'entre eux existait maintenant un lien. C'était indéniable, indubitable, sans preuve, mais il le sentait. Il sentait son coeur, haut dans sa poitrine, qui battait a la chamade.

Puis elle bougea. Elle se leva, s'approcha de lui. Il resta de marbre, en attendant la décision de Shin-Mu. Une fanfare s'était emparée de son corps, et c'était un véritable orchestre en lui. Elle approcha sa tête de la sienne. Elle posa son front brûlant sur le sien. De sa main elle lui caressa la joue. Un geste qui voulait dire tant. Un geste petit, mais énorme en lui-même. Faust sourit, un sourire ni trop grand, ni trop petit. Le sourire du bonheur. Il sourit car il l'aimait cette petite. Il sourit car il a enfin trouvé une véritable amie. Elle lui offrit ce sourire, si salvateur pour son âme. Un sourire si beau, un sourire heureux. Elle le prit alors dans ses bras. Ses petits bras, le serrant fort contre sa poitrine. Il l'enlaça a son tour, humant son odeur, et la serra délicatement contre lui. Elle était si précieuse a ses yeux, qu'il ne voulait pas lui faire de mal. Mais il l'enlaçait suffisamment fort, pour lui faire comprendre qu'il la protègerait, pour lui faire comprendre a quel point elle comptait a ses yeux.

Il caressa doucement ses cheveux. Elle était rayonnante, comme un soleil, comme une étoile a son apogée. Au diable la pluie dehors ! Il avait ici un véritable joyau, ce qu'il avait cherché toute sa vie. Elle reposa son front contre le sien, souriant d'alégresse. Il embrassa son front, avec une tendresse qui lui était inconnue. Il avait embrassé beaucoup de filles, sans raison particulière. Mais s'il embrassait Shin-Mu de la sorte, il y avait toute une signification. Ce geste, c'était le signe de ce qu'il éprouvait. En Inde, on disait que si l'on embrassait quelqu'un sur le front, c'était pour lui souhaiter du bonheur et une longue vie. Oui. C'est ce qu'il lui voulait. Que du bonheur. Elle le méritait, elle qui resplendissait de beauté et qui le faisait sentir si bien. Il la reprit dans ses bras, la berçant doucement contre lui.


"Je t'aime bien, Shin-Mu"

Un sourire illumina sa bouille, qui n'avait pas autant sourit depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Lun 23 Juin - 15:27

Elle se pressa contre lui comme une enfant, maintenant assisse sur ses genoux. Elle ferma les yeux en posant sa tête sur son torse. La pluie battante. Son souffle léger. La chaleur de leurs corps. Leur transpiration. L'odeur humide de ses cheveux. Ces petites choses étaient ce qui permettait à Ai de se détendre, d'être le loukoum qu'elle cachait aux autres.
On aurait dit un bébé se collant à sa mère.

Elle ouvrit les yeux, s'éloignant de lui doucement en le regardant. Il l'aimait bien, ça lui faisait plaisir mais elle ne lui répondrait pas. Il s'en vexerait probablement, de toute façon avec la petite chinoise il devait se préparer d'arrache-pied à la supporter elle est ses humeurs aussi étranges que changeantes.
Elle pencha la tête sur le côté, touchant son front brulant où elle avait senti les lèvres de Faust se poser. Elle ne s'éloignait pas de lui parce qu'il lui avait offert un bisou, non, la minute câline d'Ai était juste finie. De même pour la minute émotion, après tout elle restait une pseudo dur la jeune fille. Et les durs ne montrent pas leur coeur tout chaud.

Tout en posant son index sur le bout du nez du jeune homme, le faisant glisser jusqu'à sa bouche, observant le trajet de son doigt. Elle revînt à ses yeux.


"C'est comment l'Inde?"


Maintenant qu'elle l'avait vu lui, grand indien qui se distinguait par tellement de chose d'elle, elle s'intéressait à ce pays qui lui était presque inconnu. Ses yeux ne pétillaient pas de soif de savoir, mais montraient un intérêt particulier et une curiosité légère. Elle voulait en savoir plus sur lui.
La petite chinoise se mit bien face à lui, s'allongea sur le banc, ventre contre le bois. Elle soutenait sa tête de ses deux mains, ses coudes posés sur la banc.


"C'est mieux que le Japon, non? Moi je n'aime pas ce pays, il est trop bizarre sur plein de chose... Peut-être même injuste.
Je préfère ma Chine natale, dans mon Temple avec les autres gars. C'était mieux..."


Elle regardait de nouveau ailleurs, se remémorant les quelques souvenirs qu'elle avait emporté avec elle dans son esprit. Ils lui manquaient tous ses blaireaux en fait. Elle s'était habituée à eux qui étaient devenu un peu comme sa nouvelle famille. C'était dérangeant de se retrouver séparé d'eux maintenant. Elle enroula une mèche de cheveux autour de son doigt, pensive, attendant qu'il parle de lui.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Lun 23 Juin - 16:43

Il passait sa main dans ses cheveux ébènes, tandis que Shin-Mu se pressait contre son torse. Assis sur ce banc, avec la petite chinoise sur ses genoux, il se remémora cette scène de l'écume des jours, ou Colin enlaçait paisiblement Chloé, durant leur deuxième rencontre. Elle lui ressemblait un peu, a Chloé. Par ses petits sourires divins, ou ses tendres caresses. Il la regardait. Elle ouvrit ses beaux yeux noirs et s'éloigna un peu de lui. Il n'attendait pas une réponse. Il voulait juste qu'elle le sache. Qu'elle sache qu'il l'aimait bien, elle.

Puis elle posa son doigt sur son nez. Il sentit le contact léger, et ses recepteurs nerveux étaient en ébullution. Son doigt descendit lentement jusqu'a ses lèvres. Elle lui demanda comment c'était l'Inde.

Il cessa de regarder son doigt et plongea dans les yeux de Shin-Mu. Il rêvassa quelques secondes, se remémorant ce pays qu'il aimait tant. Ce pays qu'il avait dû quitter, pour venir au triste Japon, rempli de souvenirs douloureux qu'il ne voulait pas retrouver. Le souvenir de son père, de son affreuse belle-mère, de ce formatage qu'il avait subit pendant plusieurs années, durant lesquels il s'était senti si triste et seul. Ce souvenir était comme une marque au fer rouge dans sa peau. Les yeux de Shin-Mu pétillaient de curiosité, elle avait l'air mignonne comme tout.


"L'Inde... C'est déja beaucoup plus beau que ce Japon triste. Tu as bien raison. Tout est bizarre ici. L'Inde, c'est le pays des couleurs, de l'art, des couchers du soleil rougeatres sur les quais du Gange a Benares, des mélodies mystiques dans chaques ruelles ou les joueurs de sitar t'envoûtent par leurs symphonies, des tornades de saris, du bonheur simple, des gens heureux même s'ils n'ont rien, des petites ruelles sympatiques, du Taj Mahal magnifique. L'Inde...c'est un pays magique, ou j'ai vécu heureux."

Il s'était un peu emporté, dans son souvenir de sa chère Inde. Il se rappella que Shin-Mu avait dit qu'elle préfèrait sa Chine natale, et qu'elle avait vécu dans un temple. Désirant en savoir plus, il passa une main dans ses cheveux, un peu humides, et la regarda, allongée sur son banc.

"Et la Chine, c'est comment?"

Il la contemplait, comme un enfant curieux désireux d'en apprendre plus.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Lun 23 Juin - 23:12

Le pays de Faust lui donnait des goûts de nouveaux rêves. Cela devait être si beau là bas... Elle nagea dans les prunelles brunes du jeune homme, se laissant bercer par les émotions qu'il arrivait à lui transmettre. L'odeur de sa longue touffe d'ébène mouillée prenait de l'ampleur, ce qui la faisait s'évader encore d'avantage. Elle était toujours pieds nus, et ses orteils frôlaient le sol froid de la petite Chapelle. Elle passa ses chevilles sous ses fesses. Décidément elle ne tenait vraiment pas une minute en place et dans la même position.

Elle se releva, hésitante sur le carrelage frais. Là elle colla les paumes de ses mains sur le vitrail, ainsi que son front dessus. Ferma les yeux, écoutant la pluie qui battait son plein dehors.
Elle l'invita du regard avec un sourire à la rejoindre.


"La Chine s'est aussi humide que maintenant avec la pluie qui tombe dehors. Nous avons des rizières à des endroits où lorsque le soleil se couche tu restes bouche grande ouverte devant le paysage, les montages sont hautes et en pic, tout est vert comme on en voit peu.
Nous avons des forêts de Bambou qui vont jusqu'à 30 mètres de hauteur. Nos temples les plus beaux sont cachés dans les montagnes...

Enfin ça c'est le portrait positif de mon pays, je ne te gâcherai rien en évitant de te raconter sa politique et ce qu'on voit dans les grandes villes."

Ai sourit doucement, retournant légèrement son visage pour voir s'il s'était d'avantage approché d'elle ou non. Elle colla sa joue contre la vitre aux reflets bleus. Dehors on pouvait apercevoir les ombres des arbres, elle était du côté où l'on pouvait voir la Lune qui filtrait à travers le verre coloré. C'était beau encore une fois.
Elle repensa à ces moments où elle avait couru justement dans les forêts de Bambou dont elle lui avait parlé. Il y faisait souvent assez sombre, et il n'y avait que du vert partout, même sur le sol. Elle se souvient de la pluie, de la mousson qui venait inonder les rizières pour faire pousser les plantes. Elle se souvient des femmes qu'elle pouvait voir de loin avec leur chapeau qui les pieds dans l'eau récoltait les semences pour les mettre dans un panier.
Elle se souvient de Bai contre qui elle se battit avec férocité il n'y a pas si longtemps...
Shin-mu sera ses poings qui se trouvaient contre la vitre et se mit à taper dessus avec rage. Il fallait qu'elle bousille ce gars! Elle n'en pouvait plus, il polluait sérieusement son esprit. Des larmes d'énervements coulèrent de ses yeux sombres. Finalement se souvenir de son pays lui était trop douloureux.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Lun 23 Juin - 23:56

Il fut content de voir la petite chinoise elle aussi rêver un petit peu. C'est bon de rêver. Se perdre dans ses pensées, son imagination. Sortir de son corps, pour laisser son esprit vagabonder, se perdre dans un songe qui ne finit jamais. Elle le regardait, lui de même. Et par ce regard, ils se parlaient. Leurs esprits communiquaient par ces simples échanges d'oeillades. Puis elle se remit a bouger, se dirigeant lentement, a pas de loups vers le vitrail ou elle posa son front. Son sourire était une invitation. Il se leva a son tour, et se mit a marcher pour la rejoindre.

Il écouta attentivement ce qu'elle disait. Ses paroles étaient comme une musique a ses oreilles. Il frémissait de plaisir rien qu'a entendre sa belle voix. Il se sentait heureux de partager des souvenirs avec sa nouvelle amie. Elle lui racontait les beauté de la Chine, ou il n'était jamais allé auparavant. Avec ses mots, il se faisait des représentations mentales, complétant le puzzle au fur et a mesure qu'elle parlait. Les rizières et le coucher du soleil, il y en avait aussi en Inde. En connaisseur, il sourit, se remémorant la vue magnifique que cela lui évoquait. Les montagnes, les forêts de bambou...Ca le laissait rêveur. Qu'est ce qu'il aimerait voir tout cela ! Peut être qu'un jour il irait en Chine... Pourquoi pas avec Shin-Mu ?
Les temples cachés dans les montagnes. Il s'imagina ces temples mystiques, en autarcie, éloignés de toute civilation ou des moines shaolin s'entrainaient, sous de grandes pagodes d'or. Venait-elle elle même d'un de ces temples? Elle avait mentionné le fait qu'elle ait habité dans un temple. Il y avait tellement de choses qu'il ne savait pas et Shin-Mu lui avait donné l'envie, par ses souvenirs, de connaitre tout cela.

Il la vit, sous le reflet bleuâtre des vitraux, dans toute sa splendeur. Les cheveux détachés, illuminée sous la lumière de la lune qui éclairait les vitraux. Elle ressemblait a un être divin. Est-il possible d'être si beau? Faust se sentit tout petit a côté d'elle, malgré sa taille gigantesque. Puis a sa grande surprise, elle frappa la vitre de ses poings, serrés par la colère. S'approchant, il vit des larmes couler de ses beaux yeux. Il ne pouvait pas la laisser comme ca. Il l'aimait trop pour la voir souffrir de la sorte. Il arriva a côté d'elle, passa un doigt sur ses larmes, et posa ses mains sur ses épaules, lui caressant délicatement de ses pouces sa nuque immaculée. Il posa sa tête sur l'une de son épaule droite, et colla sa joue contre la sienne, regardant dehors comme elle le faisait, en mettant le moins de poids possible.


"Ca a l'air très beau, la Chine..."

"Un jour, je promets que je t'emmenerai en Inde."

Il lui sourit, et regarda son visage, du coin de son oeil.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Mar 24 Juin - 0:36

Elle était sérieusement en colère et lui qui était si gentil ne l'aidait pas se calmer. Ce qu'il aurait fallu faire? Sûrement la forcer à penser à autre chose mais alors comment faire cela c'était une bien tout autre chose. Les larmes roulant sur ses joues se stoppèrent avant d'arriver plus bas. Faust les essuyait tendrement avec son pouce comme si cela allait atténuer quoi que ce soit. Elle sentit ses mains glissant de ses joues pour aller caresser sa nuque et atterrir sur ses épaules.
Sa joue collant doucement la sienne. C'était une erreur que d'être aussi doux lorsqu'elle repensait à Lui. Il lui fit un sourire s'était de trop...

Shin-Mu se retourna d'un seul coup pour lui faire face. Son regard était aussi chaud que la braise. Elle attrapa dans ses mains les paumes de Faust avec vivacité et lui le fit tomber au sol en déséquilibrant ses jambes. Elle tomba avec plus de naturel sur lui, s'asseyant tout en atterrissant sur le sol avec lui. Un bruit de choc retentit dans toute la Chapelle. Elle se retrouvait en position de force, à califourchon sur lui, l'air d'une petite furie.
Elle hurla presque.


"Pourquoi t'es si gentil quoi merde !?!"

Ses yeux se faisaient menaçant et elle exerça une pression douloureuse sur les poignets du jeune homme.

"Tu m'énerves avec tes caresses et tes gentils sourires !!! Tu as pas encore compris que les attitudes de bisounours ça me fout encore plus en rogne !?!"


Elle s'excitait toute seule alors qu'il n'avait fait que vouloir la réconforter. Pourtant elle c'était une façon bien à elle de lui montrer qu'elle aimait tout de même qu'il cherche à la consoler, c'était juste pas la bonne manière peut être et aussi même sûrement pas le bon moment de chercher à faire des câlins et des papouilles pour lui remonter le moral.
Ce qui la foutait vraiment en rogne c'est qu'il arrivait presque à la rendre moins agressive alors qu'il n'était qu'un inconnu! Un gars rencontré par hasard sous la pluie il y avait à peine une petite demi-heure et déjà il pouvait prétendre apaiser les élans de barbarie de son coeur meurtri?! AH! La bonne blague! Elle n'était pas gentille, c'était le caractère qu'elle s'était forgée. Ah bah les jeunes filles douces et fragiles que l'on prend dans ces bras pour les protéger de tout et n'importe quoi!


"Pourquoi tu veux pas me détester comme n'importe quel blaireau hein?! Pourquoi tu cherches à faire keupin-keupin avec une fille violente lorsqu'on veut être sympa avec elle, hein?!"

Son poids plume ne devait nullement gêner Faust et sa force de moucheron ne devait pas lui causer plus de douleur que ça. Par contre il devait avoir douillé d'être tombé de toute sa hauteur à cause d'Ai. Les larmes giclaient de ses yeux à chaque fois qu'elle lui parlait pour lui hurler dessus. Elle ferma les yeux et relâcha les poignets trop grands pour ses paumes. La petite chinoise se mit alors à taper comme une enfant sur le torse de Faust avec ces petits poings. Finalement elle ne voulait pas lui faire mal...
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Mar 24 Juin - 1:04

Elle s'était retourné, le regard flamboyant de haine, comme les étoiles qu'il regardait souvent dans le ciel, les jours ou le ciel était éclaircit. Ce regard... Il lui faisait peur, mais il l'attirait tout pour autant. Avec une rapidité hors du commun elle saisit ses paumes. La seconde d'après, Faust s'étalait de tout son long, sur le dos, la petite chinoise en califourchon sur lui. Le choc avait été bruyant. Faust comprenait. Prenez 1m79 et faites les tomber dans un lieu clos, et l'echo se fait énorme, le choc rude et a première vue, douloureux. Mais ce n'était pas la douleur qui habitait Faust. C'était plutôt le choc. Toujours d'être sous le choc de se retrouver par terre. Avec elle. Elle qui lui hurlait dessus, le visage crispé par la colère, et la furie qu'elle déchainait sur lui.

Elle appuyait fortement sur ses poignets, avec une force qu'il ne lui connaissait pas. Pourquoi était-il si gentil? Lui-même se l'était demandé moultes fois durant ses longues périodes d' "a quoi bonisme". Finalement, être gentil, c'était être lui-même. Il avait toujours été partisant de la non-violence, sans pour autant être un hippie. Être genil, c'est ce que sa défunte mère lui avait toujours appris. Soit gentil, surtout avec une fille. Petit a petit cette socialisation parentale, faisait maintenant partie de son caractère. Comme il aimait le dire, un sourire ne tue pas. Pourquoi les caresses et les sourires? Un homme l'avait dit une fois "Les mains disent au coeur ce que porte l'esprit". Il voulait par ces gestes lui faire comprendre ce que son esprit hurlait fort depuis sa rencontre. Le fait qu'il n'ai jamais été aussi proche de quelqu'un et dans un temps record de trente minutes ! Pourquoi être son ami ? Ne l'avait-elle pas voulu elle aussi ? Être copain copain avec une fille seule et violente comme elle ? Parce ce qu'il savait exactement ce qu'elle ressentait. Lui ausi avait été rongé par la solitude, et il savait que c'était douloureux.

Il la regardait, sans ciller. Elle pleurait a présent. De toutes les larmes de son corps. Faust ressentait lui aussi sa tristesse, et voulait l'arrêter. N'importe qui d'autre aurait été vexé par tant de haine. Mais la ou les autres voyaient colère, il voyait un appel au secours. Il savait que cette furie n'était pas dirigée contre lui, mais contre un passé douloureux. C'était un signal de détresse. Elle relacha ses paumes et tambourina son torse de ses petits poings. Il n'avait pas mal, mais elle oui.

Il l'attira contre lui, et fredonna tendrement a son oreille, en lu caressant l'arrière de la tête.


"Si je ne veux pas te détester, c'est parce que moi aussi je suis empli des mêmes sentiments que toi. Je sais ce que tu ressens."

"Si je fais tout ca, c'est que je n'ai pas les mots pour exprimer ce que je ressens. C'est trop profond, et même si je le dis, cela ne reflèterait jamais l'immensité de ce que je veux exprimer. Rousseau avait raison. Les grammairiens ne sont vraiment qu'un pack de con..."

Il regarda longuement sa bouille, rendue plus belle par la tristesse.

"Je dois te souler, avec les traits d'esprit a deux balles..."

Il la contempla, elle qui venait de lui voler ce qui battait fort dans sa poitrine comme une fanfare militaire.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Mar 24 Juin - 17:57

Il l'attira contre son poitrail sans violence et sa tête se posa doucement contre son torse. Elle cessa de pleurer comme une petite fille instantanément. Reposant sa joue sur lui qui émettait une chaleur toute particulière. C'était doux. Cela sentait bon. La main de Faust vient se perdre dans ses cheveux caressant sa tête avec tendresse. Ses petits yeux se crispèrent, elle serra dans ses poings le t-shirt humide du jeune homme, la bouche se tordant avant que de nouvelles larmes ne coulent sur ses joues sans un bruit.
C'était plus que probablement la première fois qu'elle pleurait autant devant quelqu'un. Oh oui elle avait lâché beaucoup de larme pour Bai mais personne ne le savait, personne le l'avait vu, personne ne l'avait consolé comme lui le faisait aujourd'hui à cet instant.

Ai se laissa aller contre lui, ferma les yeux et retenant ses sanglots. Frottant doucement son visage sur lui pour essuyer ses larmes aux goûts salées. Elle ne le regardait pas, cachant son visage avec ses cheveux et tournant son fasciè angélique sur le côté. Il était vraiment adorable. Un véritable ours en peluche géant et vivant. Elle réussit tout de même à prononcer un mot, d'une petite voix tremblante et cassée.


"Non..."

Elle attrapa l'une des mains de Faust, son visage toujours caché et la posant sur sa joue dans une tendre caresse. Elle avait arrêté ses pleurs et se consolait dans ses bras comme une enfant dans les bras d'une personne de sa famille. Elle était chaude et revivifiante, c'était bizarre.
Ouvrant les yeux elle posa sa main paume à paume avec celle de Faust afin de comparer la différence de taille importante qu'il y avait. Elle eu un petit sourire et elle changea complètement de discussion ne souhaitant pas s'élargir sur ce qui provoquait ainsi ses sauts d'humeurs de gamines.


"Elle est immense par rapport à la mienne."

Elle releva son dos, observant leur deux mains collées. Faisant comme s'il ne s'était rien passé. Malgré tout elle posa timidement ses prunelles sur ses yeux bouillonnant.
Ai se pencha d'un mouvement vif et gracieux et déposa alors sur les lèvres de Faust un tout petit et tendre bisou en guise de merci. Un autre sur le bout de son nez et pour finir sur son front.
Là elle se releva, le laissant à terre. Allant retrouver ses affaires qui se trouvaient près de la table.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Mar 24 Juin - 18:49

Il caressait paisiblement la longue crinière de celle qui l'emplissait d'un tourbillon de sentiments. Il ne s'était jamais sentit comme ca dans toute sa vie. Bien sûr comme tout le monde, il était tombé amoureux de certaines filles. Mais si ce n'était qu'un petit pincement au coeur qu'il éprouvait avec chaque fille, c'était ici une véritable vague de chaud et de froid qui s'affrontaient. Il avait un cyclone en lui. Elle lui avait volé son coeur. Elle s'en était emparé, avec ses petites mains, elle le tenait, et lui était a sa merci. Mais il était heureux comme ca, c'est a elle qu'il désirait s'offrir complètement. Il l'aimait, ni pas assez, ni bien, il l'aimait.

Elle était contre lui. Ses yeux fermés, des larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Elle frottait son visage sur lui, y cherchant une sorte de réconfort. Attendri, il la serra un peu plus fort contre lui. Il l'entendit prononcer un petit "non". Ainsi, il ne l'embêtait pas. Cela lui fit plaisir. On lui avait parfois fait remarqué qu'il était chiant avec ses discours égarés, ses répliques rêveuses. Avec Shin-Mu, il se sentait bien. Mieux qu'il ne l'avait jamais été. Lui qui avait cherché des années durant sans savoir quoi exactement, et sans succès, avait trouvé son bonheur. Il l'avait trouvé, et ce bonheur s'appellait Shin-Mu.

Elle attrapa l'une de ses mains et la posa sur sa joue. Il caressa tendrement la dite joue, appréciant la douceur retransmise a son centre nerveux par ses recepteurs nerveux. Elle était rendue humide, par les larmes.
Il n'y avait plus de mot dans son vocabulaire pour désigner la gargantuesque beauté qui émanait de Shin-Mu. Il avait l'immense privilège de serrer contre lui, la fille la plus belle du monde, celle qui lui apportait bonheur et joie, chose que de nombreux hommes cherchaient pendant toutes leurs vies sans trouver.

Elle posa sa main contre la sienne. Elle était petite, toute petite comparée a la sienne. Il sourit en voyant cela, et constata que Shin-Mu elle aussi souriait. Son visage qui quelques secondes auparavant était empli de tristesse était métamorphosé. Son sourire faisait sourire Faust, charmé par son mignon petit visage. Il est vrai qu'il avait de grandes mains. Mais il aimait ces petites mains, qui reflétaient une certaine grace et féminité. Il prit l'une de ces main, dans la sienne. Le contact lui était plaisant, agréable.

Elle se releva un peu, posant son regard sur le sien. Ces grands yeux noirs. Ces beaux yeux noirs. Ces mystérieux yeux noirs. Ces deux yeux noirs, clairements obscurs, obscurement clairs, pétillants. Puis elle se baissa lentement vers son visage. Il sentit ses lèvres contre les siennes. Autout de lui, le temps s'arrêta. Tout semblait s'arrêter. Son esprit se vida. Ce baiser, c'était comme avoir atteint le nirvana. Il était l'égal de Bouddha. Plus fort que Kurt Cobain, qui devait bien l'envier a ce moment la. Il lui rendit son baiser. Ce qu'il ne lui avait pas dit, il lui disait par ce baiser. Ses lèvres étaient douces, un petit gout fruité. Elle embrassa son nez et son front. Dans sa tête, Faust eut le bête remarque de ces sitcoms américains, ou l'on dit que l'on ne laverait plus jamais son front. Puis elle se leva. Lui était toujours par terre, toujours sous le choc, époustouflé par ce qu'il venait de vivre. Son coeur était toujours avec elle. Pas grave, il le lui avait donné. Elle pouvait en faire ce qu'elle voulait, il savait qu'il ne voudrait offrir son coeur a personne d'autre qu'a elle. Il se releva. Elle marchait vers ses affaires. Alors d'une toute petite voix, a peine audible, il murmura.


"Je t'aime, Shin-Mu"

Ce qu'il n'avait jamais réussi a articuler, il l'avait soufflé, le plus bas possible. Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Faust. Il marcha vers elle, un sourire béat sur son visage, en remerciant de toute ses forces celle qui venait de changer sa vie.
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MessageSujet: Re: [Chapelle] 8 Avril   Jeu 26 Juin - 15:23

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