Pensionnat Ryuuketsu V2

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 Doucement, sans trainer pour autant... [21h00]

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Vanderbild Elisabeth

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MessageSujet: Doucement, sans trainer pour autant... [21h00]   Dim 29 Juin - 0:33

-> Ruelles et Quartiers insalubres

Elle attrapa les pans de la manche qui traînaient sur ses épaules, les rapprochant ainsi sur sa poitrine. Le froid la prenait, il passait sous ses cheveux blond, il caressait doucement sa nuque, léchant les parties nues de sa peau, appréciant doucement la chair de poule qui se formait à son passage. Et pourtant elle aimait cette sensation légère, froide, fluide, agressive sur son épiderme si pâle. Elle observa Edward, il plongeait comme tant de fois dans son regard d’émeraude, aussi froid que les pierres précieuses dont il semblait issu. Pourquoi encore une fois se noyait-il dans ses yeux ? Que cherchait-il toujours à découvrir, inlassablement en sondant ainsi ses prunelles vides ? Elle lui offrit le plaisir de s’immerger en elle pour n’y trouver qu’un gouffre profond de rien. Ce fut rapide et elle en profita pour lire ce que la langue de son jumeau ne s’abaisserait jamais à lui dire.
Alors qu’elle savait pertinemment que ces gestes d’affection ponctués à son indifférence lui meurtrissait le cœur, elle n’en prenait que du plaisir. Qui pourrait jamais se vanter de posséder avec autant de ferveur un cœur ? Qui pourrait jamais se vanter d’être aussi bien traité par celui qu’on maltraite ? Elle pensait être la seule, dans son monde il n’y avait qu’elle de toute façon et peut-être Edward aussi. Son jumeau qui parvenait à s’introduire dans cet espace inconnu parfois, lorsque leurs corps se mêlaient et que son cerveau ne lui ordonnait plus d’être aussi vilaine avec lui. Seulement là encore dans ses moments, il ne l’entendait pas, ce petit murmure d’amour… Alors sous cette pluie battante elle pouvait voir dans les yeux de son jumeau la souffrance qu’il lui cachait. Elle le maintenait auprès d’elle d’un lien tellement puissant qu’il ne partirait jamais. Pourtant il devrait se rebeller, partir, stopper cette douleur qu’il s’offrait quotidiennement afin d’être avec elle. Il était bête, il était amoureux.

Il marchait à ses côtés, sagement, doucement pour suivre son rythme. Elle menait toujours la danse pour deux. Il suivait docilement en s’adaptant toujours à elle. De ses boucles blondes perlaient des gouttes d’eau qui tombaient sur le sol par la suite. Un se logea au coin de son œil, perlant à sa joue comme une larme le ferait. Elisabeth l’essuya d’un revers de la main, observant cette dernière avec un peu trop d’intérêt. Ça donnait quoi de pleurer ? C’était comme cette goutte d’eau qui roule le long d’un joue ? C’était tout ou il y avait autre chose ? Elle avançait, dehors, près de lui et pas un mot ne filtrait de leurs bouches muettes. Comme d’habitude. Mais cette gouttelette l’avait troublée un peu. Son cœur devint plus gros dans sa poitrine sans qu’elle ne bronche. S’était sensation là ne lui était pas inconnue. Elle le connaissait par cœur se ressentiment qui lui prenait la gorge sans qu’elle ne laisse rien paraître à son âme-sœur qui marchait près d’elle. C’était un peu dure d’être seule face à face avec une souffrance qu’on ne peut et ne pourra jamais maîtriser.

Ils étaient côte à côte, sa main frôla la sienne durant une seconde et par réflexe elle la cacha sous la veste qu’il lui avait prêté. Il le prendrait sûrement mal encore, en constatant son geste. Pourtant encore une fois, elle ne regardait pas là où il se trouvait. Oui, encore une fois elle fuyait ce regard d’émeraude si doux qui lui caressait le visage à chaque fois qu’elle daignait le tourner vers lui. Il était si attentionné, n’importe qu’elle autre fille serait déjà tombée dans les prémices d’un amour absolu et passionné. Alors qu’elle restait devant autant de tendresse comme une statue de marbre blanc où le temps ne parvient même pas à s’accrocher. Les seules fois où il serait possible de lire une once d’émotion son visage se cachait de lui-même, instinctivement. Si seulement il osait rien qu’une fois forcer leurs regards dans ces moments il pourrait peut-être y lire ce qu’elle ne lui dira sans aucun doute jamais.

Elisabeth pouvait paraître si frigide parfois…

La porte se dessinait tout près de leur chemin. Ils n’avait tout les deux pas lâché un mot depuis qu’elle lui avait pincé le cœur de ses remarques mesquines. Elle aurait put en éprouver une certaine amertume contre elle-même mais ce n’était absolument pas le cas. Elle savait qu’il ne bouderait pas ou alors presque pas et puis il lui suffirait de doucement caresser le dos de sa main pour qu’il soit revigoré et elle pardonnée. C’était tellement simple de le manipuler à sa guise. C’était tellement simple de le faire souffrir sans qu’il ne se rebiffe contre elle, bien au contraire, il la protégeait plus qu’elle ne le méritait. Lui exprimait-il ainsi son amour pour elle ? S’assurait-il juste que leur mère morte soit fière de lui ? Faisait-il en sorte qu’elle soit dépendante de lui pour mieux la laisser tomber lorsqu’il en aurait marre de ce rôle de jumeau dominé et totalement soumis ? Elle n’en avait aucune idée et puis de toute façon elle n’en avait absolument rien à faire.., non ?
Ils passèrent ensemble les grilles, elle tourna son visage vers lui et lui demanda tout naturellement.


« Tu peux me porter ? »

L’envie lui était venue comme ça, de plus elle se sentait fatiguée. Elle avait couru peut-être un peu trop longtemps sous la pluie et le froid qui s’acharnait sur sa peau, griffait son corps blême. L’eau dégoulinait de ses cheveux et son visage s’arrangeait de lui donner ce petit air tellement fragile qui n’était pas si réel que ça. Elle secoua ses boucles blondes doucement, portant sa main droite à son visage pour y disperser les gouttes de pluie qui s’y accumulaient au fur et à mesure. Elle s’était arrêtée d’un coup d’un seul en lui posant cette question et attendant sagement qu’il la prenne dans ses bras. Il était chaud, elle le savait, il s’y sentirait tellement, mieux que n’importe où en vérité mais elle le gardait pour elle-même. Ses prunelles d’émeraude prêtent à le convaincre de se jeter sous le première voiture qui passerait s’il jamais il l’étonnait à refuser sa demande. Car Elisabeth savait pertinemment qu’il ne la laisserait pas seule derrière en avant encore ou en lui disant d’avancer seule en prétextant qu’elle était trop vieille. Non il la prendrait doucement, il la serrerait contre son torse et il en serait même heureux. C’est ce qu’elle savait, c’est ce dont elle ne doutait pas.
Après tout il l’aimait tellement, non ?
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Vanderbild Edward

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MessageSujet: Re: Doucement, sans trainer pour autant... [21h00]   Lun 30 Juin - 0:18

Un regard, ce fut tout ce que les jumeaux échangèrent avant de se mettre en route. Edward regretta de ne rien déceler de nouveau dans les yeux trompeurs de sa soeur, mais n'en fut pas non plus effondré. C'était depuis longtemps une habitude pour lui de ne rien voir dans ces prunelles, haine comme amour. Un espoir fou, un rêve irréalisable, qu'on désire ardemment mais dont on n'espère plus l'accomplissement. Voilà ce qu'il guettait dans ces fenêtres émeraudes. Et cette fois encore, ce n'était pas encore arrivé. Ed eu un soupir en son fort intérieur, et avança tout à la suite de sa jumelle.

Sans sa veste, le grand blond ne tarda pas à se retrouver avec le T-shirt lui collant à la peau, dévoilant quelque peu son torse bien bâti. Mais Ed ne s'en rendait pas compte. La sensation désagréable du vêtement collant à la peau n'arrivait pas au cerveau. Celle de l'eau froide coulant le long de son corps chaud s'évanouissait dans sa chaire, comme absorbée par un besoin irrépressible de sentir les choses. N'importe qui d'autre aurait des chances de chopper la crève. Mais rien n'affectait Edward qui marchait aux côtés d'Eli. Lentement, à son rythme à elle, comme une masse invincible à travers les éléments.
Aucun des deux ne parlaient. Non pas que leur petit éclat de tout à l'heure les avait brouillé, ce n'était pas ça du tout. Mais il n'y avait rien à dire. Pour eux qui ne s'étaient jamais quittés ou éloignés, les paroles inutiles étaient plus que superflus dans de telles conditions. Et puis aucun des deux jumeaux n'était du genre à parler de la pluie et du beau temps de toute manière. La présence de l'autre leur suffisait, les contentant bien plus que plusieurs heures de conversation passionnée. Elle était là. Il était là. Et rien d'autre n'avait besoin de se trouver là.

Ils avançaient sur le bord de la route menant au manoir, où de très rares voitures passaient, et par ce temps c'était mieux pour les jumeaux. Inutile de se faire plus trempés qu'ils ne l'étaient déjà. Edward sentit durant un bref instant sa main entrer en contact avec celle qui occupait ses pensées. L'avait-elle fait intentionnellement? Pour se faire pardonner sa dureté? Pour le provoquer? Ou encore était-ce lui qui, inconsciemment avait cherché à l'étreindre? Aucune réponse n'émergea des méandres de son esprit. Tout ce qu'il savait, c'est que ce contact ravivait de plus belle ses désirs, son manque... Ainsi que ses douleurs.

Enfin, après un ultime tournant, ils purent voir les imposantes grilles du domaine. Par chance, elles étaient encore ouverte. Il était un peu plus de neuf heures, le couvre-feu avançait à grands pas. C'était le bon moment pour rentrer se mettre au sec. Les jumeaux passèrent les grilles, mais s'immobilisèrent lorsque la meneuse stoppa brusquement pour se tourner vers son éternel soupirant.
Pour beaucoup, sa demande aurait été un caprice, uniquement bon à réprimer. Pour certains, elle serait devenu un dilemme à trancher. Mais pour Edward, rien de tout ça.


"Oui."

Clair, net, rapide, concret. Du pur Edward. Il n'avait même pas à hésiter. Comment aurait-il pu dénigrer une possibilité de faire ce que lui demandait Eli lorsque ça lui donnait une telle occasion? La prendre dans ses bras, la soulever et la serrer contre lui... Il s'agissait là du rêve qui hantait toutes ses nuits. Qu'il pleuve ou qu'il vente, cela n'y changerai rien, il allait le faire.
Ed se baissa, et passa avec délice son bras dans le dos de sa jumelle, lui offrant par la même occasion son cou pour y passer ses bras. S'inclinant encore, il descendit son autre bras jusqu'au niveau des genoux d'Eli la fit doucement se pencher, jusqu'à ce qu'il puisse la détacher du sol inondé et se redresser, en la tenant penchée, presque à l'horizontale, comme on porte une princesse de contes de fées. Chose rare, Edward sourit de joie en observant Elisabeth dans ses bras. Pas d'un de ces grands sourires qui vous fend la poire avec un air débile, mais un petit sourire discret, qui fait chaud au coeur.

Ed devinait pourtant qu'Eli ne le laisserai pas longtemps en paix. Son quota habituel de marques d'affection était déjà dépassé aujourd'hui. Et vu la joie qu'elle lui offrait à présent, il savait qu'elle s'en donnerait à coeur joie si jamais il montrait trop franchement son bonheur. Pour ne pas qu'elle ne gâche tout avec une mauvaise parole dont elle avait le secret, Ed chercha à reprendre son air détaché du trajet, sans y parvenir parfaitement.
Le blond se remit à marcher, son précieux coeur entre ses bras, sans montrer de grands efforts à le maintenir là où il était. Et les jumeaux s'éloignèrent des grilles de cette manière, collés mais séparés, se supportant l'un l'autre, vers un endroit qui les abriterai des larmes du ciel.


Arrow Le grand hall
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Minamori Yuto
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MessageSujet: Re: Doucement, sans trainer pour autant... [21h00]   Lun 30 Juin - 19:41

-> L'angel Kiss

La voiture s'arrêta devant les grilles et Yuto regarda par la vitre l'imposant manoir. Il se dégageait de ce lieu une atmosphère, une sensation étrange digne soit des films d'horreurs ou bien des films romantiques. Oui quelque chose de mystérieux qui faisait partir l'imagination dans mille lieux. Digne d'un comte de fée ou d'un Alice au pays des merveilles ? Il ne savait pas, mais c'était une impression agréable, cela donnait envie de rêver. Nul doute que certains artistes devaient s'en donner à coeur joie de peindre cet édifice. Et si en plus l'intérieur était aussi magnifique que l'extérieur.

La porte s'ouvrit et son chauffeur tendit le parapluie pour que Monsieur Minamori ne prenne pas la pluie. Yuto se leva et il attendit un instant. Son chauffeur lui expliqua que ses affaires étaient déjà dans sa chambre, qu'il pourrait donc se détendre dès ce soir. Yuto inclina la tête poliment, il remercia son chauffeur et il prit le parapluie pour se diriger lentement vers le manoir. IL vit la porte s'ouvrir au loin et un couple y pénétrer pour que la lumière de l'intérieur disparaisse aussitôt la porte fermé.

Yuto sentit son portable vibrait et il répondit en regardant la voiture partir. C'était son père qui lui demandait si il était bien arrivé et comment cela se passait pour son installation. Yuto sourit et il entama la conversation en lui racontant l'épisode de l'Angel Kiss. Oh il ne raconta pas tout, mais il parla de l'affaire en cours. Son père le félicita, lui disant qu'il était digne de lui et il lui passa sa mère. Cette conversation fut d'un tout autre ordre. Prends bien soin de toi, mets ton écharpe etc. Yuto sourit une nouvelle fois et il finit par raccrocher en continuant de regarder les lumières aux fenêtres. Bientôt lui aussi, il serait une ombre derrière l'un d'elle.
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